jeudi 20 octobre 2022

Connaissance du corps

 


"Faisons d'abord un peu connaissance avec notre corps. Ses mouvements, ses contractions, sa possibilité de relâchement constituent un vaste champ d'étude. L'ignorance que l'Occidental a de son corps est quelque chose d'effarant. Les sports n'en donnent qu'une connaissance grossière et limitée. Seules la danse  et la pratique du hatha-yoga ou du taï-chi chinois donnent à certains une conscience un peu meilleure de ce corps. Le corps qui change, certes, mais qui change beaucoup moins vite que les pensées et les émotions, constitue un point d'appui très important. Il y a un lien étroit entre le corps, nerfs, plexus, glandes endocrines, respiration, et les émotions. Donc une certaine façon d'être dans son corps, de le connaître de l'intérieur, s'avère indispensable. D'où la nécessité, sur toutes les voies, d'un minimum de yoga physique (tenue de la colonne vertébrale, centre de gravité dans le ventre, relâchement musculaire quelle que soit la position). Le corps aussi peut et doit être transformé.

Ici, tout de suite, nous nous heurtons à un paradoxe apparent: c'est à l'intérieur du corps, que se révèle une réalité qui transcende la conscience limitée par le corps. A l'intérieur et grâce au corps.

Si la méditation est l'effort pour prendre conscience de ce qui en nous ne change pas, c'est aussi l'effort pour prendre conscience de ce qui, en nous, peut subsister après la mort du corps physique et peut être "immortel".

Arnaud Desjardins - Les chemins de la Sagesse

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mercredi 19 octobre 2022

Le métal, pour des limites plus justes

Protégez-vous et définissez des limites saines en activant le Métal dans plusieurs dimensions.
C'est le thème de la nouvelle vidéo des Portes du Tao.
Bonne pratique !
Fabrice Jordan


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mardi 18 octobre 2022

Cinq ou 10 minutes pour être


lundi 17 octobre 2022

Feuille qui lâche prise...

Déjà octobre …

Et dans l’air aux frissons de soie
Tout barbouillé de brume,
La feuille
Plume sans aile
Délicatement
Se pose
Et boit.
Elle boit ce que l’ondée
D’automne ce matin a déposé
Larmes, perles ou diamants
Peu importe le nom qu’on leur donne
Alors la feuille vit et s’abandonne
Un peu encore
Un peu jusqu’à demain
Ou après demain
Aux rives d’une nouvelle aurore.
Francette LeGuen
Les couleurs du temps

Voir le beau recueil d'où est extrait ce texte :
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dimanche 16 octobre 2022

Joie du nouveau


 "Comment cultiver la légèreté, l'allégresse ? Cicatriser sans nier, renier la blessure ? se délivrer des chaînes les plus pesantes, comme des plus subtiles, celles dont on se libère en arrachant un peu de chair… 

Le secret serait-il de renouveler à chaque aube le vœu de bonté ?... Aller vers ce qui vient, les mains nues, le cœur simple, sans anxiété ni impatience. La joie du vif plutôt que le poids du mort."

Colette Nys-Mazure - Célébration du quotidien

peinture: Andrew Wyeth 1917-2009 - Chambered Nautilis 1956

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samedi 15 octobre 2022

La Vie

 


Etre entièrement vivant, entièrement humain et complétement  éveillé, c'est être continuellement jeté hors du nid. Vivre complétement c'est être sans cesse dans le no man's land, c'est faire l'expérience de chaque instant complétement neuf et frais. 

Vivre, c'est être disposé à mourir encore et toujours. Du point de vue éveillé, c'est ça la vie. 

Pema Chödrön

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vendredi 14 octobre 2022

La Voie tracée par Graf Dürckheim ! Un chemin de transformation ?


Noël 1968.


C'est mon troisième séjour à Rütte. Graf Dürckheim m'offre son dernier ouvrage publié en français 
Pratique de la Voie intérieure, avec pour sous-titre "Le quotidien comme exercice".

Les premières lignes du premier chapitre, me touchent au point que je les copie afin de m'en imprégner : « Tout travail, tout métier, tout art, exige un entraînement pour que “l'œuvre” réussisse. Certes, nous le savons tous et chacun de nous, à travers l'épreuve de l'existence, s'instruit et s'exerce, intégrant ses propres expériences. Cependant, on ignore le plus souvent que ceci est également valable pour la réussite de l'œuvre la plus importante de notre vie : la réalisation de notre Être ».

J'ai l'impression d'avoir entre les mains la clé de compréhension de ce qu'en Orient et en Extrême-Orient on appelle la Voie : se prendre en mains comme l'artisan qui, quotidiennement, reprend dans ses mains l'œuvre non encore achevée.

