lundi 14 septembre 2020
Simplement conscient
dimanche 13 septembre 2020
Une belle journée !
Vous vous souvenez peut-être de ce matin-là : il fait frais, juste comme il faut, avec une petite brise qui s’élève de la vallée. Vous avez encore quelques courbatures de la veille qui vont très vite disparaître, rien de grave. Marcher, quelle joie ! Dans les Alpes, dans les Carpates ou sur le chemin de Compostelle, votre sac à dos bien calé, vos pieds bien à l’aise dans vos chaussures, la journée s’étend devant vous pleine de promesses de liberté et de merveilleux paysages. Vous échangez des regards joyeux avec vos collègues marcheurs. Allons-y, ne perdons pas de temps, le soleil réchauffe déjà la forêt, un doux parfum monte de la terre... Comme vous avez bien fait de venir !
L'ÉPREUVE DE LA MARCHE
En marche ! Premiers pas, c’est un matin de rêve, entouré de personnes merveilleuses, dans le plus bel endroit du monde.
Et on marche, et on marche, et on marche... Bien sûr, tout est grandiose, mais justement voilà, comment dire, un peu grand. On dirait que le col, ou le croisement des chemins, ou la sortie de la forêt, se font un peu attendre. C’est drôle, le sac n’était pas si lourd ce matin. C’est un sac tout à fait spécialisé, acheté dans un magasin spécialisé et pourtant les bretelles vous scient les épaules, vous allez avoir d’énormes bleus ce soir. Mais ce n’est rien comparé à vos pieds. Le talon droit est une mini-fournaise, et la chaussure gauche rétrécit d’instant en instant.
Et on marche... depuis combien d’heures ? Vous regardez autour : rien que de l’espace et des cailloux, absolument rien à l’horizon. Ah si, des nuages, de gros nuages noirs qui semblent foncer sur vous. Il ne va pas, en plus... ? Mais si ! Les premières gouttes s’écrasent sur votre front, puis c’est le déluge, grosses gouttes de pluie dures comme de la grêle, vous êtes trempé, pourtant vous aviez tout le matériel spécialisé dans votre sac. On marche...Vous en avez assez, il est temps que cesse cette plaisanterie. Vous voulez vous asseoir juste là et qu’on vous apporte une boisson chaude. Malheureusement vous êtes très exactement au milieu de nulle part, et il faut marcher. Vous grimacez chaque fois que vous posez un pied par terre, votre dos n’en peut plus. Enfin ! Au loin, l’ombre d’un abri, une promesse de repos. Vous vous traînez jusqu’à l’entrée, tant pis s’il n’y a pas de douche, tant pis si vous devez partager la chambre, ce que vous voulez, c’est vous arrêter.
UN ESPACE DE PAIX EN SOI-MÊME
Et puis... sac posé, chaussures enlevées, quelques litres de thé avalé, vous sentez monter en vous une chaleur, un sentiment, comment dire, de satisfaction, presque de fierté. Vous l’avez fait, vous êtes allé au bout, et même un peu plus loin, et voilà : vous êtes détendu, vous avez l’impression de refaire connaissance avec vous-même, d’avoir trouvé cet espace de paix à l’intérieur qui vous avait toujours échappé.
vendredi 11 septembre 2020
Retour à la Source
jeudi 10 septembre 2020
Baiser masqué
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Robert Delaunay 1885-1941 Le baiser 1922 |
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Un magnifique témoin du passé...
La disparition progressive de la libellule est un indicateur de la dégradation de notre environnement.
mercredi 9 septembre 2020
Mots du cœur.
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Art graphique: Catrin Weilz Stein / words |
mardi 8 septembre 2020
Pratique le silence maintenant.
lundi 7 septembre 2020
Hommage à mon amie Catherine
C'était une personne qui avait la grâce de vous faire voir la vie avec des yeux de lumière.
Merci Catherine d'avoir sans relâche poursuivi l'oeuvre de Douglas.

Message de José Le Roy
dimanche 6 septembre 2020
Impermanence du Yin et du Yang
samedi 5 septembre 2020
Ne jamais vaincre et ne jamais être vaincu
vendredi 4 septembre 2020
L’Enseignement de la méditation au Centre Dürckheim ?

