vendredi 10 avril 2020

Le temps qu'il faut ou le temps partagé...


Au delà des montagnes et des épaules...


"Ce que je vois que je suis, ici et maintenant, est plus brillant qu'un frais matin de mai, étincelle avec plus d'éclat que la flamme du premier crocus qui perce la neige. Et pourtant c'est parfaitement naturel et ordinaire, pas plus mystique qu'un verre d'eau, plus quelconque même que cela. Vous êtes avertis." 

 Douglas Harding

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jeudi 9 avril 2020

Situation présente !




« Vivez votre propre vie.
C’est-à-dire là où vous êtes, tel que vous êtes, avec ce que vous êtes, avec qui vous êtes…
Prenez appui sur la situation dans laquelle vous vous trouvez et essayez, en même temps, de vous y adapter.

Vous ne pouvez pas y échapper. »

Svami Prajnanpad

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L'homme est le cancer de la Terre


"La paix, m'a dit mon grand-père,
c'est l'âme humaine en harmonie avec le Tout.
S'il n'y avait plus aucun homme dans cette conscience,
sais-tu ce qu'il adviendrait ?
J'ai répondu non je ne sais pas.
Il a ri.
Mais le monde disparaîtrait !"



"Toute notre culture est basée sur la peur. 
Toutes nos énergies sont consacrées à refuser la mort. 
Et nous ne voyons pas qu'à refuser la mort 
c'est à la vie que nous disons non. 
Car la mort et la vie ne sont qu'une seule et même réalité. 
Cela, les Indiens le savent.
(...)

Nous, les Blancs, qui dominons le monde, 
avons trop peur de sentir la vie parcourir notre chair, 
trop peur de savourer notre appartenance à la Terre, 
parce que c'est aussi garder mémoire 
qu'il faudra retourner, un jour, à la terre.
L'Indien sait, d'un savoir cellulaire, 
qu'il n'est pas distinct de la Terre
 dont il provient et dont il est fait. 
Avec mes frères, 
j'ai appris à marcher pieds nus sur la terre brûlante, 
comme eux je me suis étendu sur la Terre 
à me laisser bercer par la pulsation profonde de sa vie.
Aimer la vie, me disait Lololma, 
c'est se souvenir que l'on n'est rien. 
L'homme blanc préfère se faire croire qu'il est tout. 
Il est rempli de haine pour la Terre dont il est fait. 
Il veut la posséder. 
Il met la Terre en demeure de produire,
 toujours davantage. 
Il ne veut aucune limite à sa puissance. 
Il détruit ce qui lui échappe, 
il se rend sourd et aveugle à ce qu'il ne peut détruire.
Il ne connaît plus rien du Grand Mystère." 
.
"Nous sommes une partie de la Terre. 
Mais nous avons cessé de collaborer avec la Terre. 
L'être humain prolifère et se développe 
conformément à des fins qui sont les siennes, 
et ne sont pas celles du Tout. 
L'homme prolifère et se développe exactement 
comme des cellules cancéreuses dans un organisme : 
anarchiquement, et sans être reliées à la logique de l'ensemble.
L'homme est le cancer de la Terre."


Denis Marquet
"Colère"
Source : Blog "Le Fil d'Ariane"

Résumé du livre :
"La Terre. 
Exploitée, martyrisée, défigurée. 
La Terre se révolte. 
Séisme, raz de marée, ouragans, 
éruptions volcaniques, virus foudroyants...
Face à une série de cataclysmes sans précédent, 
les scientifiques du monde entier sont sans réponse. 
Une femme, elle, a compris. 
Parce qu'elle a su payer le prix. 
Mais le monde est-il prêt à écouter une femme ?"

mercredi 8 avril 2020

Conscience de la Vie


"Dans la vie, adoptez l'attitude de considérer
que tout est déjà comme cela devrait être, juste tel que c'est,
et ne trouvez rien à redire sur quoi que ce soit,
mais abordez toute chose de façon naturelle.
Il n'est pas nécessaire de vous identifier
en tant qu'une personne particulière.
Soyez simplement informés et conscients de votre conscience
et observez la magnificence de la vie."

Mooji

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"Tu dois être à cet endroit où l'intérieur et l'extérieur se tiennent devant toi.
L'extérieur et l'intérieur peuvent être observés ;
où donc te trouves-tu alors ?
Qui est celui qui peut voir à la fois l'un et l'autre ?
Où se situe un tel être ?
Il n'existe pas de mots pour désigner cet endroit, ni d'indications pour s'y rendre."
Mooji


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De Notre-Dame au Corona...


