lundi 25 novembre 2019

Unique œil...


« Les gens seront déçus s’ils se mettent à méditer en pensant que leur TROISIÈME OEIL va se développer une fois qu’ils auront fermé les deux autres. Cela ne se passera pas comme ça. Nous ne pouvons pas fermer nos yeux sur le monde au nom de la spiritualité et espérer évoluer. La véritable réalisation spirituelle, c’est de contempler l’unité tout en regardant le monde »
[Mata Amritanandamayi surnommée AMMA]
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► Le TROISIÈME OEIL (également dit « œil intérieur » ou « œil de l’âme ») est une métaphore mystique et ésotérique d'origine orientale qui désigne, au-delà des yeux physiques, un troisième regard, celui de la connaissance de soi. Dans certaines traditions, le troisième œil est symboliquement placé sur le front, entre les sourcils.
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► Lobsang Rampa, auteur britannique, a publié en novembre 1956 un best-seller intitulé "Le troisième œil" qui fut à l'origine d'un engouement précurseur pour ce thème. Le titre du livre fait allusion à une opération chirurgicale consistant à percer un petit orifice dans le front de Rampa pour "ouvrir" son troisième œil et lui donner, entre autres, le pouvoir de voir l’aura.
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► Certains auteurs ont donc suggéré que ce troisième œil désignerait en fait la glande pinéale, qui se trouve entre les deux hémisphères du cerveau. Le philosophe français René Descartes parlait de la glande pinéale comme du "siège de l’âme".

Source : wikipédia
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dimanche 24 novembre 2019

Lien inconscient...


"Tout le monde vient de la même source. 
Si vous détestez un autre être humain, 
vous détestez une partie de vous-même."

Elvis Presley



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samedi 23 novembre 2019

Qui es-tu sans ton histoire spirituelle ?


"Humain, juste humain...
S'il te plaît, ne me parle pas de 'Pure Conscience'
ou de 'Demeurer dans l’Absolu'.
Je veux voir comment tu traites ta partenaire,
tes enfants, tes parents, ton précieux corps.
S'il te plaît, ne me fais pas un cours sur « L'illusion du soi séparé » ou sur la façon dont tu as atteint le bonheur permanent en seulement sept jours.
Je veux sentir ton cœur rayonner d’une chaleur réelle.
Je veux entendre comment tu écoutes, comment tu encaisses toute information qui ne correspond pas à ta philosophie personnelle.
Je veux voir comment tu t’y prends avec les personnes qui ne sont pas d'accord avec toi.
Je suis l'homme que je suis. Je ne suis pas superman. Je suis juste humain.
Ne me dis pas à quel point tu as fait du chemin,
à quel point tu es libre de l'ego.
Je veux te connaître sous les mots.
Je veux savoir à quoi tu ressembles lorsque les problèmes te tombent dessus.
Si tu peux accepter pleinement ta douleur sans prétendre être invulnérable.
Si tu peux sentir ta colère, sans basculer dans la violence.
Si tu peux accorder un passage sûr à ton chagrin, sans en être esclave.
Si tu peux sentir ta honte sans faire honte aux autres.
Si tu peux merder et l'admettre.
Si tu peux dire «désolé», et le penser vraiment.
Si tu peux être pleinement humain dans ton éclatante divinité.
Ami, ne me parle pas de ta spiritualité.
Ça ne m’intéresse pas vraiment.
Je veux simplement te rencontrer, TOI.
Connaitre ton précieux cœur.
Connaitre ce magnifique humain qui lutte pour la lumière.
Le rencontrer avant « l'être spirituel ».
Avant tous les mots profonds."
- Jeff Foster

