dimanche 4 mars 2018

Toucher Dieu avec l’oraison

Pour préparer Pâques, 
le mensuel Prier vous ouvre chaque semaine à l’art de la prière. Expérience : l’oraison carmélitaine.




« Je sentais un besoin obscur de Dieu, comme un feu qui couve sous la cendre. L’oraison m’a permis d’y répondre. Elle m’a donné un moyen simple et sûr de cheminer au quotidien vers l’essentiel », témoigne Stéphane, 38 ans.

Toucher Dieu

Le terme oraison (de l’espagnol oración« prière ») évoque le mystère de toute prière véritable : le fait de toucher Dieu mystérieusement par la foi. Un contact s’établit alors, qui transforme le priant, un peu comme l’hémorroïsse qui fait sortir une force de Jésus pour avoir touché son manteau avec foi -(Matthieu 9, 20-22). Dans un sens plus restreint, l’oraison est une prière silencieuse prolongée qui favorise ce contact mystérieux et aide ainsi à vivre en présence de Dieu.

Être régulier

L’oraison consiste d’abord à offrir du temps à Dieu pour se rendre disponible à son action. Cela demande une ferme résolution. Car, pour être féconde, cette démarche doit être régulière et les tentations ne manquent pas pour en détourner. « C’est un grand effet de sa miséricorde que de donner à une âme la grâce et le courage de se décider à poursuivre avec une détermination énergique la conquête d’un si haut bienfait », écrivait sainte Thérèse d’Ávila.

Se fixer une durée

La façon d’entrer dans ce temps est essentielle. Il faut prendre conscience de l’état mental dans lequel on se trouve et se poser dans un lieu calme. Il faut également fixer une durée à l’avance, par exemple 10 ou 20 minutes, que l’on donnera au Seigneur, quoi qu’il arrive. C’est important pour ne pas s’en remettre à son ressenti et succomber aux tentations d’interrompre la prière. Un signe de croix ouvre ce temps comme un premier acte de foi. Il rappelle notre plongeon baptismal dans la Trinité.

Regarder le Verbe incarné

Il s’agit alors de se tourner vers Jésus, Dieu fait homme, visage de la divinité irreprésentable. Cela se fait par la foi qui nous assure qu’Il est là et qu’Il nous regarde avec infiniment d’amour. Aussi l’oraison est-elle différente de la « méditation » sans pensée. Thérèse d’Ávila elle-même témoigne que, à un moment de son itinéraire, elle s’est efforcée de faire le vide mental, mais que cela lui a fait perdre beaucoup de temps. Il s’agit au contraire d’orienter son attention vers l’humanité de Jésus contemplée à travers l’Évangile, un crucifix ou une icône. L’Esprit saint nous ravira peut-être dans une contemplation au-delà des formes, mais cela ne dépend pas de nous.

Nourrir la relation

Thérèse conseille de répéter une parole de l’Écriture ou de dire un Notre Père lentement… Tout est bon pour aimer Dieu. Elle suggère également d’avoir recours à une image qui nous parle de Dieu. On peut ensuite lui parler ou se tenir silencieux en Sa présence, comme le font des amoureux.

Parer aux difficultés

Quand les distractions nous envahissent, regardons à nouveau l’image de Jésus ou reprenons une lecture méditative. C’est la preuve que notre cœur était bien avec Dieu, puisque quand Il s’est aperçu des divagations de l’imagination, Il l’a remise dans le droit chemin. Thérèse dans ce cas ne se trouble pas : ce qui compte, c’est le temps qu’elle donne à Dieu en restant là et en essayant de l’aimer. Une minute avant la fin, elle conseille de remercier son Ami divin de sa patience, et de lui demander de demeurer avec nous.
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Source : La Vie

Le balayeur à la rose, Michel Simonet


Pour encore mieux connaître Michel Simonet, (voir article précédent)
un être enraciné dans la rue et qui s'épanouit sous un ciel ouvert...

samedi 3 mars 2018

“Toute prière, même malhabile, est émouvante“ par Christophe André

Pendant le carême, Christophe André nous livre sa chronique sur la vie intérieure. Cette semaine, il nous explique que prier représente sans doute un besoin profond chez tous les humains.





