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mercredi 4 mars 2026

Regard derrière et devant


Question : Est-il juste de réfléchir sur le passé et d’établir des plans pour le futur ? 


Réponse : La pleine conscience implique de s’établir dans l’instant présent, mais cela ne signifie pas qu’il soit défendu d’effectuer des analyses approfondies du passé, en sorte d’apprendre par lui, ou d’établir des plans par rapport au futur.
Étant fermement établi dans l’instant présent, lorsque vous donnez votre pleine attention au futur, cela signifie que vous pouvez jeter sur lui un regard profond et déterminer ce qui doit être actuellement fait pour rendre possible un tel futur. 
Suivant le bouddhisme, le meilleur moyen de s’occuper du futur est de prendre soin du présent, parce que le futur est fait de présent. Prendre soin de l’instant présent est un excellent moyen de s’assurer un bon futur. 
Le fait de faire entrer des événements passés dans l’instant présent en vue de les observer en pleine conscience, est hautement instructif. Lorsque nous étions pris dans ces événements, nous ne pouvions pas les voir aussi distinctement que maintenant. La pratique de la pleine conscience nous permet de jeter un regard neuf sur les choses du passé, et de beaucoup apprendre d’elles.

Thich Nhat Hanh
Soyez libre là où vous êtes

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jeudi 18 septembre 2025

Paroles de 3 hommes

 3 hommes de référence qui nous partagent une vision de l'homme et de l'avenir...


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dimanche 16 février 2025

Vivre l'instant !



Tous les bons manuels de spiritualité vous disent de vivre l’instant. Quelques vrais sages y parviennent et nous font envie.

Beaucoup de monde s’illusionne sur ce terme : vivre l’instant.

La réalité est que nous sommes constamment avec notre passé, et nous nous projetons dans l’avenir qui n’est que la suite du passé-présent.

Alors y a-t-il un mode d’emploi ?

Bien sûr, les sages qui en ont fait l’expérience peuvent vous indiquer le chemin. Mais étudier la carte – même très minutieusement – ce n’est pas faire la route. 

Et la route, on peut la faire de mille façons. En dilettante, façon chemin des écoliers ; au pas cadencé, façon militaire ; ou à côté, façon croyant ; ou en danseuse, façon valse, un pas en avant deux en arrière…

Bref, nous ne sommes que si rarement dans l’instant.


Et puis l’âge avance. Jusqu’à un âge certain, avec les complications inévitables. Et un jour, on s’aperçoit qu’on n’a plus d’avenir. Les douleurs sont celles du présent, et on ne sait de quoi demain sera fait. 

Mystère de la vieillesse : elle nous met dans la situation que l’on a si longtemps recherchée : vivre l’instant.

Mais tout n’est pas gagné pour autant. Nous sommes devant un choix : 

- Se plaindre des douleurs. Et nous retournons au passé.

- Ou déguster l’instant. Remercier du privilège incommensurable d’être sur terre. Quel cadeau de la vie !

Ça, c’est vivre l’instant. Hors temps, hors espace.

Je ne voudrais pas vous faire croire que parce qu’on peut y arriver une fois ou deux c’est dans la poche. À la prochaine souffrance, patatras, tout est à recommencer.

Mais l’avantage de l’âge avancé, c’est que la prochaine occasion n’est jamais loin.

Christian Rœsch

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jeudi 9 janvier 2025

Espace de la présence


C’est un matin banal et pourtant un moment si particulier. Je sors lentement du sommeil. Plus vraiment endormi mais pas encore complètement réveillé. Ni tout à fait nuit, ni vraiment jour, un instant fragile, suspendu, hors du temps. Chacun de nos réveils est un rappel et une transition : entre ce qui a été et ce qui s’annonce.

Ce moment de fin d’une année, de commencement d’une nouvelle, est également un moment de transition.

Dans la mythologie romaine, il est lié à Janus est le dieu des portes et des passages. C’est de lui que le mois de Janvier (Ianuarius), le mois sacré du renouveau, tire son nom. On représente Janus avec deux visages : l’un tourné vers le passé, l’autre vers l’avenir. 

Le premier visage regarde en arrière, vers les jours écoulés. Il invite à s’arrêter un instant pour contempler ce que l’année nous a laissé. Qu’avons-nous appris ? Quels instants précieux avons-nous vécus ? 