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mercredi 20 novembre 2019

Le méridien Rein ou l’élément Eau de l'hiver


Le méridien du rein est impliqué dans le contrôle du volume, de la composition et de la pression des fluides dans toutes les cellules, ainsi que dans l'ensemble de l'organisme. Il est important pour la croissance, le développement et la reproduction. Le sang circule à travers les reins à sa pression la plus élevée, les toxines sont filtrés et les nutriments sont véhiculés là où ils sont nécessaires. L'eau est symbolique de mystère, d'émotion et d'esprit. Le méridien du rein intervient dans l'équilibre de ces aspects de la vie.
Selon la médecine chinoise, le rein est aussi censé emmagasiner la force vitale et comporte un fort aspect spirituel.
Métaphore des éléments
L'élément eau est symbolisé par l'océan, la mer, les lacs et les fleuves. L'élément métal engendre l'eau, visualisée comme des gouttes se condensant sur une surface métallique froide ou bouillonnant depuis les profondeurs de la terre où se condense les minéraux.
L'eau est contrôlée et engendrée par la terre, un peu comme un conteneur. L'eau contrôle le feu en l'éteignant.
Comme l'eau à une diversité de propriétés, elle est très mystérieuse et peut-être un symbole de l'inconscient, de la vie onirique, des émotions, de ce qu'on ne comprend pas et de ce que l'on craint, et pourtant rester un élément essentiel de la vie quotidienne.
(source : La santé par le toucher de John et Matthew Thie)




lundi 18 novembre 2019

Silence d'automne

C'est un grand silence d'aube, un silence qui s'étire à travers prés et forêts, qui recouvre les sentiers et les pins, qui emplit le temple et la salle de méditation, qui se faufile dans la cabane à outils sans toucher à rien, c'est une attente, un repos. Le vent a soufflé toute la nuit jouant dans les feuilles dorées, et ce matin, satisfait, il nous a quittés pour aller de l'autre côté de la montagne coucher les hautes herbes. Soulagé d'avoir retrouvé le calme, le monde respire ce parfum qui naît de l'humidité de la terre. Quelques asters roses et mauves, un groupe de dahlias crémeux, mais aussi plus loin des poireaux vert sombre et des potimarrons dorés, sans oublier comme tous les ans les soucis jaunes et orange qui emplissent le potager, toutes ces couleurs esquissent dans la légère brume une aquarelle de début d'automne que je contemple, immobile moi aussi. Il me semble que je pourrais m'y fondre, devenant transparence et silence, commencement et plénitude.

Force et fragilité de la Terre

Ce matin, le monde fait écho à ma fragilité croissante, à la vulnérabilité qu'elle dévoile, mais dont je sais qu'elle était déjà là, dès ma naissance. Cette fragilité, je l'intègre peu à peu dans ma vie, dans mes gestes et également dans mon regard sur les choses. C'est la connaissance de ma finitude qui rend cette aube, ce silence et cette lumière plus proches. Mon corps, qui descend plus lentement les escaliers, qui regarde plus soigneusement les petits obstacles du chemin, se reconnaît, me semble-t-il, dans ce moment suspendu entre nuit et jour, dans ce repos provisoire. Je sais qu'il me faut reprendre souffle en me laissant porter par la Terre, en contemplant sa beauté. Je sais aussi que mes pas doivent rester légers, car à vivre ici, dans la montagne fraîche, comme à écouter ce qui se passe dans le monde, je comprends la force et la fragilité de la Terre. Sa force, elle qui nourrit la vie depuis des millions d'années, qui nous porte dans la vie comme dans la mort ; mais aussi sa fragilité devant nous, êtres humains, quand la grande forêt brûle, quand l'océan s'emplit de plastique, quand les arbres meurent sous les pluies acides.

Un monde irremplaçable

La vulnérabilité de mon corps et celle de la nature, ma tranquille inquiétude devant les années à venir, pour la Terre comme pour moi, me poussent à prendre soin davantage de tout ce qui m'entoure. Je deviens plus soucieuse de ce que Hannah Arendt appelle « le monde commun : ce qui nous accueille à notre naissance, ce que nous laissons derrière nous en mourant ». Ce monde, précieux, irremplaçable. J'essaye de la même façon de prendre soin de ce corps, de façon juste, respectant son rythme, qui n'est pas toujours celui que je souhaiterais, son énergie comme sa fatigue, cherchant une harmonie toujours recommencée entre mes désirs et ses changements. Ce matin, dans la respiration de l'aube, je me sens aïeule et fille de tout et de chacun, reliée au monde par la respiration des champs et des sapins, prête à renaître dans un sourire partagé. J'entrevois l'immensité de la vie dans les premiers signes d'automne, l'infini du temps dans une poignée de feuilles mortes, l'amour des êtres dans le chant de l'eau.
Le moment passe : un oiseau entame son chant, un autre lui répond ; la brume se dissipe, la cloche sonne pour le petit déjeuner ; il faudra ensuite aller au jardin ramasser les légumes du jour, préparer les repas, rencontrer les autres, rire : la vie, si facile et si difficile, la vie sans limites.
Nonne bouddhiste, Joshin Luce Bachoux anime la Demeure sans limites, temple zen et lieu de retraite à Saint-Agrève, en Ardèche. Auteure de Tout ce qui compte en cet instant chez Points Vivre.

dimanche 17 novembre 2019

Avancement...

