samedi 26 novembre 2022
La vie, c'est le pied !
vendredi 25 novembre 2022
Livre d'artiste et de sagesse
Livre et dessins de Pascale Moulias
les formules de Swami Prajnanpad.
jeudi 24 novembre 2022
Nous ne sommes pas prêts pour le monde qui vient
Les tensions franco-italiennes autour de l’accueil de l'« Ocean Viking » ont remis sur le devant de la scène la crise migratoire. Un phénomène qui n’est pas près de se tarir, surtout avec l’aggravation de la crise écologique, et auquel nos sociétés devraient enfin réfléchir sur le long terme.
D’un problème systémique à l’autre. De bien des façons, et malgré toutes les avancées qu’ils portent, nos modes de vie et la manière dont nos sociétés sont structurées ne sont adaptés ni au bien de l’humanité ni à l’avenir qui se profile pour elle. Cependant, même si nous le savons, nous ne sommes pas prêts. Désespérément pas prêts. Et l’actualité ne cesse, avec une certaine cruauté, de nous le rappeler.
Ainsi, les jours passés ont vu revenir de plein fouet la question migratoire, que ce soit au travers de l’errance méditerranéenne d’un navire humanitaire, l’Ocean Viking, finalement accueilli par la France le 11 novembre 2022 après avoir été rejeté par l’Italie, ou l’enquête sur la mort tragique de 27 migrants le 24 novembre 2021 dans la Manche.
Les drames qui se succèdent
À chaque fois, les mêmes constats reviennent : manque d’anticipation, déficit de moyens, absence de réelle politique de coopération européenne pour faire face à un phénomène persistant, qui n’a aucune raison de se tarir. On aura beau, ici et là, invoquer le réalisme dans un contexte de crise économique, pointer le cynisme criminel des passeurs ou, comme l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, lier immigration et insécurité, faisant de ce sujet la raison de sa démission en 2018 : reste que les drames qui se succèdent depuis des années forment une tache indélébile sur l’attachement aux droits humains dont nous aimons à nous réclamer en Europe. D’autant que les flux de personnes ne feront que s’accentuer à l’avenir, qu’on l’accepte ou non.
Hasard ô combien symbolique du calendrier : ce nouvel épisode est intervenu au moment même où se tenait en Égypte la Cop 27, dans un relatif désintérêt général. Faut-il voir ici un paradoxe, alors que la prise de conscience du changement climatique ne cesse de progresser ? Pas totalement : l’espoir, même mesuré, né de l’accord de Paris en 2015 s’est, depuis sept ans, quelque peu brisé sur le cynisme de certaines grandes nations et l’attentisme d’autres, plaçant l’humanité sur une trajectoire de réchauffement déjà supérieure à ce qui pouvait alors être craint.
Dette écologique globale
Or, les conséquences de ce dérèglement sans précédent ont aussi pris leurs quartiers dans les grands titres de l’actualité : sécheresses, canicules, inondations, tempêtes et catastrophes… Autant de phénomènes météorologiques extrêmes qui rendront, à terme, invivables certaines parties du monde. Et viendront créer de nouveaux conflits armés et des mouvements de population auxquels il faudra bien apprendre à répondre.
De tout cela, les peuples européens n’ont quasiment pas conscience. Néanmoins, une politique qui se projetterait enfin à long terme, au lieu de s’en tenir à l’écume des crises, aurait le devoir, dès aujourd’hui, de tenir un discours de vérité sur ces enjeux. Et de nous y préparer. D’autant que l’Occident a contracté une forme de dette écologique globale vis-à-vis des pays du Sud, en fondant son développement économique et social – celui auquel tant de nations ne font, légitimement, qu’aspirer elles-mêmes – sur l’exploitation d’énergies fossiles. Sans même parler des ressources tirées de la colonisation. Cette dette-là va aujourd’hui avec une responsabilité en matière de justice dans la transition écologique…
Mais qui serait réellement prêt à voir son niveau de vie baisser, surtout à l’heure où se profile une récession économique, pour tenter d’enrayer la funeste machine du réchauffement et de ses conséquences ? Collectivement, nous ne sommes pas prêts. C’est pourtant l’un des enjeux les plus cruciaux de l’époque, et la fin de cette histoire n’est pas écrite. Il s’agit, ni plus ni moins, de sauvegarder l'humanité. Notre humanité.
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mercredi 23 novembre 2022
Partage d'expériences sur l'éveil
En lien avec le livre présenté de Christine Morency, voici la vidéo où elle détaille ses expériences :
mardi 22 novembre 2022
Les divagations de mon esprit
Ce texte est extrait du dernier ouvrage de Matthieu Ricard intitulé Carnet d’un moine errant.
Un jour, je contemplais longuement un papillon posé sur une fleur qui oscillait doucement sous la brise. Il butinait, puis, sans raison apparente, s’envolait, voletait de-ci de-là et revenait déployer ses belles ailes bleues sur le pistil orange. Ce manège, répété à plusieurs reprises, évoqua en moi les instructions sur la façon de stabiliser l’esprit : « Lorsque tu t’aperçois que tu es distrait par des pensées nouvelles, reviens encore et encore vers l’objet de ta concentration. Si ton esprit se fatigue et que ta concentration se relâche, laisse-le simplement reposer dans son état naturel, préservant cette liberté intérieure, sans encourager les pensées ni tenter de les supprimer. Contemple la nature même de l’esprit. A-t-il une forme, une couleur, une localisation ? N’y trouvant rien, demeure à l’aise, détendu, dans cet “introuvable”. Laisse les pensées se défaire à mesure qu’elles se forment, comme un dessin tracé du doigt à la surface de l’eau.1»
Je ne suis guère poète, mais un jour j’écrivis ces lignes reflétant les divagations de mon esprit :
Las de combattre mes pensées, je leur demandai :
« N’allez-vous pas me laisser tranquille ? »
Comme une bande de gamines gouailleuses,
Elles éclatèrent de rire.
