vendredi 1 septembre 2017
Une pomme pour la paix
jeudi 31 août 2017
Insensé ici et maintenant...
Le ici et maintenant n'implique rien, le ici et maintenant n'a pas de signification, il n'existe pas par rapport à quoi que ce soit d'autre.
Ce qui est important dans le ici et maintenant, c'est précisément que l'on n'évalue pas le présent par rapport au passé ni par rapport au futur.
Nous, nous essayons toujours de donner un sens au moment présent. Si une expérience se révèle, nous nous demandons ce qu'elle veut dire et, qu'elle soit agréable ou désagréable, nous voulons savoir quelle en est la signification.
Mais cela ne veut rien dire, cela n'a pas un sens particulier.
"Oui, et alors",
Lee LOZOWICK
***
mercredi 30 août 2017
Reconnaître le faux
Pour apprendre quoi que ce soit, vous devez méditer. Mieux vous méditez, mieux vous apprenez. Le principe est aussi simple que cela.
Quand vous voulez acquérir la connaissance d'une chose, vous méditez sur un sujet qui se trouve en-dehors de vous-même. Quand vous apprenez ou pratiquez la méditation, c'est vous-même qui êtes le sujet. Normalement, lorsque nous sommes en train d'apprendre quelque chose, comme par exemple l'arithmétique, le sujet est séparé de nous. Nous apprenons en assimilant les faits d'une façon graduelle, jusqu'à ce que le sujet fasse partie de nous, s'identifie à notre propre savoir. En ce qui concerne la méditation, le processus est exactement inverse. Vous commencez par le sujet – vous – complètement absorbé en lui-même, un être humain qui fonctionne pleinement. Ici le processus ne consiste pas à ajouter quoi que ce soit à ce que vous êtes, mais à vous démanteler ; à séparer tout le savoir que vous avez acquis ou appris, du savoir réel et précieux qui est votre propre connaissance de vous-même. Pour le moment, les deux sont confondus, entremêlés, sans que vous puissiez les distinguer clairement. Examinons maintenant ces deux aspects de votre savoir. Un simple examen va déjà nous permettre de commencer à les démêler et à les dissocier.
...
...Vous allez vous observer simultanément à l'intérieur et à l'extérieur.
Il est essentiel que vous ne soyez pas subjugué par l'émotion au point de vous y perdre, ou par le phénomène concret que vous observez. Vous devez rester un observateur détaché. Vous y arriverez en évitant de condamner ce que vous observez, en évitant de l'excuser, de le justifier vis-à-vis de vous-même ou vis-à-vis des autres. Voilà la clé. Il ne faut pas non plus s'en détourner avec dégoût. Vous devez observer.
N'essayez pas de corriger ou de modifier quoi que ce soit. Observez simplement ce qui se passe.
Pratiquez cela aussi souvent que possible. Si ce que vous observez est faux, vous allez peu à peu vous en détacher. Ce qui est vrai restera intouché. Puisque la colère, le ressentiment, la mauvaise humeur, la vanité, la culpabilité, la malhonnêteté, la vengeance, le manque de sincérité, et toute autre réaction émotionnelle, sont fausses, elles vont commencer à disparaître. Sachez que cela ne peut être réalisé que par un observateur détaché, par l'intelligence pure qui est en vous et qui ne pratique pas l'automatisme d'acceptation ou de rejet.
Après avoir pratiqué ainsi pendant un certain temps, vous allez ressentir une douleur, comme si une partie de vous-même était en train de mourir. Si vous y regardez de plus près, vous constaterez que c'est là une sorte de mort émotionnelle. La douleur proviendra de la tentative du mental pour se cramponner et s'accrocher à cette partie de vous-même qui est fausse et qui est en train de se dissoudre. Si vous êtes solide, vous supporterez la douleur et laisserez ces faux aspects mourir de leur belle mort. Si vous ne l'êtes pas, vous allez trouver une excuse parfaitement logique, acceptable pour tout le monde, sauf pour cette partie de vous-même qui aspire à la liberté.
