Dessin Jean Burgert
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Le Glossophage de Pallas est une espèce de chauve-souris cubaine qui survole les fleurs. Elles se régalent de leur nectar, qu'elles viennent pomper avec leurs langues à toute vitesse, sans même se poser.
Certaines fleurs sont capables d'appeler les chauves-souris : les chercheurs ont découvert qu'une fleur de vigne avait adapté la forme de sa feuille de manière à ce qu'elle puisse renvoyer les ultra-sons à l'oreille de la chauve-souris pour indiquer sa présence. Grâce aux appels de la feuille de vigne, la chauve-souris peut en visiter deux fois plus en une nuit et la plante gagne un pollinisateur efficace... Un bel exemple de synergie.
Quelle partie de la fleur lui permet d'écouter ?
Une étude a fait le buzz dans la communauté scientifique récemment : une équipe israélienne a mis au jour un autre système de collaboration. Les chercheurs ont diffusé les bourdonnements d'abeilles mellifères dix centimètres au-dessus d'une centaine d'onagres, une herbacée aux petites fleurs jaunes. Résultat : la production de nectar a explosé et en à peine trois minutes, la concentration en sucre des plantes a augmenté de 20%. Cette technique permet à la fleur d'attirer d'autres insectes pour peu qu'elle en ait entendu un seul, et ainsi disséminer efficacement son pollen.
L’équipe a reproduit l'expérience en enlevant un ou plusieurs pétales : la fleur ne réagissait plus au bourdonnement. Les pétales des fleurs feraient donc office d'oreilles. C'est sûrement pour cette raison que de nombreuses fleurs ont une allure d'antenne parabolique, idéale pour recevoir et amplifier les ondes sonores... même si pour l'instant ce phénomène n'a été identifiée que chez une seule espèce.
S'agit-il vraiment d' "oreilles" ?
N'allons pas trop loin dans l'anthropomorphisme - on parle d'"oreille", mais les plantes n'ont pas d'oreilles comparables à celles des animaux. Elles possèdent plutôt des détecteurs de vibrations qui sont répartis dans toutes les cellules de l'organisme - et même dans les racines, comme on l'a vu avec le maïs.
La discipline de la phytoacoustique est aujourd'hui en plein essor. Les chercheurs doivent à présent comprendre les processus moléculaires ou mécaniques à l'origine de ces écoutes et traitements du son. Certains scientifiques pensent que les plantes pourraient également être affectées par les bruits que nous émettons.
En attendant, il y en a une qui n'a pas l'air de s'en plaindre : Desmodiym Gyrans, la plante qui danse. On a encore du mal à savoir pourquoi mais les sons déclenchent chez elle des mouvements rapides de ses feuilles, et en rythme s'il vous plait.
source : radio France et les 4 saisons
Un Chemin pas à pas - Encouragement à une pratique quotidienne
« On ne trouve pas le ciel si on élimine la terre » K.G.Durckheim
Longtemps, je me suis représenté le Chemin, la Voie
spirituelle, comme une ligne linéaire qui monterait régulièrement vers le ciel.
Chemin qui m’emmènerait forcément vers le haut, hors de ma « pauvre » condition
existentielle.
Idéal rêvé d’un paradis meilleur, toujours ailleurs,
toujours pour plus tard …
Maintenant je dirais que, si progression ou progrès sur la
Voie il y a, ce chemin gagnerait à être représenté par une descente, afin
d’éviter de se bercer d’illusions spirituelles ne concernant qu’une élévation
de l’esprit par rapport au corps.
Commencer ce chemin de connaissance par une descente en
soi-même, c’est quitter le mental, ses pensées et croyances diverses et
variées, pour faire marche arrière, revenir à une conscience prémentale que
nous avons connu bébé, et qui est encore là.
Une conscience sensitive qui nous réunifie à la « Grande
Vie*».
Descendre, c’est quitter la compréhension intellectuelle,
les savoirs, pour redécouvrir un autre point d’appui que la conscience
rationnelle, en reprenant contact avec l’énergie, la stabilité, l’espace, la profondeur
… qualités propres à ce centre de l’homme appelé « Hara ».
S’appuyer en « Hara », c’est retrouver l’ordre vital du
bassin, du bas ventre, siège de forces qui ne dépendent pas de nous et nous
portent, nous animent dans un élan de transformation incessant, et cela depuis
les premières heures de notre vie.
Descendre, c’est se rencontrer tel que l’on est, c’est
assumer et traverser ombres et lumières de notre existence depuis ce centre
retrouvé.
Patiemment, activement, quotidiennement, prendre sa place,
se mettre en ordre, faire face aux conditions existentielles du moment.
Descendre, c’est réunir, avant d’y mettre des concepts, les
mots âme-esprit-corps dans un même geste d’être vivant.