Il y a près d'un an, c'était la semaine sainte, et nous assistâmes, incrédules, en direct à l'incendie de Notre Dame de Paris. Un choc, tant cela paraissait improbable, et une sorte de confrontation à la disparition (partielle) non seulement d'un monument emblématique de Paris, mais aussi de l'histoire de France. Une partie de la population se sentait touchée au cœur. Qui aurait supposé çà?

La plupart d'entre nous n'avons pas connu la guerre avec ses destructions, et ses morts. Que doivent vivre tous ces peuples dont les villes ont été rasées par les bombes, qui quittent tout pour s'enfuir, migrer? Les guerres sont loin, pas chez nous en tout cas, jusqu'à ce que...

Qui aurait supposé, là encore, une épidémie touchant la majorité de la population mondiale? Et lorsqu'elle a commencé en Chine en janvier, qui aurait imaginé que petit à petit tout allait se bloquer? Plus d'avion dans le ciel, plus de bateaux, plus de train, plus de circulation, ou dans une proportion infime... Avec comme résultat (entre autres), plus de bruit, plus de pollution dans l'air, dans les ports (enfin nettement moins), et des élans magnifiques de solidarité aussi. Un simple virus microscopique arrête en quelques semaines les méfaits de l'économie mondiale, ridiculise les promesses jamais tenues des COP 25 et autres que font les gouvernements jamais avares de rendez-vous de parlottes organisées et coûteuses.
Bien sûr il y a quelques dizaines de milliers de morts, les plus âgés et déjà en mauvaise santé pour un bon nombre. Mais si on compare par rapport aux autres morts, dont on ne fait jamais un décompte au jour le jour, cela reste minime. Par exemple je viens d'entendre que les morts des suites de la pollution sont plus nombreux que ceux morts à cause du fameux virus.

Sur les ondes on parle de sujets plus intéressants, avec des philosophes, psychologues et autres chercheurs de sens. On parle de l'après! Est-ce qu'on va reprendre comme avant?
Qui peut savoir? Il y a des personnes, astrologues, mais pas que, qui disent, ou disaient en 2019 déjà, que 2020 sera une année historique dans l'histoire mondiale, une année de grands changements (il y a une conjonction planétaire rarissime). On verra. Vu comment ça a commencé, tout est possible.
Soyons d'accord pour vivre le possible, et donc l'incertitude. Réveillons-nous au changement, inéluctable quel qu'il soit. 
Eveillons-nous à l'immobile surtout, à l'immuable.

Yannick (blog : si près de l'horizon)

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mardi 7 avril 2020

Le maître du Oui


Voici un nouveau livre pour rester au jour le jour en contact avec l'enseignement du :
Maître du Oui - Swami Prajnanpad
Paroles choisies par Renaud Perronnet

4ème de couverture : La vérité seule libère
Ce livre est un manuel pratique d'audace et de sagesse, il propose pour chaque jour une authentique citation de Swami Prajnanpad, ce maître indien confidentiel qui recevait ses disciples un par un, dans un endroit reculé de la campagne bengalie.
Swami Prajnanpad est véritablement le maître du Oui. En prenant ce Oui pour compagnon de route, le lecteur pourra aller aussi loin que possible dans la découverte de soi et des autres, devenir un être humain meilleur et plus heureux.
Swami Prajnanpad (1891 - 1974) est un maître spirituel accompli. Son enseignement, connu sous le nom d'Adhyatma yoga, propose, entre travail sur l'inconscient et Vedânta, une voie originale vers la liberté.
" Vivez votre propre vie. C'est-à-dire là où vous êtes, tel que vous êtes, avec ce que vous êtes, avec qui vous êtes. Prenez appui sur la situation dans laquelle vous vous trouvez, et essayez en même temps de vous y adapter. Vous ne pouvez pas y échapper. "
Swami Prajnanpad

Extrait de la fin de la préface de Alexandre Jollien :

Amour inconditionnel

Swami Prajnanpad n’y va pas par quatre chemins : « L’amour ne peut exister qu’entre égaux. Pas d’admiration. Si l'on se sent supérieur ou inférieur, c'est de la pitié, de la sympathie, de l’admiration, etc. mais ce n'est pas de l'amour. » Voilà le défi, s’affranchir, se désencombrer de soi pour aimer largement, sans souffrir, comme le dit si bien le psychiatre Christophe Massin.

