jeudi 2 octobre 2014
mercredi 1 octobre 2014
mardi 30 septembre 2014
Recueillement au Mont Saint Michel
Après la cérémonie dédiée à Saint Michel l'archange, j'ai eu le privilège de visiter le site avec François Saint James. Un pur bonheur
" L'abbaye escarpée, poussée là-bas, loin de terre,
comme un manoir fantastique,
stupéfiante comme un palais de rêve,
invraisemblablement étrange et belle "
Guy de Maupassant
lundi 29 septembre 2014
Coucher tombant sur le mont Tombe...
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dimanche 28 septembre 2014
Tirage de l'Air (4)
7. A présent, faites en conscience cet exercice, lié à la carte du Médiateur :
Pour accueillir ce que vous êtes…
Debout, les yeux baissés, entrez en contact avec vos sensations. Laissez se détendre vos bras et vos mains, qui sont vos branches, vos feuilles. Prenez conscience de votre ventre et ressentez votre centre de gravité.
Eprouvez l’équilibre de votre posture : sentez que vos pieds s’enracinent dans la terre et que votre tête tend naturellement vers le ciel. Ouvrez les bras, puis les mains.
Voyez combien ceux-ci embrassent l’espace tout entier, l’univers : n’êtes-vous pas à la fois unique et relié à tout ?
8. Maintenant, fermez les yeux en vous demandant quelle sorte d’Air vous est le plus facile à contacter (votre ressource) : l’Air de la curiosité et de la souplesse d’esprit (l’Air libre) ? L’Air des relations harmonieuses avec les autres (l’Air doux) ? Ou l’Air de la compassion et de la spiritualité (l’Air pur) ? Notez la réponse.
Puis relisez votre question ou désir du début ainsi que tout ce que vous avez écrit et dessiné pendant le tirage. Repensez aussi à tout ce que vous avez expérimenté.
Enfin, fermez les yeux et laissez spontanément une ou plusieurs phrases répondre à votre questionnement initial.
Pour accueillir ce que vous êtes…
Debout, les yeux baissés, entrez en contact avec vos sensations. Laissez se détendre vos bras et vos mains, qui sont vos branches, vos feuilles. Prenez conscience de votre ventre et ressentez votre centre de gravité.
Eprouvez l’équilibre de votre posture : sentez que vos pieds s’enracinent dans la terre et que votre tête tend naturellement vers le ciel. Ouvrez les bras, puis les mains.
Voyez combien ceux-ci embrassent l’espace tout entier, l’univers : n’êtes-vous pas à la fois unique et relié à tout ?
8. Maintenant, fermez les yeux en vous demandant quelle sorte d’Air vous est le plus facile à contacter (votre ressource) : l’Air de la curiosité et de la souplesse d’esprit (l’Air libre) ? L’Air des relations harmonieuses avec les autres (l’Air doux) ? Ou l’Air de la compassion et de la spiritualité (l’Air pur) ? Notez la réponse.
Puis relisez votre question ou désir du début ainsi que tout ce que vous avez écrit et dessiné pendant le tirage. Repensez aussi à tout ce que vous avez expérimenté.
Enfin, fermez les yeux et laissez spontanément une ou plusieurs phrases répondre à votre questionnement initial.
samedi 27 septembre 2014
Tirage de l'Air (3)
5. Maintenant, c’est autour du Vent d’Ouest de souffler : il représente ce que vous tentez d’accomplir mais qui se heurte à un obstacle (une lourdeur…) que vous ne voyez peut-être pas assez clairement. Observez bien la carte et dites quel est cet obstacle. Puis, notez-le.
6. Enfin, voici le Vent du Nord, le plus redoutable et… le plus intéressant : c’est lui qui vous emmène - avec quelle ténacité ! - vers votre Origine secrète, votre désir le plus ardent. Mais, en même temps, dans les plis de sa robe d’air, il dissimule un démon qui vous fait peur. Regardez bien la carte, cherchez à déceler l’invisible derrière le visible : où se cache ce démon, qu’il vous faut apprivoiser ? Quand vous l’avez trouvé, branchez-vous sur lui et dessinez-le !