La prière consiste à tourner son esprit et son âme vers Dieu, mais elle n'est pas réservée aux croyants : le besoin de prier existe aussi chez les non-croyants. Lorsqu'on est bouleversé par l'inquiétude ou par la gratitude, lorsqu'on est confronté à l'indicible et l'illimité ; à chaque fois que nous nous trouvons face à des phénomènes qui nous dépassent, nous essayons de nous soulager de la charge de leur mystère par la prière, qu'elle soit adressée à un dieu que nous connaissons ; à un autre, plus incertain ; ou encore à des équivalents laïques : destinée, providence, principes régissant l'univers... 
Voici ce qu'écrivait magnifiquement sur ce thème Romain Rolland, dans son cycle Jean-Christophe : « Un soir, dans sa chambre, les larmes le prirent ; il se jeta désespérément à genoux devant son lit, il pria. Qui priait-il ? Qui pouvait-il prier ! Il ne croyait pas en Dieu, il croyait qu'il n'y avait point de Dieu. Mais il fallait prier, il fallait se prier. Il n'y a que les médiocres qui ne prient jamais. Ils ne savent pas la nécessité où sont les âmes fortes de faire retraite dans leur sanctuaire. Au sortir des humiliations de la journée, Christophe sentit, dans le silence bourdonnant de son coeur, la présence de son Être éternel. »
Le carême est toujours une occasion de remettre la prière au cœur de son existence.Pour certains, il va s'agir de se remettre à prier au quotidien. Pour d'autres, de prier davantage. Mais dans tous les cas, on peut aussi se proposer de prier différemment. J'ai hésité à écrire « prier mieux », mais non : toute prière, même malhabile, est émouvante, et de nature à être entendue. Ce dont nous parlons ici, c'est du souhait de prier de manière plus accomplie, dans la mesure de ce qui nous est possible. 
Dans la prière, il y a un double mouvement : celui de l'esprit, puis celui de l'âme.
Pour ne pas être qu'un rituel, que l'on accomplirait l'esprit absent, la prière suppose aussi d'avoir établi un lien sincère et attentif à soi-même. D'où son importance pour la vie intérieure des humains, depuis toujours. Dans la prière, il y a un double mouvement : celui de l'esprit (prise de conscience, réflexion, tension) ; puis celui de l'âme (abandon, lâcher-prise). 
La prière, même laïque, est un acte de foi, une confiance sans certitude. Nous offrons nos espérances, nos craintes, nos remerciements, sans avoir la preuve que nous sommes entendus, et encore moins qu'une réponse viendra. C'est enfantin et magnifique. D'où l'observation iconoclaste et subtile de Claude Nougaro dans sa chanson Plume d'ange : « La foi est plus belle que Dieu. »
Quels liens la prière a-t-elle avec la vie dite « intérieure » ? À première vue, elle est tournée non pas vers l'intérieur, mais vers le supérieur. Pourtant, toutes les traditions religieuses rappellent que Dieu réside dans le cœur même de l'être humain... Ainsi, les moments de prière sont des espaces où l'on expose sa vie intérieure à une lumière particulière : celle de Dieu, ou celle des grandes forces qui régissent ce monde. Ce sont des introspections tournées vers le Ciel ! Et donc baignées par les sentiments d'humilité et d'appartenance. De gratitude aussi : nous sommes dépositaires de qualités qui nous dépassent, que nous n'avons ni mérité ni demandé : la vie, la conscience, l'intelligence... Comment ne pas être bouleversé par cela ? Et comment ne pas avoir envie de prier pour remercier ?
Attention et méditation
Chacun sait que l'on prie mieux dans un corps stable, agenouillé ou assis. Mais il y a une autre stabilité importante, celle de notre attention : on ne peut pas prier avec l'esprit dispersé. D'où l'importance de poser son attention, en se focalisant sur son souffle, ou sur la répétition d'un mot ou d'une phrase brève : les Orientaux parlent alors de mantra, les chrétiens de prière monologique (du grec monos-logos « une seule parole »). C'est sans doute pour cela que la philosophe Simone Weil écrit : « L'attention absolument pure est prière. » La méditation dite de « pleine conscience », qui consiste entre autres à centrer son attention sur sa respiration et l'expérience de l'instant présent, ne s'oppose donc pas à la prière, mais en représente un intéressant temps préalable.
**** source : La Vie

