mercredi 17 juillet 2019

Hommage au Zoulou blanc


"Je me rends compte que, même si je suis un personnage public, 
c’est l’expérience la plus solitaire que j’aurai jamais vécue. Je suis seul face à la mort."


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mardi 16 juillet 2019

Se recentrer sur les succès !

À longueur de temps, nous sommes soumis à des injonctions contradictoires. D’un côté, on nous dit : « Ne soyez pas égoïste ! Pensez un peu plus aux autres, à la collectivité ! Souciez-vous des générations suivantes ! » Mais de l’autre, on nous serine avec la même constance : « Mais arrêtez de culpabiliser ! Ne soyez donc pas si frileux ! Prenez votre place ! Mordez la vie à belles dents ! » Entre ces deux invitations pressantes, nous sommes souvent perdus. Et nos névroses en sortent renforcées. Suis-je sur la bonne voie ? Fais-je ce qui convient à un être humain désireux de s’éveiller en conscience, en sagesse, en amour ? Où puis-je trouver un socle sûr à partir duquel m’élancer vers un accomplissement réel ? 

Nelson Mandela avait l’habitude de dire que notre pire peur était paradoxalement celle de la liberté. Parce qu’elle débouche sur l’inconnu et que l’inconnu nous effraye. Nous préférons rester dans la « zone de confort » de ce que nous connaissons déjà. Nous focaliser sur nos acquis n’a certes rien d’illégitime. Parfois nos habitudes sont d’ailleurs devenues des rituels, au sens de « ce qui nous relie au monde à travers l’espace-temps ». Mais parfois aussi elles se sont figées en automatismes routiniers... Une chose est certaine : nous ne sommes pas faits pour l’immobilisme, notre nature humaine – et même, plus simplement pourrait-on dire, notre nature vivante – est d’évoluer sans cesse, d’innover sans cesse, de créer sans cesse. 

Mais comment créer et évoluer si cela nous fait peur ? Certainement pas en nous focalisant sur nos défauts, lacunes, faiblesses, ou, pire encore, sur ce que les autres vont penser de nous – ce serait l’échec assuré de tout accomplissement. Sophrologues, hypnothérapeutes, coachs et plus généralement psychothérapeutes de toutes sortes le savent bien : pour évoluer, créer et s’accomplir, un être humain a besoin d’être porté par le « flux » qui s’éveille quand il est si pleinement lui-même qu’il s’oublie littéralement, intégralement mobilisé sur le bonheur d’agir et d’être. Or, nous avons tous connu ce « flux », ne serait-ce que dans notre enfance, lorsque nous étions plongés dans un jeu passionnant, ou quand nous étions amoureux, ne pensant plus qu’à l’autre et le voyant « comme Dieu l’a rêvé », ou encore quand une activité, professionnelle, sportive, militante ou artistique, nous emportait l’âme. Cela peut avoir été très modeste, peu importe, nous étions là à 200% et c’est cela qui compte. 
 
Se souvenir et se focaliser un instant sur ses succès, fussent-ils minuscules, est essentiel. Demande-t-on à un moineau d’avoir l’envergure d’un aigle ? Le moineau s’en contrefiche. Il est pleinement moineau, voilà ce qui compte – et l’écologie nous apprend qu’il compte bien autant qu’un volatile géant. Être pleinement humain, c’est savoir régulièrement retrouver le « flux » de ce qui nous a porté dans nos moments de bonheur et apprendre à s’en servir comme d’un courant ascendant. Avec cette observation toute simple : à moins d’être un grand malade mental, ce bonheur n’était jamais agressif, mais au contraire toujours bénévole. 

source : Nouvelles Clés

lundi 15 juillet 2019

Ouvrir les yeux !




Soyez à l'unisson, en harmonie avec ce changement 
continuel, ce jeu de la vie : jouissez de ses moindres aspects. Comme vous le savez, dans une pièce de théâtre, chacun joue son rôle et en jouit. Faites de votre vie une fête continuelle de nouveauté, de joie, d'illumination, de plénitude, de perfection ! La perfection vous accompagne dans chacun des moments du voyage de votre vie. L'idée dominante de tout ceci c'est : donnez d'abord, prenez ensuite.