J’essayai de m’enfuir,
Elles me poursuivirent en se moquant de plus belle.
Fatigué, je m’assis au flanc d’une colline. «Vais-je jamais leur échapper ? »
Je regardai pensivement le ciel.
Soudain une idée me vint :
« Il suffirait que je devienne invisible :
Un morceau de ciel par exemple ! »
Mais je ne trouvai nulle part où accrocher
Mon petit bout de ciel dans le grand ciel.
À mesure, que, désarmé, je contemplais l’espace,
Mon esprit commença à se fondre en lui.
« Nous y sommes ! » me dis-je,
Riant de bon cœur à l’idée de la tête de mes pensées déconfites. Mais, bientôt, je ne riais plus,
Car je n’étais plus là.
[…]
L’une des grandes leçons que je tirai de ces années passées en retraite dans des ermitages de montagne, à méditer et à contempler la nature sauvage et, à l’opposé, plongé dans le chaos de la vie moderne, est celle de la simplicité.
Un jour, alors que j’étais assis sur le balcon de mon ermitage, je me fis cette réflexion : « Si une fée me proposait de prononcer trois vœux, uniquement sur le plan matériel, qu’est-ce que je pourrais bien lui demander ? » Vu la taille de mon ermitage, les possibilités étaient limitées : impossible d’y caser une chaîne hi-fi, ni même un ordinateur grand écran. J’ai un autel où sont disposées des statues, une vingtaine de livres, quelques vêtements et objets utiles. Au bout d’un moment, j’éclatai de rire : je ne trouvais rien à souhaiter qui présente un avantage et ne soit pas une simple source d’encombrement. Ainsi s’impose ce mantra qui me procure un immense sentiment de soulagement dès que je le récite une dizaine de fois: « Je n’ai besoin de rien ! je n’ai besoin de rien ! je n’ai besoin de rien ! » Vive la simplicité́ heureuse !
J’aime beaucoup ces mots de Henry David Thoreau2 : « Simplifier, simplifier, simplifier...» Simplifier nos pensées, simplifier nos paroles et simplifier nos actes, ce n’est pas diminuer notre créativité́ ou rétrécir notre existence, c’est apprécier intensément la sérénité sans égale d’un esprit au repos dans son état naturel. C’est déposer le fardeau, si longtemps coltiné, des constructions artificielles et distordues qui ne cessent de foisonner dans notre esprit, de le troubler, de l’agiter en tous sens, de le fragmenter, de le comprimer, de l’enchainer – en un mot de le tourmenter.
La simplicité, c’est de laisser nos pensées reposer dans la nature de l’esprit, tout comme les feuilles qui se détachent de l’arbre et tombent naturellement sur le sol ; c’est le soleil qui se lève au-dessus d’une mer de nuages ; c’est le miroir d’un lac aux eaux transparentes ; c’est l’air vif et pur de la montagne ; c’est le regard qui se fond dans un ciel sans nuages, ou s’étend au loin sur un enchaînement de collines boisées ; c’est le regard intérieur qui se pose dans la simplicité́ naturelle de l’esprit.
1 Traduit du tibétain d’après un enseignement oral de Dilgo Khyentsé Rinpoché.
2 Henry David Thoreau (1817-1862) est un philosophe, artiste, écrivain, essayiste et poète américain. Il tenait à marcher tous les jours trois ou quatre heures dans la nature. Voir son ouvrage le plus connu sur la vie simple, Walden ou la vie dans les bois [1854], Gallimard, 1921.
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lundi 21 novembre 2022
Itinéraire intérieur
Par Sabine Dewulf
dimanche 20 novembre 2022
La pratique
samedi 19 novembre 2022
vendredi 18 novembre 2022
Comme si c'était sérieux...
Q : Les affaires ne m’intéressent pas et j’ai peur que cela ne soit un obstacle à mon yoga ?
M : Non, cela ne le sera pas. Votre point de vue va changer comme il est dit dans la Gita (Chapitre 2). Vous allez regarder les affaires comme si c’était un simple rêve, mais cela n’affectera pas votre travail, parce que vous aller continuer à vous en occuper comme si c’était sérieux.
Q : La difficulté est d’être à la fois dans l’état sans pensées et de faire son travail.
M : Laissez l’état sans pensées s’occuper de lui–même.
Ne considérez pas que c’est quelque chose qui vous appartienne ; quand vous marchez, chaque pas est fait involontairement (automatiquement). Laissez vos autres actions se faire de la même manière.
Progressivement, la concentration va devenir plaisante et facile et vous demeurerez dans cet état, aussi bien dans l’activité que quand vous vous assoirez spécifiquement pour un temps de méditation.
Le travail sera d’autant plus facile pour vous lorsque votre mental sera rendu stable et fort par la concentration.
Ramana Maharshi
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jeudi 17 novembre 2022
Méditation et recentrage
Par Aurélie Godefroy :
mercredi 16 novembre 2022
Etre humain
mardi 15 novembre 2022
Chant d'éveil à l'affiche
lundi 14 novembre 2022
Souffle lumineux
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