jeudi 13 octobre 2016

En chemin méditatif avec Chandra Swami


Inspiré par le Divin, Swamiji observe depuis 1984 un silence ininterrompu qui se poursuit à ce jour. Au cours des vingt dernières années, des milliers de chercheurs spirituels ont fréquenté Sadhana Kendra Ashram, attirés par l'irrésistible magnétisme spirituel de ce sage silencieux. 
Swamiji accueille et accepte tout le monde avec le même amour inconditionnel, et guide chacun sur le difficile chemin de l'épanouissement spirituel. Simultanément, il supervise toutes les activités de l'ashram, demeurant constamment établi dans la Béatitude ininterrompue du Soi, à la fois acteur divin et témoin détaché de tout ce qui se déroule autour de lui. 
Il est indéniablement un instrument du jeu divin (lila).



Swamiji classe en 3 catégories fondamentales les différentes techniques de méditation pratiquées dans les diverses traditions spirituelles ou religieuses: 
la méthode négative, la méthode positive, et la méthode d'observation des pensées. La méthode négative consiste à rejeter toutes les pensées ou émotions qui s'élèvent dans le mental au cours de la méditation. 
La méthode positive implique l'usage d'un support: nom, mantra, image, ou idée reliée au Divin, sur lequel on concentre le mental, afin de le rendre silencieux et focalisé. La méthode d'observation des pensées consiste à simplement observer le mental, et toutes les pensées, images ou émotions qui peuvent y surgir, avec l'attitude détachée d'un témoin, sans s'y impliquer. Toutes ces méthodes sont exposées en détail dans le livre de Swamiji "L'Art de la Réalisation". 

Selon Swamiji, toutes sont à même de rendre le mental silencieux et paisible, et donc, de mener à la Réalisation. Mais il met particulièrement l'accent sur l'importance et l'efficacité de la prière et de l'abandon de soi à Dieu dans le cheminement spirituel, conjointement à l'effort personnel.

"La méditation peut être décrite comme un art de voir sans interférence de notre mental conditionné. Détournez votre attention de tous les objets, de toutes les situations et relations, et regardez à l'intérieur de vous-mêmes. C'est cela, la méditation." 

 Shri Chandra Swami Udasin

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mercredi 12 octobre 2016

Quand l'aubier nous parle de l'aube...


Hêtre à l'aulne de l'éveil,
c'est un sacré bouleau !



"L’arbre est un symbole extraordinaire pour représenter la croissance et le développement progressif sur les plans physique, émotionnel, mental et spirituel. Il commence par une petite graine pour devenir un être grand, fort, solide et droit. Il produit d’autres graines, symboliquement d’autres enfants. Il s’établit à un endroit, comme l’être humain dans sa maison, et il travaille comme une véritable usine, produisant tous les éléments qui le constituent et mettant à disposition tout ce qu’il produit, tout ce qu’il est. Il transforme la pollution et participe à la création de l’oxygène indispensable à la vie sur Terre. 

À lui seul, il représente une véritable société altruiste, car il offre gratuitement abri, nourriture et autres, à une multitude d’espèces, y compris l’homme. Par rapport à l’être humain, les racines de l’arbre symbolisent l’ancrage dans la vie concrète, dans le monde de la matérialité, mais aussi le travail réalisé au niveau de l’inconscient et qui nous aide à nous construire solidement pour grandir dans la droiture avec de belles pensées, de beaux sentiments et matérialiser par la suite de belles œuvres. 

Son tronc représente la droiture, la solidité des jambes et de la colonne vertébrale ; sa couronne constituée par les branches, les feuilles et les fruits symbolise la tête, la chevelure et le cerveau ; son apparence générale représente l’énergie que nous dégageons, c’est-à-dire notre aura, notre rayonnement, notre épanouissement, les beaux sentiments. Quand notre arbre intérieur est solide, en santé et épanoui, il produit des fruits que nous pouvons partager avec les autres. Par son lien avec le Ciel et la Terre, il nous communique la Connaissance, nous aide à retrouver nos racines originelles et à assumer l’expérience de la matérialité avec confiance."

source : Univers/Cité Mikaël






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mardi 11 octobre 2016

Au cœur du chemin...


