mardi 16 décembre 2014

L'alchimie des émotions avec Christophe Massin (1)

Cela me fait toujours du bien d'écouter cet homme qui m'a beaucoup nourri... 


Première partie (15 min.)
... les lyings

(source France Culture) 

Christophe Massin, découvre les sagesses orientales et l'enseignement de Swami Prajnanpad à travers Arnaud Desjardins en 1974, ce qui le conduira auprès de maîtres tibétains et indiens. 
Depuis, cet enseignement imprègne sa pratique de psychiatre thérapeute. Il s'intéresse particulièrement à l'articulation entre psychothérapie et démarche spirituelle et à leurs synergies. 
Par ailleurs il est sensible à ce que cette démarche s'inscrive dans la société actuelle. Il intervient dans le monde du travail sur les risques psychosociaux et a fait des recherches en périnatalité. 

Quelques publications : 
Le bébé et l'amour ; Vous qui donnez la vie; (Aubier Flammarion). 
Réussir sans se détruire (Albin Michel). 
"Souffrir ou aimer, transformer l'emotion" la préface d'Alexandre Jollien chez Odile Jacob






samedi 13 décembre 2014

De la pure tranquillité


En recherchant le palpable et le perceptible
Il est difficile de trouver la Voie.
La profonde réalisation
Vient par la persévérance,
La tranquillité, le soi et la pureté.
Cette pureté est immuable.
Cette tranquillité, c'est le soi.
Toutes deux sont interdépendantes,
Comme le bois de chauffe et le feu
La tranquillité est inépuisable
L'immuable pureté est sans fin.
L'existence vraie est au-delà des manifestations.
La sagesse éclaire à l'intérieur du cercle clair,
Où le moi disparaît, pas plus existant que non-existant.
Répandant avec discrétion l'énergie spirituelle,
Elle tourne subtilement le pivot mystérieux.
Quand elle trouve une occasion pour la faire tourner
De ce moment propice, la lumière originelle apparaît.
Tant que le mental conditionné n'est pas rejeté
Comment prétendre que les mots et les images peuvent être perçus ?
Qui est celui qui prétend les discerner ?
Prenez connaissance par vous-même et comprenez.
Toutes les choses sans aucune distinction, y compris le discernement,
Ne sont pas touchées par la pensée discriminante.
Quand les pensées discriminantes ne sont plus sollicitées
C'est comme des fleurs blanches de joncs éblouissantes dans la neige,
Le rayon de lumière étincelant pénétrant l'immensité.
La lumière se propage dans toutes les directions
Depuis toujours, sans être atténuée ni dissimulée.
Saisissant toutes les opportunités pour surgir
Au sein de tout changement elle fleurit.
S'adaptant aux conditions, la pure tranquillité reste immuable.
Le ciel la contient, l'océan l'agrée à chaque instant sans retenue.
Dans l'aboutissement sans retenue, l'intérieur et l'extérieur se confondent
Tous les Dharmas débordent de leur cadre,
Toutes les portes sont grandes ouvertes.


Wanshi Shokaku Sensei (1091-1157)


vendredi 12 décembre 2014

Retours sur la mort imminente


A la frontière de la vie...
grâce à de nouvelles études scientifiques à propos de la mort.
(France Inter / extrait de l'émission "service public" - 4 min.)





jeudi 11 décembre 2014

Apprendre à méditer vraiment avec Marc-Alain Descamps

Voir sa vraie nature par la méditation : tel est le but que vous propose ce livre, avec ses exercices pratiques et sa recherche théorique. La science de la méditation commence à être reconnue en Occident, alors qu’elle est une activité immémoriale en Orient dans le Yoga, le Bouddhisme, le T’chan, le Zen, le Soufisme, le Taoïsme …

La méditation est à la mode, d’où son drame : on en reste à la première étape et l’on oublie de s’en servir pour se connaître. Comment réussir à apprendre à méditer vraiment ?
On trouvera ici un manuel pratique avec des exercices simples et à la portée de tous suivis de méditations plus avancées. L’auteur analyse les erreurs sur le chemin, les étapes de la méditation, les différentes méthodes ou écoles jusqu’à la découverte de la suprême liberté et du divin en soi… et répondre enfin à la question fondamentale : « Qui suis-je ? ».


La méditation est ce qui permet de se rencontrer et de se reconnaître, de descendre au fond de son être, de circuler à l’intérieur de soi-même, de colmater les brèches… Elle est ce qui permet de changer vraiment. Mais ses effets psychologiques dans notre vie sont aussi importants que ses effets spirituels : grâce à elle il est possible de retrouver notre Être véritable, notre vraie nature.