L’autre visage est tourné vers l’avenir. Quels rêves nourrissons-nous pour demain ? Quels changements se préparent ? Quelles graines voudrions-nous semer?

Si ces deux regards sont utiles, ils peuvent néanmoins aussi pointer des pièges. Dans mon cas ils révèlent autant mon désir de réparer le passé que celui de contrôler le futur. Pourtant, on ne peut défaire ce qui a été, ni changer ce qui a eu lieu. Et moi dont le cerveau est toujours projeté sur un après, force m’est de constater que l’avenir est par nature imprévisible.

Alors je me rappelle aussi que Janus est le gardien des seuils. Comme toute porte, il unit autant qu’il sépare. Ce qui est derrière ne disparaît pas vraiment, mais il peut contribuer nourrir ce qui vient. 


Entre ces deux regards, il y a un espace, une troisième possibilité. Un endroit où passé et avenir se rejoignent sans s’opposer. Cet espace, c’est la présence.

Ce moment entre rêve et réveil de ce matin, incarne ce troisième regard. Je ne suis plus captif·ve des images de la nuit, mais je ne suis pas encore happé·e par les exigences du jour. Un moment de présence, gratuit, qui ne vise à rien d’autre que l’expérience elle-même. Juste être là, avec le souffle qui va et vient, avec la lumière du jour qui caresse doucement les murs, avec le mouvement de la vie. Là, dans cet entre-deux, simplement disponible.

Alors, plutôt que de vouloir à tout prix clore l’année écoulée ou de nous précipiter dans celle à venir, pourquoi ne pas nous arrêter un instant sur le seuil lui-même ? Respirer. Ressentir. Être là. 

Plutôt qu'être uniquement obsédé par l'autre rive, savourer la traversée du pont.

Entre rappel du passé et préparation de l’avenir, garder une page blanche pour laisser le présent s’écrire.

Janus nous invite à habiter cet espace, à écouter ce murmure entre deux battements. Là où nous sommes pleinement vivant·es, ici, maintenant.

Tendresse, justice, lumière et joie à vous toutes et tous

Ilios Kotsou

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mardi 5 novembre 2024

Malades par repli envers le futur


 NOUS SOMMES MALADES EN RAISON DE NOTRE FUTUR


A cet effet, il importe de noter que Jung ne voyait pas seulement des causes à une maladie. Il disait que nous étions aussi malades parce que nous n’étions pas ce que nous étions appelés à être. Le dérèglement psychique ou physique porte un sens orienté vers le futur. En somme, nous sommes malades parce que nous ne répondons pas au potentiel créateur que notre inconscient abrite. Nous bloquons l’actualisation consciente de ce potentiel dans notre vie concrète. Aujourd’hui, j’entends cela comme le fait de ne pas exprimer ou manifester son essence individuelle, celle qui correspond aux élans naturels qui nous habitent et que nous avons le goût de manifester sur le plan de l’amour ou de la création. En tout cas, il me semble qu’une telle conception complète bien la vision causale. Pour sûr, il y a des causes à nos maux, toutefois, nous souffrons aussi parce que nous ne sommes pas en train de vivre ce qui nous rendrait plus heureux. Il s’agit d’accepter que notre organisme, grâce à l’intelligence qui lui est propre, nous le manifeste spontanément.

Cela étant dit, il n’y a pas d’intérêt à voir dans ces messages des commandes ou des ordres, il est plus juste de les concevoir comme des rappels de notre nature globale. Il y a un déséquilibre et notre être entier l’exprime par la maladie, simplement, directement, sans fard. Notre rôle est d’écouter ces messages, de tenter de les interpréter et d’entreprendre de changer d’attitude ou de comportement...


...Ce que nous sommes venus exprimer ici n’est pas l’ampleur d’un désastre, mais la perfection même qui nous anime de l’intérieur. Nous vivons pour exprimer la beauté de l’univers que nous portons et qui nous entoure. Tel le bourgeon qui contient déjà la feuille repliée en son sein, nous venons du dedans. Nous avons la vie et nous venons créer de la vie en participant au monde. Nous venons animer cette création collective par nos élans. Voilà pourquoi il est important d’écouter les messages de la maladie et de faire de la place à nos tendances créatrices : c'est que la matière même de notre bonheur réside dans leur expression.

Guy Corneau - Revivre !