vendredi 2 mars 2018

Michel Simonet : la poésie sur les pavés

Très tôt le matin, lorsqu'il récupère son chariot de nettoyage au dépôt de la place Georges-Python, à Fribourg, Michel Simonet l'orne d'une rose majestueuse. « Il ne faut pas aller chercher la poésie très loin, mais dans les petites choses que l'on vit, assure cet homme de 57 ans. Même si l'existence peut sembler morne et terne, on peut y trouver du sublime si on regarde bien. Ma fleur symbolise cela. » Balayeur depuis 32 ans dans cette ville suisse, Michel Simonet met chaque jour « de la poésie au cœur de la voirie ». Pour témoigner du bonheur à exercer cet humble métier, sans doute mieux valorisé dans son pays où l'on possède le « gène de la propreté », il a écrit un livre. Une rose et un balai vient d'être publié en France, après avoir remporté un joli succès chez nos voisins helvètes.
Par un après-midi de février nuageux, on s'attable avec le « balayeur à la rose » au Rendez-Vous Café, près de la cathédrale de Fribourg. D'humeur joviale, Michel Simonet se montre disert. La poésie n'est pas une abstraction, estime-t-il : « C'est le réel augmenté, avec un petit plus, de l'ordre de la pensée, qui amène à une autre réalité. » S'il a fait des études commerciales, ce Fribourgeois a toujours eu le goût des lettres. Devenu père de famille nombreuse, il garde un livre en poche pour ses brefs moments de temps libre. Un roman, par exemple, comme ceux de Marguerite Yourcenar et d'Albert Cohen, ses auteurs préférés. En poésie, lui qui connaît par cœur Villon et Verlaine aime les textes qui « partent du vécu, tragique ou heureux, et expriment quelque chose de fondamental, d'humain »
L'humour compte aussi pour lui. Son livre est ponctué de bons mots glanés dans les conversations, de descriptions cocasses d'objets, de poèmes drolatiques sur les beuveries ou le carnaval. L'ensemble relève à la fois de la chronique d'une cité, d'un traité de philosophie de l'ordinaire, d'un hommage à une activité ancestrale menacée par l'aspirateur de rue, sans charme. On y découvre aussi le parcours d'un homme qui réconcilie le déchet et la beauté, le trivial et le spirituel. Fils d'un cadre des assurances, le jeune Michel aurait pu devenir employé de banque. Il a préféré un métier qui demande de « la patience devant les recommencements », de l'endurance physique - il parcourt jusqu'à 20 km par jour. Et un penchant pour la solitude et la contemplation. En travaillant, Michel Simonet chante parfois, surtout des chants byzantins, une de ses passions. Pour ce catholique, se faire balayeur représentait une réponse à l'injonction évangélique de simplicité. Son épouse et lui ont élevé leurs sept enfants sur son modeste salaire. « Notre vie, en un sens, a été assez exceptionnelle, à la fois marginale et intégrée socialement, se réjouit-il. Nous avons réussi à nous en sortir grâce aux allocations familiales. Et nous avons reçu des offres incroyables, ainsi une inconnue nous a proposé sa maison de vacances pour l'été ! » 
Dans la rue, son « royaume », Michel Simonet dit avoir beaucoup appris, en « épicurieux », auprès de ses collègues ou de personnages pittoresques. Il a tissé de multiples liens, « de fortes amitiés » et reçu, surtout, « le cadeau de la simplicité, la paix du cœur, la vie au jour le jour, la grâce de l'instant présent ». En sortant du café, il est salué par nombre de passants. « Michel est vraiment une personnalité en ville, confirme Damien Hertig, propriétaire de la boutique de fleurs qui lui offre chaque jour sa fameuse rose. Il parle à toute personne, un politicien haut placé ou un ouvrier tout simple. Et il prend soin des autres. » 
Le thème du Printemps des poètes cette année en France, « l'ardeur », inspire Michel Simonet. « C'est la chaleur humaine, répond-il. Notre ville, comme d'autres en Europe, en a reçu énormément de la part du Sud. Quand j'ai commencé, il y avait les immigrés italiens et espagnols, maintenant les cinq continents sont dans la rue. C'est extrêmement positif. Avoir en face quelqu'un d'ardent incite à répondre. Moi qui suis secret et taiseux, cela m'a aidé à m'exprimer davantage. » De son succès littéraire, Michel Simonet est étonné, mais fier et heureux. S'il publie désormais une tribune régulière dans le quotidien romand La Liberté, il entend bien rester balayeur. « Ce ne sont jamais les merveilles qui manquent mais plutôt la faculté de s'émerveiller », écrit-il dans son livre qui pourrait s'intituler « sagesse du balayeur ».