Quand il n'y a plus rien, il n'y a que l'Amour. 
Il n'y a plus que l'Amour. 
Tous les barrages craquent. 
C'est la noyade, c'est l'immersion.
L'amour n'est pas un sentiment. 
C'est la substance même de la création... 

 Christiane Singer

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dimanche 9 octobre 2016

Thich Nhat Hanh : un maître du bouddhisme (3)



Lors de votre enseignement, vous avez expliqué le lâcher-prise, en utilisant la métaphore du vacher qui doit lâcher ses vaches s’il veut moins souffrir. N’est-ce pas décalé, dans un contexte de crise où les gens souffrent moins de « trop posséder » que du manque de travail et de ressources?
T.N.H. : Souvent, on pense que l’on ne peut pas lâcher telle personne ou telle propriété parce que l’on ne pourra pas continuer de vivre sans elle. Mais peut-être est-ce en s’en détachant que l’on souffrira moins. Alors, il faut avoir assez de courage pour pouvoir la laisser aller. Mais toutes les possessions ne constituent pas des obstacles au bonheur ! Seule est une « vache » la possession que vous ne savez pas lâcher. Car elle fait de vous son esclave.

Que conseillez-vous, alors, pour « bien » lâcher prise?
T.N.H. : Dressez une liste, par écrit, de toutes vos « vaches », ces choses mais aussi ces connaissances que vous croyez très importantes, car si vous ne pouvez pas lâcher une connaissance, vous ne pourrez pas arriver à une plus élevée. Puis regardez-les en pleine conscience. Et entraînez-vous à les laisser s’éloigner. Cela vaut avec tous les attachements. Dans le couple ou dans la relation parent-enfant, l’amour véritable consiste à cultiver la liberté des uns et des autres. 

Certains vous qualifient d’« être éveillé » ou de « bouddha ». L’êtes-vous ?
T.N.H. : Tout le monde l’est ! Car tout le monde a une conscience. Vous aussi, si, lorsque vous marchez, vous êtes consciente de votre pas, vous êtes un être éveillé ! Mais, selon votre pratique, vous pouvez l’être à 10 %, à 20 %, à 40 % de votre temps. Et 40 % ou 50 %, c’est déjà beaucoup ! Il faut garder un peu de boue pour pouvoir faire pousser le lotus. La souffrance sera toujours là, car tant qu’il y a de la vie, il y a de la souffrance. Mais celui qui pratique apprend à la transformer dans la joie et dans la paix.

Comment préparez-vous l’« après-Thây » au Village des Pruniers ?
T.N.H. : Je ne vais pas mourir. [Il éclate de rire.] Si vous regardez autour de vous, vous pourrez me voir dans les moines et moniales. Mais ils vont aussi pratiquer le lâcher-prise : des États-Unis à Hong Kong, partout les sanghas travaillent déjà seules. Et notre tradition doit continuer d’évoluer en se nourrissant des sciences et de la psychologie.

Vous n’avez pas d’héritier direct?
T.N.H. : Tous le sont. On va comme une rivière, non comme des gouttes d’eau. Comme on l’a dit au Parti lors de notre retour au Viêt Nam * : « Les vrais communistes, c’est nous ! » [Il rit]


*Thich NhatHanh a obtenu la permission de se rendre au ViêtNam, où chacun de ses déplacements, attirant des milliers de personnes, a été très encadré par le gouvernement.

