dimanche 24 juin 2012

Communication empathique avec Isabelle Filliozat

Rencontre avec la psychologue, psychothérapeute et directrice de l’Ecole des Intelligences Relationnelle et Emotionnelle. Elle est l’auteur notamment de "L’intelligence du cœur" et "J’ai tout essayé", parus aux Editions Jean-Claude Lattès. "

L'intelligence du coeur
Après le règne du Q.I, on découvre aujourd'hui l'importance des émotions, essentielles pour communiquer et convaincre. L'intelligence du coeur fait toute la différence. Anxiété, honte, dépression, violence et solitude... Et si tous ces maux avaient une cause commune? Et s'il y avait une alternative aux comprimés, tablettes et gélules que nous consommons pour nous calmer, nous aider à dormir, nous mettre du baume au coeur? A l'école, on enseigne l'histoire, la géographie, les mathématiques et qu'apprend-on sur l'affectivité? Ne serait-il pas aussi utile d'avoir quelques notions sur les étapes du deuil, la colère et la résolution non-violente des conflits que de savoir par coeur 1515 Marignan? 


Il est temps de mieux comprendre nos émotions pour les gérer efficacement. L'urgence est affective. Aujourd'hui, compétences techniques et QI élevé ne sont plus insuffisants pour réussir. La confiance en soi, la créativité, l'aisance relationnelle et l'autonomie font la différence. Dynamiques de réseaux, interdépendance, le défi du millénaire nouveau qui s'avance est celui de la coopération. L'intelligence du coeur, intelligence relationnelle et émotionnelle, est l'intelligence de demain.

Isabelle Filliozat



samedi 23 juin 2012

Les phytospirituels mandalas d'Orelys



Seuls ceux dont l'amour a envahi le coeur connaissent le langage secret des regards.
Faouzi Skali



Il faut retrouver ce que l’homme moderne a depuis longtemps perdu, le sens du cosmique.
Théodore Monod




mercredi 20 juin 2012

Le pouvoir de l'action locale avec Wangari Maathai

C’est très important pour nous d’agir à un niveau local. En effet, parfois quand nous pensons aux problèmes mondiaux, nous nous sentons démunis. Mais lorsque nous agissons à un niveau local, alors nous sommes pleins de force. 


Chacun de nous peut apporter sa contribution. Souvent nous cherchons de grandes choses et oublions que, où que nous soyons, nous pouvons être utiles... 


Parfois je me dit : je peux planter seulement un arbre ici, mais imagine ce qui arriverait si un milliard de personnes faisait quelque chose. Imagine le pouvoir de nos actions. 


 Wangari Maathai

Wangari Muta Maathai, née le 1er avril 1940 à Ihithe1 et morte le 25 septembre 2011 à Nairobi, est une biologiste kényane et un professeur d'anatomie en médecine vétérinaire. Elle est mieux connue pour son militantisme politique et écologiste. Le 8 octobre 2004, elle devient la première femme africaine à recevoir le Nobel de la paix pour « sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix ». (wikipédia)



mardi 19 juin 2012

lundi 18 juin 2012

Hommage de Matthieu Ricard à Arnaud Desjardins


Arnaud Desjardins fut sans aucun doute l'une des plus importantes figures parmi ceux qui, au XXe siècle, ont établi des ponts entre l'Orient et l'Occident. Les liens entre ces deux pôles de civilisation remontent certes à l'antiquité, mais ce n'est que récemment que l''exploration intérieure des sagesses orientales, par une pratique contemplative assidue, sous la direction de maîtres qualifiés, a inspiré un nombre croissants d'occidentaux à consacrer la plus grande partie de leur existence à un chemin de transformation fondé sur ces enseignements.


Bon anniversaire Arnaud !

On sait qu'Arnaud fut tout particulièrement le véhicule des enseignements de Swami Prajnanpad, qui ont maintenant bénéficié à des milliers de pratiquants en Occident. En ce qui me concerne, j'ai une immense dette de gratitude envers Arnaud, puisque c'est la vue de son extraordinaire documentaire filmé, "Le message des tibétains", ainsi que les paroles d'Arnaud et de Frédéric Leboyer, me confiant qu'un maître parmi tous, Kanguiour Rinpotché, les avaient impressionnés au plus haut point, qui me décida à voyager vers Darjeeling, en Inde, à l'âge de vingt ans, et rencontrer ce maître, qui allait inspirer chaque instant de mon existence, et m'amener à vivre auprès de lui, puis auprès de Dilgo Khyentsé Rinpotché après la mort de Kanguiour Rinpotché. 


