samedi 23 octobre 2021

Yoga du mental

 

Par Gérard beaulet

Ce n'est pas avec le mental que vous réduirez les tensions générées par le mental.

N'essayez pas d'en sortir, mais vivez intensément ce qui dérange.
Déposez-vous sur votre tapis de yoga et goûtez la substance de ce qui se propose. Si c'est une tension, écoutez la tension et laissez la vivre, si c'est une émotion, écoutez l'émotion et laissez la vivre.
Laissez-vous tranquille, soyez obsédé par la tranquillité.
Bonne pratique 🙏
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vendredi 22 octobre 2021

Hommage



Mais quel est donc cet organe, ce petit petit muscle motorisé, qui se met à fonctionner quelques semaines à peine, après la conception et ne cessera de battre qu’au dernier jour de notre vie?

Tel un métronome infatigable, il marquera de son tempo, chacune des secondes de notre existence, et sur une évaluation de quatre-vingts ans, il battra environ, tenez-vous bien :
Quatre milliards, neuf cent soixante-seize millions et six cent quarante mille fois !
Bien sûr, il aura peut-être des ratés, des accidents, des fêlures, dont il ne se remettra pas; mais dans la plupart des cas, vaille que vaille, il continuera sa mission, aspirant le sang fatigué et l’éjectant vers les poumons qui dans une synergie parfaite vont l’oxygéner, le nettoyer, le purifier.
Mais ce cœur si précieux à travers lequel s’écoule tel un fleuve perpétuel, le sang de notre vie, de nos peines et de nos joies, de nos déchirures, de nos frustrations, de nos amours et de toutes nos détestations, ce cœur, le mien, le vôtre, garde sur ses bords, les alluvions de toutes nos passions et de toutes nos lassitudes.
Si léger et rêveur dans l’enfance, si bouillonnant à l’adolescence, si passionné en jeunesse et si raisonnable avec le temps, il devient gros, il devient lourd, il porte le poids de nos ans et continue cependant d’assurer vaillamment, avec son tic-tac d’horloge compteuse, la longévité de notre parcours...

Elisabeth Kuhn

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jeudi 21 octobre 2021

Résumés !

 

Un résumé de notre époque...

Le but résumé de l'enseignement...

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mercredi 20 octobre 2021

La pensée et le ressenti.

Quand nous sommes « absorbés » par nos pensées nous ne pouvons que difficilement ressentir notre corps. En plein débat philosophique demandez à celui qui parle de vous décrire la position de ses pieds. Il lui faudra plusieurs secondes pour pouvoir y répondre et ce sera au prix d’un petit effort de concentration.


La balance entre la pensée et le ressenti fonctionne comme une véritable balance, les deux plateaux ne peuvent être en haut en même temps, ni en bas d’ailleurs. Si la pensée travaille, son plateau est en haut et, automatiquement, le ressenti est au plus bas.

C’est de là que provient probablement la « distraction » légendaire des grands esprits, comme le professeur Tournesol, emportés dans leurs pensées, ils en oublient le réel.

On ne peut pas être dans la pensée et dans le réel en même temps.

Car les mondes de la pensée sont des mondes virtuels, non réels.

Si vous êtes centré sur votre corps, vos sensations physiques, votre rythme respiratoire alors vous êtes dans le présent. 

Votre corps est dans le présent, il ne se soucie pas d’avenir ou de passé, il est le présent. Il est votre ancre, vos racines, ce qui vous maintient stable dans le réel.

A force de vouloir « comprendre », de saisir au travers de concepts la réalité, nous vivons dans un monde parallèle, virtuel, une contrefaçon du monde. Une reproduction à la misérable échelle de notre cerveau.

Les connaissances de l’esprit n’ont pas de réelle existence et, contrairement à ce que nous imaginons, n’ont rien à voir avec la réalité. Ce sont tout au plus des analogies, des évocations, des allégories.

Même au travers du langage mathématique, pourtant réputé si précis, il ne s’agit que de représentations mathématiques du réel, pas du réel. Il s’agit d’un medium, d’un moyen intermédiaire et analogique, Il ne faut pas confondre la représentation d’une réalité avec la réalité elle-même.

Mais le monde est vaste, la conscience est infinie, contrairement à notre capacité à conceptualiser.