Psychologies magazine - mars 2014

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samedi 8 octobre 2016

Thich Nhat Hanh : un maître du bouddhisme (2)


Pouvez-vous me parler de vous enfant ?
T.N.H. : [Long silence.] Regardez cette photo au mur [il désigne de la tête un portrait de lui, en noir et blanc, enfant à l’air grave et serein]. Cet enfant a eu des parents très aimants et il avait seulement 16 ans quand il est devenu moine ! [Rires]

Vous voulez dire que vous n’avez pas d’enfant intérieur blessé? Vous êtes pourtant passé par des guerres...
T.N.H. : Des guerres terribles... Cela nous fait souffrir. Mais cela nous aide, aussi. Quand, à l’école, des amis ont été tués par des soldats, il est devenu évident que l’on ne pouvait pas se contenter de réciter des sutras. Il fallait agir. Ainsi nous est venue l’idée du « bouddhisme engagé » : on a organisé des groupes de jeunes moines et laïcs pour créer des hôpitaux, des écoles... Cela aide à soigner les blessures physiques et mentales : celles des autres et les siennes. Il faut apprendre à savoir souffrir afin de souffrir moins.

Qu’est-ce que ça signifie, « savoir souffrir » ?
T.N.H. : C’est ne pas chercher à fuir sa souffrance, mais l’accepter, la regarder en pleine conscience. Puis l’utiliser pour en tirer une énergie positive : la transformer et, ainsi, se transformer.

L’utilité de la « communauté » (sangha) paraît évidente dans des conditions de guerre. Mais aujourd’hui et ici, à quoi sert-elle ? 
T.N.H. : Au village, nous organisons des retraites pour plus de mille personnes : pour aider un tel groupe à se transformer, un maître, même talentueux, ne peut pas suffire; il a besoin d’une sangha qui génère une énergie collective de compassion et de pleine conscience. Je pense qu’il en va de même pour les thérapeutes : s’ils s’organisaient en communautés de pratique, ils aideraient mieux les gens. 

Est-ce la sangha qui vous a aidé à supporter la souffrance de l’exil, dès 1966 ?
T.N.H. : Au fil de la pratique, on en vient à reconnaître que notre pays n’est pas telle partie de la planète et que nos concitoyens ne sont pas que des Vietnamiens, mais aussi des Français, des Anglais, des Américains... Il n’y a plus de discrimination.

C’est ce que vous appelez l’« inter-être » : vous dites que nous ne « sommes » pas, mais que nous « inter-sommes »...
T.N.H. : L'inter-être n’est pas une philosophie, c’est une vision profonde que l’on acquiert en tournant son regard vers la nature. Par exemple, la science a découvert que matière et énergie « inter-sont » : l’une peut devenir l’autre. Si les chrétiens et les musulmans se regardent en profondeur, ils découvriront cette nature de l’inter-être et la guerre cessera. 

Cela fait un demi-siècle que vous diffusez ce message de paix, y compris auprès des plus puissants, mais nous sommes encore loin d’un monde sans guerre !
T.N.H. : Parler de paix aux puissants, c’est facile, mais cela ne suffit pas. Il faut que chacun applique cette loi de l’inter-être dans son quotidien. Et pour cela, il faut s’organiser en sanghas, c’est-à-dire pratiquer la pleine conscience ensemble : en famille, à l’école, dans l’entreprise, au conseil municipal... 


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vendredi 7 octobre 2016

Thich Nhat Hanh : un maître du bouddhisme (1)

Sa lutte non violente contre la guerre du Viêt Nam, son pays, avait fait de lui un ennemi majeur aux yeux des dirigeants et une source d’influence pour Martin Luther King, entre autres. Plus de quarante ans plus tard, Thich Nhat Hanh reste un maître inégalable.
Des millions de bouddhistes et de laïcs suivent son enseignement via ses livres, ses conférences ou ses retraites données chez lui, en France, au Village des Pruniers. Il a créé ce centre bouddhique en 1982, seize ans après avoir été contraint à l’exil par le gouvernement vietnamien.

