dimanche 25 juin 2023

samedi 24 juin 2023

Les fleurs nous écoute

 Le Glossophage de Pallas est une espèce de chauve-souris cubaine qui survole les fleurs. Elles se régalent de leur nectar, qu'elles viennent pomper avec leurs langues à toute vitesse, sans même se poser. 

Certaines fleurs sont capables d'appeler les chauves-souris : les chercheurs ont découvert qu'une fleur de vigne avait adapté la forme de sa feuille de manière à ce qu'elle puisse renvoyer les ultra-sons à l'oreille de la chauve-souris pour indiquer sa présence. Grâce aux appels de la feuille de vigne, la chauve-souris peut en visiter deux fois plus en une nuit et la plante gagne un pollinisateur efficace... Un bel exemple de synergie.

Quelle partie de la fleur lui permet d'écouter ?

Une étude a fait le buzz dans la communauté scientifique récemment : une équipe israélienne a mis au jour un autre système de collaboration. Les chercheurs ont diffusé les bourdonnements d'abeilles mellifères dix centimètres au-dessus d'une centaine d'onagres, une herbacée aux petites fleurs jaunes. Résultat : la production de nectar a explosé et en à peine trois minutes, la concentration en sucre des plantes a augmenté de 20%. Cette technique permet à la fleur d'attirer d'autres insectes pour peu qu'elle en ait entendu un seul, et ainsi disséminer efficacement son pollen.

L’équipe a reproduit l'expérience en enlevant un ou plusieurs pétales : la fleur ne réagissait plus au bourdonnement. Les pétales des fleurs feraient donc office d'oreilles. C'est sûrement pour cette raison que de nombreuses fleurs ont une allure d'antenne parabolique, idéale pour recevoir et amplifier les ondes sonores... même si pour l'instant ce phénomène n'a été identifiée que chez une seule espèce.


S'agit-il vraiment d' "oreilles" ?

N'allons pas trop loin dans l'anthropomorphisme - on parle d'"oreille", mais les plantes n'ont pas d'oreilles comparables à celles des animaux. Elles possèdent plutôt des détecteurs de vibrations qui sont répartis dans toutes les cellules de l'organisme - et même dans les racines, comme on l'a vu avec le maïs. 

La discipline de la phytoacoustique est aujourd'hui en plein essor. Les chercheurs doivent à présent comprendre les processus moléculaires ou mécaniques à l'origine de ces écoutes et traitements du son. Certains scientifiques pensent que les plantes pourraient également être affectées par les bruits que nous émettons. 

En attendant, il y en a une qui n'a pas l'air de s'en plaindre : Desmodiym Gyrans, la plante qui danse.  On a encore du mal à savoir pourquoi mais les sons déclenchent chez elle des mouvements rapides de ses feuilles, et en rythme s'il vous plait. 

source : radio France et les 4 saisons


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vendredi 23 juin 2023

Le sacré doit revenir



"Quand chacun de tes jours
Te sera sacré,
Quand chacune de tes heures
Te sera sacrée,
Quand chacun de tes instants
Te sera sacré,
Quand la terre et toi
L’espace avec toi
Porterez le sacre
Au long de vos jours,
Alors tu seras
Dans le champ de gloire."

Eugène Guillevic 1907-1997
Sphère
estampe: Kawase Hasui 1883-1957

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jeudi 22 juin 2023

Ma Peine



Comme mon ombre
ma peine me suit
cependant nul ne la voit
je ne relaie pas sa parole
ni ne chante sa chanson
moi seul capte sa mélopée en sourdine
elle se cantonne à la place
que je lui ai assignée
dans un recoin de ma personne
un petit coin bien propre et net
dans lequel elle vit, respectée
mais sans empiéter sur le reste du territoire
elle s’en ira quand elle voudra
quand le temps sera venu
je ne la retiendrai
pas plus que je ne la repousse
je ne la regretterai pas
mais me souviendrai d’elle
avec cette sollicitude
que l’on doit à tout ce qui participe de l’humain

Gilles Farcet
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mardi 20 juin 2023

Le chemin

 Un Chemin pas à pas - Encouragement à une pratique quotidienne

« On ne trouve pas le ciel si on élimine la terre »  K.G.Durckheim

Longtemps, je me suis représenté le Chemin, la Voie spirituelle, comme une ligne linéaire qui monterait régulièrement vers le ciel. Chemin qui m’emmènerait forcément vers le haut, hors de ma « pauvre » condition existentielle.