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mercredi 31 juillet 2024

Accompagnement et présence

 

  • QUESTION : Mon père est en train de mourir et j’ai besoin d’aide. Il a un cancer en phase terminale et j’ai très peur qu’il se mette à souffrir. J’ai envie de l’accompagner dans ce processus et j’ai très peur d’être complètement submergé.

  • ECKHART TOLLE : En fait, vous n’avez pas peur de votre père en train de mourir. Vous avez vraiment peur de vos pensées à ce sujet. Vos pensées à ce sujet créent la peur. Et je relève dans votre question que toutes les choses dont vous avez peur ne se produisent pas pour l’instant. Vous dites « j’ai peur qu’il se mette à souffrir » », « j’ai très peur d’être complètement submergé ». Toute cette peur provient de ce que vous en pensez.
  • Vous remarquerez que dans le moment réel, quand vous êtes assis auprès de lui, faites quelque chose pour lui, quand vous l’écoutez, lui parlez, il n’y a pas de peur. Vous serez capable d’être présent « ici et maintenant » et vous ne serez pas submergé par ce moment présent avec votre père mourant, mais dès que vous allez dans la tête, vous êtes submergé.
  • La plus belle chose que vous puissiez faire pour votre papa, c’est être présent pour lui, quitter le mental et permettre à cette situation, la mort, de vous amener complètement dans le moment présent. Permettez-lui – personne ne doutera que c’est un défi énorme – de vous entraîner dans la présence absolue et si vous pouvez être là pour lui, dans la présence absolue, c’est la plus belle aide que vous pouvez lui apporter. Il se peut qu’il vous rejoigne dans cette présence.
  • Ensuite, à tout moment de ce processus de mort qui pourrait prendre des semaines, des mois ou (qui sait ?) parfois un an ou deux, à chaque moment, vous pouvez être totalement là et juste faire ce que l’instant requiert. C’est la façon de vivre en toute circonstance. Ultimement, c’est vivre en étant éveillé où le moment présent est le point focal de votre attention, le reste n’étant que des choses pratiques, le passé, le futur...
  • Ici, vous pouvez donc à la fois vivre un changement d’état de conscience grâce à cela et en utilisant cette expérience douloureuse, mais qui peut aussi favoriser l’éveil... Vous l’utilisez et vous la renversez : vous retournez quelque chose qui aurait été considéré comme entièrement négatif et douloureux dans l’ancien mode de conscience. Je ne dis pas qu’il n’y a plus de douleur.
  • Même dans le moment présent, assis auprès de lui, il peut y avoir de la douleur, mais vous ne vous sentirez pas submergé. Vous sentirez la douleur, la douleur émotionnelle. Et vous acceptez cela. Ce n’est pas alors un problème qui vous submerge. C’est juste là. Vous lui permettez d’être et il y a alors un approfondissement. Vous sentez alors quelque chose au-dessous de la douleur, une paix en dessous. Il peut y avoir les deux. Il y a la douleur et il y a un sentiment plus profond de paix en dessous quand vous êtes présent.
  • Donc, le principal pour vous est de ne pas permettre à vos pensées de vous attirer hors du moment présent. En ce cas, vous n’êtes d’aucune aide pour votre papa si vous êtes plein de nervosité : « Je ne peux plus supporter ça ! ». Pourquoi est-ce insupportable ? Parce que vous êtes en train de penser à quelque chose qui n’est pas ici. Ce moment est tel qu’il est et il est simple.
  • Donc, vous pouvez mourir avec lui, mourir au faux soi. Et pour lui, la mort peut être un éveil à qui il est au-delà de la forme. Votre pratique revient donc à renoncer au futur, à renoncer au penser, lequel est le futur.

ECKHART TOLLE.TV : (Conférence Questions et réponses)
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vendredi 6 octobre 2023

Impossible demande


 Toi seul peux voir si tu vis une demande d'impossibilité, personne d'autre. Le refus n'existe qu'au présent. Il n'y a donc qu'un seul refus à Ia fois. Les gens pensent que c'est le refus du passé qui crée leurs problèmes. C'est faux. La peur du futur est elle aussi vécue dans le présent. Le passé est refusé ici, le futur imaginé est refusé ici.

 Un thérapeute ne va pas changer ce qui a été, mais va tout faire pour que la personne accepte ce qui a été, et s'ouvre à un futur libre. Bien souvent, les gens présentent leurs refus en étalant leur histoire dans le temps, et ne s'occupent pas du refus présent.

L'humain n'a qu'un seul problème, vouloir autre chose à la place de ce qui est déjà là.

