vendredi 11 février 2022

Sur le chemin de Nietzsche…

 


Minutes d’éternité avec un ami qui vient d’apprendre un diagnostic fatal…

Nous bavardons, véritable méditation à deux, aucun blabla, du silence, pas de verni, deux âmes à poil.

Instants légers sans la tonne des peurs. Oui, nous allons tous crever. Oui, la solidarité sauve. 

Dans la rue, le cœur bouillonnant de gratitude, je fonce vers le lac. Le ciel est plus bleu que d’habitude. 

Une femme me regarde un peu de travers. Et je fonds carrément en larmes fragile comme jamais. Je tombe à genoux tant je n’arrive pas à retenir de vieux sanglots.

Illico, Radio Mental se met en route : « Comment ? Tu fais des théories aux autres mais toi, tu n’es même pas foutu de trouver la paix ?»

Je me révèle, régénéré. Je cours, délesté de toute volonté de maîtrise. Je ne maîtrise rien et c’est magnifique !

Non-fixation… Joie, tristesse, ne s’attacher à rien, laisser passer, ressentir, mourir et renaître à chaque seconde.

Dire oui à tout, à la vulnérabilité et au morceau de joie inconditionnelle qui est là au fond des couloirs intérieurs, tout en bas dans notre cœur.

J’aimerais vous remercier d’être là. C’est un si précieux cadeau. Merci de tout cœur.

La promotion achevée, je souhaite plus que jamais revenir à ces carnets de route qui m’apaisent tant. Mille excuses pour mes divagations…

Maurice Bellet a mille fois raison : « Il faut changer de vie. Il faut changer tout. Mais tout changer ce n’est pas tout détruire : c’est sauver tout. ».

Prenez soin de vous.

Merci et Bisous

Alexandre Jollien

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jeudi 10 février 2022

mercredi 9 février 2022

Laissez...

 


Laissez votre corps vibrer, parler et la danse continue… Inutile d’aller le rechercher. Si c’est présent, vivez avec. Vous n’êtes pas triste : vous sentez la tristesse. Vous n'êtes pas anxieux : vous sentez l'anxiété. Vous n'avez pas peur : vous sentez la peur. Sentir la tristesse est une caresse. Sans elle, de nombreuses musiques n'auraient pas été écrites, beaucoup de peintures n'auraient jamais été réalisées. La tristesse, la peur c'est la beauté, sinon les montagnes russes des parcs d'attractions, les films d'horreurs et autres fleurons de notre civilisation n'existeraient pas. Laissez cette tristesse vraiment être triste, vraiment respirer en vous, et quelque chose va se placer. Plus vous allez sentir la tristesse, plus la joie se révèle. Plus la larme va couler sur votre joue et plus vous allez vous sentir libéré, heureux, tranquille.

Eric Baret 

Yoga : Corps de vibration, corps de silence


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mardi 8 février 2022

Peindre avec la lumière

 


Une promenade dans une galerie de peinture avec Matthieu Ricard en suivant ce lien :

https://matthieuricard.merignac-photo.com/index.html


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dimanche 6 février 2022

Se brancher...

 


"Un arbre coupé a-t-il une âme ?

Le regard qu'on lui porte lui donne une existence réelle

et la possibilité de converser avec lui.

Voir ce que personne ne voit,

c'est accepter de changer son regard sur le monde,

pour mieux le découvrir et le comprendre.

Il existe un langage,

au delà les mots,

qui s'exprime par les yeux,

plus que par la bouche."

Jordan Ray.

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samedi 5 février 2022

Sans avis...

 


S'il vous plaît, de me donnez pas votre avis, je ne vous donnerai pas non plus le mien ; cet avis qui se mijote avec des pour avec des contre, avec des plus avec des moins, imprégné de toutes nos frustrations et de nos blessures profondes, mêlées à nos incompréhensions, voire à nos ignorances.

Non, donnez-moi votre ressenti, je vous donnerai le mien ; cette petite voix qui vient du cœur, qui a l’innocence de l’enfance, sans calcul et sans jugement, et qui parle au poète, à l’artiste, au rêveur, à l’amoureux, à l’intuitif, au sage, au prophète ou au fou, à l’intérieur de nous.

Ne laissons pas les pour et les contre nous diviser. Nous avons tant de belles choses à partager...

Elisabeth Kuhn

peinture: Edward Hopper 1882-1967 / Jo Sketching at Good Harbor Beach, 1924


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jeudi 3 février 2022

Quatre regards

 


Nous vivons sur la même terre, sous le même ciel, mais nous vivons dans des regards différents et chacun de ces regards, de ces « points de vue », constituent des mondes et des consciences qui parfois s’affrontent.

Changer le monde, c’est changer de regard ; pour rencontrer le monde de l’autre, il faut entrer dans son regard ou partager celui qui nous est propre.

On peut distinguer quatre grands types de regards ou de visions du monde.

1 - Un regard « physique », sensoriel, observateur, scientifique, qui, lorsqu’il y a consensus quant aux modes de perception, peut aboutir à ce qu’on appelle un monde « objectif ».

2 - Un regard réflexif, analytique, qui interroge et analyse les données reçues par les différents modes de perception sensoriels ou techniques ; ce regard peut aboutir à ce qu’on appelle le monde rationnel où le philosophe trouve sa place aux côtés du scientifique.

Le monde perçu, analysé, rationalisé et objectivé est considéré par un certain consensus contemporain comme étant le seul monde réel.