Êtres de liens, nous nous épanouissons au cœur de l'interdépendance. Le narcissisme, ce cancer du nombril qui gangrène les rapports à l’autre, relève d’un amoindrissement. Aimer autrui, nous apprend le sage bengali, c'est expérimenter et se réjouir que « chacun soit comme il est, et non comme on voudrait qu’il fût ». C'est abandonner les bornes étroites de son mental, quitter un niais romantisme et l'infantilisme pour rencontrer l'autre dans son infinie altérité, dans sa majestueuse différence. L’amour selon Swami Prajnanpad réclame de la précision, une clarté. On ne saurait aimer en vrac ni attraper quiconque dans des filets, dans des catégories grossières. L'amour n'instrumentalise jamais, il rend libre, toujours.

Lire, s'imprégner de Swami Prajnanpad c'est expérimenter une joie radicalement neuve, une force capable de nous extraire des mirages de l'idéalisme, de la prison des habitudes, de l’égocentrisme. Être un avec ce qui est, voilà l'acceptation, en rien résignée, la confiance, l'amour sans possession. Écouter ce grand libérateur, c'est se réconcilier avec le monde, soi et les autres. C'est s'élargir le cœur.

Ne refermons pas trop vite ce recueil ! Il est grand besoin de piqûres de rappel pour que ces paroles de feu puissent décaper ce qui nous éloigne de la félicité inconditionnelle, c’est-à-dire d’un bonheur ici et maintenant, quels que soient les circonstances, le décor quotidien. Puissent les enseignements de Swami Prajnanpad descendre au fin fond de notre intériorité pour que nous nous aidions les uns les autres à atteindre « le relâchement complet de toutes les tensions physiques, émotionnelles et mentales », pour que chacun devienne un lumineux artisan de paix.


Alexandre Jollien


lundi 6 avril 2020

Moins d'égo, plus de joie (5)


Libre sans moi

« Vous ne serez jamais libre. Ce sera libre — sans vous ! »
Arnaud Desjardins

Pendant longtemps, le Moi veut être Libre. Cela représente pour lui l’accomplissement suprême, le nec plus ultra, le sommet de l’expérience humaine. C’est encore un désir d’avoir et non une aspiration à être. Ce contre-sens majeur provient de la confusion entre avoir et être, celle-ci remontant à l’enfance : je suis (quelqu’un qui compte), si j’ai (l’amour et le soutien inconditionnels de mes parents). C’est ainsi que fonctionnent les publicités : « Vous serez quelqu’un si vous avez... »

On pense : « Si j’obtiens Cela (Dieu, l’Amour, la Liberté), je serai davantage, je n’aurai plus besoin de rien. » Les hindous nomment ce piège le devenir, autrement dit, se perdre dans une quête sans fin, en espérant obtenir mieux plus tard. Vouloir s’améliorer, c’est toujours le Moi qui reste le projet central, écueil redoutable ; c’est encore vouloir augmenter son empire.

De plus, le devenir étant soumis à fluctuations, ce ne peut être en aucun cas le chemin de l’Absolu, de l’Amour inconditionnel. « Je deviens quelqu’un d’aimant » est soumis à si — « Si je vis une expérience spéciale, extraordinaire » ; à quand-« Quand j’aurais comblé tous mes désirs et que les autres me trouveront rayonnant » ; et à parce que — « Parce que j’aurai fait tous les efforts possibles ». Conditions, temps et causalité sont les dimensions qui définissent l’axe mouvant du psychisme, le Relatif. Erreur de direction !

Le personnage ne va pas devenir un être rayonnant d’amour, jamais ! Le devenir reste une forme déguisée de l’avoir, donc soumis à l’impermanence : je deviens parce que des circonstances m’affectent heureusement ou douloureusement, parce que j’accumule des expériences de conscience. Il suffira d’une épreuve un peu sévère pour me faire basculer dans la souffrance. Devenir se manifeste en positif ou en négatif, à la différence de l’être qui reste invariablement neutre, inchangé.

Avoir n’a pas de pouvoir direct sur être : tant que je suis accaparé par les préoccupations de l’avoir, j’oublie la possibilité d’être qui s’offre pourtant constamment. J’aurai beau avoir plus, je ne serai jamais plus. Encore faut-il l’expérimenter pour en être convaincu... 