« Il y a mille et une façons de méditer » !
Sont proposées aujourd’hui, sous le nom de méditation, des méthodes très différentes qui, curieusement, s’opposent les unes aux autres. Par exemple :
— une méditation dite moderne, parce que scientifique et objective, est opposée à la méditation dite ancestrale, décriée comme étant rituelle et subjective
— une méditation affirmée comme étant chrétienne est opposée aux méditations bouddhistes
— une méditation baptisée laïque est opposée à une méditation dénoncée comme étant confessionnelle.
Il est à craindre qu’il y ait bientôt, en Belgique, une méditation wallonne opposée à une méditation flamande.
« Il n’y a qu’une manière de pratiquer zazen » ! Et Hirano Roshi ajoute : « On ne pratique pas zazen avec le mental ».
Voilà ce qui différencie sans doute la pratique appelée zazen de la plupart des exercices méditatifs.
Synchronicité ? Quelques jours avant l’arrivée d’Hirano Roshi l’an passé, lisant un poème de Jacques Prévert (Paroles), je tombe sur ce vers : « Le monde mental ment monumentalement » ! On ne pratique pas zazen avec le mental. Cette affirmation confronte l’homme occidental qui s’intéresse aux exercices orientaux (Zazen, Kyudo, Aïkido, Yoga, Tai-Chi Chuan) à une difficulté majeure : l’éviction de notre approche habituelle du réel, désignée comme étant l’entendement. « Moi je pense que je suis ce que je pense que je suis et moi je pense que le réel est ce que je pense comme étant le réel » !
Dans les années 1960 je pratiquais l’Aïkido depuis déjà quelques années lorsque le Maître Masamichi Noro a
débarqué en Europe pour enseigner cet art martial. A peine arrivé, il était désemparé. Pourquoi ? « Parce qu’en Occident, les pratiquants cherchent à “comprendre” comment faire une technique afin de pouvoir l’exécuter ».
C’est une caractéristique de l’esprit occidental que de toujours vouloir comprendre mentalement, intellectuellement une action, une technique, imaginant que c’est la seule manière d’arriver à la réaliser.
Au Japon, le maître de l’exercice qui enseigne une technique artistique, artisanale ou martiale, vous encourage non pas à la comprendre mais à … l’avaler. Autrement dit, plutôt que de chercher à comprendre mentalement ce qu’il serait bien de faire, vous êtes invité à vous imprégner physiquement de cette action, de cette technique en … la faisant, aussi bien qu’il vous est possible.
N’attendez donc pas de comprendre ce qu’est zazen pour pratiquer zazen.
Les explications théoriques concernant zazen, aussi brillantes soient-elles, ne pourront que vous éloigner du but de cet exercice : la connaissance du vrai soi-même, la connaissance de notre vraie nature d’être humain, la connaissance de notre être essentiel.
Le Tao (Do) est la technique ; la technique est le Tao (Do).
Ce qui signifie que pour se mettre ou se remettre en accord avec un ordre des choses qui n’est pas du ressort de l’ego, la Voie à suivre est l’exercice, l’action.
Dans le monde du zen, connaissance et action ne font qu’UN.
Rappel ! La pratique de zazen n’a qu’un but : préparer les conditions qui permettent et favorisent l’unité de l’homme avec sa vraie nature d’être humain.
Il ne s’agit pas d’une unité construite mais d’une unité constitutive.
Zazen est la pratique méditative enseignée au Centre Dürckheim. La Voie de l’action, proposée par K.G. Dürckheim à son retour du Japon (1947) n’est pas un chemin à suivre mais un chemin que chacun se doit de tracer. « Cet Enseignement n’utilise pas les moyens d’une pensée analytique, discursive, ni ne prend la forme d’une croyance dogmatique ou d’une métaphysique spéculative, mais se présente comme un chemin d’expérience et d’exercice »
Un exercice, des exercices, qui s’adressent au corps que l’homme EST (Leib). L’année dernière, au cours de la Sesshin qu’il animait au Centre Dürckheim, Hirano Roshi nous disait que « Lorsqu’on pratique zazen, le corps prend la forme du calme ! » Le CALME ! Symptôme de l’état de santé fondamental de l’être humain.
Jacques Castermane