6. Enfin, voici le Vent du Nord, le plus redoutable et… le plus intéressant : c’est lui qui vous emmène - avec quelle ténacité ! - vers votre Origine secrète, votre désir le plus ardent. Mais, en même temps, dans les plis de sa robe d’air, il dissimule un démon qui vous fait peur. Regardez bien la carte, cherchez à déceler l’invisible derrière le visible : où se cache ce démon, qu’il vous faut apprivoiser ? Quand vous l’avez trouvé, branchez-vous sur lui et dessinez-le !
vendredi 26 septembre 2014
Tirage de l'Air (2)
3. Voici la seconde carte, qui correspond au Vent du Sud : il vous insuffle le goût de vous détendre et d’aimer la vie. Que vous inspire cette carte ? Notez vos impressions.
4. A présent, faites l’exercice suivant, lié à la carte de l’Air :
Quel est votre visage ?
- Fermez les yeux. Sentez l’air qui vous entoure. En même temps, prenez conscience de votre espace intérieur. Visualisez votre air intime. Comment se présente-t-il ? Quelle est sa couleur, sa clarté ? Jusqu’où va-t-il ? Que contient-il ? Quels liens se tissent dans cet espace ?
- Qui voulez-vous tenir à distance de vous-même ? Pourquoi et dans quelles limites ?
Ensuite, notez ce qui vous a paru intéressant lors de cet exercice.
4. A présent, faites l’exercice suivant, lié à la carte de l’Air :
Quel est votre visage ?
- Fermez les yeux. Sentez l’air qui vous entoure. En même temps, prenez conscience de votre espace intérieur. Visualisez votre air intime. Comment se présente-t-il ? Quelle est sa couleur, sa clarté ? Jusqu’où va-t-il ? Que contient-il ? Quels liens se tissent dans cet espace ?
- Qui voulez-vous tenir à distance de vous-même ? Pourquoi et dans quelles limites ?
Ensuite, notez ce qui vous a paru intéressant lors de cet exercice.
jeudi 25 septembre 2014
Tirage de l'Air (1)
Voici, pour changer, des exercices pratiques adaptés du Jeu des Miroirs :
Il est conseillé de faire une pause de 2 ou 3 minutes avant le tirage pour se détendre et se rendre pleinement disponible à ce que vous allez découvrir…
Ce « tirage de l’Air» consiste à tirer quatre cartes au sort parmi les douze qui sont liées à l’élément AIR.
Ces cartes représenteront les quatre vents venus des différents points cardinaux. Pour ce nouveau tirage inédit, munissez-vous d’un papier (ou de votre cahier ou journal de bord si vous avez fait le choix de vous en procurer un) et d’un stylo.
Avant de commencer, lisez ces quelques indications sur la symbolique de l’élément Air :
L’Air symbolise le goût des relations : découvertes, échanges, apprentissages… Sur la carte qui porte ce titre dans le Jeu des Miroirs, le Ciel étoilé représente la curiosité et la souplesse d’esprit (l’Air libre) ; l’Atmosphère, qui porte les nuages, figure les liens harmonieux que l’on peut tisser avec ses semblables (l’Air doux) ; il est une troisième sorte d’Air, au centre, qui est intérieur à l’être humain et qui symbolise la compassion et le don de soi-même (l’Air pur).
Cependant, ce désir de relation se heurte aux obstacles liés à la différence de l’autre, qu’il faut prendre en compte…
1. Choisissez une question qui vous concerne personnellement ou un désir que vous souhaitez vivement accomplir… Notez cette question ou ce désir sur votre feuille.
2. La première carte correspond au Vent d’Est : c’est le vent qui vous donne de l’élan et vous pousse à avancer dans la vie. Regardez-la bien : quelles impressions fait-elle se lever en vous ? N’hésitez pas à noter ces impressions. (N’essayez pas de comprendre le texte poétique mais laissez-le entrer en vous comme une respiration).
Il est conseillé de faire une pause de 2 ou 3 minutes avant le tirage pour se détendre et se rendre pleinement disponible à ce que vous allez découvrir…
Ce « tirage de l’Air» consiste à tirer quatre cartes au sort parmi les douze qui sont liées à l’élément AIR.