Je peux décrire ce que je ressens lorsque je plonge dans la mer, lorsque je ressens cette légère brise de printemps sur mon visage, lorsque je me laisse bercer par le bruit d’une cascade, lorsque la musique du Requiem de Mozart emporte mon cœur dans cette cathédrale ou bien encore lorsque je réalise à quel point je suis amoureux, mais nous savons tous le gouffre qui sépare ces descriptions, du vécu réel de la chose décrite.

On ne comprend bien qu’avec le corps, le ressenti, la perception fine des énergies qui circulent en nous et tout autour de nous. On aborde la conscience avec la conscience, pas avec des concepts.

Alors bien sûr la pensée peut être utile dans la vie de tous les jours, c’est un bel outil qui permet de résoudre bien des problèmes concrets, qui nous permet de communiquer ici par exemple, mais cet usage ne devrait pas prendre le dessus sur tout comme dans nos sociétés modernes et particulièrement dans tous les métiers qui n’engagent à aucun moment le corps.

Il s’agit de replacer les choses dans l’ordre où elles ont prévalu en 200 000 ans d’existence de l’homo sapiens.

Ressentir doit être le maître et penser l’outil, jamais le contraire. 

Je vous souhaite de ressentir, d’éprouver ou, pour le dire plus simplement, de vivre afin d’aborder le monde par le vrai et dans toute sa dimension. 

Cela vous permettra d’éviter le piège de se laisser enfermer dans la cage du mental qui réduit l’immensité à sa pâle représentation dans la petite boîte de notre cerveau.

La vie dans son immensité plutôt que la médiocre contrefaçon qu’en font les représentations intellectuelles et les imitations du langage.

Je vous souhaite d’habiter votre corps inextricablement, de ne jamais perdre ce lien.

Jean Antoine Arnau


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mardi 19 octobre 2021

Pour une existence consciente

 


Vient de paraître en ce mois d’octobre « Pour une existence consciente » d’Arnaud Desjardins.

Le présent ouvrage est la suite de « En communion avec vous, Lettres d’Arnaud Desjardins à ses élèves » publiées à titre posthume.

Une des particularités de la voie proposée par Swâmi Prajnânpad puis par Arnaud est de tirer parti des situations existentielles qui sont les nôtres et des répercussions qu’elles ont en nous. Ce qui fait notre réalité d’être humain – nos désirs, nos peurs, la gamme complexe de nos émotions et des pensées qui les accompagnent – est non seulement pris en compte mais utilisé, dans un processus graduel, comme matériau de connaissance de soi et de transformation.

Mener une existence consciente traduit l’expression « deliberate living » de Swâmi Prajnânpad. Grâce à cette lucidité accrue, tout est occasion d’un changement de perspective, d’un retournement possible à chaque instant au cœur même des aléas du quotidien et des remous qu’il suscite en nous.

Si Arnaud insiste tant sur la pratique de la vigilance, c’est parce qu’elle est la clé qui nous conduira au but : découvrir en nous l’Être, la Conscience, ce qu’il appelle « la Vie au-delà du temps » - la découverte d’un autre niveau de la réalité. 

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"Etre disciple sur la Voie, c'est être à la fois celle qui comprend que tout converge vers le lâcher-prise, celle qui ne peut pas lâcher prise et celle qui rassure peu à peu les peurs, celle qui prend gentiment par la main l'égo, le pauvre égo qui espère, se trompe, souffre.

En communion avec vous."

Arnaud


Je vous mets d'autres extraits prochainement

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lundi 18 octobre 2021

Vie si précieuse...

 


”Nous aimons si peu, ou si mal, avec une moitié de nous-mêmes et nous aimons chez l’autre quelques morceaux choisis, les plus connus, ceux qui font le moins peur. C’est si rare d’aimer quelqu’un entièrement, ce qui nous plaît et ce qui ne nous plaît pas, c’est si rare d’être aimé entièrement avec nos creux d’ombre, nos torses de lumière.
J’avoue que j’ai vécu, j’avoue que je suis blessée, mais ces blessures sont aussi ma beauté. L’amour, c’est ne plus avoir besoin de se cacher, de dérober à l’autre son plus mauvais profil, pouvoir enfin se montrer nue à quelqu’un qui n’en profitera pas pour affirmer sa puissance.
Être nue dans un regard qui respecte notre force et notre fragilité, tout est si précieux, si éphémère…
Tout ce qu’on fait sans amour est du temps perdu, tout ce qu’on fait avec amour est de l’éternité retrouvée...”
Jean-Yves Leloup


dimanche 17 octobre 2021

samedi 16 octobre 2021

Conseil difficile

 

Après que l'on m'ait rapporté des propos désagréables au travail, j'ai tenté de vivre au mieux l'émotion de colère... (Tant pis pour le coussin ;-) ) Et puis, je suis tombé sur cette citation de Swami Prajnanpad. 