Quand cette fausse part de vous-même meurt, vous obtenez une récompense semblable à celle de l'amant au cœur brisé qui, au plus profond de son supplice, voit soudain qu'il est libre de l'autre, qu'il ne pourrait ni ne voudrait plus être avec sa partenaire. Dans ce moment même, il reconnaît qu'il est en train de faire l'expérience de la liberté, non pas dans la haine, mais en sachant que l'attachement à l'amour est une chose fausse et morte, maintenue vivante uniquement par la peur de perdre.
LA MÉDITATION
Barry Long
Cours de base en 10 leçons
Traduit de l'anglais par Pierre Reyland et Alain-René Gélineau
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Quand vous voulez acquérir la connaissance d'une chose, vous méditez sur un sujet qui se trouve en-dehors de vous-même. Quand vous apprenez ou pratiquez la méditation, c'est vous-même qui êtes le sujet. Normalement, lorsque nous sommes en train d'apprendre quelque chose, comme par exemple l'arithmétique, le sujet est séparé de nous. Nous apprenons en assimilant les faits d'une façon graduelle, jusqu'à ce que le sujet fasse partie de nous, s'identifie à notre propre savoir. En ce qui concerne la méditation, le processus est exactement inverse. Vous commencez par le sujet – vous – complètement absorbé en lui-même, un être humain qui fonctionne pleinement. Ici le processus ne consiste pas à ajouter quoi que ce soit à ce que vous êtes, mais à vous démanteler ; à séparer tout le savoir que vous avez acquis ou appris, du savoir réel et précieux qui est votre propre connaissance de vous-même. Pour le moment, les deux sont confondus, entremêlés, sans que vous puissiez les distinguer clairement. Examinons maintenant ces deux aspects de votre savoir. Un simple examen va déjà nous permettre de commencer à les démêler et à les dissocier. ...
...Vous allez vous observer simultanément à l'intérieur et à l'extérieur.
Il est essentiel que vous ne soyez pas subjugué par l'émotion au point de vous y perdre, ou par le phénomène concret que vous observez. Vous devez rester un observateur détaché. Vous y arriverez en évitant de condamner ce que vous observez, en évitant de l'excuser, de le justifier vis-à-vis de vous-même ou vis-à-vis des autres. Voilà la clé. Il ne faut pas non plus s'en détourner avec dégoût. Vous devez observer.
N'essayez pas de corriger ou de modifier quoi que ce soit. Observez simplement ce qui se passe.
Pratiquez cela aussi souvent que possible. Si ce que vous observez est faux, vous allez peu à peu vous en détacher. Ce qui est vrai restera intouché. Puisque la colère, le ressentiment, la mauvaise humeur, la vanité, la culpabilité, la malhonnêteté, la vengeance, le manque de sincérité, et toute autre réaction émotionnelle, sont fausses, elles vont commencer à disparaître. Sachez que cela ne peut être réalisé que par un observateur détaché, par l'intelligence pure qui est en vous et qui ne pratique pas l'automatisme d'acceptation ou de rejet.
Après avoir pratiqué ainsi pendant un certain temps, vous allez ressentir une douleur, comme si une partie de vous-même était en train de mourir. Si vous y regardez de plus près, vous constaterez que c'est là une sorte de mort émotionnelle. La douleur proviendra de la tentative du mental pour se cramponner et s'accrocher à cette partie de vous-même qui est fausse et qui est en train de se dissoudre. Si vous êtes solide, vous supporterez la douleur et laisserez ces faux aspects mourir de leur belle mort. Si vous ne l'êtes pas, vous allez trouver une excuse parfaitement logique, acceptable pour tout le monde, sauf pour cette partie de vous-même qui aspire à la liberté.
Quand cette fausse part de vous-même meurt, vous obtenez une récompense semblable à celle de l'amant au cœur brisé qui, au plus profond de son supplice, voit soudain qu'il est libre de l'autre, qu'il ne pourrait ni ne voudrait plus être avec sa partenaire. Dans ce moment même, il reconnaît qu'il est en train de faire l'expérience de la liberté, non pas dans la haine, mais en sachant que l'attachement à l'amour est une chose fausse et morte, maintenue vivante uniquement par la peur de perdre.