Je suis bien sur loin  d'être le seul à avoir ainsi, grâce à arnaud, jeté une passerelle de vie vers les plus grands maîtres de l'Orient et de nombreuses personnes de par le monde en témoignent aujourd'hui avec reconnaissance.


Matthieu Ricard



source : revue "Reflets" n°2

dimanche 17 juin 2012

Peur de tout avec Alexandre Jollien

Souvent, de la bouche de ma fille tombe un diagnostic : « Papa, tu as peur de tout. » Et je le confesse, c’est bien ce qui m’arrive. Un pique-nique en famille se transforme vite en champ de bataille pour l’esprit. Un morceau de viande traîne par terre sur le terrain de jeux et les hypothèses les plus folles échauffent mon cerveau : empoisonnement, rage, etc. Alors je cherche à tout prix un moyen de m’évader de cette peur de tout pour goûter enfin la liberté intérieure. Être cool en un mot, savourer la vie comme un cadeau sans m’agripper au futur. Autour de moi, j’entends qu’il s’agit de vivre dans le présent, d’être ici et maintenant. J’entends bien mais comment ? 


Chaque jour, je pratique une heure de méditation durant laquelle je contemple les idées qui surgissent sans m’accrocher à elles. C’est un soulagement total. Une idée se présente, la pire bien souvent, celle de mes enfants agonisants dans d’atroces douleurs, et je regarde passer.
Au début, quand elle naît, la pensée est douloureuse puis, au fur et à mesure, elle perd de sa négativité et je finis par voir qu’il s’agit d’un film qui ne m’affecte pas. Le progrès est énorme et cette petite heure de méditation est un havre de paix. Cependant, dès que le gong retentit, je retourne vers mes enfants, je vaque à mes occupations et tous les scénarios catastrophes reviennent avec force. Et le pire, c’est que j’y crois. Tout à l’heure, j’avais bien vu leur caractère irrationnel mais, à l’instant, j’y crois. J’ai donné il y a peu une conférence avec Matthieu Ricard et je lui ai exposé le problème. Il m’a dit ce que je savais déjà mais, dans sa bouche, cela a pris un autre sens et j’y ai trouvé une invitation à ne pas trop séparer l’heure de méditation avec la vie quotidienne. En gros, l’exercice consiste à voir le ciel bleu derrière les oiseaux. Les oiseaux représentent l’anxiété. Il y en a plein. Mais, derrière eux, il y a toujours le ciel bleu de la vacuité, de la paix déjà là. Tandis que je déplorais le nombre d’oiseaux enragés qui parcouraient le ciel, une amie m’a dit : « Essaie, d’instant en instant, de voir quand il y a des petits coins de ciel bleu dans la journée. »


Depuis, je pratique l’exercice du ciel bleu. Certes, la volaille vole à tire-d’aile, mais, toujours, il y a un petit morceau de ciel bleu que j’oublie voulant flinguer les oiseaux. Grâce à Matthieu et à mon amie, je pratique désormais l’exercice aussi souvent que possible, aussi souvent que nécessaire. Regarder le ciel bleu. J’ai fini par faire des oiseaux mes ennemis redoutés et redoutables à chasser tout au long du jour. Et plus je les chasse, plus ils reviennent. La cohabitation a donc démarré et je la souhaite pacifique. La peur de tout, comme dit ma fille, m’interroge aussi sur ma foi. Certes, je crois en Dieu et en la vie. Le « certes » est peut-être de trop. Mais cette zone de turbulences, ces angoisses à tire-larigot : cancer, rage, accident de la route… me conduisent à me poser une question à laquelle je n’ai jamais vraiment répondu à fond : « Est-ce que je crois vraiment en Dieu, est-ce que je suis réellement confiant en la vie ? » La réponse, au niveau du cœur, s’impose dans un « oui », sincère et total. Mais rationnellement, je n’y adhère pas complètement. 
En prenant conscience de cette schizophrénie, je suis rempli de joie car le chemin m’est tout indiqué : tendre l’oreille à mon cœur qui lui est déjà confiant. Lui ne dit jamais non, il est en paix même si un nuage de rapaces hurle à côté.

