vendredi 15 juin 2012

le sens de la maladie avec Guy Corneau (3)



Mais chacun sait que la vie est remplie de pièges et d'écueils. Les embûches sont infinies de même que les occasions de trébucher. De peine et de misère, je l'ai appris à mes dépens. J'ai compris graduellement que ce qui faisait la dignité d'un homme, que ce qui le rendait digne de respect, était sa façon de se tenir dans la tempête. Quand l'épreuve survient, on apprend qui l'on est. On sait alors de quel bois on se chauffe et on découvre ses ressources. Et, alors que la maladie ou l'épreuve vous ont dépouillé d'une bonne couche de complaisance vaniteuse, celui que l'on rencontre en soi est un autre. Il a des ressources lumineuses, joyeuses et amoureuses, toutefois il ne saurait prétendre à rien, car ce qu'il a véritablement appartient à tous.


Dernière partie

source : RSR

1 commentaire:

Marie Surya a dit…

Quel bonheur de lire ce passage , Eric ,
Merci !
ça sent le " vécu "...
Seuls les êtres qui ont traversé la délicate épreuve de l'humiliation du corps affaibli à l'extrême peuvent écrire ces mots ...