Source : La Vie
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 Un balayeur qui écrit n'est pas un écrivain qui balaie: j'ai voulu m'entretenir avec vous des travaux communs et diversifiés au milieu d'une rue, en parcourant cette belle et longue histoire en courte géographie fidèlement accompagné de

Mon char

Ringard

Trône de ma rose,

Collègue de symbiose

Soeur de couleur et d'osmose,

D'entrain jusqu'à l'arthrose.




Heureux qui, balayeur, fait d'utiles voyages

De trottoir en trottoir et rose pour Toison,

Et qui a peu besoin de monter en avion

Pour saisir au global le monde et son usage.



Balayeur de rue, ou cantonnier, opérateur écologique, homme de ménage en plein air, concierge de quartier, hygiéniste du trottoir...

... parfois dénigré, mais reconnu par tous d'utilité publique. 


mercredi 28 février 2018

Silences. Maintenant elle est comme les autres...

Le silence dans la forêt. Il est froissé tout d'un coup par la main du vent, comme on jette une lettre ratée au panier. Ce silence empêché d'être parfait est une des choses les plus fraternelles qui soient. 
À Paris, le silence vient par les yeux. Ce mendiant, une couverture sur les jambes, mangeait un yaourt. L'air était si froid que les atomes gelaient. Il ne bougeait presque pas, sidéré par le froid. Il mangeait sa mort à la petite cuillère. Un silence l'enveloppait, contre lequel les bruits des affairés tapaient sans pouvoir le briser. 
Le silence de Lao Tseu passant la douane et laissant son traité comme gage, don, sourire. Il s'éloigne. On ne le reverra plus. Quand on ouvre son livre, le coeur se remet à battre. On ne savait même pas qu'il était arrêté. Le texte : un visage avec un doigt sur les lèvres closes. Les commentateurs arrivent, se pressent pour réduire le miracle. Le visage sourit, ne dit rien. La pensée est un moustique, c'est agaçant ce bruit qu'elle fait à notre oreille. Ouvrons le livre, passons la douane, disparaissons. 
Le silence du poème. Ce que les psychanalystes appellent un passage à l'acte est, dans sa soudaineté éclairante, proche de ce qu'est un poème, mais c'en est la version diabolique, destructrice. La vitesse du poème dépasse celle de la lumière. Elle n'est comparable qu'au sourire sans cause du nouveau-né. Ce sourire monte au ciel d'où il était venu. 
Le silence de la Bible. Lisant un psaume de David, j'ai reçu le souffle de l'éternel, c'est-à-dire du mortel, en plein visage. Les écritures dites « saintes » ne sont pas plus saintes qu'une liste de courses épinglée sur une plaque de liège dans une cuisine : les deux témoignent du souci d'un vivant, du petit désir adorable de maintenir vie et souffle le plus longtemps possible. 
Le silence d'un citron. Si nous avions l'oreille fine, nous entendrions le bruit d'un réacteur atomique, le bourdonnement méditatif de l'absolu sous la coquille jaune. Mais nous n'avons pas l'oreille fine. Nous ne voyons qu'un citron et sa dureté joviale caractéristique des fils du soleil. 
Le silence de la neige qui tombe sur la neige. C'est le silence des évènements qui nous refont un cœur vierge. « Neige-qui-tombe-sur-de-la-neige » est le nom de l'amoureuse et son visage est plus noir que celui d'une icône.
Le silence du général de Gaulle protégeant sa petite fille mongolienne, Anne. Il rêvait qu'il était le général de Gaulle. Le seul point réel de sa vie était le petit visage oriental rieur d'Anne. L'enfant éternel un jour mourut. À la fin de l'enterrement, s'éloignant de la tombe, le vieil homme dit à sa femme : « Viens, maintenant elle est comme les autres ». Le silence parfois fleurit en une seule parole. Les témoins de cette floraison ne l'oublient jamais plus.
source : Le monde des religions