EXTRAIT DE LA CONCLUSION DU LIVRE :


LES DIX IMAGES DU BUFFLE
Textes et dessins de Marc-Alain Descamps, d'après une représentation ancienne

"Rares sont les représentations des mutations qui s'accomplissent dans la méditation. Celles qui existent sont d'autant plus précieuses. En Chine puis au Japon, à partir d'une image utilisée dans une comparaison du Bouddha sur le contrôle des sens, reprises dans les Sûtras, se sont lentement développées, au fil des siècles, les représentations des étapes de la transformation en 4, 5, 6, 8 puis 10 étapes. 
L'auteur de cette série KUOAN SHIYAN vivait au XIIe siècle et appartenait à la branche Yanggi du Rinzaï-Zen. Les plus anciens dessins sont conservés au temple Shôboku à Kyoto. Ils sont l'oeuvre du peintre Shûbun qui vivait au XVIe siècle. [...] 
Sur ce thème célèbre se sont exprimés de nombreux peintres et poètes. 
Des textes et les dessins dans le livre sont l'oeuvre de l'auteur à partir de cette version dont voici un exemple ci-dessous :  






mercredi 10 décembre 2014

Nouvelles façons de donner (3)


5. L’arrondi en caisse
Faites vos courses en solidaires

L’idée vient tout droit du Mexique. En 2013, l’entreprise solidaire MicroDon a lancé un programme national d’arrondi solidaire dans les supermarchés Franprix. Le principe est simple : lors de leur passage en caisse, les clients ont la possibilité d’arrondir leurs achats à l’euro supérieur. La différence est reversée à des associations pour financer des actions de solidarité locales. Au total, 340 points de vente se sont déjà convertis à travers toute la France.


6. Le café suspendu 
Payez un petit noir à un inconnu

Passe un café à ton voisin. Le message commence peu à peu à faire son chemin dans les bars de France et de Navarre. Dans le sillage de leurs homologues napolitains, de plus en plus de consommateurs français prennent l’habitude de payer deux petits noirs au comptoir : l’un pour eux et le second, « en attente », pour une personne moins fortunée. Pour connaître les établissements partenaires, rendez-vous sur le site www.cafe-suspendu.com

7. Les produits financiers solidaires 
Développez votre coopération

Non, la finance et l’altruisme ne sont pas forcément antinomiques ! La preuve. Depuis la crise de 2007-2008, de plus en plus de livrets d’épargne, contrats d’assurance-vie et autres fonds communs de placement se déclinent à la mode solidaire. Et ça marche ! 
En 2013, 6,02 milliards d’euros ont ainsi été déposés sur des produits d’épargne solidaire, en hausse de 28,3 % en un an. Cela a permis de soutenir des projets à vocation sociale et/ou environnementale à hauteur de 1,02 milliard d’euros. « Aujourd’hui, les Français cherchent plus volontiers des placements qui ont du sens. Nous nous efforçons de répondre le mieux possible à leurs attentes en mettant notre métier de banquier au service de l’économie réelle et non de la spéculation », souligne Jean-Marc Pautras, responsable de développement des secteurs philanthropie, fondations, enseignement et recherche au Crédit coopératif, l’un des acteurs majeurs de l’économie sociale.




A propos du don (3) avec Alain Caillé



Vous écrivez que « le don est un opérateur politique ». Que voulez-vous dire par là ?

Depuis la nuit des temps, le don transforme les ennemis en alliés. Il crée des obligés, avec toute l’ambivalence que cela produit, puisqu’il y a une obligation de rendre. Et ce que montre très bien l’anthropologue Marcel Mauss dans Essai sur le don, c’est cette ambiguïté du don. Un don qui ne peut pas être rendu transforme celui qui l’a reçu en obligé et le rend inférieur à celui qui l’a donné. Donc à certains égards, le don, s’il devient asymétrique, devient un instrument de pouvoir et de la domination.


Faut-il retenir de cet entretien que le don est toujours intéressé ?

