vendredi 14 février 2020

Etre présent...

Etre présents à soi et au réel pour ne pas être emportés dans une vie dépourvue de sens, tel est l’enjeu. Il peut paraître simple, mais il s’atteint à travers une certaine forme d’ascèse. Nos esprits étant sans cesse « en promenade », balancés entre nos impressions du passé et nos rêves d’un avenir meilleur (le syndrome « passe ton bac d’abord » ou « quand je serai grand » dans lequel nous avons été programmés), nos préjugés et nos croyances, nous courons sans cesse le risque de laisser échapper le réel, et donc la vie.
Dans un livre admirable consacré à ces mécanismes de fuite du réel, l’écrivaine et thérapeute Denise Desjardins, initiée à la sagesse du présent par son maître Swâmi Prajnânpad, nous rappelle que, en nous exerçant à être plus conscients de ce qui se passe et à demeurer attentifs et ouverts, sur la crête de l’instant, nous pouvons atteindre une forme de plénitude. « Une région où rien n’est changé du ciel et de la terre, ni de ceux qui la peuplent, où seul a changé le regard que l’on y porte, la perception que l’on en a. Si l’acceptation est totale, le réel se révèle. » Et si c’était cela, vivre pleinement ?

Par Laurence Lemoine et Pascale Senk
Source : Psychologies
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mercredi 12 février 2020

La saveur d'être




«Désormais tout est changé. J'ai goûté - comme par mégarde - à la saveur d'être, et tout est changé.
Quelque chose, en moi, n'est pas né avec moi et ne mourra pas avec moi. Par cette certitude, tout est changé.
Il n'y a plus personne à qui reprocher quoi que ce soit - plus personne, non plus, à convaincre de quoi que ce soit...
A l'instant où cesse en moi toute représentation - toute idée "sur" les choses, les voilà qui apparaissent dans leur évidence impérieuse, leur vide lumineux.»

Christiane Singer, Histoire d'âme



Oui. Il faut aller marcher dans les forêts, courir, reprendre contact avec la vie dans toutes ses dimensions ; sentir que ces arbres sont des forces, que ce ruisseau qui passe là est comme le sang qui coule dans nos veines, et par cette expérience se sentir relié à l’univers. Relié.

Christiane Singer
 (Psychologies)

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Conscience de l'Unité


"Orient et Occident se différencient l'un de l'autre comme l'expiration se différencie de l'inspiration. On ne peut à la fois expirer et inspirer. Mais en respirant, nous oscillons entre ces deux pôles. Nous ne pouvons inspirer sans avoir expiré, et vice versa. C'est finalement une question d'accent. On peut dire en ce sens que l'accent est mis chez nous sur le yang - la forme - et en Orient sur le yin - l'abolition de la forme.
Nous n'arriverons à l'exercice lui-même que si nous reconnaissons dans ce mouvement de transformation le sens de toute méditation digne de ce nom : c'est-à-dire affranchir l'homme de sa conscience quotidienne et l'élever à un autre niveau. Il s'agit toujours pour nous de trouver le chemin de ce mouvement, où ce qui est retourne à l'unité primordiale pour reprendre une forme nouvelle."


~ Karlfried Graf Dürckheim


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mardi 11 février 2020

L'altruisme en méditation


Matthieu Ricard, dans cette vidéo, vous propose de méditer sur la compassion.


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lundi 10 février 2020

Souffle de vigilance...

  


Là où ni pensée ni souffle ne circulent, là où ni soleil ni lune ne pénètrent, là même, insensé, mets ta conscience en repos.
Doha-Kosa de Saraha

Lorsque le cœur s’avère excité, railleur, orgueilleux, infatué, accusateur, rancunier, fourbe, avide de compliments, dédaigneux, grossier, querelleur, il faut rester immobile comme une souche.
Shantideva

Être ouvert veut dire être sans ego, passif, sans occupation, sans préjugé, sans choix mais être vigilant, sans préférence aucune.
Chandra Swàmi

La pleine conscience du va-et-vient du souffle ouvre la porte sur le calme intérieur, la paix intérieure, ces qualités d’être qui sont déjà présentes au plus profond de l’être mais que le plus souvent j’ignore parce que je suis enfermé dans cet autre niveau qu'est le moi inquiet, agité stressé.
Jacques Castermane