Idéal rêvé d’un paradis meilleur, toujours ailleurs, toujours pour plus tard …

Maintenant je dirais que, si progression ou progrès sur la Voie il y a, ce chemin gagnerait à être représenté par une descente, afin d’éviter de se bercer d’illusions spirituelles ne concernant qu’une élévation de l’esprit par rapport au corps.

Commencer ce chemin de connaissance par une descente en soi-même, c’est quitter le mental, ses pensées et croyances diverses et variées, pour faire marche arrière, revenir à une conscience prémentale que nous avons connu bébé, et qui est encore là.

Une conscience sensitive qui nous réunifie à la « Grande Vie*».

Descendre, c’est quitter la compréhension intellectuelle, les savoirs, pour redécouvrir un autre point d’appui que la conscience rationnelle, en reprenant contact avec l’énergie, la stabilité, l’espace, la profondeur … qualités propres à ce centre de l’homme appelé « Hara ».

S’appuyer en « Hara », c’est retrouver l’ordre vital du bassin, du bas ventre, siège de forces qui ne dépendent pas de nous et nous portent, nous animent dans un élan de transformation incessant, et cela depuis les premières heures de notre vie.

Descendre, c’est se rencontrer tel que l’on est, c’est assumer et traverser ombres et lumières de notre existence depuis ce centre retrouvé.

Patiemment, activement, quotidiennement, prendre sa place, se mettre en ordre, faire face aux conditions existentielles du moment.

Descendre, c’est réunir, avant d’y mettre des concepts, les mots âme-esprit-corps dans un même geste d’être vivant.

« La découverte du centre terrestre de l’homme, incarné dans l’espace de l’abdomen et du bassin, est d’une importance capitale sur le chemin de la transparence à notre vraie nature. Elle marque le premier pas sur la Voie qui va du moi profane à la Personne*».

Il nous appartient donc, sans renier notre vie existentielle, de nous mettre en chemin, de remettre en cause notre manière d’être, de nous libérer de nos idéaux, de nous débarrasser du trop-plein de la conscience rationnelle en suivant avec persévérance ce chemin d’expérience et d’exercice qu’est le zen. L’entrainement, l’exercice, à cette autre conscience sensitive et vitale, pré-mentale, favorise « la percée de l’Être*».


Cette renaissance, par la reconnaissance de notre lien au vivant, nous soutiendra, nous portera, si nous ôtons, ne serait-ce qu’un instant, le voile de la conscience ordinaire ; si nous apprenons à « nous abandonner à ce qui nous est donné*», à faire passer le vital, processus en éternel devenir, avant le mental, qui fige et fixe tout geste vivant en concept.

Cette renaissance nous mettra sur le chemin de la transformation naturelle qu’est le Zen, aussi surement que le bébé a rampé, s’est assis, mis debout, puis s’est mis en marche …

Quel que soit notre âge, ce processus œuvre toujours en secret en chacun de nous. « L’expérience de l’Etre n’est légitime et ne s’achève qu’en éveillant l’homme à cette transformation perpétuelle … C’est seulement à partir du moment où l’homme aura pu réaliser et accepter la tâche de cette transformation qu’il se trouvera sur ce qu’on appelle le Chemin*».

Le Chemin, c’est être ancré dans l’existence, avoir les pieds sur terre, retrouver Confiance et Sens en chaque instant, chaque pas.

« Bien faire ce pas … maitriser ce pas … maitriser parfaitement ce pas … parfaire la maitrise de ce pas, et … Se reprendre »

Ces quelques mots, entendus maintes fois lors de l’exercice de la marche appelée Kin-hin, donnent le ton de tous les exercices pratiqués sur la Voie du Zen.

Lorsque l’on parle d’exercices, c’est la pratique, l’apprentissage, la reprise journalière d’une technique particulière (Za-zen chaque matin par exemple), qui nous libère de notre conscience ordinaire, nous fait prendre au sérieux une autre manière d’aborder le monde.

L’exercice, c’est aussi la pratique, selon Dogen, des « quatre attitudes nobles » dans nos faits et gestes du quotidien : marcher, être debout, être assis, être allongé, et agir de la manière la plus juste possible, la plus digne de la Personne que nous devenons.


« L’Eveil est un processus vivant continu » nous rappelle maitre Dogen.

Se reprendre, d’instant en instant, dans la forme juste, la tenue juste, le rythme juste …

Se reprendre, afin de laisser s’épanouir un geste plus juste et être touché par ce geste ; non pas un geste juste parce que parfait et contrôlé, comme Moi je le veux.