 

Svâmi Prajnânpad. 
Jean-Louis Accarias : je viens de rééditer « Les yeux ouverts, Lettres à ses disciples – Tome II ». (très belle préface d’André Comte-Sponville). 

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dimanche 14 juillet 2019

Méditation nécessaire...



Autrefois, l’homme vivait dans un monde presque statique. Tout était statique. Vous quittiez le monde exactement tel que votre père vous l’avait laissé, vous n’y aviez rien changé du tout. Comme rien n’était changé, ce n’était pas nécessaire d’apprendre grand-chose. Il suffisait d’apprendre un peu et il restait des espaces dans votre esprit, des espaces vides qui aidaient à rester sains.
Aujourd’hui il n’y a plus d’espaces vides, à moins que vous ne les créiez délibérément.
La méditation est plus nécessaire aujourd’hui qu’elle ne l’a jamais été. Elle est nécessaire au point d’être presque une question de vie et de mort. Dans le passé, elle était un luxe; quelques êtres- un Bouddha, un Mahavira, un Krishna- s’y intéressaient. Les autres étaient naturellement silencieux, naturellement heureux, sains. Ils n’avaient pas besoin de penser à la méditation; ils méditaient de façon inconsciente. La vie se déployait si silencieusement, si lentement, que même les gens les plus stupides pouvaient s’y adapter. Maintenant le changement est si incroyablement rapide, tout va si vite, que même les gens les plus intelligents se sentent incapables de s’y adapter. 
Chaque jour, la vie est différente, et vous devez apprendre à nouveau, apprendre sans cesse. Vous ne pouvez pas cesser d’apprendre, c’est un processus qui doit durer toute la vie. Jusqu’au jour de votre mort, vous devrez rester un apprenti, c’est indispensable pour rester sain, pour éviter la névrose. Et la pression est grande - quarante fois plus grande.
Comment relâcher cette pression ? Vous devrez créer délibérément des temps de méditation.
Qu’est-ce que la méditation ? Osho, Éditions Accarias, L’Originel, 2010

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samedi 13 juillet 2019

Etre présent !


La moindre action, même la plus banale comme laver une assiette ou descendre les ordures, ou poser un objet sur la table, si je suis vraiment là, vraiment présent dans l’action, celle-ci devient alors source de paix, d’harmonie et de joie. 
Inversement, si par exemple je suis assis dans une salle où est joué un très beau concert, mais absorbé par des préoccupations, la plus belle musique peut me laisser indifférent, et même me procurer de l’ennui. 
La qualité de mon état d’être ne dépend donc pas des circonstances extérieures, mais de ma capacité à être présent, conscient.


René Sidelsky 

vendredi 12 juillet 2019

L'acceptation, par Eckhart Tolle


«Observez n'importe quelle plante ou n'importe quel animal et laissez-lui vous enseigner ce qu'est l'acceptation, l'ouverture totale au présent, l'Être. Laissez-lui vous enseigner l'intégrité, c'est-à-dire comment ne faire qu'un, être vous-même, être vrai. Comment vivre, mourir et ne pas faire de la vie et de la mort un problème.

 
J'ai vécu avec plusieurs maîtres zen : c'étaient tous des chats. Même les canards m'ont enseigné d'importantes leçons sur le plan spirituel. Le seul fait de les regarder est une méditation en soi. Ils flottent si paisiblement de ci, de là, bien avec eux-mêmes, en étant totalement dans l'instant présent, dignes et parfaits comme seules les créatures dépourvues de mental peuvent l'être. À l'occasion, pourtant, deux canards auront une prise de bec, parfois pour aucu­ne raison apparente ou parce que l'un d'eux a empiété sur le territoire de l'autre. L'altercation ne dure en général que quelques secondes, et ils se séparent, nagent dans des directions opposées et battent vigoureusement des ailes à quelques reprises. Puis ils reprennent leur paisible promenade sur l'eau comme s'il n'y avait jamais eu de bataille. 

Quand je les ai vus faire pour la première fois, j'ai soudainement compris que, en battant des ailes, ils se débarrassaient d'un surplus d'énergie, empêchant ainsi celle-ci de rester emprisonnée dans leur corps et de se transformer en négati­vité. Il s'agit là de sagesse naturelle, et c'est facile pour eux de l'appliquer parce qu'ils n'ont pas un mental qui maintient inutile­ment le passé en vie pour pouvoir en tirer une identité.»

