mercredi 22 juin 2016

L'invisible compréhension...



Les philosophes décrivent les hommes comme étant immédiatement pourvus d'une identité, des hommes qui naîtraient à trente ans, comme Adam et Eve. Ils ne tiennent absolument pas compte de l'existence d'un premier monde puis d'un second, ils ne s'intéressent pas au fait que l'on naisse et que cette naissance fasse cesser un lien inimaginable, originel, obscur et cardiaque. Ce premier monde que les contes situent dans une grotte ou sous l'eau, ce monde d'avant que nous ayons la voix, me fascine profondément. C'est un monde très important pour la musique. J'ai beaucoup travaillé là-dessus, je crois que le chant vient après la basse continue.

Toute origine est perdue et pour nous tous. J'ai fait assez de dépressions nerveuses pour savoir qu'une dépression nerveuse, c'est le sentiment d'être englouti de nouveau par une voracité qui n'est rien d'autre que le souvenir confus de ce que nous avons été jadis.
Je n'avais jamais senti à quel point il est faux de dire que nous sommes des individus hermétiques les uns aux autres, poussant à l'intérieur de nous-mêmes. Regardez un nouveau-né et sa mère, les enfants entre eux, un petit jouant avec des animaux... Celui qui naît n'est pas grand-chose, et c'est précisément pour cela que "ça passe". C'est plus tard que le verrouillage se fait, que nous devenons incommunicables les uns aux autres. 
(source : L'express)

...Le visible ne suffit pas pour comprendre ce qui est vu […].
Le visible ne s’interprète qu’en se référant à l’invisible.

(Sur le jadis)

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mardi 21 juin 2016

Le toucher nous touche...




Quelques extraits choisis de l'émission "la Tête au carré" sur le toucher... 
Se mettre à l'écoute du toucher.
(15 min.)



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dimanche 19 juin 2016

Martin Maindiaux, "je me fie chaque jour à la Providence"

Il est arrivé au Cambodge il y a 19 ans pour une mission de six mois avec Enfants du Mékong et il n'en est plus reparti. À l'origine de son choix de vie, une aventure au Mexique digne d'un western. Et un voeu à la Vierge de Guadalupe.

