vendredi 28 février 2025

La force est en toi

 


La vraie force, c’est celle qui sait prendre soin de la fragilité. Être fort, ce n’est pas écraser les autres sous le poids de ses certitudes ou de ses ambitions. Être fort, c’est être capable de douceur dans un monde qui ne l’est pas. C’est accueillir le doute, le vide, le silence, et continuer d’avancer, sans jamais céder à l’amertume. La vraie force est invisible, elle se niche dans les gestes simples, dans les regards bienveillants, dans la patience des jours.

Christian Bobin

----------------------

jeudi 27 février 2025

Porte du soir


A la porte du soir,
poser son fardeau de bruits,
coucher le murmure du cœur.
Marcher sur le silence
comme sur l'eau amie.

André Rochedy
Descendre au jardin
Images : Martine Mellinette - Cheyne éditeur


--------------------

Pour connaître
les paroles du vent,
le secret des visages,
le masque de la nuit,
la couleur du silence.
Pour reconnaître
la voix de l'arbre et de l'ami,
le cri du sel, la main de l'ombre,
tu n'as pas besoin de leçons.
Tu es ton seul maître.
Voilà, tu descends au jardin,
en ton jardin.
Dis, est-ce que je peux te suivre?
Je te promets de ne pas faire de bruit.
J'écoute ...
Tu parles à voix tienne.


Tes mots ouvrent l'étoile.

-----------------------


mercredi 26 février 2025

Sagesse et névrose

 

Ce qu'il faut retenir, c'est que la sagesse et la névrose sont coémergentes. L'une ne va pas sans I'autre. On a tendance à penser : « Je ne veux pas de la jalousie ; je veux seulement la sagesse tout-accomplissante. Je ne veux pas des propensions névrotiques ; je veux seulement les parties éclairées. » Mais c'est comme si une personne assoiffée dans un désert tombait miraculeusement sur un bloc de glace et disait : « Je n'aime pas la glace. Je vais la jeter et chercher de l'eau ailleurs. » Il n'y a pas d'autre endroit ou chercher. II s'agit simplement de reconnaître que la vraie nature de la glace n'est pas différente de celle de l'eau qui désaltère. De même, si nous voulons découvrir notre propre sagesse, il n'y a pas d'autre endroit où chercher que dans notre propre névrose. Nous pouvons découvrir qu’il y a l'émotion avec ego et l'émotion sans ego.

Pema Chödrön, Comme on vit, on meurt

-------------


mardi 25 février 2025

Bienvenue sur la Voie !

 Arnaud Desjardins a, selon moi, été un des rares occidentaux à avoir authentiquement endossé le rôle de maître tel qu'il est pensé en Orient. Dans ce Dialogue, Véronique, qui fut son épouse et son étudiante, qui est également autrice, nous parle d'Arnaud et plus largement de la Voie.

Par Fabrice Midal


Cliquez ici pour écouter

-------------

en vidéo :


----------------

lundi 24 février 2025

Limitation consciente

Concentre toi sur ce qui alimente ta passion

Concentre toi sur ce qui libère ton talent

Concentre toi sur ce qui fait une véritable différence pour les autres

Concentre toi sur ce qui augmente ta capacité à être en intimité avec toi-même et les autres tout en augmentant ta capacité à manifester et rendre les choses réelles et tangibles

Concentre toi sur les relations qui te font grandir et où la croissance est un projet commun et est mutuelle

adapté par Fabrice Jordan

------------

Nous avons un temps limité
Nous avons des ressources limitées
Nous avons des opportunités limitées
Nous avons une force limitée
Nous avons des capacités limitées

En fin de compte, il s'agit de CHOISIR. En fin de compte, il s'agit de PRIORITÉS. Cela signifie que nous pouvons choisir ce que nous aimerions faire dans le cadre de nos propres possibilités, mais nous devons être conscients que nous devons être sélectifs dans nos choix. Nous devons établir des priorités dans le cadre de nos propres possibilités. Nous ne pouvons pas tout faire...