Daniel Morin 

"Je, ne sait pas"

Editions Accarias L'Originel

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jeudi 27 avril 2023

A tendre vers ?


Attendre est un état d'esprit. En résumé, vous voulez le futur, mais non le présent. Vous ne voulez pas de ce que vous avez et désirez ce que vous n'avez pas. Avec l'attente, peu importe sa forme, vous suscitez inconsciemment un conflit intérieur entre votre ici-maintenant, où vous ne voulez pas être, et le futur projeté que vous convoitez. Cela réduit grandement la qualité de votre vie en vous faisant perdre le présent. Il n'y a rien de mal à essayer d'améliorer vos conditions de vie, et vous pouvez le faire. Par contre, vous ne pouvez améliorer votre vie. La vie passe avant tout.

La vie est votre Être intérieur le plus profond. Elle est déjà entière, complète, parfaite. Ce sont les circonstances et vos expériences qui constituent vos conditions de vie. Il n'y a rien de mal à aspirer à aspirer à certains buts et à vous efforcer de les atteindre. L'erreur, c'est de substituer cette aspiration au sentiment de vivre, à l'Être. Le seul point d'accès à l'Être, c'est le présent. Vous êtes donc comme l'architecte qui ne prête aucune attention aux fondations d'un édifice, mais passe beaucoup de temps sur la superstructure.

Par exemple, bien des gens attendent que la prospérité vienne. Mais celle-ci ne peut arriver dans le futur. Lorsque vous honorez, reconnaissez et acceptez pleinement votre réalité présente et ce que vous avez – c'est-à-dire le lieu où vous êtes, ce que vous êtes et ce que vous faites dans le moment –, vous éprouvez de la reconnaissance pour ce que vous avez, pour ce qui est, pour le fait d'Être. La gratitude envers le moment présent et la plénitude de la vie présente, voilà ce qu'est la vraie prospérité. Celle-ci ne peut survenir dans le futur. Alors, avec le temps, cette prospérité se manifeste pour vous de diverses façons. Si vous êtes insatisfait de ce que vous avez, ou même frustré ou en colère face à un manque actuel, cela peut vous motiver à devenir riche. Mais même avec des millions, vous continuerez à éprouver intérieurement un manque et, en profondeur, l'insatisfaction sera toujours là. Vous avez peut-être vécu de nombreuses expériences passionnantes qui peuvent s'acheter, mais elles sont éphémères et vous laissent toujours un sentiment de vide et le besoin d'une plus grande gratification physique ou psychologique. Vous ne vivez donc pas dans l'Être et, par conséquent, ne sentez pas la plénitude de la vie maintenant, qui est la seule véritable prospérité.

Alors, cessez d'attendre, n'en faites plus un état d'esprit. Lorsque vous vous surprenez à glisser vers cet état d'esprit, secouez-vous. Revenez au moment présent. Contentez-vous d'être et dégustez ce fait d'être. Si vous êtes présent, vous n'avez jamais besoin d'attendre quoi que ce soit.

Ainsi donc, la prochaine fois que quelqu'un vous dira : « Désolé de vous faire attendre », vous pourrez répondre : « Ça va. Je n'attendais pas. J'étais tout simplement là, à m'amuser ! »

Le pouvoir du moment présent par Eckhart Tolle

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jeudi 30 mars 2023

Stop au refus

"Il est illusoire de penser pouvoir tout contrôler, alors, il vaut mieux connaître les limites. Chacun, à sa manière, espère déjouer le destin. 


Cette velléité de commander le destin est une source de souffrance et d’angoisse, nous cherchons surtout une garantie pour le futur, nous voulons un avenir suffisamment prévisible, rassurant, c’est juste, cependant, nous vivons dans un monde en perpétuel changement, où rien n’est certain.

Le meilleur moyen de retrouver le calme en soi et d’admettre notre impuissance. Le besoin de tout prévoir est une lourde charge, si nous recherchons la sécurité, le changement devient notre ennemi. 

Cesser de lutter, ne signifie pas renoncer, l'accepter, devient une force.

Devant un événement fâcheux, non prévu, posez-vous la question : « Puis-je faire quelque chose ? » Oui, alors faites- le.  Non, prenez du recul et accueillez ce chamboulement comme un cadeau pour avancer. 

Il faut cesser de croire que nous pouvons anticiper et résoudre tous les problèmes que la vie nous réserve.