Tu es sur une route sans nom.
Calligraphie : caractère du Dao / Tao 道, humain en chemin
Il t’appartient de la nommer.
Personne ne le fera à ta place.
Pas par manque d’altruisme
mais parce que l’avancée sur la route
ne concerne que toi,
quelles que soient les rencontres que tu y feras.
Avance.
Tiens une main
quand cela est possible,
tu la reconnaîtras :
celle-là ne griffera pas,
ne broiera pas,
ne mollira pas.
Avance,
traverse les paysages
de soleil et de brise,
de pluie et de tempête.
Commence doucement à aimer.
Crée ton ordre.
Sois à ce que tu fais.
Il n’y a rien d’autre à comprendre.

Poème de Judith Wiart




vendredi 15 novembre 2019

Force inconnue ou la communication sans fil...


" "Quand la marionnette s'agite sur la scène, le mouvement est donné par la main qu'un acteur cache dans son vêtement." Au début, le maître est le marionnettiste et l'élève, la marionnette.
A la fin, le disciple comprend que le maître est une force intérieure qui le meut.
Force qui ne lui appartient pas."

Alexandro Jodorowsky
Mu, le maître et les magiciennes



jeudi 14 novembre 2019

A visage... découvert


Sabine m'a fait découvrir la poésie de Véronique Daine. Le premier poème m'a fait penser à la vision sans tête de Douglas Harding. Puis, je me suis enfoncé dans cette lecture avec douceur et lenteur...


« Le  matin je fais mon matin. J’avance rêvasse regard en coin. Me perds dans le vague. Attends que ça ravisse enlève égare. Le regard prêt à se défaire du visage. Mais rattrapé aussitôt par le visage qui résiste. Parce qu’il y a l’autre. Parce qu’il y a qu’on ne peut être sans visage devant l’autre. Surtout où aucun visage ne peut s’exposer. » 

« Faire le matin je crois que c’est écrire. Rien à voir. C’est s’enfoncer. Sans mots. Sans phrases. Juste s’enfoncer. Amoureusement. »

« Je fais mon matin. Fais la pulsation des syllabes. Fais de la lenteur dans le corps. Ne céder à rien d’autre. Aucune pensée ressassement. Aucun récit du connu. Trouver les yeux sourds le dormir qui ne dort pas la faille par où vient la gueule. »

Véronique Daine, Amoureusement la gueule, avec six dessins d’Anne Marie Finné, éditions L’Herbe qui tremble, 2019.



Amoureusement la gueule de Véronique Daine ; Anne Marie Finné
Éditeur : Editions L'herbe qui tremble Prix de vente au public (TTC) : 13 € - 70 pages

Résumé : LE LIVRE Une suite de poèmes en prose qui tentent d’observer ce qui se passe dans le corps quand on écrit ; le conflit sans merci entre le visage (cette figure composée qu’on propose à autrui, sans quoi l’existence serait invivable) et la gueule (cette « bouche d’ombre » qui parle en soi). Écrire, ce qui s’appelle écrire, suppose un état de disponibilité auquel on ne s’abandonne pas volontiers parce qu’il implique un ébranlement, une dépossession dont on ne sort pas indemne.



mercredi 13 novembre 2019

Les contradictions du monde avec Pierre Rabhi


"Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien" 


Une conférence enregistrée en octobre 2019, dans le cadre de la 4e édition du forum d’idées "Une époque formidable", organisé par "La Tribune" au Théâtre des Célestins de Lyon. Pierre Rabhi, agriculteur, essayiste, pionnier de l’agro-écologie et fondateur du mouvement Colibris.