LA MÉDITATION
Barry Long
Cours de base en 10 leçons
Traduit de l'anglais par Pierre Reyland et Alain-René Gélineau
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mardi 29 août 2017
lundi 28 août 2017
Miracle du jour
"chaque jour est un miracle...
le miracle d'être vivant...
avec ses handicaps
et ses capacités
et ses capacités
le temps qu'il fait
vent soleil nuages
vent soleil nuages
ses petits cafés
et ses petits sourires
et ses petits sourires
les grimaces qui passent
le rire qui pointe
le rire qui pointe
une tendresse partagée
aussi ténue ou légère soit-elle...
aussi ténue ou légère soit-elle...
un rien d'amour qui passe...
chaque jour est un miracle..." O:)
*Douce journée
<3
*Douce journée
<3
Charles Coutarel
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dimanche 27 août 2017
Sur les pas de Charles de Foucauld
"Nous sommes la feuille sèche, le grain de poussière, le flocon d’écume.
Soyons seulement fidèles et laissons-nous porter avec un grand amour
et grande obéissance là où nous pousse la volonté de Dieu jusqu’à ce qu’un dernier souffle de ce vent béni nous porte dans le ciel."
Lettre au Père Jérôme, janvier 1897
Charles de Foucauld
Soyons seulement fidèles et laissons-nous porter avec un grand amour
et grande obéissance là où nous pousse la volonté de Dieu jusqu’à ce qu’un dernier souffle de ce vent béni nous porte dans le ciel."
Lettre au Père Jérôme, janvier 1897
Charles de Foucauld
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samedi 26 août 2017
La compassion diminue la consommation de soins :
Certains font d'étranges raisonnements selon lesquels l'augmentation de la qualité des soins, en tout cas de la satisfaction des patients, créerait une demande encore plus grande. Des médecins de Toronto font, dans le "Lancet"(i), la démonstration du contraire : les sans-abri qui fréquentent les urgences ont moins tendance à revenir consulter lorsqu'ils sont traités simplement avec "compassion" et écoutés, que lorsqu'ils reçoivent l'accueil tout-venant par des professionnels souvent débordés.
L'expérience, qui a porté sur 133 sans-abri dans trois hôpitaux, était la suivante : des volontaires spécialement formés ont accueilli certains d'entre eux, leur offrant sandwich ou jus de fruit, discutant avec eux de leur situation ; les autres n'avaient droit qu'au traitement tout- venant.
Résultat : chez les premiers, le taux de retour à l'hôpital a diminué d'un tiers et se situait à 0,43 visites par mois, contre 0,65 pour l'autre groupe (un peu plus de 7 visites par an).
Les auteurs soulignent que le coût de la compassion - s'il avait fallu payer les volontaires ("si tant est que les gens doivent être payés pour être gentils")- excéderait les économies réalisées grâce à elle.
Mais ils concluent : "La justification première de la compassion est la simple décence, pas les économies".
R.C.
Le Quotidien du Médecin 9 mai 1995
(i)The Lancet 6 mai 1995, Redelmeier, Molin,Tibshirani (Toronto).
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vendredi 25 août 2017
Rencontre au Village des Pruniers avec Marc Puissant
Les paroles de Thay parlant du Dharma avaient réveillé en lui, un écho insoupçonné. Et de ce feu qui couvait depuis longtemps déjà, les flammes ont jailli soudain et tout est devenu lumineux. C’était un matin d’été, début août.
Par Marc Puissant
Début août 1996
L’éclair d’un instant,
Il sût qu’il était arrivé,
Il sût qu’il était chez lui
dans sa vraie famille
La porte s’était ouverte soudain
comme ça, tout simplement.
Les paroles de Thay parlant du Dharma avaient réveillé en lui, un écho insoupçonné. Et de ce feu qui couvait depuis longtemps déjà, les flammes ont jailli soudain et tout est devenu lumineux. C’était un matin d’été, début août.
Tout cela arriva si simplement. Tous les doutes et les résistances de ces dernières années par rapport à la philosophie bouddhiste s’évanouirent, ainsi que toutes les questions métaphysiques.
Ce fut en fait, plus comme une grande caresse d’amour que comme un éclair bouleversant. Ce fut un grand silence vibrant, un bien-être ample et serein qui le pénétrait. Il se sentait unifié, en ordre, posé à sa juste place.
Et tout à coup, des larmes de joie, de bonheur se mirent à couler qu’il n’arrêta point tant elles étaient apaisantes et bienfaisantes. Et son cœur se dilata comme jamais.