Ne fuyez pas dans le passé, parce que vous le connaissez. Ne fuyez pas dans le futur, parce que vous l’idéalisez. Ces deux solutions sont l’illusion de notre toute puissance. 

Restez dans le présent en prenant un problème à la fois, en acceptant les choses comme elles viennent. 

Tout est impermanent sur terre, la solution sera donnée, le mauvais passage fera place à une compréhension, l'ombre sera éclairé."

Monique Damel. La Voie de l'Etoile.

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lundi 19 décembre 2022

Le passé a passé...

 Qu’en est-il des mémoires des vies antérieures ? 


Eric Baret  -- Nous sommes surtout affectés par la mémoire de cette vie-ci. Mais le futur qui nous affecte encore davantage que la mémoire,. Le problème, c’est le futur. Libéré du futur, le passé n’existe plus ; il n’y a plus de direction, plus rien derrière vous. Tant qu’il y a une direction, il y a un passé. Chercher à se libérer du passé est un manque de pédagogie. Il est plus approprié de se libérer du futur. Sans futur, vous n’avez nulle part où aller. Quand vous cherchez profondément, vous constatez que le but de votre recherche ne peut pas être un résultat, ni le résultat de quoi que ce soit. Vous ne pouvez pas aller « vers », mais uniquement vous ouvrir à la non-voie. Libéré de tout système de vouloir arriver à quelque chose vous êtes dégagé de toute activité. Alors, vous tournez la tête, vous n’avez pas de passé. Ces moments d’ouverture englobent nos vies antérieures qui sont ici et maintenant ; elles n’ont jamais été dans le passé. Les vies antérieures ou futures sont dans l’instant. Vous quittez l’élément psychologique car c’est la psychologie qui pense en termes de passé et de futur. L’expérience est uniquement dans l’instant. Laisser le passé à ce qu’il est, et voir vraiment ce que vous êtes. La recherche visant à se libérer du passé est sans fin. Le passé a toujours des antécédents ; on peut toujours aller plus loin. L’horizontalité est sans fin. Dans la sensibilisation corporelle, on est chaque jour de plus en plus attentif, on ressent de plus en plus, on voit de plus en plus ; c’est sans fin. Quand le corps va nous quitter, il n’aura jamais exploité la totalité de son potentiel, ce n’est pas possible. Cette recherche est une perte d’énergie. Il n’y a rien à devenir. Dans le non-devenir, jusqu’à un certain point, la sensibilité s’éveille à ce qui est fonctionnel. Mais vouloir devenir sensible est encore un devenir, une intention, une sensibilité orientée qui exclut. Soyez quelques instants, dans la journée, sans futur. Voyez ce qui se passe, voyez comment votre corps réagit. Cela a un impact colossal corporellement et psychiquement.

Eric  Baret - le sacre du dragon vert pour la joie de ne rien être

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mercredi 25 novembre 2020

Aux jeunes et ceux qui viennent après nous.

 (Ce texte reprend une chronique parue dans le magazine Kaïzen)


« Il ne suffit pas d’avoir de belles idées , d’être sincère et dynamique pour contribuer à un monde meilleur. Il faut, et c’est une vérité largement méconnue, avoir les moyens intérieurs de ses bonnes intentions »
La « spiritualité « c’est le lien. Plus précisément, une maturité intérieure qui permet de se vivre et concevoir de moins en moins comme une entité séparée, possédante et contrôleuse de son petit monde mais comme une forme, à la fois unique et totalement interdépendante de l’ensemble dont elle fait partie. Cet ensemble comprend non seulement le présent dans toutes ses composantes, humaines, sociales, naturelles, environnementales mais aussi le passé et l’avenir.
Une culture saine honore la mémoire des ancêtres. Sans nostalgie mais avec gratitude pour ce qu’ils ont permis. Il est également sain de se pencher sur les erreurs passées , pas tant pour cultiver de tardives repentances que dans l’intention d’éviter que ces erreurs se reproduisent. Et une culture saine se vit comme responsable de l’avenir, cet avenir qui, par définition, n’existe pas encore mais que pourtant nos actes d’aujourd’hui préparent, du moins pour une grande part. 