Christophe Massin
Extrait de "Moins d'ego... Plus de joie !"
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dimanche 5 avril 2020

Préservons la flamme...




Célébrer les Rameaux sans rameaux...

LES RAMEAUX


C'est comme un portique d'entrée dans la Semaine sainte. La foule qui acclame Jésus dans Jérusalem hurlera, quelques jours après : « Crucifie-le ! » En ce dimanche, réfléchissons à cette question : qui est Jésus pour nous ?

Un texte à méditer

Le psaume 23 : « Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint ? / L'homme au cœur pur, aux mains innocentes, qui ne livre pas son âme aux idoles (et ne dit pas de faux serments). / Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, et de Dieu son Sauveur, la justice. »

Des gestes

Avec des enfants, commencer un jardin de Pâques (voir sur le site paris.catholique.fr). Un moyen de les faire entrer dans la semaine sainte. Seuls, vous pouvez couvrir vos crucifix d'un tissu, violet si possible, ou réorganiser votre coin prière pour marquer visuellement ces jours particuliers.

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Confinement : les conseils des moines (fin)


Conseil n°6 : Confiance !

Pour tous : Alors que l’épidémie se répand, nous sommes gagnés par l’angoisse. Les moines et les moniales ne sont pas épargnés, et certains d’entre eux voient des membres de leur famille touchés par le coronavirus. « Notre principal levier, dans notre vie et particulièrement en ce moment, c’est la confiance en Dieu, notre principale action, c’est de nous en remettre à Lui. » Pour les moines, c’est l’œuvre d’une vie. Nous avons plusieurs semaines pour nous mettre en route...
Les monastères en quarantaine aussi
Hôtelleries et boutiques fermées, offices à huis clos : les monastères sont, eux aussi, confinés. La quarantaine y est prise très au sérieux, car le virus pourrait se propager rapidement dans les communautés. « Nous faisons très attention car nous avons des sœurs âgées particulièrement vulnérables, explique sœur Bénédicte, de l’abbaye Notre-Dame-du-Pesquié. Être confinées nous recentre sur l’essentiel. Cela fait une différence même pour nous qui étions déjà à l’écart. » L’usine qui jouxte le monastère de Sept-Fons s’est arrêtée, permettant aux moines de goûter un vrai silence. Chez les Diaconesses de Reuilly, la consigne a été donnée d’éviter d’être à l’affût de toutes les nouvelles concernant le covid-19. Une religieuse fait un point quotidien en reprenant des sources fiables. Les moniales, moins sollicitées, ont organisé des temps de prière supplémentaire. « Le carême est d’ordinaire un temps qu’il faut arracher à la vie quotidienne, note sœur Mireille. Là, c’est le monde entier qui est à l’arrêt. Nous qui avons l’habitude de ce temps avons à creuser encore plus le sens du silence, de la prière, de la sobriété, de l’authenticité dans les relations. » Tous les moines et moniales interviewés prient sans relâche pour les confinés : « Nous mesurons notre chance et prions pour tous ceux qui sont coincés dans des petits appartements, craignent pour leur emploi ou traversent des situations familiales dramatiques », insiste sœur Anne-Samuel.
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samedi 4 avril 2020

Mandala antivirus ou antiennui


De la part de Jean-Pierre Tingaud, artiste parisien :
"je vous envoie ce prototype d'Antivirus (imprimable)
- même les enfants peuvent faire le test avec des feutres (4 couleurs)
ce n'est pas un poisson d'avril (quoique... :-)
éventuellement, vous me direz si ça marche..."

Cliquez sur le dessin pour le voir plus précisément...
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Confinement : les conseils des moines (6)

Conseil n°5 : De l’humour !

Chez les moines : « Ma surprise en arrivant au monastère, c’était de voir comment ces moines qui parlent peu peuvent rire à gorge déployée », se souvient frère Antoine. « Il faut aussi inventer des pas de côtés qui permettent de soulever ce qui risque de s'appesantir », témoigne sœur Mireille. Confinées elles aussi, les moniales ont d’ailleurs regardé, comme un pied-de-nez à leur situation, un numéro de l’émission Voyage en terre inconnue.
Chez nous : Les confinés rivalisent déjà sur Internet de vidéos ou de dessins humoristiques. À consommer sans modération !




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