Si je comprends bien, l'achèvement n'est autre que le fruit d'un processus de transformation engendré par l'exercice. En réalité il s'agit, je le vérifierai plus tard, d'une totale incompréhension de ce que propose Graf Dürckheim à une personne en quête de sens.

Mai 1969 - Septembre 1974.

Je quitte Bruxelles pour la Forêt Noire. Rütte, un hameau situé au cœur de la vallée du silence où des personnes viennent de tous les coins du monde pour rencontrer le vieux sage de la Forêt Noire.

Cinq années dédiées à la connaissance de soi en s'engageant sur « Un chemin d'expérience et d'exercice » à ne pas confondre avec ce qu'on pense être « Un chemin d'exercice et d'expérience ».

J'ai moi-même commis cette erreur qui consiste à penser que le Zen, qui n'a de réalité que lorsqu’on pratique un exercice (Zado, Kyudo, Chado, Kendo etc.) est un chemin à suivre dans le but d'obtenir un résultat ... ultérieurement. Une pratique qui s'appuie sur la loi de cause (l'exercice) à effet (l'expérience). Quelle espèce d'expérience ? En abrégé : ce qui va faire du bien à MOI.

Un chemin d'expérience et d'exercice ? Expression qui laisse à penser que l'EFFET précède la cause. Et il en est bien ainsi.

J'ai souvenir de mon étonnement lorsque, quelques semaines après m'être installé à Rütte, Graf Dürckheim me dit : “Lorsqu'il s'agit de la Voie intérieure, tout commence avec une expérience". Et il ajoute, “Quand avez-vous vécu dernièrement une EXPÉRIENCE MYSTIQUE, ce que j'appelle une expérience qui révèle la présence de NOTRE NATURE ESSENTIELLE ?”

La question me trouble, en réalité elle m'effraie. Ma réponse est immédiate : "Jamais !” Jamais encore ! Et voici la transcription du dialogue qui a suivi :


K.G.D. — Votre réponse m'étonne. D'autant plus que lors de notre dernière rencontre vous m'avez parlé de l'enchantement que vous aviez ressenti au cours d'un entraînement à la course à pied, dans la Forêt de Soignes, lorsque vous étiez en Belgique. Rappelez-moi ce que vous avez éprouvé en cette circonstance.

J.C. — Je pourrais dire que d'un instant à l'autre je n'avais plus le moindre souci. C'est lorsque s'imposait le deuxième souffle que j'avais l'impression d'être tout à coup en ordre, tout simplement en ordre ; l'impression que je pourrais courir des heures sans être phagocyté par mille pensées.

Comme l'animal vivant dans la Nature, tous les sens étaient en éveil. L'impression que vivre, c'est être touché par le chant des oiseaux, touché par le craquement du bois mort écrasé par la foulée, touché par l'air frais qui caresse le visage. Et, paradoxalement, alors qu’au départ d'une compétition (3000 mètres) je me sentais stressé, tendu, inquiet (du résultat) lorsque je courais ainsi, sans autre but que celui de courir, porté par un rythme qui d'instant en instant se renouvelle, je me sentais absolument calme, plein d'une vitalité calme. J'avais lu, dans le livre de Herrigel, que son maître de tir à l’arc lui disait : Ne tirez pas ... laissez cela tirer ! En vous parlant, je vois qu’au cours de ces entraînements je ne courais pas, cela courait !

K.G.D. — Voilà ! Oui voilà ce que j'appelle l'expérience de l'être, le toucher de l'être. Ce moment au cours duquel notre vraie nature se dévoile. Le moi mondain, le moi conditionné, s'efface et laisse place au vrai soi-même. C'est alors qu'une question s'impose : “Que pourrais-je bien faire afin de rester en contact avec cette manière d'être au monde ? Etre et se sentir calme, être et se sentir en ordre, être et se sentir confiant, être et se sentir en paix intérieurement ?”

La réponse est simple : un EXERCICE. Non pas un exercice qui me permettrait de fabriquer ce calme, cet ordre intérieur. Parce que ces qualités d'être - qui font d'un homme un être humain – sont innées et toujours présentes au plus profond de chacun de nous. Mais un exercice qui va me libérer de ce qui entrave le contact avec le vrai soi-même.

Quel exercice ? Par exemple zazen.

Ce que j'ai découvert au cours de mon séjour au Japon c'est que, en ce qui concerne notre vie intérieure, nous ne souffrons pas d'un manque (qu'il faudrait combler en faisant des exercices) mais que nous souffrons d'ignorer ce qui ne manque pas. Pourquoi pratiquer zazen ? Afin de perdre l'ignorance.

Octobre 2022.

