mercredi 13 mai 2015

lundi 11 mai 2015

Un amour de BD

Voici une BD que j'affectionne pour son humour et je vous partage quelques extraits.
C'est Pico Bogue et sa soeur Ana Ana.









dimanche 10 mai 2015

Les soins du corps avec Alexandre Jollien


Depuis que je vis à Séoul, j’ose une autre approche du corps, pour m’apercevoir une nouvelle fois qu’un art de vivre, une hygiène de vie impeccables sont le berceau de la joie, de l’amour et de la paix, ces lumineux dons de la vie dans l’esprit. La vie dans l’esprit justement commence aussi par l’attention au corps. Celui-ci détendu, l’esprit se crispe moins, ne se ratatine plus et peut enfin être grand et large. Travailler à être une femme ou un homme libre, c’est se dégager des passions tristes, se sortir de l’affaire des projections, des illusions, des désirs désordonnés, de la mauvaise humeur pour avancer main dans la main avec les autres.

Je n’ai jamais autant transpiré qu’ici, en Corée du Sud. Un ami dans le bien m’a dit un jour : « Arrête de m’envoyer des SMS avec des citations philosophiques. Va plutôt faire du sport et deviens un homme ! » Puis il a imité ma démarche et m’a promis que si je faisais quelques exercices, je pourrais marcher beaucoup mieux. Et bien soit ! Tous les jours, je fonce à la salle de gymnastique la plus proche, quitte tous mes vêtements et arbore la tenue officielle. Je me suis inscrit dans un fitness, lieu que mon esprit méprisait cordialement. Et pourtant, depuis que je m’y rends quotidiennement, les progrès, les enseignements et la liberté fleurissent. Trente minutes durant, je commence par piquer un sprint sur un tapis roulant, un casque sur les oreilles avec de la musique à plein tube. Leçon magistrale : quand j’écoute un morceau entraînant, je cours presque sans effort, mais dès qu’une rengaine assommante vient à entrer dans mes oreilles, une chape de plomb s’abat sur mes jambes et je m’époumone. On ne dira jamais assez l’importance du mental et combien nous sommes influencés par les 1 000 pensées qui traversent un esprit.

Quel air mon mental me joue chaque matin ? Est-ce une musique qui me porte à la joie, ou un brouhaha cauchemardesque qui ne m’incline qu’à la tristesse et au pessimisme ? Le mental, c’est également lui qui m’éloigne du corps et qui me fait souvent lorgner les athlètes qui s’exercent autour de moi. « Tiens, cette belle fille court trois fois plus vite que moi, je vais passer à la vitesse maximum du tapis roulant… » Et ça ne manque pas, je glisse et je finis dans le décor. Tandis que si je me concentre et fais un pas après l’autre, je peux avancer dans l’allégresse. Mais dès que mes yeux se braquent sur le compteur kilométrique, je me décourage devant son affligeante lenteur.


La vie spirituelle n’est pas coupée des sens et du physique. Précisément, elle doit faire corps avec la chair. Depuis peu, j’essaie de constituer une sorte de petit décalogue pour une vie plus saine. Par exemple : Au lit tôt, tu iras ; Avec plaisir et sobriété, tu mangeras. Peu à peu, pierre par pierre, je construis un art pour mieux habiter le temple de l’esprit.
En Corée, il y a une institution qui m’est chère, les bains publics. Après l’effort, je m’y rends avec mon fils. À chaque fois, je suis étonné de voir combien les habitués consacrent de temps à se nettoyer. Comme si le corps devait être purifié. Des pères lavent leur enfant, des fils lavent leur père. Augustin, mon fils, m’a dit un jour : « Papa, regarde les épaules des gens, il y en a peu qui sont totalement détendues. Pourtant, on va tous au même endroit ! »

Depuis, j’essaie de ralentir, de f aire exactement les mêmes choses qu’avant, mais avec détente. Le corps est un sacré don, l’idolâtrer est un vice, le négliger, un grave tort. Tandis que je me lavais nu sur un tabouret, comme c’est l’usage ici, un vieux monsieur est venu avec une éponge et m’a frotté vigoureu sement de la tête aux pieds. Soudain, un commandement de mes entrailles a fusé : de ton cœur et de ton corps, tu prendras grand soin !

source : La Vie


samedi 9 mai 2015

La crise avec Eckhart Tolle


La crise economique est-elle une bonne nouvelle? 
 Cela fait maintenant 4 ans qu'une crise financière mondiale sans précédent à de plus en plus d'impact dans notre quotidien. Comment faire pour vivre l'instant présent de façon sereine quand tout ce que nous connaissons semble être sur le point de s'écrouler ? 
Eckhart Tolle nous parle des raisons de la crise économique actuelle, il nous décrit les mécanismes de l'éveil spirituel et nous invite à réaliser qu'en fait ici et maintenant tout va pour le mieux.


Voir la vidéo





jeudi 7 mai 2015

Alexandre Jollien... Vivre sans pourquoi



Écoutez ci-dessous le prologue du CD qui accompagne le dernier livre d’Alexandre Jollien, « Vivre sans pourquoi » : 




mardi 5 mai 2015

Une visite au Mont Sainte-Odile

De retour d'un week-end au Mont Sainte-Odile, où la brume humide a entouré la colline, une phrase résonne encore...

« Si tu pleures trop parce que tu as perdu ton soleil, 

tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles. » 


Le nom d'Odile signifie « fille de Lumière ou soleil de Dieu ». 
Ses attributs : les yeux ouverts et la source rejoignent le sens du mot hébreux « Ayïn » qui signifie l'œil ou la source; l'œil qui permet de voir les merveilles de la création, le regard intérieur qui voit l'invisible et contemple la lumière; la source qui jaillit pour guérir l'homme et étancher sa soif d’Amour. 
 Odile accueille les pauvres, les malades, les pécheurs et comme un Moïse alsacien les guide des ténèbres vers la lumière. Elle frappe le rocher de notre égo, de notre cœur de pierre, pour en faire jaillir le source d'Amour cachée au fond de chacun, elle ouvre nos yeux aux merveilles et à la Lumière de Dieu.




lundi 4 mai 2015

Déchirement... avec Christian Bobin

Garder sa vie dans le sentiment neuf de la vie, c'est une des choses les plus difficiles qui soient, les plus souvent escamotées. Cela vient sans doute du fait que cette nouveauté de chaque jour ne peut être reçue que dans la proximité de sa mort à soi, rien qu'à soi. Je pense chaque jour à la mort voisine. Ce n'est pas une pensée du futur, c'est une pensée du présent. 
C'est la pensée la moins morbide qui soit. 
Cette proximité de vivre avec l'ombre portée de mourir, je peux la résumer en un mot, en une attitude de fond: rire. La vie me bouleverse comme un papier de soie si fin qu'un regard trop pesant suffirait à le déchirer. La vie me comble d'être aussi parfaitement menacée. 
Le déchirement me donne joie et rire.

Christian Bobin
L'épuisement, éditions Gallimard, 2015, p.55

Cette citation phrase de Christian Bobin m'a rappelé cette vidéo d'enfant...