C'était dans le village mexicain de Comalcalco, dans la province de Tabasco, en 1996, j'avais 31 ans. J'étais parti aider un ami négociant pour la saison de la récolte du poivre. Les choses ont mal tourné quand nous avons décidé d'aller nous approvisionner directement auprès des petits agriculteurs en court-circuitant les gros exploitants. En route vers une banque du village, je me suis fait tirer dessus par un petit homme moustachu dont l'image est toujours dans ma mémoire. Sans ressentir de douleur sur le coup, je regardais avec stupéfaction mon bras tordu et lourd, et mon t-shirt devenir rouge. La balle avait traversé le poumon gauche et était ressortie par le côté pour aller se loger dans mon avant-bras.
J'ai été opéré à l'hôpital local mais le médecin me donnait peu de chance. Il fallait m'évacuer en urgence à Mexico City. On m'a mis dans un pick-up bâché, sur une civière, pour filer à l'aéroport. Au-dessus de ma tête, j'ai aperçu un autocollant de la Vierge de Guadalupe, tant vénérée là-bas. Jusque-là, je croyais que Notre-Dame de Guadalupe était une île lointaine ! La douleur devenait terrible. « Si je survis, je promets de servir », ai-je prononcé intérieurement. À l'hôpital de Mexico, une petite soeur m'a donné une médaille de cette même Vierge. J'ai alors juré que si je m'en sortais, j'irais faire un pèlerinage au sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe, situé dans la capitale. Je m'en suis miraculeusement sorti. Je suis allé au sanctuaire, le bras encore paralysé et le poumon en feu mais l'atmosphère du lieu m'a « pris aux tripes ». J'ai alors fait mon premier vœu devant elle : fini le business. « Je suis là pour servir. Envoyez-moi où vous voudrez », lui ai-je dit. 
Peu après mon retour en Europe, j'ai contacté Enfants du Mékong, une ONG qui cherchait un volontaire pour développer des projets de parrainage scolaire d'enfants au Cambodge, dans des zones où la guérilla civile avec les Khmers rouges sévissait encore. J'ai débarqué là-bas le 17 septembre 1997, pour une mission de six mois. Je n'ai plus quitté le pays depuis, et continue de me mettre au service de ces enfants défavorisés, aujourd'hui comme directeur de l'ONG au Cambodge, où nous soutenons la scolarisation de 3450 jeunes parrainés par des Occidentaux. Dans le centre où je vis, à Sisophon, dans le nord-ouest du pays, je côtoie les 480 enfants qui bénéficient de nos activités pédagogiques, soutien scolaire, foyers d'accueil...
Je dois vraiment à Notre-Dame de Guadalupe d'être encore en vie, d'avoir fait un choix définitif et d'être si heureux malgré les épreuves. J'étais déjà pratiquant avant cette aventure, mais depuis mon voeu, j'ai fait la démarche concrète de remettre ma vie entre les mains de la Vierge. Ma foi s'est appuyée sur la confiance en la Providence. Si un tueur professionnel n'avait pas réussi à me tuer, c'est que le Seigneur me donnait une prolongation pour une mission précise. Depuis, chaque fois que j'ai un ras-le-bol, un coup de révolte, je demande dans ma prière : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? » Je me retire dans mon oratoire, lieu bien coupé du monde, et là je peux rester des heures devant la statue de la Virgen de Guadelupe, pour faire le vide dans ma tête et dans mon coeur... et en sortant, je dis : « Maintenant, que Votre volonté soit faite. » Je ne suis pas un mystique, je parle peu de ma foi. Mais je ne pourrais pas remplir ma mission ici sans être chrétien, sans avoir un « règlement intérieur » que je puise dans les Dix Commandements. C'est un cadre qui me donne toute latitude pour agir au quotidien.
Cette démarche d'abandon, même si elle ne relève pas toujours de l'évidence, est une philosophie de vie qui me permet de rester heureux et simple. Il m'est arrivé un tas de « tuiles » au Cambodge. J'ai eu quatre fois la dengue, deux fois la typhoïde, une fois le chikungunya, la salmonelle, un zona, je me suis fait rafistoler le poignet, la jambe, les deux genoux et une épaule... C'est contraignant mais je vis avec. Tant qu'il a besoin de moi, le Seigneur fera en sorte que j'aie la santé.
« Qu'est-ce qui est vraiment important ? » : telle est la question que je me pose souvent au cœur de la gestion administrative du centre. Réponse : l'épanouissement des enfants parrainés. Mon objectif principal est qu'ils retrouvent confiance en eux, qu'ils entrevoient un avenir grâce à une scolarité réussie ou à une formation professionnelle adaptée. La richesse et la simplicité des relations me font aussi reconnaître que je ne suis pas parfait. J'avance avec mes faiblesses parce qu'elles me poussent à me mettre à l'écoute des autres. Rien ne me rend plus heureux que de résoudre le petit problème d'un des enfants du centre. Ils sont ma famille. Les Khmers me demandent : « Pourquoi tu ne te maries pas ? » Je réponds en blaguant que je reste célibataire pour rester libre. Cela ne veut pas dire être libéré d'un engagement qui serait un poids, mais libre de me rendre à tout instant disponible pour répondre à un appel.
Les personnes âgées ou handicapées et les enfants ont ceci en commun : une franchise qui ne trompe pas. Je l'ai constaté en travaillant dans différentes associations. C'est sans doute mon père, très engagé dans le social, qui m'a transmis ce goût du service. Souvent les gamins khmers me demandent : « Pourquoi tu m'aides ? » « Combien tu gagnes ? » Je leur réponds que cela me rend heureux. Je suis témoin chaque jour de ce que l'amour construit. Je pense à une filleule arrivée au centre dans des circonstances familiales difficiles. Elle était très introvertie. Nous avons peu à peu réussi par le jeu, la taquinerie, à l'aider à s'ouvrir. Elle suit maintenant une formation professionnelle à Siemreap, dans une école hôtelière. Elle vient de temps à autre à la messe avec moi, même si elle n'est pas croyante, pour me remercier. À mon tour, je me rends parfois à la pagode.
Ces partages sont des « cadeaux ». Il en va de même pour la confiance que les parents des filleuls me témoignent. Quand ils m'accueillent chez eux, dans leurs habitations misérables, ils ne me donnent pas leur surplus, mais ce qui va leur manquer demain. C'est une leçon incroyable.