Il découvrait alors en lui des espaces inconnus, des lieux ignorés aux dimensions du souffle retrouvé. le souffle qui l’emplissait et le berçait dans un long va et vient tranquille, semblable aux vagues sur la plage des beaux soirs d’été.
Ce fut beaucoup plus que les instants de bien-être éprouvés parfois dans des moments privilégiés de ces dernières années.
Qu’en dire ? de la .joie, du bonheur ? de la jouissance, de la jubilation ?
En y repensant après coup, il ne savait quel mot utiliser pour traduire justement cette extraordinaire sensation d’être, d’être là, présent, dans la présence de .... Présence vivante, Présence aimante au plus profond de lui
Oui, il se sentait aimé, accueilli, reconnu, immergé dans un bain de tendresse bienveillante. Il se vivait habité, ou plutôt il s’habitait comme jamais, jusqu’aux confins de ce nouvel espace-temps," arrêté et densifié.
Arrêté, : ;suspendu dans le temps qui lui défilait toujours au son des paroles de Thay qu’il entendait distinctement et qui pénétraient directement en lui sans aucun effort de compréhension de sa part.
Dans le même temps qu’il découvrait sa nouvelle demeure, il s’aimait et se savourait dans toutes les fibres de son corps, de son coeur, de son être. il se savait relié, en reliance avec .... avec .... avec lui, avec l’Autre en lui, avec les autres, toutes les sœurs et les frères présents ici, mais aussi, avec tous les siens vivants et morts, les ancêtres, les amis, tous les hommes, femmes et enfants du monde, tout le vivant du monde, la nature, le ciel et la terre .... en reliance dans une immense symphonie d’amour et de communion.
Silence vibrant, musique du silence aux tympans éveillés, musique du souffle retrouvé, offert. Et cette paix. Et ces larmes de gratitude. Pour la première fois, il s’était retrouvé. il s’était posé là, dans ce qu’il savait être sa vraie demeure. Et tout était tellement simple et naturel.
Il comprenait alors qu’il n’y avait rien à rechercher ou à vouloir trouver en dehors, ailleurs, mais simplement se mettre en situation de se laisser rencontrer, de se laisser trouver, surprendre, étonner, émerveiller par ce qui depuis toujours était déjà présent en lui, et cherchait à se dire.
Le cadeau lui était offert, il s’offrait ce cadeau
Et la source jaillissait féconde et abondante
Et le puits offrait son eau vive
Il avait rencontré son ermite
Et son cœur exultait et chantait d’allégresse
Cette joie, cet amour, il voulait le dire, le crier à tous, au monde entier
Alors, il rendit grâce à la Vie
A Jésus le guérisseur qui l’avait mis en route
Au Bouddha qui l’avait accueilli et éveillé ce matin à lui-même
A toux ceux et celles qui l’avaient aidé et accompagné sur le chemin
Il sût à cet instant
Que ce moment béni
Qui serait inévitablement estompé
Par le retour à la vie quotidienne
Resterait toujours comme un phare, une balise dans la nuit
Une empreinte indélébile au cœur de son être
Le signe, la preuve de la Rencontre
Et que rien ne serait plus jamais comme avant
Sur le chemin de la Vie, de la transformation,
De la compréhension et de l’Amour.
L’éclair d’un instant,
Il sût qu’il était arrivé,
Il sût qu’il était chez lui
dans sa vraie famille
La porte s’était ouverte soudain
comme ça, tout simplement.
Les paroles de Thay parlant du Dharma avaient réveillé en lui, un écho insoupçonné. Et de ce feu qui couvait depuis longtemps déjà, les flammes ont jailli soudain et tout est devenu lumineux. C’était un matin d’été, début août.
Tout cela arriva si simplement. Tous les doutes et les résistances de ces dernières années par rapport à la philosophie bouddhiste s’évanouirent, ainsi que toutes les questions métaphysiques.
Ce fut en fait, plus comme une grande caresse d’amour que comme un éclair bouleversant. Ce fut un grand silence vibrant, un bien-être ample et serein qui le pénétrait. Il se sentait unifié, en ordre, posé à sa juste place.Et tout à coup, des larmes de joie, de bonheur se mirent à couler qu’il n’arrêta point tant elles étaient apaisantes et bienfaisantes. Et son cœur se dilata comme jamais.