Marie Chantale Forest

Anthologie de la vigilance
Editions Accarias l'Originel



dimanche 9 février 2020

5 conseils de Jean Lavoué pour vivre en état de poésie




Juliette Pavy/hans lucas pour La Vie

Par Jean Lavoué. Le poète déploie sa vie intérieure, tissée de silence et d'écriture. L'ancien éducateur rencontré en bretagne évoque aussi les rencontres et lectures qui l'ont fait naître à lui-même, et l'exigence de partager au monde sa parole propre. À l'écoute de la Présence.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

1. Habiter avec soi

La poésie est un regard capable de saisir des choses imprévues d'où, tout à coup, jaillissent des étincelles, dans nos yeux comme dans ceux des autres. Il nous appartient de saisir les « éclats de l'instant », comme disait Jean Sulivan. La vie poétique est accessible à tous. La poésie, selon le mot de Georges Perros, est une manière de s'habiter soi-même, une manière d'être au monde, la plus singulière qui soit. Tous, nous y sommes appelés. De mille façons, et pas forcément en écrivant. L'état de poésie est un état d'ouverture, d'intériorité, d'accueil de la diversité du monde avec cette attention qu'un cœur bat au-dedans.

2. Oser le partage fraternel

Je prends depuis des années l'initiative de lancer des petits groupes de résonance poétique autour de la parole évangélique. Ma préférence va à ceux-là plutôt qu'aux grandes assemblées formelles. Rien de tel pour se laisser transformer que de vivre dans un échange de proximité mutuelle, où l'on s'écoute soi-même partager au groupe et où l'on fait un chemin de parole avec l'autre, de prise de conscience à partir du peu que l'on comprend de l'Évangile.

3. Cultiver le silence

Je me pose chaque jour pour respirer en silence avec une conscience corporelle attentive. C'est là le lieu de l'accueil et du don, du souffle intérieur, de l'intuition mais aussi du dialogue avec la Présence.

4. Marcher

Marche, nature, respiration, inspiration et écriture avancent ensemble dans le silence donné par la contemplation de la beauté autour de soi. Sortir des écrans, échapper de temps à autres à ses tâches multiples, rien de plus simple que la marche pour y parvenir et ouvrir en soi un espace.

5. Écrire

Journal, poème, récit... laissez-vous habiter par votre chant intérieur. J'ai commencé sous la forme d'un journal. Je l'ai tenu pendant des années. Il a éveillé un discernement intérieur et une attention précieuse. Cet éveil m'a petit à petit conduit au poème.

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samedi 8 février 2020

Taoïsme : la sagesse de « laisser vivre »


A l’occasion de l’ouverture du premier centre taoïste d’Europe à Bullet, dans le canton de Vaud, Faut pas croire se penche sur cette philosophie chinoise en quête d’harmonie corps/esprit et de l’homme avec la nature.

Fabrice Jordan   :
Au sommaire : visite, interview de Judith Baumann et moi, insight sur la cuisine, le cabinet et le temple, explications sur Ming Shan Digital Experience par EPFL+ECAL Lab et effets spéciaux type Star Wars pour pallier à l'absence des statues qui étaient encore dans le bateau au moment du reportage.
Après le reportage, interview de Rémi Mathieu (qui ne nous connaît pas du tout) et de Fanny Wang, pratiquante émérite de Tai Ji Quan.

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jeudi 6 février 2020

Zazen comme exercice de métamorphose


« Le zen nous enseigne le chemin de la libération de notre nature profonde hors des chaînes d’un Moi dépendant du monde. Il s’agit d’un exercice qui, comme la plupart des exercices proposés dans le monde du zen, est l’occasion de pénétrer dans la connaissance de notre propre être.
Cet enseignement n’utilise pas les moyens d’une pensée analytique, discursive, ni ne prend la forme d’une croyance dogmatique ou d’une métaphysique spéculative, mais se présente comme un chemin d’expérience et d’exercice ». (K.Graf Dürckheim)

L’approche de notre vraie nature d’être humain ne peut être abordée par l’entendement, mot qui désigne la faculté intellectuelle d’aborder les choses, de les concevoir, de les comprendre. L’entendement est le moyen de la connaissance raisonnée; c’est un processus mental.
Notre vraie nature est insaisissable par la pensée. Ce qui ne signifie pas que notre nature essentielle, notre propre essence est inconnaissable. L’organe de la connaissance est le corps-vivant dans sa globalité et son unité. (Le corps-vivant, Leib dans la langue allemande).