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samedi 18 juin 2016

Bon anniversaire Arnaud !


"Le foetus ne fait pas un effort conscient pour accepter son état heureux et « être un avec ». 
Il l’est naturellement. Ensuite le bébé ne fait aucun effort pour accepter puisqu’il ne fait que refuser. Et vous avez continué à refuser. 

Maintenant on vous demande une attitude consciente, nouvelle, qui va consister à regarder d’un même œil, à accueillir d’un même cœur, la souffrance que le bonheur. 

C’est le grand enseignement..."




Arnaud Desjardins
Le vedanta et l’inconscient
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Le goût de la confiture avec Jacques Brel



Il faut qu'on sache que l'on a été petit... 





vendredi 17 juin 2016

La confiance et la peur avec Christophe Massin (2)





Trancher l'illusion et la dépendance à la peur... 

L'acceptation joyeuse...
Partie 2 : 23 min.

(source : France Inter)

mercredi 15 juin 2016

Suite du voyage avec Christian Bobin

La Russie est le nom d’une espérance, d’une manière invincible d’envisager la vie.

L'itinéraire se poursuit dans une page de poésie signée Tomas Tranströmer.
Pour Christian Bobin, l'oeuvre de Traströmer est un pays, un territoire. 


 Tranströmer, c’est ma cabane

(source France Inter - 17 min.)


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mardi 14 juin 2016

Voyage Noireclair avec Christian bobin

Voyageons avec Christian Bobin

L'essentiel c'est ce qui se trouve dans votre poitrine et qui parfois bat... 
et qui bouge avec vous.

(16 min.)

Les monastères sont des centrales nucléaires de silence. 
Ce sont des réserves pour le monde. Les granits, ce sont des pierres qui vous jettent des clins d’œil roses et gris. J’ai des nouvelles de moi et de l’éternel quand je sens la pluie sur mon front ou l’air contre mes joues. Je me re-souviens que j’existe.

lundi 13 juin 2016

Quand le corps se dénoue...

"Un accord parfait avec le corps...
Ouverture à l'instant qui m'aime...
Inspiration sacrée de l'expir...
Je suis Vie et Vent..."




Bonne semaine de détente et d'inspiration...

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dimanche 12 juin 2016

Imagination créatrice...

Cela signifie que, dans toute situation, nous avons à faire ce que nous pouvons au niveau matériel pour faire régner la paix et la prospérité sur Terre. Mais, lorsque nous atteignons nos limites, plutôt que de sombrer dans le désespoir en disant : « Il y a la guerre dans tel ou tel pays, je ne peux rien faire ! », nous pouvons imaginer ce que nous souhaitons pour ce pays. Nous ne sommes alors plus jamais dans l’horrible souffrance de nous sentir impuissants. Là où nous pouvons agir physiquement, nous agissons, et là où nous ne pouvons matériellement rien faire, nous projetons les images de ce que nous désirons. Lorsqu’un mur nous arrête, nous imaginons une porte et, avec notre imagination, nous l’ouvrons pour continuer notre route sur un autre plan...