Il découvrait alors en lui des espaces inconnus, des lieux ignorés aux dimensions du souffle retrouvé. le souffle qui l’emplissait et le berçait dans un long va et vient tranquille, semblable aux vagues sur la plage des beaux soirs d’été.
Ce fut beaucoup plus que les instants de bien-être éprouvés parfois dans des moments privilégiés de ces dernières années.
Qu’en dire ? de la .joie, du bonheur ? de la jouissance, de la jubilation ?
En y repensant après coup, il ne savait quel mot utiliser pour traduire justement cette extraordinaire sensation d’être, d’être là, présent, dans la présence de .... Présence vivante, Présence aimante au plus profond de lui
Oui, il se sentait aimé, accueilli, reconnu, immergé dans un bain de tendresse bienveillante. Il se vivait habité, ou plutôt il s’habitait comme jamais, jusqu’aux confins de ce nouvel espace-temps," arrêté et densifié.
Arrêté, : ;suspendu dans le temps qui lui défilait toujours au son des paroles de Thay qu’il entendait distinctement et qui pénétraient directement en lui sans aucun effort de compréhension de sa part.
Dans le même temps qu’il découvrait sa nouvelle demeure, il s’aimait et se savourait dans toutes les fibres de son corps, de son coeur, de son être. il se savait relié, en reliance avec .... avec .... avec lui, avec l’Autre en lui, avec les autres, toutes les sœurs et les frères présents ici, mais aussi, avec tous les siens vivants et morts, les ancêtres, les amis, tous les hommes, femmes et enfants du monde, tout le vivant du monde, la nature, le ciel et la terre .... en reliance dans une immense symphonie d’amour et de communion.
Silence vibrant, musique du silence aux tympans éveillés, musique du souffle retrouvé, offert. Et cette paix. Et ces larmes de gratitude. Pour la première fois, il s’était retrouvé. il s’était posé là, dans ce qu’il savait être sa vraie demeure. Et tout était tellement simple et naturel.
Il comprenait alors qu’il n’y avait rien à rechercher ou à vouloir trouver en dehors, ailleurs, mais simplement se mettre en situation de se laisser rencontrer, de se laisser trouver, surprendre, étonner, émerveiller par ce qui depuis toujours était déjà présent en lui, et cherchait à se dire.
Le cadeau lui était offert, il s’offrait ce cadeau
Et la source jaillissait féconde et abondante
Et le puits offrait son eau vive
Il avait rencontré son ermite
Et son cœur exultait et chantait d’allégresse
Cette joie, cet amour, il voulait le dire, le crier à tous, au monde entier
Alors, il rendit grâce à la Vie
A Jésus le guérisseur qui l’avait mis en route
Au Bouddha qui l’avait accueilli et éveillé ce matin à lui-même
A toux ceux et celles qui l’avaient aidé et accompagné sur le chemin
Il sût à cet instant
Que ce moment béni
Qui serait inévitablement estompé
Par le retour à la vie quotidienne
Resterait toujours comme un phare, une balise dans la nuit
Une empreinte indélébile au cœur de son être
Le signe, la preuve de la Rencontre
Et que rien ne serait plus jamais comme avant
Sur le chemin de la Vie, de la transformation,
De la compréhension et de l’Amour.
source : bouddhaline
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Thich Nhat Hanh
jeudi 24 août 2017
La cloche du rappel avec Marc puissant
De quoi devons-nous nous « rappeler » ?
Que nous sommes vivants. Mais pour être vivants, nous devons être complètement présents, ici et maintenant. Être vivant, c’est quitter le passé qui n'est plus, ne pas s’accrocher au futur qui n’est pas encore. La vie n’existe que dans l’instant, et c’est uniquement dans cette fraction de temps que nous pouvons toucher la Présence. Et cette Présence se manifeste en nous à partir du moment où nous sommes libres des pensées et des émotions. C’est pourquoi il est essentiel de s’entraîner à calmer le mental et les émotions, en acceptant ce qui est là, en ne luttant pas contre le désagréable ou en ne s’attachant pas à l’agréable. C’est dire « oui » à ce qui est dans l'instant présent.