***************


samedi 22 février 2025

« Le temps nous pose la question de notre limitation »


 En ce moment, étant en lien avec de très vieilles personnes, je suis confrontée à la question du temps. Le temps à notre époque joue un drôle de jeu. On voit ceux qui courent après lui toute la journée : les adultes pris dans les multiples obligations de leur travail et de leur vie quotidienne, avec le sentiment de s’oublier et les enfants qui enchaînent l’école, les devoirs, les activités, sans avoir de répit pour rêver.

De l’autre côté, il y a ceux pour qui le temps s’étire lentement, invariablement, sans en voir la fin que pourtant ils redoutent. Le temps nous est-il contraire pour qu’il ne soit jamais un allié ? Pourquoi sommes-nous de plus en plus prisonniers des caprices de son cours débordant ou aride alors que, paradoxalement, nous vivons dans une société où de nombreuses tâches sont effectuées sans avoir besoin de notre intervention par des machines et avec rapidité ? Selon la Genèse, nous avons été créés libres et nous sommes de plus en plus entravés dans les filets du monde.

L’hiver de la contemplation

Le printemps s’annonce. Nous sommes à l’aube de la saison du renouveau. La nature va reverdir, elle va exploser de fleurs et de fruits après ce long passage de l’hiver où tout s’est arrêté. Dans la terre froide, les graines ont germé, sans pousser, sans mouvement apparent vers l’extérieur. Elles ont fermenté, se sont ouvertes pour se débarrasser de leurs vieilles coques avant de laisser émerger la nouvelle pousse.


Ce moment de réflexion de la nature me semble un grand enseignement. Pour arrêter les chevaux impétueux du temps ou comprendre pourquoi il s’étire au moment où nos corps sont diminués et ne répondent plus à nos envies passées, il faut passer par l’hiver de la contemplation : s’asseoir et méditer, prier, abandonner la partie, laisser le jeu se faire sans nous, regarder.

Dans cette simple attitude, on mesure combien on veut toujours diriger les choses alors qu’au fond on ne maîtrise rien. Et si l’on prenait le risque d’être imparfait, de ne pas toujours devancer ce que l’on croit essentiel à notre bonheur, lâcher une partie de nos projets. Et si l’on finissait de subir le temps en le considérant non comme un ennemi mais comme le garant de notre éveil, de nos émerveillements face à l’éphémère du monde, de notre évolution spirituelle puisque, ici, tout passe mais au-delà tout demeure ?

Si on fait ce pas de côté, on prend conscience que le temps nous pose la question de notre limitation. Il est compté. Le tic-tac avance inexorablement. D’où cette attitude de fuite, de course effrénée ou de volonté de freiner l’inexorable de notre fin. Si le temps est mon allié, je profite de son enseignement pour cultiver mes jours, éclairer mes zones d’ombre, combattre mes animaux intérieurs, accueillir ce qui m’arrive comme un don. Le temps oblige à un travail de conscience pour ne pas pâtir de ce qui ne revient plus, se détacher du passé, observer ce que la richesse du présent apporte chaque jour.

Dans une des histoires de Winnie l’ourson que je lisais un soir à une petite fille, le petit ours pose une question à son ami Porcelet : « Quel jour est-on ? » Il répond : « On est aujourd’hui. » Et Winnie conclut : « C’est mon jour préféré. » Ainsi une comptine pour enfants est une leçon de philosophie ! J’ai envie de dire à mes chères vieilles personnes : ne tombez pas dans le piège des regrets, vous êtes le sel de la terre. Il révèle le suc de la vie. La sagesse est le sel. Elle ne s’acquiert qu’avec le temps, le précieux temps qui est compté alors que la vie est sans limite.

Paule Amblard - Historienne de l’art, spécialisée dans l’art médiéval et la symbolique chrétienne

Source : La Vie

-----------------

vendredi 21 février 2025

Pardon

 


«Le non-pardon, c'est le poids du passé qui pèse sur nos épaules et qui nous coupe de l'amour que nous portons en nous. Alors comment parvenir au pardon ? Par la compréhension. Seule une perception plus vaste de la réalité peut nous libérer de la rancœur.