S’il est bien une attitude que l’on pourrait qualifier d’anti spirituelle, c’est celle qui a pour devise « après moi le déluge » , prétendant ne se déployer que dans un présent sans racines et sans perspective. Le présent conscient inclut le passé dont il est la conséquence et se soucie de l’avenir qu’il prépare. L’ego dans tout son aveuglement, c’est notamment cette incapacité de concevoir quoi et qui que ce soit en dehors de soi et après soi. Ou, pire encore, le concevant, le fait de ne pas s’en soucier. Cet égocentrisme se manifeste comme toujours à l’échelle individuelle comme à l’échelle collective. Sommes nous bien conscients , au fur et à mesure que nous avançons en âge, que nos enfants et héritiers auront à vider notre maison, qu’ils devront s’occuper de nos affaires dans l’état où nous les leur laisserons ? Bien entendu ce qui vaut pour nos habitations et nos papiers vaut pour la maison -planète …

Le fait est que la vie ne se réduit pas à « ma » vie. La vie est un continuum de changement auquel je participe de manière certes éphémère mais significative puisque mes actes ont des conséquences dont certaines seront assumées par ceux qui viennent après moi.
En tant qu’auteur et enseignant ayant passé la soixantaine, transmetteur, tant bien que mal, de valeurs à mes yeux essentielles, je suis toujours très touché de voir venir à nous des jeunes. J’étais moi même jeune quand j’ai rencontré un certain nombre d’ainés essentiels qui devaient orienter la suite de mon existence. S’ils ne sont physiquement plus parmi nous , j’avance chaque jour conscient de tout ce que je leur dois, conscient de ma responsabilité de faire en quelque sorte fructifier leur héritage en lui étant fidèle. Ou serai je et que serai je, s’ils n’avaient pas en leur temps oeuvré et témoigné ? En regardant les jeunes avec lesquelles je suis en lien, je ne perds jamais de vue qu’ils vieilliront avec ce que nous leur aurons légué.
A cet égard, il y a, bien sûr, l’état dans lequel nous allons leur laisser la planète. Faut il être insensé pour dorénavant ne pas voir que là est l’urgence des urgences,… D’autres en parlent ici et ailleurs mieux que moi. Et puis, il y a ce que nous allons leur léguer en termes de qualité d’être. 


Si nous pouvons nourrir de légitimes craintes, et pourquoi pas aussi quelques espoirs en la capacité de rebond et de réveil de l’humain, nous ne savons exactement pas de quoi demain sera fait, jusqu’à quel point, dans quelle mesure, les temps seront difficiles. Et quelle que soit la teneur des défis qui viendront, ils seront relevés par des êtres humains qui y feront face non seulement avec leurs compétences, leurs idées et leurs valeurs, mais aussi et avant tout avec leur qualité d’être.
Car il ne suffit pas d’avoir de belles idées, d’être sincère et dynamique pour contribuer à un monde meilleur. Il faut, et c’est une vérité largement méconnue, avoir les moyens intérieurs de ses bonnes intentions. Lesquelles risquent sinon, d’être vite compromises par les luttes de pouvoir et autres mesquineries qui savent s’introduire partout. Ceux qui seront là après nous devront composer avec ce que nous aurons fait - ou pas fait …- et ils se souviendront aussi , plus ou moins consciemment, de ce que nous aurons été, de qui nous aurons été. La manière dont ils répondront aux enjeux qui se présenteront à eux en dépendra dans une large mesure.

Gilles Farcet

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mercredi 9 mai 2018

Destin ou libre-arbitre ?

Cliquez sur les images pour les voir en plus grand (et avec la roulette pour les faire défiler):




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mardi 3 décembre 2013

Unique relation




Pour soutenir la profondeur de l'homme...



C'est la profondeur de l'homme qui doit être repêché et la pêche en eaux profondes empêchée ?
Dépechez-vous de soutenir de soutenir le vote au parlement européen !


« Un vote va avoir lieu au Parlement sur le chalutage des grands fonds marins qui ont pris des dizaines de milliers d’années de lente évolution pour se former et on les détruit brutalement comme si l’on passait Notre-Dame au bulldozer, de façon irréparable. Tout ça pour faire quelques filets de poisson bon marché pour les pays riches et non pas pour résoudre le problème de la pauvreté. »


(merci !)


Ils disent vouloir se libérer de la souffrance : Voyez plutôt comme ils courent à sa rencontre ! Tous pourtant aspirent au bonheur Mais, ignorant ce qui en est la cause, Ils le détruisent comme si c’était un ennemi.
SHANTIDEVA (685-763)