Le premier mobile du don, c’est l’intérêt pour soi. Cela correspond à une pulsion de survie. On le voit dès la naissance, dès les premiers jours. Mais il y a aussi de l’intérêt pour autrui, ce n’est pas contradictoire. Dans tous les dons que nous accomplissons, il y a une part d’obligation sociale et une part de liberté créative. Par exemple, à Noël ou lors d’un anniversaire, on est bien obligé d’offrir un cadeau à ceux qu’on aime. Mais ces cadeaux peuvent être plus ou moins élaborés, ils peuvent être offerts avec plus ou moins de talent ou de grâce. Dans ce domaine, chacun est amené à faire preuve de créativité. Ce qui veut dire que dans le cadre de l’obligation sociale il y a de la place pour la liberté et pour l’inventivité. Ce qui compte, finalement, ce n’est pas seulement la nature du don, c’est aussi la manière dont nous l’accomplissons. 

 source : La Vie


mardi 9 décembre 2014

A propos du don (2) avec Alain Caillé


Dans l’Église comme dans la société, l’idée d’un partenariat avec les plus pauvres, pour rompre avec le modèle charitable, est en train de gagner du terrain. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Qu’il faille passer de la charité à une autre dynamique du don, cela me paraît absolument évident. Le registre traditionnel de la charité correspond à une vision asymétrique du don, très verticale. Il y a un don premier de Dieu, l’inconditionnalité absolue, un don tellement énorme que personne ne peut l’égaler. Cette idée d’asymétrie du don premier crée à mon sens la position hiérarchique de l’Église, avec une série de dons descendants. C’est un don qui peut sauver celui qui le reçoit dans le registre du besoin, mais cela l’annihile dans le registre du désir. Or de plus en plus d’auteurs, de philosophes ou de sociologues se rejoignent sur la thèse suivante : l’essentiel du désir humain, c’est d’être reconnu. Nous ne cherchons pas seulement à satisfaire nos besoins, nous voulons être reconnus. D’ailleurs, être donateur, c’est vouloir – souvent incons­ciemment – être reconnu comme étant capable de donner quelque chose.


Pour vous, le don ne serait-il qu’un échange ?

Les organisations qui fonctionnent bien, qu’il s’agisse des entreprises, des associations, des administrations ou des équipes sportives, sont celles qui savent respecter la dynamique des quatre temps du don et du contre-don : « demander-donner-recevoir-rendre ». Alors que celles qui dysfonctionnent basculent dans le cycle opposé du « ignorer-prendre-refuser-garder ». Le bon dirigeant ou le bon animateur sait reconnaître dans le cycle du don et dans ceux qui s’y adonnent la véritable source de l’efficience. Celle qui réengendre jour après jour le cercle vertueux de la coopération et du travail pris à cœur. Le mauvais manager, en quête d’une efficacité ou d’une rentabilité qu’il espère chaque jour plus grande, finit par tuer la poule aux œufs d’or et enferme tout le monde dans le cercle vicieux du découragement et du chacun pour soi. Ce processus vaut aussi pour la vie quotidienne, dans nos relations sociales, amicales ou familiales. Là comme partout, il peut y avoir un cercle vertueux, symbolique (qui unit), ou un cercle diabolique (qui divise). Le cercle symbolique, c’est celui de la coopération : chacun est capable d’adresser une demande de soutien, mais aussi de donner et de recevoir.

Comment bien équilibrer ce que vous appelez les quatre temps du don et du contre-don ?

L’important, c’est de savoir effectuer chacune de ces quatre opérations au bon moment et de la bonne manière. Ne pas être trop demandeur par exemple. Dans une association, si quelqu’un passe son temps à demander de l’aide, ça ne marchera pas. Ça déséquilibre tout. Idem si quelqu’un se présente comme donateur universel, veut tout faire tout seul, être celui qui donne… Une association, c’est fondamentalement la mise en commun de donateurs, donc il peut y avoir une lutte pour le don. C’est à celui qui donnera le plus ou le mieux. « C’est moi qui suis le plus généreux, le plus utile, le plus efficace, qui a le plus l’esprit du don. » Et là, danger. Car si quelqu’un veut trop donner, il déséquilibre le collectif...


Nouvelles façons de donner (2)


2. Le crowdfunding
Soutenez un projet novateur

Financer la restauration d’un monument, remettre à flot un journal en difficulté, aider un artiste à sortir son premier disque… Avec le crowdfunding, littéralement le « financement par la foule », chaque citoyen peut soutenir un projet auquel il croit, à la hauteur de ses moyens. Importé en France en 2007, le système marche du feu de Dieu. D’après l’association Financement participatif France (FPF), 78,3 millions d’euros de fonds ont été collectés en 2013 sur 36 plates-formes, dont près d’un quart de dons. C’est plus de trois fois plus qu’en 2012. Et ce n’est qu’un début ! On estime le potentiel de collecte à près de 6 milliards d’euros en 2020.