« La découverte du centre terrestre de l’homme, incarné dans
l’espace de l’abdomen et du bassin, est d’une importance capitale sur le chemin
de la transparence à notre vraie nature. Elle marque le premier pas sur la Voie
qui va du moi profane à la Personne*».
Il nous appartient donc, sans renier notre vie
existentielle, de nous mettre en chemin, de remettre en cause notre manière
d’être, de nous libérer de nos idéaux, de nous débarrasser du trop-plein de la conscience
rationnelle en suivant avec persévérance ce chemin d’expérience et d’exercice
qu’est le zen. L’entrainement, l’exercice, à cette autre conscience sensitive
et vitale, pré-mentale, favorise « la percée de l’Être*».
Cette renaissance nous mettra sur le chemin de la
transformation naturelle qu’est le Zen, aussi surement que le bébé a rampé,
s’est assis, mis debout, puis s’est mis en marche …
Quel que soit notre âge, ce processus œuvre toujours en
secret en chacun de nous. « L’expérience de l’Etre n’est légitime et ne
s’achève qu’en éveillant l’homme à cette transformation perpétuelle … C’est
seulement à partir du moment où l’homme aura pu réaliser et accepter la tâche
de cette transformation qu’il se trouvera sur ce qu’on appelle le Chemin*».
Le Chemin, c’est être ancré dans l’existence, avoir les
pieds sur terre, retrouver Confiance et Sens en chaque instant, chaque pas.
« Bien faire ce pas … maitriser ce pas … maitriser parfaitement
ce pas … parfaire la maitrise de ce pas, et … Se reprendre »
Ces quelques mots, entendus maintes fois lors de l’exercice de la marche appelée Kin-hin, donnent le ton de tous les exercices pratiqués sur la Voie du Zen.
Lorsque l’on parle d’exercices, c’est la pratique,
l’apprentissage, la reprise journalière d’une technique particulière (Za-zen
chaque matin par exemple), qui nous libère de notre conscience ordinaire, nous fait
prendre au sérieux une autre manière d’aborder le monde.
L’exercice, c’est aussi la pratique, selon Dogen, des «
quatre attitudes nobles » dans nos faits et gestes du quotidien : marcher, être
debout, être assis, être allongé, et agir de la manière la plus juste possible,
la plus digne de la Personne que nous devenons.
Se reprendre, d’instant en instant, dans la forme juste, la
tenue juste, le rythme juste …
Se reprendre, afin de laisser s’épanouir un geste plus juste
et être touché par ce geste ; non pas un geste juste parce que parfait et
contrôlé, comme Moi je le veux.
Juste parce que plus naturel, plus transparent aux lois du
tout corps vivant que je suis, plus ouvert à une rencontre sensible,
sensorielle, sensitive avec moi-même et ce qui m’entoure.
« La réalité dans laquelle nous vivons est une réalité de la
rencontre*».
Se reprendre … Juste un pas … Ce geste … S’ouvrir, s’offrir au renouvellement du vivant. La pleine attention à « ce pas » est l’empreinte de toute personne en chemin.
Personne non pas figée dans une posture de Sage, mais
pleinement humaine, qui trébuche, tombe, se relève … Et renouvelle constamment
son engagement à « bien faire ce pas ».
La vie quotidienne est le lieu où la pratique de la Voie s’actualise à chaque instant, dans chaque activité. La pleine attention à « ce pas » est le son de la rupture avec notre mécanicité, notre besoin de fixité, notre habitude de tout penser, de tout contrôler.
Rupture avec notre attention fixée sur le Moi, pour s’ouvrir
à l’appel de l’Être profond, notre vraie nature.
* expressions ou citations de K.G.Durckheim
Joël PAUL
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Les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être. Nous jugeons les situations par la façon dont elles se présentent. Nous regardons quelqu'un et nous pensons que c'est ainsi qu'il est. Nous répondons à nos conditionnements. Nous avons subi un lavage de cerveau depuis notre enfance pour croire que les choses devraient être d'une certaine manière. Mais les choses ne sont pas censées être de cette manière. Les choses "sont", tout simplement. Elles n'ont aucune substance, elles n'ont aucune réalité. Lorsque vous réagissez aux conditions, vous gaspillez votre énergie, alors que vous pourriez utiliser cette énergie pour découvrir votre Soi, pour découvrir votre propre réalité.
~ Robert Adams
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Il n'y a rien à trouver dans cette vie que le "Oui"
qui définitivement l'enflamme.
Christian Bobin
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Le temps s'accélère et se contracte. Le nombre de mails, de sms, de contacts... de disruptions font de nous des êtres branchés. Les pauses sont là pour rattraper le temps perdu. La durée du sommeil diminue.