Ces cartes représenteront les quatre vents venus des différents points cardinaux. Pour ce nouveau tirage inédit, munissez-vous d’un papier (ou de votre cahier ou journal de bord si vous avez fait le choix de vous en procurer un) et d’un stylo.
Avant de commencer, lisez ces quelques indications sur la symbolique de l’élément Air :
L’Air symbolise le goût des relations : découvertes, échanges, apprentissages… Sur la carte qui porte ce titre dans le Jeu des Miroirs, le Ciel étoilé représente la curiosité et la souplesse d’esprit (l’Air libre) ; l’Atmosphère, qui porte les nuages, figure les liens harmonieux que l’on peut tisser avec ses semblables (l’Air doux) ; il est une troisième sorte d’Air, au centre, qui est intérieur à l’être humain et qui symbolise la compassion et le don de soi-même (l’Air pur).
Cependant, ce désir de relation se heurte aux obstacles liés à la différence de l’autre, qu’il faut prendre en compte…
1. Choisissez une question qui vous concerne personnellement ou un désir que vous souhaitez vivement accomplir… Notez cette question ou ce désir sur votre feuille.
2. La première carte correspond au Vent d’Est : c’est le vent qui vous donne de l’élan et vous pousse à avancer dans la vie. Regardez-la bien : quelles impressions fait-elle se lever en vous ? N’hésitez pas à noter ces impressions. (N’essayez pas de comprendre le texte poétique mais laissez-le entrer en vous comme une respiration).
mercredi 24 septembre 2014
Venue à Paris d'Emmanuel Desjardins
«Emmanuel Desjardins, le fils de Arnaud et Denise, faisant partie de l’équipe en charge de Hauteville le lieu créé par Arnaud Desjardins, sera de nouveau parmi nous à Paris le samedi 04 Octobre 2014, au Studio Atlas. La dernière fois a été une franche réussite.
Je le connais depuis pas mal de temps maintenant et comment le décrirais-je ? Un homme plein d’humour (l’auto-dérision il connait), authentique, chaleureux, sensible.
Il a la capacité de faire passer sa vision de l’enseignement et de la vie, avec tact, utilisant sa propre expérience et ses moments avec Arnaud. Il prend son temps avec chacun.
Voilà comment la journée va se dérouler:
Samedi toute la journée donc, 10h-12h30 et 14h30-18h. (entre deux une pause déjeuner et il y a plein de restaurants dans le coin). Adresse: Studio Atlas - 11 rue de l’Atlas 75019 Paris.
Participation libre financièrement des personnes, selon les instructions données par Arnaud aux membres de l’équipe en charge de Hauteville.
J’invite les personnes intéressées à se faire connaître le plus tôt possible. Encore une fois, Emmanuel prendra son temps pour répondre d’où la journée entière prévue.»
Pascal Caro
Il a la capacité de faire passer sa vision de l’enseignement et de la vie, avec tact, utilisant sa propre expérience et ses moments avec Arnaud. Il prend son temps avec chacun.
Voilà comment la journée va se dérouler:
Samedi toute la journée donc, 10h-12h30 et 14h30-18h. (entre deux une pause déjeuner et il y a plein de restaurants dans le coin). Adresse: Studio Atlas - 11 rue de l’Atlas 75019 Paris.
Participation libre financièrement des personnes, selon les instructions données par Arnaud aux membres de l’équipe en charge de Hauteville.
J’invite les personnes intéressées à se faire connaître le plus tôt possible. Encore une fois, Emmanuel prendra son temps pour répondre d’où la journée entière prévue.»
Pascal Caro
mardi 23 septembre 2014
Ouvrir le rire et revivre...
A mes débuts, je ne voulais aucun temps mort. J’insistais sur chaque phrase, chaque mot.
Avec le Cercle des poètes disparus, j’ai compris que l’on pouvait communiquer, sans crier, sans gesticuler, sans imiter quelqu’un.