Source : "La Vie"

vendredi 15 juin 2012

le sens de la maladie avec Guy Corneau (3)



Mais chacun sait que la vie est remplie de pièges et d'écueils. Les embûches sont infinies de même que les occasions de trébucher. De peine et de misère, je l'ai appris à mes dépens. J'ai compris graduellement que ce qui faisait la dignité d'un homme, que ce qui le rendait digne de respect, était sa façon de se tenir dans la tempête. Quand l'épreuve survient, on apprend qui l'on est. On sait alors de quel bois on se chauffe et on découvre ses ressources. Et, alors que la maladie ou l'épreuve vous ont dépouillé d'une bonne couche de complaisance vaniteuse, celui que l'on rencontre en soi est un autre. Il a des ressources lumineuses, joyeuses et amoureuses, toutefois il ne saurait prétendre à rien, car ce qu'il a véritablement appartient à tous.


Dernière partie

source : RSR

jeudi 14 juin 2012

le sens de la maladie avec Guy Corneau (2)

Poursuivons l'écoute de cette émission qui peut toucher notre être...

Notre nature universelle est faite de joie, d'amour et de lumière. Elle ne saurait devenir un objet de vanité puisqu'elle existe sans que nous ayons à la mériter ni à faire quoi que ce soit. Sauf la découvrir, bien entendu. Pour cela, chacun est invité à détacher son regard des difficultés et des ombres qui traversent toute vie pour se réjouir de la partie lumineuse qui brille en soi au-delà de sa biographie. Ce qui est en jeu est un choix fondamental : celui de choisir ses états intérieurs. Et lorsqu'à certaines heures de certains jours, la joie est en soi, on se sent alors mystérieusement en lien avec l'univers et l'on sait que l'on répond par notre existence à la beauté et à la force de la vie.

Partie 2

source : RSR

mercredi 13 juin 2012

Le sens de la maladie avec Guy Corneau (1)

Le psychanalyste québecois Guy Corneau témoigne de sa lutte contre le cancer dans son dernier livre "Revivre", paru aux Editions de l'Homme.


Voici le cri d'un homme qui, aux prises avec le cancer, découvre en lui la force insoupçonnée de la joie. De ce récit personnel, émouvant, drôle parfois, Guy Corneau a fait un livre d'amitié où il partage avec ses lecteurs son expérience de la maladie.

Partie 1



2007: le célèbre psychanalyste n'est qu'un patient anonyme dans une salle d'hôpital. Il reçoit la terrible nouvelle: un cancer de grade 4, le plus élevé. 2008: " M. Corneau, je ne sais pas ce que vous avez fait mais ça a marché!", lui annonce son oncologue. 2009: Yanna sa compagne d'âme, meurt d'un cancer qui s'est généralisé. 2010: la vie de Guy refleurit.


Entre ces dates, l'épreuve est rude et l'issue, incertaine. L'auteur relate sa traversée du cancer, durant laquelle il a allié médecines traditionnelles et énergétiques à une démarche psychologique. Sans donner de leçons ni de recettes, en observant son propre parcours avec humilité et humanité, il nous encourage à ne pas nous laisser réduire à notre maladie.


Il nous incite à en découvrir le sens psychologique et spirituel, et à trouver en nous et autour de nous les ressources pour célébrer la vie. Pour le malade, l'ami ou l'accompagnant que nous sommes ou que nous serons à un moment de notre vie, ce livre est une inspiration de chaque instant.


Psychanalyste jungien, Guy Corneau a écrit "Le meilleur de soi", "Victime des autres, bourreau de soi-même" ainsi que "La guérison du coeur, L'amour en guerre" et "Père manquant, fils manqué", qui ont tous été traduits dans plusieurs langues. Au cours des vingt dernières années, Guy Corneau a donné des centaines de conférences et dirigé de nombreux ateliers de développement personnel dans divers coins du globe. Très présent dans les médias, il a animé, pendant quatre ans, l'émission télé "Guy Corneau en toute confidence".
Engagé socialement, il a fondé le Réseau Hommes Québec et le Réseau Femmes Québec, dont la formule s'est répandue dans plusieurs pays. En 1997, il a mis sur pied Coeur.com, un regroupement d'artistes et de thérapeutes qui se réunissent dans un effort commun pour stimuler l'expression créatrice et l'ouverture du coeur.

mardi 12 juin 2012

En corps... avec Daniel Morin

Un petit cadeau de début de semaine... j'en redemande en corps...

L'enfer est l'absence du bien 
Le paradis l'absence du mal 
La liberté L'absence des deux 

 Daniel Morin
 Eclats de silence