Nous nous rappelons aussi que nous sommes invités à éveiller en nous la bonté, la compassion, la joie et l’équanimité.
La pratique de la cloche et les autres formes de rappel nous aident également à prendre conscience de ce que nous ressentons, dans l'instant. Suis-je stressé, envahi par des pensées, des émotions ou des états d'âme ? Comment suis-je dans mon corps ? Si j’observe que j’ai des tensions mentales ou physiques, je respire. Sur l’inspiration, je les accueille avec bienveillance, et sur l’expiration, je les calme, je relâche. Cette pratique du rappel est aussi l'occasion de voir avec un regard neuf que nous sommes entourés de beauté, de nous émerveiller devant un beau coucher de soleil, un cerisier en fleurs, ou le sourire de notre bien-aimée... La gratitude va toujours de pair avec la perception d’être vivant.
Ces instants de rappel sont courts en temps, mais pleins en signification...
Oui, mais on peut rarement avoir cette conscience totale en quelques secondes. À un moment, nous mettrons plus l’accent sur la gratitude, à un autre moment, nous nous interrogerons sur notre état d’âme, ou reviendrons à la présence.
La pratique bouddhiste est une voie de transformation et de guérison. Le fait d’être dans l'oubli et l'ignorance de notre vraie nature engendre des perceptions erronées sur soi et sur le monde, et crée en nous de la souffrance. Et cette souffrance se manifeste à travers l'attachement, l’avidité, l’aversion ou le refus de l'impermanence. C’est uniquement dans l’instant présent que se passe le processus de transformation-guérison de cette souffrance.
L’étape suivante consiste à développer en nous l’antidote à l'émotion accueillie. Par exemple, si
l’émotion est la tristesse, nous allons mobiliser nos graines de joie et développer ainsi ce potentiel qui est en nous. Nous allons aussi prendre conscience de ce qui fonctionne bien intérieurement et extérieurement et développer la gratitude. À tout moment nous pouvons appeler en nous la paix, la joie, la liberté... toutes ces qualités présentes au plus profond de nous.
Avec l’entraînement, on arrive à opérer ce retour à l’instant présent et à mettre en œuvre ces pratiques de plus en plus rapidement, dans l'espace de quelques respirations.
« Inviter la cloche » demande-t-il des qualités particulières ?
Dans la tradition du zen, il existe une transmission de la cloche. Frapper la cloche ou le grand bol noir -nous disons « inviter » plutôt que frapper - est une action qui implique tout notre être. Il est difficile au début d’avoir un beau son, porteur d’une énergie positive. La qualité du son dépend de l’endroit où l’on frappe, mais aussi de l’état psychologique dans lequel on est quand on invite la cloche ou le bol. De plus, il faut que les coups successifs aient tous la même intensité.
Celui qui invite la cloche revient à sa respiration, se relie à son centre, conscient qu'il est le porte-parole de la voix du Bouddha, et il récite intérieurement cette gâthâ :
« Corps et esprit en parfaite harmonie, je vous envoie mon cœur par le son de cette cloche.
« Que tous les êtres vivants qui l’entendent sortent du monde de l'oubli, de l'anxiété et de la souffrance, et qu’ils se libèrent enfin et touchent la paix présente en leur cœur. »
Thicht Nhat Hanh nous dit qu’il peut évaluer l’évolution spirituelle de ses disciples à travers trois situations : la façon dont ils marchent, la manière dont ils ouvrent ou ferment une porte, et la façon dont ils invitent la cloche.
Propos recueillis par Juliette Lérins
Revue Source 2015
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Que nous sommes vivants. Mais pour être vivants, nous devons être complètement présents, ici et maintenant. Être vivant, c’est quitter le passé qui n'est plus, ne pas s’accrocher au futur qui n’est pas encore. La vie n’existe que dans l’instant, et c’est uniquement dans cette fraction de temps que nous pouvons toucher la Présence. Et cette Présence se manifeste en nous à partir du moment où nous sommes libres des pensées et des émotions. C’est pourquoi il est essentiel de s’entraîner à calmer le mental et les émotions, en acceptant ce qui est là, en ne luttant pas contre le désagréable ou en ne s’attachant pas à l’agréable. C’est dire « oui » à ce qui est dans l'instant présent.