Un élève du Centre m'a transmis, il y a quelques jours, le récit que voici :

« Un maître de Kyudo (le tir à l'arc traditionnel) était reconnu comme un maître de vie autant que de tir à l'arc. Un jour, son plus brillant élève atteignit trois fois de suite le centre de la cible, dans un concours national. Tonnerre d'applaudissements. Félicitations de toutes parts pour l'élève et pour le maître.

Le maître, malgré tout, sembla indifférent. Même critique.

Lorsque, plus tard, l'élève lui demanda pourquoi, il dit : “Il te reste à apprendre que la cible n'est pas la cible.”

- Qu'est-ce qui est la cible ? demanda l'élève.

Mais le maître ne le dit pas. L'élève aurait à l'apprendre par lui-même, un jour, parce que cela ne pouvait pas se transmettre avec des mots.

Un jour, il découvrit que ce qu'il devait viser, c'était non la performance, mais l'attitude ; pas le centre de la cible, mais la disparition de l'ego ! »

Voilà de quoi nous encourager à pratiquer zazen pour une bonne et seule raison : parce que c'est l'heure.

Jacques Castermane

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jeudi 13 octobre 2022

Sur le bonheur...

 Le livre prétexte à cette (rare) rencontre publique s'intitule "la réalité est un concept à géométrie variable". Je ne sais pas si le sujet est "le bonheur" ...  Ou alors avec un point d'interrogation. Voici ce qui en est dit dans le livre en question :


"Il osait le ressentir mais osait à peine le dire. Il était heureux, d’un sentiment violent. Violent par son évidence comme quand une pluie nettoie tout un paysage ou qu’un soleil de printemps fige une prairie dans sa gloire matinale...

Toujours heureux ? En vérité il n’y avait pas de toujours.

Juste le changement et derrière le changement, le pressentiment de plus en plus insistant de ce qui n’y participe pas. L’idée même de se présenter comme ayant atteint quoi que ce soit lui paraissait ridicule et malhonnête. Illusoire, à vrai dire.

Et, tout de même, Il était heureux. Contre toute attente raisonnable. Toutes prévisions déjouées, toutes statistiques défaites, toute pseudo-rationalité à jamais bafouée.

Il était heureux et il n’y était pour rien, ou pour pas grand-chose.

.....

Le bonheur ? Oui et non. Plutôt non, en vérité. Le bonheur, d’abord, il n’y croyait pas.

Il n’adhérait pas à cette fable pour la simple raison qu’il était dans l’incapacité de percevoir une autre réalité que celle de la non-permanence.

Alors le bonheur ... À d’autres !

Et puis, surtout, il ne se sentait pas sur une terre ferme. En lui-même il s’éprouvait ferme, bien planté, solide, oui.

Mais de sol ferme, il n’y en avait pas, oh que non.

Il se vivait tel ce personnage de l’histoire zen qui, tombé de la falaise, s’est rattrapé à une branche qu’il sent craquer sous son poids tandis que de son autre main il cueille des fraises sauvages poussées dans le creux de la roche et s’émerveille de leur goût.

Il était au courant.

Tout ne tenait qu’à un fil.

...

Chaque instant était un miracle, chaque respiration un don inouï, chaque petit plaisir une bénédiction.

Rien n’était dû, jamais.

Tout était accordé par une sidérante grâce.

Il était heureux et il n’en revenait pas. Il n’avait aucune intention d’en revenir.

------- Gilles Farcet

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Conférence de Christophe Massin

 Actualités avec Christophe Massin :



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mercredi 12 octobre 2022

Le Yin a le pouvoir


 Le pouvoir du yin démontré par l'hexagramme 9, le vent sur le ciel.


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source : Prendre les bonnes décisions grâce au Yi-King
par Cyrille J.-D. Javary, Nathalie Chassériau-Banas


mardi 11 octobre 2022

Le jet d'eau de Genève et nos pensées

 Le célèbre jet d'eau de Genève date de 1891. Il monte à 140m de haut.

Nous l'avons vu cet après-midi avant d'aller assister en présentiel aux enseignements de Jean Marc Falcombello.

Il parlait du surgissement des pensées depuis l'esprit et du retour des pensées dans l'esprit. La pensée n'est qu'une émergence de la conscience au sein de laquelle elle retourne sans y laisser de trace.

Son essence est vide, ce n'est qu'une apparence momentanée de la conscience, sans existence propre.


Le jet d'eau n'est pas différent du lac. Il n'est fait que de lac et il retourne au lac sans y laisser de trace.

Le lac prend la forme du jet et le jet retourne dans le lac. Il est totalement indifférencié du lac.


Ce que j'ai trouvé magnifique est l'apparition de l'arc en ciel qui semble différent de l'eau, alors qu'il n'est qu'une apparence créée par la condition extérieure du soleil.