Mais il existe pourtant d’autres regards et appréhensions du monde, qu’on ne peut pas oublier ou négliger :

3 - Un regard affectif ou inter-relationnel où le monde n’apparaît pas seulement comme objet, mais comme présence ; présence vivante avec laquelle nous pouvons établir une relation affective, fraternelle et amicale.
Tel sera le regard de François, de Rumi et des saints de toutes les grandes traditions spirituelles de l’humanité.

La terre, l’univers ne se donnent pas seulement à connaître à l’œil des sens et à l’œil de la raison, mais aussi à l’œil du cœur, et c’est le cœur qui en découvrira l’harmonie, le sens et la beauté. Le regard de la philocalie, qui remercie et célèbre le Réel sous toutes les formes, ne détruit pas le regard de la science et de la philosophie, il les accomplit.


4 - Il y a encore un autre regard, regard silencieux, contemplatif, l’œil de l’intuition, qui pressent l’unité d’une Conscience qui se manifeste dans la diversité des mondes perçus, analysés, objectivés, célébrés : la Conscience même qui rend tous nos regards capables de vision. Le champ de lumière toujours invisible qui ne fait qu’un avec tout ce qui est vu et qui rend possible tous nos points de objectivés, célébrés : la Conscience même qui rend tous nos regards capables de vision. Le champ de lumière toujours invisible qui ne fait qu’un avec tout ce qui est vu et qui rend possible tous nos points de vue (objectif et subjectif), c’est-à-dire toutes nos créations, imaginations, conceptualisations, représentations du monde.

À ces « quatre yeux », ces quatre regards, il faudrait ajouter un cinquième qui serait l’œil de la synthèse, celui qui intègre les quatre grands regards que nous avons évoqués. On pourrait ainsi l’appeler l’œil du Réel, car c’est le Réel qui se connaît lui-même, à travers ces différents modes de perception, de réflexion, d’affection et d’intuition.

Ces quatre regards posés sur le monde vont entraîner quatre formes d’écologie, quatre façons de gérer et de soigner notre environnement considéré comme notre maison ou comme notre corps élargi. On le sait, l’étymologie « oiko », d’écologie, renvoie à la « maison » à notre façon d’habiter la terre.

Extrait de "Vers une écologie intégrale" de Jean-Yves Leloup
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mardi 1 février 2022

Tigre d'eau


Même si le passage officiel à l'année du Tigre d'Eau n'aura lieu que le 4 février, la transition vers son énergie est déjà bien en marche et produit des effets concrets.

Nous entrons dans une année Ren Yin 壬寅, c'est à dire une association Eau Yang et Bois Yang. En effet, la branche Yin a été représentée par le Tigre, mais est porteuse de l'énergie du Bois Yang.
Dès lors, pour avoir la tonalité de l'année, imaginez un immense chêne qui se voit soumis à la puissance du passage d'un fleuve tumultueux, dont le cours aurait été passagèrement dévié.
Dans un tel cas, deux possibilités : soit on se concentre sur l'inconfort et les contraintes qui vont être ressenties par le chêne et on passe son temps à se plaindre et à se poser en victime.
Soit on se focalise sur les qualités que va devoir déployer le chêne pour sortir de cette année, grandi et...debout.
Première chose : tenir bon dans son enracinement et la force de notre axe, en lâchant autant que possible toute résistance périphérique. En l'occurrence, la puissance de l'Eau Yang est trop forte pour être concurrencée, même par un chêne massif. Aucun sens à vouloir jouer au plus fort avec cette force de la nature. On fait pas les malins et on rentre notre force en l'enracinant (un chêne ne peut pas ployer, au contraire d'un Bois Yin).
Autrement dit, revenir à notre essence, ne pas dévier de notre axe, ne pas réinventer la roue cette année, éliminer ce qui est périphérique et non essentiel. Oser croire à ce qui nous fonde, encore et encore, contre vents et marées (c'est le cas de le dire).

Deuxième chose : patience ! (et c'est un impatient qui vous le dit). Patience, patience, patience.
Paradoxalement, ce sont dans ces deux attitudes combinées que nous retrouvons le courage et le métal symbolique du Tigre.
Petit truc : utilisez l'image ci-dessus comme un mandala. Visualisez-là, et méditez avec, en essayant d'en ressentir l'essence et les qualités qui en émergent. Avec celle-ci ou n'importe quelle autre image inspirante du même type d'ailleurs.
Et n'oubliez pas : pas de positionnement de victime en spiritualité.
Bonne pratique!
Fabrice

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Plouf, le repos.

 L’art du plouf, savoir flotter…

Retour au bercail, lessivé, crevé, excavé de fatigue et plein de reconnaissance….

Merci de tout cœur à toutes et à tous…

Sur le chemin de Nietzsche, à nouveau une vie pépère, contemplative…

Epuisé, je dévale la pente qui conduit au lac. 

Sur le chemin, une jeune femme en pleurs, des enfants qui jouent. 

Beauté et tragique de l’existence.

Je n’avais jamais compris le poème de Basho…


Interprétation toute personnelle : 

Un vieil étang, 

Une grenouille,

Plouf.

Le vieil étang c’est le fond du fond, le calme, la paix, la nature de Bouddha qui rayonne en chacun de nous.

La grenouille ? Ca pourrait être les tracas, le stress, le bruit, les peurs, la blessure, le manifesté…

Plouf, retour au calme, plongeon dans un océan de paix. Tout est paix, au fond du fond.

Apprendre à flotter dans l’étang, ne plus craindre les croa croa croa, oser le grand plouf dans la profondeur… 

Le défi... Le vrai repos. Plouf...

Merci à toutes et à tous. Votre soutien me réconforte. Plouf…

Prenez soin de vous. Prenons soin de nous sans laisser personnes sur la touche.

Bisous

Alexandre Jollien

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