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mercredi 10 juillet 2019

dimanche 7 juillet 2019

Entrer en vibrations

On ne connait sûrement pas assez le pouvoir d'être en communion...

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vendredi 5 juillet 2019

Apprendre à se reconnaître dans notre nature essentielle


Nous connaissons cet adage attribué à tort à de nombreux philosophes : « Deviens qui tu es » et que nous devons restituer à son auteur : Pindare (5è siècle avant J.C.), sans omettre de mentionner ce qu'il a lui-même ajouté : « ... quand tu l'auras appris. »

C'est bien d'un apprentissage qu'il s'agit, dans lequel nous devons nous engager : nous reconnaître dans ce que nous sommes au plus profond, reconnaître ce que nous ignorons de notre nature d'être humain, pleine, une, en ordre.

Sur la voie du zen, nous sommes invités à réintégrer notre part ignorée, oubliée, négligée et cependant non manquante. Nous nous en sommes privés en raison de cette conscience objectivante qui sépare, cloisonne et divise.


Alors que devons-nous apprendre ? Que nous sommes déjà ce que nous cherchons ?
Certes... Mais comment l'apprendre ? Nous devons nous mettre en mesure d'avoir foi en cette émanation du corps vivant, qui, tout à fait silencieux et immobile, nous révèle à nous-mêmes en dehors de toute singularité et de toute identité. La méditation - le corps méditant - nous met en condition de penser autrement, c'est-à-dire à partir d'un principe d'unité des contraires. Nous devons apprendre à laisser le corps « émaner » et nous enseigner ce dont il procède, le laisser développer cette aptitude à le manifester.

Apprendre à laisser : voilà en quoi réside notre tâche dans laquelle nous avons à nous engager avec la plus grande opiniâtreté. Laisser le corps vivant œuvrer... nous ne pouvons pas nous borner à penser que « nous sommes », nous devons apprendre à laisser le corps vivant nous révéler que nous sommes.

Nous avons la chance de nous asseoir chaque jour et de nous sentir être poussé malgré soi et d'une manière irrépressible par le souffle qui s'impose à nous et nous oblige. Une poussée dans notre devenir qui coïncide avec la fermeté d'un « être-là ». L'éprouvé immédiat qu'être et devenir de s'opposent pas, nous ouvre cette autre compréhension de nous-mêmes.

La rigueur d'une discipline exigeante qui prend corps dans la tenue (« prendre corps » n'est pas une métaphore) et dans cette verticalité, celle de quelqu'un qui assume totalement à l'instant son être-là et la situation telle qu'elle se présente, associée à l'acceptation d'un processus de transformation qui se révèle dans la forme fluide, souple et transparente, donne lieu à une expérience phénoménale (sensorielle) de l'unité des contraires.

Agir et non-agir, fermeté et abandon, apparaissent « un » dans l'expérience et donne à sentir ce que le mental ne peut ni réunir ni exprimer. Il nous faut bien apprendre à reconnaître cela, à prendre en compte le fait que nous sommes cette expérience. Il nous faut aussi apprendre à penser et à vivre à partir de cette expérience afin de ne plus nous limiter aux conditionnements de notre conscience objectivante.

Le corps vivant nous apprend, il faut apprendre à le laisser nous apprendre le Tout Autre (selon l'expression de Dürckheim), nous-même – Tout Autre : non pas quelque chose, non pas rien, alors quoi ? Un éprouvé qui émane du corps méditant.
Apprendre à laisser les choses s'engendrer d'elles-mêmes parce qu'il n'y a rien à faire. La vie devient alors une œuvre d'artiste, fruit d'un long travail (apprendre) et d'une liberté (laisser) dégagée de tout vouloir. L'activité de reconnaissance de ce que nous sommes est bien celle que nous devons apprendre, elle siège dans chaque exercice sur la voie, elle est indissociable de l'acte d'être.


Une parole d'artiste saura nous engager sur ce chemin : « Parvenir à “être sans vouloir”, cela demande une activité intense, l'air de rien. » 
(Fabienne Verdier - « Entretiens avec Charles Juliet ») 

 Dominique Durand

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