Nos pensées aussi peuvent être accompagnées d'arc en ciel de toutes les couleurs suivant les conditions extérieures. Apprenons à reconnaître la vacuité de leur essence pour ne pas nous laisser entraîner par eux.


Avec toute mon amitié.


Philippe



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lundi 10 octobre 2022

Origine du non-agir

 

"Ne pas avoir de méthode est mauvais.

Rester entièrement dans la méthode est encore plus mauvais.

Il faut d'abord observer une règle sévère ; ensuite, pénétrer avec intelligence toutes les transformations.

Le but de la possession de la méthode revient à être comme si l'on avait pas de méthode".

Jieziyuan Huazhuan (Précis de peinture du Jardin du grain de moutarde)-Dynastie Qing

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dimanche 9 octobre 2022

« De la chenille au papillon »

En dépit de toutes les nouvelles anxiogènes qui nous parviennent, nous avons le pouvoir de transformer le monde. Paule Amblard, historienne de l’art, nous présente une autre perspective, fondée sur l'Évangile et semblable au travail de l'alchimiste : notre devoir est de nous métamorphoser.

Ce jour-là, assombrie par la lecture des journaux qui dressent un bilan peu réjouissant de ce qui nous attend, je rejoins un groupe d’enfants pour retrouver ma nièce. Ils jouent, déguisés en magiciens avec de grands chapeaux pointus et des capes sur lesquelles sont collées des étoiles, des fleurs et de drôles de planètes explosant de couleurs. De grandes baguettes argentées en mains, ils se poursuivent jusqu’à ce que l’un d’entre eux parvienne à toucher l’autre. À cet instant, ils prononcent la formule : « Immobilos, Lumos, Expelliarmus, Oubliettes », autant de mots qui ont les pouvoirs de transformer ceux qu’ils touchent. Je me fais expliquer qu’« Immobilios » rend l’adversaire incapable de mouvement, « Lumos » projette sur lui un rayon de lumière, « Expelliarmus » le désarme, et « Oubliettes » l’envoie ailleurs.

Transformer le monde


Loin de me faire oublier les prévisions sinistres des économistes, des écologistes, des biologistes et autres spécialistes, leur jeu me fait réfléchir. N’avons-nous pas dans ce monde un pouvoir de transformation ? Au Moyen Âge, on pense que tout est mouvement, rien n’est figé et qu’il appartient à l’homme d’être le gardien de l’ordre naturel, mais aussi d’œuvrer pour le rendre meilleur. L’être a le devoir de se métamorphoser sur cette terre, de trouver ses ailes comme la chenille qui devient papillon. D’ailleurs, sans hasard possible, on voit souvent leurs ailes représentées sur les sarcophages chrétiens.

La parabole des talents

L’homme est à l’image de ces éphémères, c’est un voyageur, un passant qui doit faire fructifier ses capacités. C’est l’enseignement de la parabole des talents dans l’Évangile de saint Matthieu (25,14-30). Un maître sur le départ confie à ses serviteurs différentes sommes d’argent. Lorsqu’il revient, il constate avec satisfaction que ceux à qui il a donné le plus ont su faire prospérer son héritage. Seul le serviteur qui avait le moins est devenu peureux, a enfoui son trésor dans le sol et l’a oublié. J’ai longtemps trouvé très injuste cette histoire car il est dit : « On donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a. »

Mais si l’on entre dans une compréhension symbolique du récit, considérant la richesse des serviteurs comme une marque de leurs capacités intérieures, alors la clarté se fait et l’on plaint l’homme qui n’a rien fait de sa nature, même modeste. Il n’a pas créé de vie, il s’est enterré. Dans son existence terrestre, il était comme mort !

Découvrir un au-delà de nous

On voit bien aujourd’hui que face à l’incertitude des jours et aux mauvaises prospectives, notre unique moyen de résistance est d’aller chercher des ressources en nous-mêmes, de les révéler en apprenant à nous connaître et d’aller découvrir un au-delà en nous. Cet inconnu est autrement plus réjouissant. Contrairement aux événements tragiques de la planète, nous avons dans ce domaine une capacité d’action et, selon l’évangéliste ­Matthieu, une raison vitale d’accomplir ce travail intérieur.

Il paraît que nous sommes des fils de Dieu, des « coupes d’or dans la main du souverain ». Il y a eu quelques coulées de boues pour recouvrir l’or ! Jadis, les alchimistes désiraient transmuter la matière. Dans leurs creusets passés au feu, ils recueillaient une quintessence. La matière brute, l’œuvre au noir, purifiée, devenait blanche, puis rouge, signe de l’or spirituel illuminant la matière. Que l’on soit jardinier pour cultiver son jardin ou alchimiste pour faire de l’or, cet accomplissement ne sera jamais perdu, même si le monde l’est. Il nous reste à devenir de bons serviteurs !

Paule Amblard

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