Juste parce que plus naturel, plus transparent aux lois du tout corps vivant que je suis, plus ouvert à une rencontre sensible, sensorielle, sensitive avec moi-même et ce qui m’entoure.

« La réalité dans laquelle nous vivons est une réalité de la rencontre*».

Se reprendre … Juste un pas … Ce geste … S’ouvrir, s’offrir au renouvellement du vivant. La pleine attention à « ce pas » est l’empreinte de toute personne en chemin.

Personne non pas figée dans une posture de Sage, mais pleinement humaine, qui trébuche, tombe, se relève … Et renouvelle constamment son engagement à « bien faire ce pas ».

La vie quotidienne est le lieu où la pratique de la Voie s’actualise à chaque instant, dans chaque activité. La pleine attention à « ce pas » est le son de la rupture avec notre mécanicité, notre besoin de fixité, notre habitude de tout penser, de tout contrôler.

Rupture avec notre attention fixée sur le Moi, pour s’ouvrir à l’appel de l’Être profond, notre vraie nature.

* expressions ou citations de K.G.Durckheim

Joël PAUL

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lundi 19 juin 2023

Réalité à percevoir

 


Les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être. Nous jugeons les situations par la façon dont elles se présentent. Nous regardons quelqu'un et nous pensons que c'est ainsi qu'il est. Nous répondons à nos conditionnements. Nous avons subi un lavage de cerveau depuis notre enfance pour croire que les choses devraient être d'une certaine manière. Mais les choses ne sont pas censées être de cette manière. Les choses "sont", tout simplement. Elles n'ont aucune substance, elles n'ont aucune réalité. Lorsque vous réagissez aux conditions, vous gaspillez votre énergie, alors que vous pourriez utiliser cette énergie pour découvrir votre Soi, pour découvrir votre propre réalité. 

~ Robert Adams

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dimanche 18 juin 2023

OUI

 


Il n'y a rien à trouver dans cette vie que le "Oui" 

qui définitivement l'enflamme. 

Christian Bobin


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samedi 17 juin 2023

Temps qui trépasse...

Le temps s'accélère et se contracte. Le nombre de mails, de sms, de contacts... de disruptions font de nous des êtres branchés. Les pauses sont là pour rattraper le temps perdu. La durée du sommeil diminue.

Quand respirons-nous avec notre esprit et notre corps ? L'esclavage devient temporel... Réapprendre à goûter et ressentir le temps est urgent ! Réapprendre le lien avec soi et avec l'autre !


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vendredi 16 juin 2023

Mastiquer c'est la santé

Mastiquer rend intelligent


Tout aliment de qualité est porteur de vie, de plaisir. Notre estomac n’est pas une poubelle, mais un sanctuaire : entre l’œsophage et l’anus, nous avons cent millions de neurones aussi intelligents que ceux de la tête et producteurs de vingt neuromessagers, les mêmes que ceux du cerveau.*

Chez les Chinois, le ventre est notre premier cerveau, le second est dans la tête. Il y a beaucoup de vrai dans leur perception du corps. Comparez l’image d’un cerveau et celle d’un intestin : il y a de fortes ressemblances. Toutes les parois de notre tube digestif, de haut en bas, sont pourvues de neurones. Les chercheurs le savaient bien depuis deux cents ans ou plus, mais il était irrecevable d’accepter que nous puissions avoir des trucs intelligents au-dessous de la ceinture !

Les aliments qui régalent nos papilles régalent aussi notre cerveau. Les laboratoires s’en sont aperçus depuis longtemps puisque certains médicaments censés faire du bien au cerveau soignent l’estomac et vice versa. Notre estomac et notre intestin ont droit à autant d’égards et de respect que notre cerveau. Soyez conscient que tout ce qui entre par votre bouche va entrer en contact direct avec vos neurones, les toucher tout de suite ; ces mêmes neurones que ceux qui commandent votre tête. Voilà pourquoi les plaisirs liés aux aliments, mais aussi les troubles, sont si rapides. Lorsque vous consommez du chocolat, la théobromine agit comme calmant sur vos neurones. Une coupe de champagne à jeun perturbe immédiatement vos neurones, qui vous envoient alors des commandes erronées et vous font marcher de travers. En effet, il est physiologiquement impossible que l’alcool passe à une telle vitesse à travers le sang jusqu’au cerveau. Ce sont bien les neurones de l’estomac qui agissent sur notre comportement. Ce qui nous explique pourquoi boire de l’huile ou manger des cacahuètes, avant de boire un verre d’alcool à jeun, en retarde les effets.