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mardi 27 février 2018

Chemin chamanique ?


Gilles Farcet et Fabrice Jordan nous partagent ce lien qui peut éclairer notre chemin spirituel sur lequel les tentations sont nombreuses de nos jours.


http://www.inspir.be/?page_id=2792

Bonne lecture

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lundi 26 février 2018

Présence... présente grâce à Jean-Pierre Vaissaire.


En octobre dernier, de retour des Pouilles j'ai décidé de passer par Rastenberg. (d'accord, c'est pas bien le plus court chemin...) 
Je n'y étais jamais retourné depuis l'enciellement de notre chère Christiane, mais les images des "jours heureux" sont gravées non seulement dans ma mémoire, mais dans ma chair vive, dans tout mon être. Ancrées. Devenues partie de ce que je suis, pense, ressens. Je me dis souvent que Christiane n'est pas partie, qu'elle est toujours là, à mon côté, présente, si présente parfois...
J'arrive à Rastenberg, c'est la fin de journée, je décide de poser mon camping car dans la forêt, non loin du zendo; Et bien sûr d'aller roder en direction de cette petite maison, voir ce que tout cela devient depuis dix ans.
Je m'approche à pas lents. Et plus j'approche plus se forge une évidence. Christiane est là. De toute sa présence. Christiane est là, devant moi, elle est assise sur les marches de l'entrée du zendo, elle est vêtue d'un pantalon bleu marine et d'un haut blanc, elle est là, elle me sourit, doux regard ... Elle est "comme d'habitude" et elle me dit: "Alors vieux brigand, qu'est ce que tu viens faire par ici?"
Je suis confondu. Bien sûr je ne suis pas fou, mon "esprit" sait bien qu'elle est morte, comme on dit, il y a dix ans. Mais je connais trop ces percées, rarissimes, du réel, ces instants qu'elle nous a appris à reconnaître, ces infimes mais immenses traits d'union entre visible et invisible, pour me traiter moi-même de fou ou d'illuminé. Je SAIS la réalité de cette présence, je le sais comme plus fort que tout au monde, et je lui réponds, les larmes aux yeux "Tu le sais bien" (ou qq chose d'approchant). Je la remercie très fort d'être venue m'accueillir, j'entends une réponse du genre "tu le vaux bien".
Qui parle ici?
Qui entend? Qui sent, qui voit, quel est ce lien?
Jugés avec l'esprit cartésien, ces instants n'ont aucune existence. Mais je me moque bien de Descartes. Je sais ce que je vis, et ça pulse, ça palpite, ça respire, mieux, plus qu'une certitude avérée.
Somme toute, rien ne me surprend. De son "vivant", Christiane m'a souvent pris par la main et emmené à "la porte".
- Tu vois, le Réel, c'est ici. Que décides-tu, vas-tu entrer?"
Qu'elles sont douces, les larmes que j'ai versées les yeux dans les siens...
Comme c'était émouvant de la retrouver là 10 ans après...
et si naturel, en somme. Très "naturellement" bouleversant.



Alors, amis, je n'ai qu'une chose à vous dire, : allez-y. Peut-être vous y attend-elle comme elle m'attendait . Son travail ici bas n'est pas terminé...
(et dire qu'elle ne "voulait laisser aucun sillage")....!


Jean-Pierre Vaissaire 

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dimanche 25 février 2018

Jeûner, se remettre à l'écoute de son corps


Pendant le carême, Christophe André nous livre sa chronique sur la vie intérieure. Cette semaine, il nous explique comment, en s’abstenant de manger, on peut redécouvrir le plaisir de se nourrir.