Si nous parvenons vraiment à voir que nous sommes un entrepôt de réactions anciennes, que nous n'avons aucune liberté et qu'il en est de même pour nos ennemis, alors le pardon peut naître.» Arnaud Desjardins - La traversée vers l'autre rive Acarias L'originel - p160

-----------

jeudi 20 février 2025

WUWEI - Le non-agir, c'est agir autrement



Wuwei, le non-agir, est considéré comme la pensée principale du taoïsme. Comme le non-avoir et le non-être, le non-agir est le résultat de la connaissance intuitive et de la quiétude interne. Ce n'est pas une pensée passive.

Le non-agir est basé sur une certaine conscience de l'être et de soi : il faut accepter qu'une idée ou une chose continue a se développer sans la contrôler, selon son intuition et ce qui se passe à l'instant. Selon John Blofeld, il s'agit de " ne pas aller au delà de l'action spontanée qui est adaptée aux besoins tels qu'ils se présentent ".

Le Wuwei nous demande de respecter la nature de chaque chose et d'avoir la sagesse de suivre l'ordre  naturel des choses, d'agir sans intention personnelle, et de n'intervenir qu'en juste équilibre avec les forces extérieures.

La véritable citation chinoise est «Wei-Wu-Wei : agit sans agir. Il fait surgir la stratégie et la sagesse dans chaque circonstance. On applique notre esprit profond en accueillant et en laissant faire les éléments positifs et favorables des circonstances. On fait ce qu'on devrait faire, sans forcer les éléments par sa propre volonté. C'est pour cela qu'on dit que la réussite dépend de trois éléments : le Ciel favorable, la Terre convenable et l'homme harmonieux. L'homme ne peut pas forcer la nature des choses.

Cet état du non-agir est constamment présent dans la méditation, c'est même une nécessité pour pouvoir atteindre un certain niveau.

Extrait de la Voie du Calme de Ke Wen

Maître Ke Wen présente "La voie du calme"

--------

mercredi 19 février 2025

XIUSHEN - Raffiner son corps et son être

 — 

XIUSHEN, littéralement «éduquer, régulariser le corps», est une notion très importante dans le confucianisme, pour lequel la notion de corps dépasse celle du corps physique, pour englober celle du corps-cœur-état d'esprit.

Le confucianisme insiste sur le travail sur soi-même et le développement individuel avant de parler de l'harmonie avec les autres et le monde.

L'objectif de XIUSHEN est de réaliser sa valeur humaine dans le monde et la société par l'ouverture du cœur et la bienveillance.

Comment réussir ma vie dans tous les plans humains : familial, relationnel, professionnel et spirituel ? Comment franchir ensuite les obstacles et composer avec les émotions pour avoir toujours la force et la volonté de se réaliser?

Une phrase de Confucius très connue en Chine indique ce chemin de la vie matérielle vers la vie spirituelle: 



GEWU : analyser les choses ; ZHIZHI : arriver à la pleine connaissance ; CHENGYI : agir dans la sincérité de l'intention ; IE'G ZHENGXIN : trouver la rectitude du cœur ; XIUSHEN : raffiner son corps et son être ; QIJIA: construire la famille ; ZHIGUO : régner sur le pays ; Yl PING TIANXIA: la paix s'accomplit dans tout l'Univers.

En analysant les choses, on arrive à la pleine connaissance. En atteignant la pleine connaissance, on agit avec la sincérité de l'intention. En agissant avec la sincérité de l'intention, on trouve la rectitude du cœur. En trouvant la rectitude du cœur, on éduque son être. En raffinant son être, on harmonise la famille. En harmonisant la famille, on ordonne le pays. En ordonnant le pays, on accomplit la paix dans tout l'Univers.

Cette phrase est une notion fondamentale du confucianisme, c'est la clé de l'équilibre de l'être et donc de son bonheur. Par l'explication faite du mot SHEN, « corps », on comprend mieux le sens profond de XIUSHEN.

Le terme «corps» peut être exprimé par différents caractères en chinois. Nous avons déjà parlé du caractère XING qui indique le corps, la structure. Il existe aussi le terme TI pour exprimer la notion de corps. 