3. Le don de congés 
Aidez un collègue dont l’enfant est malade

Tout est parti de l’histoire de Christophe Germain, un salarié de Badoit, à Saint-Galmier (42), qui, en 2009, s’était vu offrir par ses collègues 170 jours de jours de congés pour s’occuper de son fils Mathys, atteint d’un cancer du foie. Pour favoriser de tels élans de solidarité, le Sénat a adopté, le 30 avril, une proposition de loi autorisant le don de congés dans toutes les entreprises et administrations. La seule condition à remplir pour bénéficier de ce dispositif est de présenter un certificat médical attestant de la gravité de la maladie d’un enfant de moins de 20 ans.

4. Le don en nature 
Donnez vos objets usagés 

 Vous faites le grand ménage dans vos placards ? Au lieu de vous ruer sur la poubelle, donnez ! Meubles, bibelots, vaisselle, vêtements, électroménager peuvent ainsi trouver une seconde vie auprès d’un autre utilisateur moins fortuné. Les lieux de collecte ne manquent pas. Entre les dépôts d’Emmaüs, les conteneurs du Relais, les brocantes, les vide-greniers et les sites comme Donnons.org ou Recupe.net, vous avez l’embarras du choix ! 



3500 articles...


Il y a aujourd'hui 3500 articles sur ce blog... 
Cela m'enflamme et j'espère que vous en sentez la chaleur.
Merci de votre présence au coin du feu...


lundi 8 décembre 2014

Nouvelles façons de donner (1)


1. Le bénévolat de compétences 
Proposez vos savoir-faire 

 Vous aimeriez soutenir une association, mais vous disposez de peu de moyens ? 
Pourquoi ne pas mettre gratuitement à disposition l’un de vos savoir-faire sur votre temps libre ? C’est le principe du bénévolat de compétences. Un dispositif gagnant-gagnant qui permet aux organisations à but non lucratif de disposer de compétences qu’elles n’auraient pas pu s’offrir et aux salariés de trouver du sens tout en s’ouvrant à de nouveaux horizons. 

Le principe vous tente ? Inscrivez-vous sur le site internet de l’association Passerelles et compétences (www.passerellesetcompetences.org) en indiquant votre région et vos domaines d’aptitudes. Vous recevez alors des offres de mission conformes aux secteurs que vous avez choisis : création d’un site web, secrétariat, gestion d’une comptabilité, conseil juridique… Libre à vous ensuite de postuler ou non.





(source : La Vie)

A propos du don (1)


Alain Caillé : ... L’abbé Pierre a fondé le mouvement Emmaüs avec un désespéré qui voulait se suicider. Il écrit dans ses mémoires : « Tout à coup, face à cet homme, je fis le contraire de la charité. Au lieu de lui dire “Viens, je vais t’aider, te donner quelque chose”, je lui ai dit “Écoute, de toute façon, tu n’as plus rien à perdre, viens plutôt m’aider”. » Cette histoire est au cœur du mécanisme universel du don. Le véritable don, ce n’est pas de donner. C’est d’offrir à l’autre la possibilité de donner.

Alain Caillé, économiste et sociologue, a publié en 2014 : la Révolution du don.


Louis Bertignac : « Je trouve juste sympa de me sentir utile »

« Je ne vois pas dans la solidarité une sorte de devoir social de l’artiste. Je trouve juste sympa de me sentir utile. Je soutiens deux petites structures, dont une école de musique à Katmandou, au Népal. Je reçois chaque jour au moins trois demandes de parrainage. J’avoue que ce n’est pas toujours facile de choisir qui aider. Je suis particulièrement sensible à la myopathie, qui a coûté la vie à un membre de ma famille. Je trouve gênant que certains producteurs ou maisons de disques démarchent les associations et se bousculent au portillon des manifestations pour s’en servir comme d’un tremplin de promotion pour lancer de nouveaux artistes. »

Mobilisé pour le Téléthon


Garou : « En tant qu’artiste, on a le devoir de servir de grandes causes »

« Pour moi, un artiste est un peu un docteur de l’âme. Il a ce pouvoir magique de rendre les gens heureux, au moins le temps d’un spectacle. Quand on dispose d’un tel privilège, j’estime qu’on a le devoir de le mettre au service de grandes causes. C’est ce qui m’a poussé à devenir ambassadeur de One Drop, organisme engagé dans la lutte pour l’accès à l’eau potable, à soutenir une maison de soins palliatifs au Québec ou à m’engager pour le Téléthon cette année. N’y voyez pas un moyen de faire ma promo à moindre frais. Franchement, j’aurais bien plus d’intérêt à donner un concert rémunéré dans une grande salle. Mais je sais que les malades ont besoin du soutien de chanteurs populaires pour créer une grande chaîne de solidarité et encourager les dons. » 

Parrain du Téléthon 2014