...Par l’imagination créatrice, nous ne sommes plus jamais impuissants, nous pouvons toujours agir, soit physiquement, soit mentalement. Nous pouvons aussi changer le film de notre passé pour remplacer les images de situations traumatisantes par des visions positives car ainsi, « il n’est jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse ! ».
Un impressionnant exemple nous a été donné par Nelson Mandela, le leader sud-africain. Pendant les longues années de détention qu’il a subies, il a consacré toute son énergie à créer les images d’une Afrique du Sud libérée de l’apartheid. Et sa visualisation courageuse et persévérante a fini par porter ses fruits ! En 1994, lorsqu’il a été nommé président de la République d’Afrique du Sud, Nelson Mandela a cité, dans son discours, les paroles de l’auteure américaine Marianne Williamson (Un retour à l’amour, Poche) :


« Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite. C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus. Nous nous posons la question : “Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ?” En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?
Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit ne rend pas service au monde, l’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres.
Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous.
Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous, et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.
En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. »

Extraits du livre de 
Docteur Christian Tal Schaller -  Johanne Razanamahay
Vivre les émotions avec son corps 


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samedi 11 juin 2016

Se masser le ventre avec des huiles essentielles...


Quoi de plus agréable qu’un bon massage, et qui plus est aux huiles essentielles ? 

L’intérêt du massage aux huiles essentielles est de tonifier les muscles grâce à leurs propriétés naturellement efficaces, mais attention avant de commencer il faut bien connaitre les huiles essentielles, car chacune a des actions différentes sur l’organisme. 

 Pourquoi se masser le ventre avec des huiles essentielles ? 
Tout simplement pour l’entretenir, car c’est au niveau du ventre que bien souvent les premiers kilos superflus viennent se loger. Se masser le ventre avec des huiles essentielles permet de réactiver la micro-circulation, ce qui aide à déstocker les réserves de graisse sous-cutanée et de supprimer les capitons. De plus, le massage aux huiles essentielles est aussi très efficace pour bloquer l’apparition et l’installation de nouvelles graisses, ainsi que pour évacuer la rétention d’eau. 

Quelles huiles essentielles choisir ? 
 Les huiles essentielles les plus recommandées pour un ventre plat sont :
Le basilic
La menthe poivrée
Le citron
Vous pouvez les associer entre elles sans aucun problème, par contre comme elles sont photosensibilisantes il ne faut pas vous exposer au soleil durant les 10h suivant l’application.

Pour déstocker les graisses et amas graisseux sous-cutanés vous pouvez utiliser comme huiles essentielles :
La bergamote
Le pamplemousse (photosensibilisant)
Le genévrier
N’hésitez pas à vous masser également les cuisses et les hanches avec ce mélange, afin de déloger les graisses sous-cutanées des ces zones également.

Pour une efficacité optimale massez vous matin et soir pendant 1 mois minimum.
Pour un massage optimal, faites de grands cercles toujours dans le sens des aiguilles d’une montre.
Pour bien préparer votre peau à recevoir les soins aux huiles essentielles, hydratez la avec de l’huile d’argan.
Petit rappel : Les huiles essentielles ne s’appliquent pas directement sur la peau, il faut les mélanger à de l’huile végétale. De plus, il ne faut pas en utiliser pendant la grossesse et l’allaitement.


Quelles huiles essentielles contre les ballonnements ?

Les ballonnements sont également source de gonflement abdominal, il faut donc les combattre également. Mais pour ça, il faut se soigner de l’intérieur.
Pour ce faire il faut utiliser régulièrement des huiles essentielles aux propriétés digestives :
Aérophagie et de ballonnements : Huile essentielle de cumin et de genièvre
Ballonnements, aérophagies et autres problèmes divers : Huile essentielle de menthe poivrée
Digestion difficile : Huile essentielle de gingembre
Le meilleur moyen et également le plus simple pour prendre ces huiles essentielles, est de mettre 1 ou 2 gouttes dans ses plats, pas plus.

Utilisées en massage quotidien, les huiles essentielles vont vite se révéler efficaces, et en à peine quelques semaines vous pourrez constater que votre peau est déjà plus ferme et plus lisse qu’avant.

Mais attention : Les huiles essentielles sont très puissantes et il faut les utiliser avec prudence et parcimonie. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de spécialistes et de votre pharmacien, car les huiles essentielles ont aussi des contre indications.

Mais n’oubliez pas que pour dire définitivement adieu à vos rondeurs, il n’y a rien de mieux que d’allier aux huiles essentielles une alimentation saine et équilibrée, ainsi que de faire de l’exercice physique...