Le mot SHEN est un autre caractère utilisé pour écrire le corps humain. Le sinologue Cyrille Javary l'a bien décrit : « Dans la forme ancienne de cet idéogramme, on retrouve la silhouette de l'être humain, particularisée ici par le dessin d'un gros ventre, à l'intérieur duquel un trait précise qu'il est plein de quelque chose. Le surpoids de ce ventre gravide oblige cet humain à placer une jambe en avant pour rétablir son équilibre. D’où le sens d’origine de ce caractère qu'il garde toujours dans certaines expressions: "Être enceinte". Formé d'un tout indécomposable, le caractère SHEN ne montre plus le corps dans sa dualité concertante entre charnel et rituel, entre physique et subtil, mais dans la vitalité fondamentale qui le recentre en profondeur. Ce qu’il évoque, plus que le corps lui-même, c'est sa propension à vivre, ce sentiment diffus d'être finalement un peu toujours "enceint” de nous-même, comme la nature l'est du monde, renouvelé à chaque printemps.

Le père Claude Larre, éminent sociologue, le souligne magnifiquement:

"C'est grâce à la vitalité éphémère, mais toujours régulièrement renouvelée, qu'une permanence apparaît dans le passage des éphémères et fonde l’éphémère que je suis. Je n'ose pas dire que je possède l'existence, c'est l'existence qui me possède."

Dans cette perspective, la vie n'est plus un fardeau venu du ciel ou une pénitence héritée de la terre. Vivre devient alors une mission en soi, celle de se sentir responsable de cet éclair de vie qui à chaque moment, comme partout dans l’univers, prend naissance à l’intérieur de soi-même *. »

* Cyrille J.-D. Javary, 100 mots pour comprendre le chinois, Éditions Albin Michel.

----------------------

mardi 18 février 2025

Ephémère


"La plupart des choses ne durent pas : votre ordinateur, votre maison, la nourriture, ou même votre animal de compagnie sont voués à l’obsolescence, au dysfonctionnement, au pourrissement ou à la mort. 

Tout a un temps, et même les roches s’érodent, les montagnes changent de forme, rien n’est éternel, tout est éphémère. Voilà pourquoi il vous faut profiter de chaque chose que vous voyez ou percevez.

Et ce qui vaut pour un objet, un aliment ou une plante d’appartement l’est également (malheureusement) pour les gens que vous côtoyez. Aucun de nous n’est là pour toujours. Aussi, profitez de la compagnie des personnes que vous aimez ou appréciez. Luttez contre les habitudes qui vous empêchent de voir vraiment les gens autour de vous.

Ouvrez les yeux et constatez que tout, autour de vous, est éphémère et jouissez de chaque moment. À la fin, vous pourrez vous dire : « J’en ai vraiment profité, j’ai vraiment vécu ma vie. »

Le magique, c’est poser sans cesse un regard neuf et attentif aux choses et aux gens de votre vie ; chaque jour, chaque heure, chaque instant, prenez conscience que tout est toujours changé, balayé, renouvelé.

En percevant la fragilité des choses, la trame fine et changeante du monde, il est plus facile de comprendre comment il est possible d’influer sur celui-ci.”

Serge Augier, “Traité de Magie Taoïste”

----------

lundi 17 février 2025

"Juste de l'humanité, voilà le chemin."

 Voici quelques phrases en retour d'une rencontre nourrissante avec deux personnes qui me sont chères...

Confucius

"Celui qui sait une chose ne vaut pas celui qui l'aime.  Celui qui aime une chose ne vaut pas celui qui en fait sa joie."


Muriel Massin

"Il n'y a pas à accepter ce qu'on pense, il y a à voir qu'on pense."

"Ton émotion t'appartient à 100 %."

Tant que c'est refusé, cela ne peut être travaillé.

Christophe Massin

Le doute est un produit de la peur. Est-ce que tu peux faire confiance à ta sincérité ? Est-ce que tu peux faire confiance à ton intention profonde ?

Plus important que le pourquoi, c'est le quoi. Qu'est-ce qui se passe ?

Le jugement est un symptôme de la réaction émotionnelle.


******************



-------------------

dimanche 16 février 2025

Vivre l'instant !



Tous les bons manuels de spiritualité vous disent de vivre l’instant. Quelques vrais sages y parviennent et nous font envie.