"Personne ne peut vous connaître et donc personne ne peut parler de vous.
Chacun a des pensées à votre sujet et exprime ses opinions sur l'image qu'il s'est faite de vous et non sur vous.
Alors, pourquoi vous troubler?
Vous devez rester calme et silencieux comme s'ils parlaient de quelqu'un d'autre."
Swami Prajnanpad

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Se connait-on vraiment ?

 

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vendredi 15 octobre 2021

Partage d'un chemin

 

“Well the image is one thing, and human being is another”
Elvis Presley
REQUIEM POUR UN FOU : LA CAGE DES ENSEIGNANTS SPIRITUELS

En tant qu’enseignants spirituels, nous nous trouvons bien souvent confrontés à nombre de projections. Il n’est pas simple de s’en extraire, mais il est indispensable d’essayer, et si possible, de réussir. Bien entendu, dans un monde idéal, ce devrait être un des critères principaux d’évaluation d’un enseignant spirituel. Oui mais voilà, nous ne sommes pas dans un rêve, ni dans un monde idéal. Nous devons donc nous confronter à l’épreuve du réel.
Je ne veux pas parler ici pour d’autres, mais juste de mon expérience.
J’ai commencé à enseigner très tôt, à l’âge de 22 ans. J’avais été un enfant et un ado très vite parentifié, et j’ai toujours été, aussi loin que je m’en souvienne, l’élément stable de ma famille, et plus tard, des différents lieux où je me suis trouvé. En Ba Zi, dans mon pilier professionnel, j’ai un bois Yang dans les troncs célestes. Comme il s’agit d’un élément facile à découvrir quand il est en surface, j’ai très vite incarné ce chêne stable sous lequel tout le monde vient se protéger en cas de besoin.
J’ai donc commencé à enseigner tôt, beaucoup trop tôt. Et déjà, tant de projections sur moi. Aurais-je dû être parfait ? Peut-être, mais je ne l’étais pas. Je suis un instinctif profond, j’ai besoin d’expérimenter pour comprendre. Il m’est impossible d’élaborer ou de sentir les choses à distance. J’ai donc fait passablement d’expériences pour me trouver et pour trouver une voie qui me permette de m’épanouir tout en étant au service des autres et du plus grand que moi.
Que d’erreurs en chemin, que d’essais approximatifs, que de baffes, de réussites parfois, que de choses dont je ne suis pas fier mais que je sens en même temps aujourd’hui comme inéluctables dans une trajectoire humaine, si humaine. Mais j’emmagasinais de l’expérience, j’ai toujours voulu approfondir les choses et comprendre, bouger, sentir, essayer encore. J’ai besoin d’être au cœur des choses.
Plus tard, j’ai visé l’éveil, des stages de 12h par jour, des week-ends entiers à méditer, des retraites, des lectures. Et j’ai vécu plusieurs fois des choses que d’autres décrivent comme des états d’éveil. Je me suis toujours refusé à essayer de nommer cet état, ni à essayer de le figer. Il ne change rien, de toute façon. Les montagnes restent des montagnes.
Mais l’avoir vécu m’a guéri pour toujours de vouloir en faire un concept, qqch de figé. Et j’ai surtout compris qu’il ne nous rendait pas meilleurs, pas plus humains, pas plus matures dans certaines de nos blessures. L’éveil ? Une chimère de plus, un gros piège pour l’ego, un mirage et un miroir dans lequel tant se perdent à se contempler.
Cela n’a jamais changé depuis. Je sais où je vais, mais je veux y aller par le véhicule d’une humanité entière, totalement imparfaite, et pourtant parfaite dans sa majestueuse imperfection.
Je veux pouvoir être en colère, et en rire ensuite. Et pouvoir m’excuser. Je veux pouvoir aimer, mal ou maladroitement, ou pour un temps, mais aimer en toute imperfection. Je veux pouvoir raisonner de biais parfois, et droitement souvent. Je veux pouvoir me tromper, tomber, recommencer.
Être une merde et un diamant. En blessant le moins possible, mais en sachant que c’est inévitable parfois, et en aimant le plus possible, en sachant que ce ne sera jamais suffisant. Je veux pouvoir être sous l’eau, me noyer, remonter, et appeler à la résurrection. Je veux même bien être crucifié, mais gentiment, avec des clous de pacotille, juste pour croire que je suis courageux.
Surtout, je veux pouvoir créer, me planter, recommencer, encore et encore. Et je veux inspirer, non pas pour que quiconque me ressemble, mais pour que l’autre s’approche de lui-même ou d’elle-même et se permette la même folie d’être parfaitement imparfait.
Ceci est ma voie spirituelle, mon chemin vers le divin. Je veux l’or dans la boue, Elvis quand il faudrait aimer Dylan, le sacré dans le bordel, le divin dans Bill Gates, la 5G dans le Buddha et les nanoparticules dans le bœuf de Lao Zi.
Tout ceci est une farce, de tout façon, un grand jeu cosmique, que nos minables égos essaient de rendre lisse, beau, ataraxique, sûr, et chiant au possible. Ce n’est pas ma voie. J’emmerde le concept de la non-dualité tout autant que n’importe quel système qui semble parfait de loin. Je crois à l’interstice, au vide médian, au mouvement, à la faille d’où tout peut sortir.