« Jésus jeûna 40 jours et 40 nuits, après quoi il eut faim », nous raconte saint Matthieu dans son Évangile (4, 2). Mais cette fois, ce n’est pas un miracle : la plupart des êtres humains peuvent survivre à 40 jours de jeûne (à l’expresse condition de boire suffisamment). Toutes les traditions religieuses ont recommandé des périodes de jeûne. Et le jeûne est récemment revenu à la mode, à la fois pour des raisons médicales (il semble être bénéfique pour la santé) et psychologiques (dans nos sociétés de pléthore, il est un acte de résistance libérateur).
Le temps du carême est souvent associé à l’idée de jeûne. Mais de quel type de jeûne parle-t-on ? Et surtout dans quel esprit ? Le jeûne ne doit pas consister seulement en une restriction et une privation, mais doit plutôt représenter une manière de développer un nouveau rapport à la nourriture. Il ne s’agit pas, ou pas seulement, de se priver mais aussi de se recentrer, de moins manger, peut-être, mais surtout de mieux manger : savourer le bonheur que représente le pain quotidien, s’émerveiller et rendre grâce. On se propose alors d’habiter nos gestes différemment. Par exemple en prenant ses repas en pleine conscience, c’est-à-dire en se rendant vraiment présent à notre nourriture.
Souvent, nous ne ­nous mettons pas à table parce que nous avons vraiment faim, mais parce que c’est l’heure, parce que ça sent bon, parce qu’on s’ennuie...
Cela consiste à ne rien faire d’autre que se consacrer à son repas : ne pas lire, ni regarder la télé, ni écouter la radio, mais se centrer sur ce que nous mangeons. Bien mâcher, savourer, finir chaque bouchée avant de remplir à nouveau sa cuillère, prendre le temps d’écouter le message de notre estomac : “Stop” ou “encore” ? En prenant cette habitude, nous allons découvrir des tas de choses dans notre rapport à l’alimentation : souvent, nous ne ­nous mettons pas à table parce que nous avons vraiment faim, mais parce que c’est l’heure, parce que ça sent bon, parce qu’on s’ennuie, parce que cela nous permet de retrouver les autres... Nous pouvons aussi mieux comprendre pourquoi nous ingérons parfois trop : c’est le cas si nous prêtons trop attention au contenu de notre assiette (parce que c’est très bon ou parce qu’on se dit qu’il faut tout finir) et pas suffisamment à ce que ressent notre corps (il nous signale souvent qu’il est rassasié mais nous ne l’écoutons pas). Bien sûr, nous ne pouvons pas prendre tous nos repas ainsi… mais nous pouvons, de temps à autres, nous apercevoir que nous ingurgitons des quantités sans même nous en rendre compte.
Du coup, nous pouvons décider de régulièrement déguster un aliment, un plat ou tout un repas en pleine conscience : bouchée après bouchée, seul, sans distractions, sans discussion, en silence… Juste ressentir le goût des mets et aussi l’état de faim ou de satiété de notre corps, au fur et à mesure que le repas avance… C’est toute la différence qui existe entre simplement manger – avaler des aliments – et se nourrir : prendre conscience de toutes les grâces présentes derrière chacun des aliments qui nous sont offerts à chacun de nos repas.
En procédant ainsi, chaque jour du carême, ou lors de certains d’entre eux, nous allons redécouvrir le plaisir lié à la nourriture, redécouvrir la grâce que représentent le fait d’en disposer et le fait de se nourrir. Redécouvrir, finalement, les fondements simples pressentis par l’Ecclésiaste (9, 7) : « Va, mange ton pain dans la joie, et bois de bon cœur ton vin… »
Comment faire ?
Sur un plan « technique », il existe toutes sortes de jeûnes. Le jeûne total, dans lequel on ne mange rien, et l’on ne fait que boire des liquides, est réalisable par tout le monde, par exemple un jour par semaine. Le jeûne partiel consiste à manger moins, à s’assurer que l’on sort de table avec le sentiment qu’on aurait pu manger davantage : il s’avère plus adapté aux personnes inexpérimentées en la matière, et il peut être mené sur une durée plus longue. Enfin, le jeûne sélectif consiste en l’exclusion de certains aliments (viande, desserts, vin) : il peut être mis en place pour un temps plus long, par exemple le carême.
Sans danger pour la santé, au contraire, chacun de ces types de jeûne présente un intérêt sur le plan personnel et spirituel : on se débarrasse de certaines mauvaises habitudes liées à la nourriture (trop manger, trop vite), on retrouve une forme de liberté qui nous permet d’orienter nos pensées et nos énergies vers d’autres actions que les repas (les dialogues, le don, la prière).
source : La Vie
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samedi 24 février 2018