Zazen est donc un exercice de transformation de notre manière d’être et de notre manière d’agir en tant que corps-vivant. Ce mouvement de métamorphose, c’est dans la pleine attention à la respiration que nous l’expérimentons.
Assis, dans la tenue le plus juste qui soit pour un être humain, j’exerce la pleine attention au fait que « en ce moment je inspire » ! Je inspire, une action qui est perçue grâce à la sensation. L’acte d’inspirer n’est pas un concept, quelque chose qui aurait besoin d’être nommé, analysé, raisonné, pour être. Je inspire, donc je suis ! Si vous pensez que ce n’est que subjectif … arrêtez de inspirer !
Je suis ! Ce n’est pas une forme accomplie, définitive. Je suis, coule … coule … comme le souffle coule. Expérience qui me bouleverse chaque fois qu’elle me saisit : « lorsque je inspire, il n’y a — je suis — que dans l’acte d’inspirer ».
Il y a quelques semaines je fêtais le terme de quatre-vingt-cinq années d’existence. Et tout à coup se présentait cette question : « Quel âge a je inspire en ce moment ? ».
Ce questionnement m’a plongé dans la compréhension de cet avertissement repris par différents maîtres zen « Si tu n’acceptes pas la loi de l’impermanence, tu ne connaîtras jamais le grand calme intérieur ».
Zazen, c’est se glisser dans le passage. L’acte de respirer soutient notre vie qui, sans arrêt, passe.
En juillet dernier, le maître zen Hirano Roshi nous disait que « la respiration est la signature de la vie ! ».  Et il ajoutait :
Il y a cent ou mille façons de méditer
mais ìl n’y a qu’une façon de pratiquer zazen
Jacques Castermane


Le terme sanskrit Guru ou Gourou désigne un enseignant reconnu dans des domaines comme la danse, la musique, ou un domaine de connaissance comme par exemple un chemin spirituel. Au Japon, on parle du maître zen comme on parle du maître de tir-à-l’arc ou du maître d’Aïkido (Senseï, Roshi, Oh Senseï). Le terme maître concerne bien entendu la maîtrise d’un savoir-faire mais plus encore la transformation intérieure à laquelle a conduit la pratique artistique, artisanale ou spirituelle enseignée par cet homme ou cette femme.
Graf Dürckheim, parlant de son maître de tir-à-l’arc écrit: « un maître zen a toujours infiniment de temps intérieurement ». 

mercredi 5 février 2020

Non vérité...

Extrait partagé par Gilles Farcet


Beaucoup de passages précieux dans le livre d'Emmanuel Desjardins consacré à Swâmi Prajnânpad , qu'il s'agisse de citations de Swâmiji ou d'éclairages d'Emmanuel. Un passage parmi bien d'autres, proposé pour la nourriture de chacun : il part de l'expression de Swâmiji selon laquelle le chercheur spirituel n'est pas un "chercheur de vérité" mais un chercheur de non vérité :

"Pour être un chercheur de non - vérité, il faut déjà se libérer du désir d'avoir raison ainsi que de la soif de pouvoir que pourrait donner "la possession de la vérité" : "Celui qui ne se voit pas lui-même n'arrête pas de parler des autres. Il passe son temps à repérer et à mépriser en autrui des fautes et des faiblesses qui sont en fait camouflées et refoulées en lui-même. ... " (Swâmiji)... 
Le chemin pour voir est une succession de remises en causes et de prises de conscience : là je me suis trompé; là je suis encore tombé dans ce piège ; là je me suis encore fait prendre par l'apparence ; là j'ai encore généralisé ; là j'ai encore affirmé avec certitude alors qu'au fond je n'en suis pas si sûr... Et à chaque fois, on peut se demander pourquoi ? Par précipitation, par mépris, par arrogance, par besoin de convaincre, pour séduire, pour obtenir je ne sais quel gain? Pour découvrir la vérité, il faut débusquer le mensonge."

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mardi 4 février 2020

Révélation d'enfance


" Les grandes décisions se prennent dès l'enfance, celles qui orientent le cours des astres et l'allure des songes. Elles naissent de tout et de rien. Elles naissent de l'indigence soudainement révélée du tout de la vie. À sept ans, l'âme est déjà menée à son terme, enroulée sur sa propre absence, comme des pétales d'une rose, amoureusement repliés sur le vide en leur centre.