Mastiquer rend intelligent
Chez les Chinois, le ventre est notre premier cerveau, le second est dans la tête. Il y a beaucoup de vrai dans leur perception du corps. Comparez l’image d’un cerveau et celle d’un intestin : il y a de fortes ressemblances. Toutes les parois de notre tube digestif, de haut en bas, sont pourvues de neurones. Les chercheurs le savaient bien depuis deux cents ans ou plus, mais il était irrecevable d’accepter que nous puissions avoir des trucs intelligents au-dessous de la ceinture !
Les aliments qui régalent nos papilles régalent aussi notre cerveau. Les laboratoires s’en sont aperçus depuis longtemps puisque certains médicaments censés faire du bien au cerveau soignent l’estomac et vice versa. Notre estomac et notre intestin ont droit à autant d’égards et de respect que notre cerveau. Soyez conscient que tout ce qui entre par votre bouche va entrer en contact direct avec vos neurones, les toucher tout de suite ; ces mêmes neurones que ceux qui commandent votre tête. Voilà pourquoi les plaisirs liés aux aliments, mais aussi les troubles, sont si rapides. Lorsque vous consommez du chocolat, la théobromine agit comme calmant sur vos neurones. Une coupe de champagne à jeun perturbe immédiatement vos neurones, qui vous envoient alors des commandes erronées et vous font marcher de travers. En effet, il est physiologiquement impossible que l’alcool passe à une telle vitesse à travers le sang jusqu’au cerveau. Ce sont bien les neurones de l’estomac qui agissent sur notre comportement. Ce qui nous explique pourquoi boire de l’huile ou manger des cacahuètes, avant de boire un verre d’alcool à jeun, en retarde les effets.
C’est aussi grâce aux plaisirs de la bouche que nous pouvons fabriquer non seulement des endorphines (excellentes pour supporter les moments difficiles de la vie), mais aussi des images visuelles, sonores, olfactives, gustatives et même tactiles, capables de réapparaître pour notre plus grand bonheur. Tout le monde connaît l’histoire de la fameuse madeleine de Marcel Proust !
Une mastication lente renforce l’empreinte des mets dans notre imaginaire, organisant ainsi une réserve de souvenirs prêts à ressurgir à tout moment — d’où l’intérêt de préparer des mets appétissants, sur une jolie table, de les partager avec des personnes aimées. Voilà pourquoi il vaut mieux manger parfois mal avec volupté que bien tristement ! ...
... Écraser grossièrement, laisser la salive imprégner, masser les glandes salivaires, écraser encore, insaliver...
La petite quantité d’aliments est dans votre bouche. Vous l’écrasez trois ou quatre fois, puis vous laissez la salive descendre et humecter complètement les aliments. Si la salive ne vient pas en abondance, vous pouvez vous faire un auto-massage des glandes salivaires dans le creux des os, à la hauteur du bas du lobe de l’oreille, sous la jonction des deux maxillaires. Faites un essai en dehors des repas : la salive doit s’écouler très rapidement. Lorsque les aliments sont bien humectés, vous les broyez encore quelques fois. Si vous êtes en train de manger du pain, des céréales, des pâtes, vous devez sentir que ces aliments se liquéfient complètement et deviennent plus sucrés. Vous pouvez alors les avaler.
Tout cela peut vous paraître fastidieux, mais vous prendrez vite l’habitude. Ne faites surtout pas descendre ce qui est dans votre bouche à l’aide d’eau ou d’une quelconque boisson. Cette méthode qui consiste à laisser la salive faire son travail de dégradation des amidons, est beaucoup plus agréable que de devoir écraser les aliments cinquante fois. Il vous faudra peut-être beaucoup de temps avant d'être capable de mastiquer correctement tous votre repas. Ne vous découragez pas. Depuis votre naissance peut-être, vous avez toujours avalé. Accordez-vous une bonne année avant d'y arriver.
Les vertus taoïstes pour une vie épanouissante
La communication taoïste : parler avec justesse et écouter avec attention
La communication est un aspect fondamental de nos relations avec les autres. Le taoïsme nous enseigne à communiquer de manière authentique et respectueuse. Voici quelques conseils pour améliorer votre communication en suivant les principes taoïstes :
Parlez avec sincérité : Exprimez-vous de manière claire et honnête, sans chercher à manipuler ou à tromper les autres.
Écoutez attentivement : Prêtez une attention sincère aux paroles des autres, en mettant de côté vos jugements et vospréoccupations personnelles.
Cultivez le silence : Apprenez à apprécier le silence et à l'utiliser comme un outil pour favoriser une communication profonde et réfléchie.
-------- source: Fabrice Jordan
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C'est juste le souvenir qui nous donne la fausse impression de continuité."
Jean Klein
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