Pour être en cohérence avec soi

A propos de la cohérence cardiaque :
"Cela suggère que lorsqu'une personne est dans un état physique cohérent (cohérence cardiaque), elle ou il va montrer une meilleure capacité à ressentir les signaux électro-magnétiques et les informations encodées par les champs émis par le cœur des autres. Au premier abord, ces données pourraient faire penser que ces personnes en cohérence sont plus facilement susceptibles d'être vulnérables aux influences potentiellement négatives de champs incohérents émis par l'entourage. En fait, c'est l'inverse qui est vrai. Quand les gens sont capables de maintenir l'état de cohérence interne, ils sont moins vulnérables aux champs incohérents des autres. Paradoxalement, on constate qu'une plus grande stabilité interne est ce qui permet l'émergence d'une plus grande sensibilité"
HeartMath® Institute


Je vous indique le lien qui permet de comprendre la cohérence cardiaque en regardant les vidéos proposées :


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vendredi 23 février 2018

Incarnation...

"Incarner le changement, c'est ne pas réserver mon sourire qu' à ceux qui me sourient. 
Incarner le changement, c' est rendre tangible , manifeste, cette unité intérieure qui ne peut s' accommoder d'aucune idée de comparaison ou de séparation d'avec l'autre ...........
Incarner le changement, c' est spiritualiser la matière, c'est à dire amener le plus haut degré de moi-même dans mes aspects les plus denses. 
Incarner le changement, c'est tel le soleil, éclairer avec la même intensité le jardin d'enfants et le champ de bataille ........... 
Incarner le changement c'est être ce que je dis et dire ce que je suis ." 

Gregory Mutombo 
p 155 " La symphonie des âmes

jeudi 22 février 2018

Une autre agriculture possible...



Et cette année encore, c’est grâce à un travail de fonds remarquable que Générations Futures revient sur le devant de la scène : l’association a dressé un classement des fruits et légumes non-bio contenant le plus de pesticides. Pour cela, il lui a suffit de compiler les données officielles (ce qui n’avait jamais été fait avant) publiées chaque année par la Direction générale de la concurrence, de la consommation, et de la répression des fraudes. La DGCCRF analyse des dizaines de produits frais dans les rayons des supermarchés et chez les grossistes, et publie les résultats. En compilant tous ces chiffres (plus de 11 000 analyses sur les 5 dernières années), et en s’assurant d’avoir des résultats suffisamment exhaustifs pour être parlants, Générations Futures dresse donc un terrible constat sur 52 fruits et légumes de grande consommation.

Plus de 80% des oranges, pêches, nectarines, fraises, pamplemousses, cerises, clémentines et raisins testés laissent apparaître des résidus de pesticides quantifiables, et donc susceptibles de se diffuser dans notre organisme pour on-ne-sait-quels-effets ultérieurs. Du côté des légumes, ce sont les céleris raves, les endives et les herbes fraîches qui décrochent la timbale avec plus de 70% des échantillons où l’on retrouve des pesticides. Pour le céleri branche, la proportion grimpe même à près de 85%. A l’inverse, les asperges, betteraves, ou le maïs font figure de bons élèves avec moins de 5% des échantillons analysés incriminés.

Un tel avertissement fait bien sûr office d’incroyable promotion de l’agriculture biologique : grâce à ses méthodes, il est (presque) impossible de retrouver des engrais et des pesticides dans les légumes et fruits consommés. Pour la santé de la terre comme pour celle du consommateur, nous ne redirons jamais assez : vive le bio !

source du texte : univers nature
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