Cette révélation de l'abîme la parfait, lui donnant l'amertume d'un parfum noir qui imprégnera jusqu'au dernier de ses jours. La foudre du vieil âge atteint ainsi l'enfance au beau milieu de ses jeux. L'éclair d'un savoir dont la lueur se prolongera jusqu'à l'ultime instant. Ces choses-là sont muettes... "



Christian Bobin - Le huitième jour de la semaine


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lundi 3 février 2020

Méditations possibles... (2)

Exercice numéro 2 : La Lumière intérieure

La méditation que je vous propose maintenant utilise le pouvoir du mental afin de créer une harmonie entre les différentes composantes de la personnalité (corps, émotions et pensées) et d'invoquer les énergies de transformation nécessaires à toute progression spirituelle. La durée recommandée pour cette méditation est de dix à quinze minutes.
Elle doit être pratiquée quotidiennement. Asseyez-v
ous confortablement, la colonne vertébrale droite, mais sans tension ni raideur. Relaxez-vous. Vérifiez que votre respiration est calme et régulière. Puis utiliser le son "OM". Ce son a des effets vibratoires très stimulants sur l'organisme. Il est au centre de toute méditation Tibétaine. Le son "OM", se prononce AUM en deux fois AU, puis Mmmmm……..
  • Pour obtenir la tonalité correcte, vous devez prendre votre inspiration, mais sans remplir totalement vos poumons.
  • Puis, sur l'expiration d'une voix profonde, vous devez émettre le son "AU" la bouche à moitié ouverte, et les lèvres formant un arrondi.
  • Maintenez le premier son pendant 5 à 7 secondes.
  • Continuez à laisser résonner votre voix en fermant cette fois votre bouche et en émettant le son Mmmmm…….. Reprenez votre respiration, et répétez le son "OM" pendant 3 minutes les 8 premiers jours, 5 minutes les 8 jours suivant etc.  

Exercice numéro 3 : La respiration abdominale

Voici la technique de respiration la plus appropriée pour une bonne méditation. J’attire votre attention sur deux faits très importants : il faut que votre respiration abdominale soit régulière, sans à coups, et surtout, vous devez gonfler votre abdomen à l’inspiration et le vider à l’expiration. Vous devez également inspirer et expirer toujours la même durée et uniquement par le nez.
Exemple : J'inspire pendant 6 secondes, j’expire pendant 6 secondes sans pause et rétention d’air.
Premier temps : inspirez par les narines posément et de façon continue. Remplissez votre abdomen - gonflez votre ventre. Votre inspiration doit être ininterrompue, votre abdomen tout entier étant dilaté dans un mouvement continu, uniforme.
Deuxième temps : expirez lentement, en maintenant votre poitrine bien droite, videz à fond votre abdomen - dégonflez votre ventre. Prenez une nouvelle inspiration en tâchant d’éviter toute saccade, toute discontinuité dans le mouvement. Puis, expirez lentement comme précédemment et ainsi de suite. Faites ceci pendant toute votre méditation.

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Source : Féminin bio

dimanche 2 février 2020

Comment irradier le Christ...


Viviane Bruneau-Shen est une pianiste consacrée. Elle donne des clefs pour rayonner de sa foi en toutes circonstances. 

1. Faire silence

C'est sans aucun doute ce qu'il y a de plus exigeant dans notre monde actuel, où les sollicitations incessantes et innombrables se bousculent pour capter notre attention, dans un brouhaha incessant. Préférer le silence, c'est oser se retirer, laisser de côté la voix du mental pour entrer dans la plénitude de notre identité. En portant notre attention sur notre respiration profonde, nous quittons le temps horizontal pour entrer dans l'éternité du présent. Peu à peu, les œillères de nos réflexes tombent... l'espace intérieur se dilate et s'élargit.

2. Écouter

Nous pouvons alors prêter l'oreille pour entendre notre vibration profonde. Peu à peu, sans tension de la volonté, nous allons entrer dans la prière qui va nous ajuster au « diapason du Christ ». Personnellement, la prière que je pratique le plus spontanément est l'adoration, autant que possible devant le saint sacrement : c'est le moyen le plus simple de prendre le « diapason du Christ » !

3. Résonner

Une fois que nous sommes « accordés » à la vibration du Christ, qui est celle de l'Amour, et si nous veillons à garder sa fréquence (en revenant, aussi souvent que nécessaire, aux deux étapes précédentes), tout ce que nous faisons sera dans le prolongement de son rayonnement. Un pas, un son, un geste, une couleur : la parole de vie épouse toutes les formes, sans se cantonner au langage verbal.

4. Rencontrer

Il s'agit maintenant d'affûter nos deux oreilles ! L'une est constamment tournée vers le Créateur, l'autre vers le monde où nous vivons, dans toute sa richesse et sa diversité. Notre existence terrestre est comme une interface d'échanges : nous devons nous accorder avec nos frères pour jouer nos parties spécifiques dans la même tonalité, tout en restant à l'écoute du Créateur qui est le seul à donner le la. Alors, tout ce qui vit et respire entrera dans une symphonie de louange...



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