Alors, amis qui me suivez, qui détestez, adorez, feignez l’indifférence ou pire, vous positionnez sur votre montagne de parangon, je le sais : je ne suis pas parfait, et j’offre volontiers mon corps non pas à la science (pas encore), mais à toutes les étiquettes.
« Personne ne connaît personne » disait Prajnanpad. Je le rejoins. Ce que vous projetez sur moi, en positif comme en négatif vous appartient. Et je prends volontiers les deux pour ce qu’ils sont : les projections tellement humaines d’êtres en chemin prétendant qu’ils ne projettent rien. Exactement comme moi. En cela, nous sommes frères et sœurs humains, chacun jouant son propre jeu savant ou pas, et essayant avec plus ou moins de réussite de donner du sens aux mouvements du temps et de nos merveilleuses et improbables interactions.
Amie, ami, si c’est moi que tu veux rencontrer, rencontre-moi là où je suis : entièrement imparfait, paradoxal, mais au cœur de la spirale. C’est là que je veux apprendre avec toi, et là que je peux t’aider aussi. Mais seul.e toi peut enlever tes lunettes et me voir où je suis. Il paraît qu’aucune n’origine n’est belle. Que la beauté véritable est au terme des choses. Rejoins-moi au terme, pas à l’origine.
Malgré tout ça, je suis enseignant spirituel, et je n’usurpe rien. Je continuerai jusqu’à mon dernier souffle, qui très probablement, ne sera pas émis en 432Hz. Et meeeerde !
Fabrice

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jeudi 14 octobre 2021

Au delà de la projection....


« Et si j'essaie de ne plus penser ? Juste d'être, mais d'une conscience absolument pure, pure, qui ne contienne rien d'étranger, absolument libre. Inévitablement la pensée vient faire son commentaire et m'accompagne : "Et voici qu'un grand silence s'établit à l'intérieur de moi..." Je me passerais bien de ce commentaire-là. "Et voici qu'un calme nouveau apparaît dans mon cœur..." Je me passerais bien de cette pensée-là. "Et voici que je suis un peu fatigué, cela gêne ma méditation." Encore un autre type de pensée !
...
Vous n'êtes prisonniers de rien d'autre que de vos pensées. Vous n'avez à vous libérer de rien d'autre que de vos pensées. Voilà la vérité. Et vous n'avez pas d'autre problème que celui de vos pensées. Vous n'avez aucun problème, ni avec votre santé, ni avec votre métier, ni avec votre patron, ni avec vos enfants, ni avec votre femme, ni avec votre voisin, ni avec votre propriétaire, ni avec le maire de votre commune. Vous n'avez qu'un seul problème : un problème entre vous et vos pensées... »

Arnaud Desjardins

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