Comme dit mon personnage : « Les idées peuvent changer le monde. Un verbe, trois mots, une chanson, un poème ».
lundi 22 septembre 2014
Le corps est une oeuvre... avec Christiane Singer
"Le corps est cette oeuvre d’un grand luthier qui aspire à la caresse de l’archet. "Tout ce qui vit aspire à la caresse du Créateur", dit Hildegarde von Bingen. Séparé de la résonance à laquelle aspire ce corps, séparé de la musique pour laquelle il a été créé, il perd sa tension, il s’affaisse, il se laisse aller, il se désespère. Nous vivons à une époque où rien ne nous dit la merveille de l’ordonnance du corps ; on croit vraiment que se laisser aller est une manière de se sentir mieux, personne ne nous signale : attention, ton chevalet est déplacé, ta corde est distendue, le maître ne peut pas jouer sur toi.
Ces corps inhabités de tant d’entre nous aujourd’hui, qui, à défaut d’entrer dans la résonance pour laquelle ils étaient créés, vont se rouiller, se déglinguer, perdre le souvenir de ce qu’ils sont.
Pourtant, nous le savons tous, la mémoire du corps est la plus profonde..."
Extrait de "La leçon de violon" p.130
dimanche 21 septembre 2014
Tu capteras l'invisible avec Philippe Mac Leod
Je ne sais ce qui m’arrive. Peut-être le temps plus léger en ce début d’été. Ou la clarté d’une heure silencieuse, le soleil de midi sur le bois de la porte grande ouverte, les arbres au-devant, encore frêles dans l’azur brûlant. Tout est paix, finesse dans les airs, délicatesse d’un instant glorifié par la lumière. Entre le vieux mur de pierre, qui borde la route, et la chaise où je me tiens assis, retentit comme un accord subtil, l’univers contenu dans une seule mesure à l’unisson : beauté tout intérieure, lumière du réel, murmure, secret du monde, joie discrète de l’âme dont les silences soudain se font entendre ! Tout ce qui est profond est douloureux, même la joie, et la beauté touche en nous un point si bien dissimulé, si rare, qu’elle ne peut se manifester que par une déchirure.
La beauté fait mal, car elle nous porte trop loin, trop soudainement, sans que par nous-mêmes nous puissions refaire le chemin. Elle est douloureuse, car elle atteint l’âme dans sa fragilité, qui comprend trop bien où réside sa vraie vie, sachant aussi qu’elle ne peut s’y établir. Et pourtant, en de tels moments, tout semble être dit, entre la Création et le regard de l’homme qui s’ouvre à elle. Paix, lumière, et au fond du cœur - de mon cœur de chair - cette intuition indissoluble que l’éternité est déjà là, quelque part, au-dehors ou au-dedans, dans ce mystère du temps suspendu qui porte notre conscience à des degrés plus hauts, plus purs. Loin dans le fond du vallon, j’entends la vibration des branches après le saut de l’écureuil. Puis les cloches d’un troupeau qui redescend à travers bois. Milliers d’oiseaux dont je ne parviens pas à identifier les chants, comme des scintillements d’étoiles, des crépitements lumineux dans le ciel diurne. Je lève les yeux vers l’azur ; je voudrais rassembler tout cela entre mes deux mains, l’élever légèrement de terre, le retenir comme une parole secrète et définitive, qui soit toujours vraie, jusque sous la grisaille de la rentrée, la pluie du ciel ou des événements.
Oui, tout, tout est là, sur ce mur de pierre, dans le silence de la lumière qui s’y dépose, où l’âme entend comme une promesse. L’esprit et la matière se rejoignent, s’unissent, et ce sentiment de plénitude qui me soulève et me prolonge témoigne de cette rencontre indicible où l’homme se dilate et où la Création, comme une dernière merveille, enfante la transparence.
Cette union, si puissante dans sa soudaineté, est au cœur de la beauté, et le cri qu’elle nous arrache montre combien notre âme aime à se reconnaître dans le sensible. Tout est un. Le regard, la conscience qui me sont donnés prolongent la nature comme l’esprit le corps, comme l’azur sans bords sur la ligne des collines. Nous élever ne signifie pas prendre de la hauteur, mais capter l’invisible qui s’échappe du visible, l’esprit que distille la matière, et sentir de façon irrévocable que notre destin est unique : nous sommes faits pour l’éternité, qui n’est pas un au-delà du temps, mais une conscience plus aiguë, allégée, dégagée de notre personne, tout entière regard, écoute, perception. La béatitude est dans cette adhésion muette au réel, dans une sorte de suspension de nos jugements. L’être est éternel — non point nos petites individualités, auxquelles nous sommes si attachés—mais l’être qui nous traverse, l’être universel et omniprésent que nous portons dans des formes étriquées qui voudraient ne faire mémoire que du pauvre contenant.