Nous nous rappelons aussi que nous sommes invités à éveiller en nous la bonté, la compassion, la joie et l’équanimité.
La pratique de la cloche et les autres formes de rappel nous aident également à prendre conscience de ce que nous ressentons, dans l'instant. Suis-je stressé, envahi par des pensées, des émotions ou des états d'âme ? Comment suis-je dans mon corps ? Si j’observe que j’ai des tensions mentales ou physiques, je respire. Sur l’inspiration, je les accueille avec bienveillance, et sur l’expiration, je les calme, je relâche. Cette pratique du rappel est aussi l'occasion de voir avec un regard neuf que nous sommes entourés de beauté, de nous émerveiller devant un beau coucher de soleil, un cerisier en fleurs, ou le sourire de notre bien-aimée... La gratitude va toujours de pair avec la perception d’être vivant.
Ces instants de rappel sont courts en temps, mais pleins en signification...
Oui, mais on peut rarement avoir cette conscience totale en quelques secondes. À un moment, nous mettrons plus l’accent sur la gratitude, à un autre moment, nous nous interrogerons sur notre état d’âme, ou reviendrons à la présence.
La pratique bouddhiste est une voie de transformation et de guérison. Le fait d’être dans l'oubli et l'ignorance de notre vraie nature engendre des perceptions erronées sur soi et sur le monde, et crée en nous de la souffrance. Et cette souffrance se manifeste à travers l'attachement, l’avidité, l’aversion ou le refus de l'impermanence. C’est uniquement dans l’instant présent que se passe le processus de transformation-guérison de cette souffrance.
L’étape suivante consiste à développer en nous l’antidote à l'émotion accueillie. Par exemple, si
l’émotion est la tristesse, nous allons mobiliser nos graines de joie et développer ainsi ce potentiel qui est en nous. Nous allons aussi prendre conscience de ce qui fonctionne bien intérieurement et extérieurement et développer la gratitude. À tout moment nous pouvons appeler en nous la paix, la joie, la liberté... toutes ces qualités présentes au plus profond de nous.
Avec l’entraînement, on arrive à opérer ce retour à l’instant présent et à mettre en œuvre ces pratiques de plus en plus rapidement, dans l'espace de quelques respirations.
« Inviter la cloche » demande-t-il des qualités particulières ?
Dans la tradition du zen, il existe une transmission de la cloche. Frapper la cloche ou le grand bol noir -nous disons « inviter » plutôt que frapper - est une action qui implique tout notre être. Il est difficile au début d’avoir un beau son, porteur d’une énergie positive. La qualité du son dépend de l’endroit où l’on frappe, mais aussi de l’état psychologique dans lequel on est quand on invite la cloche ou le bol. De plus, il faut que les coups successifs aient tous la même intensité.
Celui qui invite la cloche revient à sa respiration, se relie à son centre, conscient qu'il est le porte-parole de la voix du Bouddha, et il récite intérieurement cette gâthâ :
« Corps et esprit en parfaite harmonie, je vous envoie mon cœur par le son de cette cloche.
« Que tous les êtres vivants qui l’entendent sortent du monde de l'oubli, de l'anxiété et de la souffrance, et qu’ils se libèrent enfin et touchent la paix présente en leur cœur. »
Thicht Nhat Hanh nous dit qu’il peut évaluer l’évolution spirituelle de ses disciples à travers trois situations : la façon dont ils marchent, la manière dont ils ouvrent ou ferment une porte, et la façon dont ils invitent la cloche.
Propos recueillis par Juliette Lérins
Revue Source 2015
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mercredi 23 août 2017
mental, émotion et corps se dissocient... avec betty
Une autre vidéo de Betty où elle prend du temps pour nous présenter son retournement
et la description de ce qui nous emprisonne :
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mardi 22 août 2017
L'Aura... l'Aura pas
lundi 21 août 2017
Rendez-vous... avec vous...
Un atelier de Journal Créatif avec Dominique Podvin venue du Québec
est organisé ce dimanche 26 août près de Lille.
Il reste des places :
est organisé ce dimanche 26 août près de Lille.
Il reste des places :
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