C’est là que nous le rencontrons, tôt le matin, dans une grande salle peuplée de moines et moniales et de laïcs venus des quatre coins du monde pour une retraite de quelques jours, semaines ou mois. D’un pas lent, arrive Thây (« maître »), un petit homme de 87 ans qui en paraît 60, à l’air inébranlable. Avant de donner un enseignement, il invite, sans rien dire, à une méditation, puis à quelques gestes de gymnastique - dont il expliquera qu’il ne les fait pas « pour être en forme », mais pour le plaisir de se sentir vivant. Une occasion parmi d’autres de pratiquer la pleine conscience, principe central du bouddhisme. Plus tard, nous obtenons un rendez-vous dans son ermitage : assis à son bureau, à la lueur rougeâtre d’une lampe et face à une forêt de pins, Thây réalise des calligraphies. L’image semble sortie d’un conte bouddhiste ancestral. Sœur Không, sa plus ancienne compagne de route et cofondatrice du Village des Pruniers, et sœur Dinh, son autre bras droit, nous invitent à nous asseoir face au maître, qui nous a rejointes en silence. On aimerait que cet homme, qui a échappé par miracle aux bombes françaises, américaines, puis aux mains des communistes et à la douleur de l’exil, nous parle de lui.
La voix douce et ferme, il répond : « “Moi, moi”, il n’y a pas de soi séparé. » Rencontre rare avec un vrai sage.

Psychologies : Votre nouvel ouvrage porte sur l’enfant intérieur, une notion de psychologie. Comment la définissez-vous en tant que bouddhiste ?
Thich Nhat Hanh : Quand vous plantez une graine de maïs dans le sol, elle pousse et se transforme en plante. Alors, vous ne voyez plus la graine. Elle est pourtant toujours vivante. Lorsque vous regardez un adulte, l’enfant est bien là, même si vous ne pouvez pas le voir. Souvent, cet enfant a souffert et continue de souffrir. Pour le guérir, il faut commencer par le voir, reconnaître sa tristesse, puis lui parler en l’entourant de votre tendresse, en pleine conscience. Ainsi, vous l’apaiserez.

Vous considérez-vous comme un thérapeute?
T.N.H. : Dans notre tradition, on nomme le Bouddha « le roi des guérisseurs ». Car le dharma [l’enseignement du Bouddha,] a pour fonction de guérir les gens : la colère, le désespoir ou la jalousie sont leurs maladies. Le bouddhisme a, depuis l’origine, une approche psychologique. On y parle de la « conscience du tréfonds », qui correspond à l’« inconscient ». C’est là que résident les graines de ces « maladies », qui ne sont des maladies que si nous laissons leur énergie nous nuire sans utiliser la pleine conscience. Elle seule permet de se guérir, et de guérir les autres.

« Prendre soin de son enfant intérieur » n’est donc pas qu’une démarche individuelle...
T.N.H. : Non, car l’enfant intérieur est un enfant collectif. Il est une continuité des enfants intérieurs de votre père, de votre mère et de tous vos ancêtres. Si vous pouvez apaiser le vôtre, vous apaiserez aussi les leurs. Vous pratiquez non seulement pour vous, mais pour vos ancêtres.

Dans votre enseignement, ce matin, vous avez dit : « Si vous n’êtes pas heureux, c’est à cause de vous, parce que vous n’utilisez pas la pleine conscience. » Croyez-vous vraiment que cela soit suffisant?
T.N.H. : La marche méditative, la respiration consciente vous permettent d’être vraiment là. Et si vous êtes vraiment là, alors vous reconnaissez les conditions du bonheur que vous possédez. En profiter devient enfin possible. Tout de suite !

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jeudi 6 octobre 2016

Les émotions haute en couleur




La peur exprime un besoin de protection
La colère exprime un besoin de changement
La tristesse exprime un besoin de réconfort
Le joie exprime un besoin de partage

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mercredi 5 octobre 2016

mardi 4 octobre 2016

Enfance du Monde...



Je cherche l'enfance du monde, 
là où tout est jeu avec presque rien, 
là où tout est grâce avec presque tout ...


François Garagnon


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dimanche 2 octobre 2016

perdre pour entrer en grâce...


«La connaissance de l'Être est impartie à ceux qui ont tout perdu et se trouvent dans la solitude la plus totale et capables de l'accepter. C'est également à ce moment même que, d'une façon inattendue, du plus profond de leur total dénuement leur arrive la grâce insoupçonnée de se sentir entourés, protégés et vivifiés d'un amour qui n'est pas de ce monde.» 


Karlfried Graf Durckheim , (1896 - 1988), 
mystique et philosophe allemand , 
Spiritualité Nouvelle

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