La beauté est cette perception délicate d’une éternité à peine entrevue, d’un infini qui nous révèle à nous-mêmes. Et c’est le réel qui nous la donne à vivre, comme une parole des commencements, quand la lumière sur un mur de vieilles pierres devient lumière intérieure, lumière de l’âme pure, pour un autre monde qui était déjà là. •
La beauté fait mal, car elle nous porte trop loin, trop soudainement, sans que par nous-mêmes nous puissions refaire le chemin. Elle est douloureuse, car elle atteint l’âme dans sa fragilité, qui comprend trop bien où réside sa vraie vie, sachant aussi qu’elle ne peut s’y établir. Et pourtant, en de tels moments, tout semble être dit, entre la Création et le regard de l’homme qui s’ouvre à elle. Paix, lumière, et au fond du cœur - de mon cœur de chair - cette intuition indissoluble que l’éternité est déjà là, quelque part, au-dehors ou au-dedans, dans ce mystère du temps suspendu qui porte notre conscience à des degrés plus hauts, plus purs. Loin dans le fond du vallon, j’entends la vibration des branches après le saut de l’écureuil. Puis les cloches d’un troupeau qui redescend à travers bois. Milliers d’oiseaux dont je ne parviens pas à identifier les chants, comme des scintillements d’étoiles, des crépitements lumineux dans le ciel diurne. Je lève les yeux vers l’azur ; je voudrais rassembler tout cela entre mes deux mains, l’élever légèrement de terre, le retenir comme une parole secrète et définitive, qui soit toujours vraie, jusque sous la grisaille de la rentrée, la pluie du ciel ou des événements.
Oui, tout, tout est là, sur ce mur de pierre, dans le silence de la lumière qui s’y dépose, où l’âme entend comme une promesse. L’esprit et la matière se rejoignent, s’unissent, et ce sentiment de plénitude qui me soulève et me prolonge témoigne de cette rencontre indicible où l’homme se dilate et où la Création, comme une dernière merveille, enfante la transparence.
Cette union, si puissante dans sa soudaineté, est au cœur de la beauté, et le cri qu’elle nous arrache montre combien notre âme aime à se reconnaître dans le sensible. Tout est un. Le regard, la conscience qui me sont donnés prolongent la nature comme l’esprit le corps, comme l’azur sans bords sur la ligne des collines. Nous élever ne signifie pas prendre de la hauteur, mais capter l’invisible qui s’échappe du visible, l’esprit que distille la matière, et sentir de façon irrévocable que notre destin est unique : nous sommes faits pour l’éternité, qui n’est pas un au-delà du temps, mais une conscience plus aiguë, allégée, dégagée de notre personne, tout entière regard, écoute, perception. La béatitude est dans cette adhésion muette au réel, dans une sorte de suspension de nos jugements. L’être est éternel — non point nos petites individualités, auxquelles nous sommes si attachés—mais l’être qui nous traverse, l’être universel et omniprésent que nous portons dans des formes étriquées qui voudraient ne faire mémoire que du pauvre contenant.
La beauté est cette perception délicate d’une éternité à peine entrevue, d’un infini qui nous révèle à nous-mêmes. Et c’est le réel qui nous la donne à vivre, comme une parole des commencements, quand la lumière sur un mur de vieilles pierres devient lumière intérieure, lumière de l’âme pure, pour un autre monde qui était déjà là. •
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samedi 20 septembre 2014
Portulaca oleracea ou pourpier
Le pourpier est une des rares verdures à produire de l'omega-3 dans le tissu de ses feuilles, qui sont étonnamment grasses. Le pourpier est aussi riche en vitamine E et en minéraux. Étant donné que le pourpier contient de l'acide oxalique comme l'épinard et le chénopode, il s'agit d'une verdure à ajouter de temps à autre aux repas moins qu'une verdure de tous les jours.
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