C’est aussi grâce aux plaisirs de la bouche que nous pouvons fabriquer non seulement des endorphines (excellentes pour supporter les moments difficiles de la vie), mais aussi des images visuelles, sonores, olfactives, gustatives et même tactiles, capables de réapparaître pour notre plus grand bonheur. Tout le monde connaît l’histoire de la fameuse madeleine de Marcel Proust !

Une mastication lente renforce l’empreinte des mets dans notre imaginaire, organisant ainsi une réserve de souvenirs prêts à ressurgir à tout moment — d’où l’intérêt de préparer des mets appétissants, sur une jolie table, de les partager avec des personnes aimées. Voilà pourquoi il vaut mieux manger parfois mal avec volupté que bien tristement ! ...


... Écraser grossièrement, laisser la salive imprégner, masser les glandes salivaires, écraser encore, insaliver...

La petite quantité d’aliments est dans votre bouche. Vous l’écrasez trois ou quatre fois, puis vous laissez la salive descendre et humecter complètement les aliments. Si la salive ne vient pas en abondance, vous pouvez vous faire un auto-massage des glandes salivaires dans le creux des os, à la hauteur du bas du lobe de l’oreille, sous la jonction des deux maxillaires. Faites un essai en dehors des repas : la salive doit s’écouler très rapidement. Lorsque les aliments sont bien humectés, vous les broyez encore quelques fois. Si vous êtes en train de manger du pain, des céréales, des pâtes, vous devez sentir que ces aliments se liquéfient complètement et deviennent plus sucrés. Vous pouvez alors les avaler.

Tout cela peut vous paraître fastidieux, mais vous prendrez vite l’habitude. Ne faites surtout pas descendre ce qui est dans votre bouche à l’aide d’eau ou d’une quelconque boisson. Cette méthode qui consiste à laisser la salive faire son travail de dégradation des amidons, est beaucoup plus agréable que de devoir écraser les aliments cinquante fois. Il vous faudra peut-être beaucoup de temps avant d'être capable de mastiquer correctement tous votre repas. Ne vous découragez pas. Depuis votre naissance peut-être, vous avez toujours avalé. Accordez-vous une bonne année avant d'y arriver.

* “Notre ventre est un cerveau”, dossier de la revue Ça m'intéresse, août 2001.
Extrait de "Mastiquer, c'est la santé" de France Guillain (Ed. Jouvence)
 

jeudi 15 juin 2023

L'envol en vers

 




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extrait de L'envol de Christine Billard et Jacqueline Ricard (Ed. L'Atelier des Noyers).

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mercredi 14 juin 2023

conseils taoïstes pour une vie épanouissante

Les vertus taoïstes pour une vie épanouissante


Le taoïsme met l'accent sur le développement de certaines vertus, qui sont considérées comme essentielles pour une vie épanouissante. Voici quelques-unes des vertus taoïstes à cultiver pour améliorer 
votre bien-être émotionnel et spirituel :

  1. La simplicité : Apprenez à vivre de manière simple et authentique, en évitant les complications inutiles et les désirs excessifs.
  2. La compassion : Développez votre empathie et votre bienveillance envers vous-même et les autres, en reconnaissant que tous les êtres vivants partagent une nature commune et sont interconnectés.
  3. La modestie : Cultivez l'humilité et le respect pour les autres, en évitant l'arrogance et l'attachement excessif à votre ego.
  4. La flexibilité : Apprenez à vous adapter aux changements et aux situations imprévues, en cultivant une attitude souple et résiliente face aux défis de la vie.

La communication taoïste : parler avec justesse et écouter avec attention

La communication est un aspect fondamental de nos relations avec les autres. Le taoïsme nous enseigne à communiquer de manière authentique et respectueuse. Voici quelques conseils pour améliorer votre communication en suivant les principes taoïstes :

Parlez avec sincérité : Exprimez-vous de manière claire et honnête, sans chercher à manipuler ou à tromper les autres. 

Écoutez attentivement : Prêtez une attention sincère aux paroles des autres, en mettant de côté vos jugements et vospréoccupations personnelles.

Cultivez le silence : Apprenez à apprécier le silence et à l'utiliser comme un outil pour favoriser une communication profonde et réfléchie.

-------- source: Fabrice Jordan

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mardi 13 juin 2023

Continuum


" En réalité le monde est créé à chaque instant. 

C'est juste le souvenir qui nous donne la fausse impression de continuité."

Jean Klein

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