Beaucoup de monde s’illusionne sur ce terme : vivre l’instant.

La réalité est que nous sommes constamment avec notre passé, et nous nous projetons dans l’avenir qui n’est que la suite du passé-présent.

Alors y a-t-il un mode d’emploi ?

Bien sûr, les sages qui en ont fait l’expérience peuvent vous indiquer le chemin. Mais étudier la carte – même très minutieusement – ce n’est pas faire la route. 

Et la route, on peut la faire de mille façons. En dilettante, façon chemin des écoliers ; au pas cadencé, façon militaire ; ou à côté, façon croyant ; ou en danseuse, façon valse, un pas en avant deux en arrière…

Bref, nous ne sommes que si rarement dans l’instant.


Et puis l’âge avance. Jusqu’à un âge certain, avec les complications inévitables. Et un jour, on s’aperçoit qu’on n’a plus d’avenir. Les douleurs sont celles du présent, et on ne sait de quoi demain sera fait. 

Mystère de la vieillesse : elle nous met dans la situation que l’on a si longtemps recherchée : vivre l’instant.

Mais tout n’est pas gagné pour autant. Nous sommes devant un choix : 

- Se plaindre des douleurs. Et nous retournons au passé.

- Ou déguster l’instant. Remercier du privilège incommensurable d’être sur terre. Quel cadeau de la vie !

Ça, c’est vivre l’instant. Hors temps, hors espace.

Je ne voudrais pas vous faire croire que parce qu’on peut y arriver une fois ou deux c’est dans la poche. À la prochaine souffrance, patatras, tout est à recommencer.

Mais l’avantage de l’âge avancé, c’est que la prochaine occasion n’est jamais loin.

Christian Rœsch

-----------------



samedi 15 février 2025

Une leçon de vie

 

Une jeune fille se plaignait sans cesse à son père, lui disant que sa vie était trop dure. Elle se sentait épuisée par les épreuves, convaincue qu’à peine un problème résolu, un autre survenait aussitôt.


Un jour, son père, qui était chef cuisinier, l’invita à venir avec lui dans la cuisine. Là, il remplit trois casseroles d’eau et les plaça sur le feu. Dans la première, il mit des carottes, dans la deuxième des œufs, et dans la troisième, des grains de café.

La fille, impatiente, observait sans comprendre ce qu’il faisait. Après environ 20 minutes, son père éteignit le feu. Il sortit les carottes et les mit dans un bol, les œufs dans une assiette, et versa le café dans une tasse. Puis il se tourna vers sa fille et lui demanda :

« Que vois-tu ? »

Toujours confuse, elle répondit : « Des carottes, des œufs et du café. »

Il lui demanda alors de toucher les carottes. Elle constata qu’elles étaient devenues molles. Puis il lui demanda de casser un œuf. Une fois épluché, elle vit qu’il était dur. Enfin, il lui fit goûter le café, dont l’arôme et le goût lui arrachèrent un sourire.

Son père lui expliqua alors :

« Ces trois éléments ont fait face à la même adversité : l’eau bouillante. Mais chacun a réagi différemment. La carotte, forte et rigide au départ, est devenue fragile et molle sous la chaleur. L’œuf, fragile à l’extérieur et tendre à l’intérieur, a durci avec l’adversité. Quant aux grains de café, eux, ils ont transformé l’eau en quelque chose de meilleur. »

Puis, en la regardant dans les yeux, il ajouta :

« Lequel es-tu ? Es-tu comme la carotte, qui semble forte, mais s’effondre face aux difficultés ? Ou comme l’œuf, qui commence avec un cœur tendre mais se referme et durcit après les épreuves ? Ou es-tu comme le grain de café, qui transforme son environnement et trouve une force pour améliorer la situation autour de lui ? »

Enfin, il conclut :

« Lorsque la vie te met à l’épreuve, sois comme le grain de café. Transforme les obstacles en opportunités, et fais en sorte que les difficultés révèlent le meilleur de toi-même. Tout dépend de la manière dont tu choisis de réagir. »

Une belle leçon pour affronter la vie avec courage et résilience.

---------------

source non connue