jeudi 5 décembre 2013

Totalité et omniprésence avec Mario Manteses



"La question n'est pas d'être dans la Totalité, mais d'être soi-même Totalité. Celui qui est Totalité ne provoque plus aucune souffrance, car en lui, l'agissant s'est dissout. Celui qui est Totalité est un effaceur d'ombres; ce n'est pas qu'il compatisse avec les autres, c'est sa présence même qui met fin à la souffrance. J'ai intensément souffert, mais je savais que j'étais autre chose, quelque chose que la souffrance ne pourrait jamais toucher. La souffrance va et vient. Moi non!"

"Dans l'omniprésent il n'y a pas de place pour les choses, pas de forme pour l'âme. Dans l'éternité il n'y a pas d'êtres, il n'y a pas la moindre séparation ni aucune notion d'existence. N'attends pas, n'espère pas, ne crée pas. Reconnais l'omniprésence. Ne sépare pas ce qui ne se sépare jamais et qui ne se séparera jamais, sans quoi tu te ligoterais toi-même par l'intermédiaire de ce que tu as créé, par tes influences et les effets qu'elles produisent".

Mario Mantese



Mario Mantese était bassiste du groupe américain Heatwave lorsqu'il fut agressé et poignardé en plein coeur après une soirée de gala à Londres. Il subit une opération a coeur ouvert et tomba dans un coma profond qui dura presque cinq semaines. Dans cet état proche de la mort, il fit un voyage fantastique dans l'au-delà. Cette expérience de l'autre monde eut pour effet une transformation totale de son être entier. Lorsque Mario Mantese sortit du coma, il était aveugle, muet et complètement paralysé. Grâce à cette nouvelle connaissance spirituelle et à son immense volonté, il réussit à surmonter ses terribles handicaps. Aujourd'hui, il voit, il parle, il marche et voyage à travers le monde pour partager son expérience. Les médecins l'ont surnommé le "miracle ambulant".

mardi 3 décembre 2013

Unique relation




Pour soutenir la profondeur de l'homme...



C'est la profondeur de l'homme qui doit être repêché et la pêche en eaux profondes empêchée ?
Dépechez-vous de soutenir de soutenir le vote au parlement européen !


« Un vote va avoir lieu au Parlement sur le chalutage des grands fonds marins qui ont pris des dizaines de milliers d’années de lente évolution pour se former et on les détruit brutalement comme si l’on passait Notre-Dame au bulldozer, de façon irréparable. Tout ça pour faire quelques filets de poisson bon marché pour les pays riches et non pas pour résoudre le problème de la pauvreté. »


(merci !)


Ils disent vouloir se libérer de la souffrance : Voyez plutôt comme ils courent à sa rencontre ! Tous pourtant aspirent au bonheur Mais, ignorant ce qui en est la cause, Ils le détruisent comme si c’était un ennemi.
SHANTIDEVA (685-763)

dimanche 1 décembre 2013

1er dimanche de l'Avent


...L’arrivée d’Internet dans nos vies quotidiennes habitue nos enfants à la satisfaction instantanée de toutes leurs envies. Au point que le moindre délai devient intolérable.
Dans ce climat d’hyperconsommation et d’immédiateté, l’un des grands défis éducatifs est bien d’apprendre à nos chers petits à gérer le sentiment de frustration. Désirer, attendre, savoir différer le plaisir en acceptant la notion d’étape, voilà un atout majeur pour qu’ils soient heureux dans la vie. Avoir grandi dans une famille où l’on a cultivé le goût de l’attente est une chance. Pas facile pourtant : forfaits illimités, e-commerce, accès toujours plus précoce aux nouvelles technologies, tout joue contre les efforts des parents à transmettre la vertu de la patience qui est, pour les philosophes, non pas un but en soi, mais une voie de sagesse, un chemin spirituel.

Les quatre semaines de l’Avent sont une période privilégiée pour expérimenter en famille, sans grand discours, le plaisir d’une attente riche de la promesse qu’elle contient. Bien plus que dans le jour même du 25 décembre, le mystère de la joie de Noël n’est-il pas entièrement contenu dans le temps qui le précède ? Cette fête dont le paroxysme a lieu dans le silence d’une nuit toujours étoilée est avant tout celle de l’espérance, du latin sperare, attendre. Et c’est justement ce qui est le plus excitant : décorer, inviter, cuisiner, trouver, emballer, imaginer la joie de ceux qu’on aime, anticiper le plaisir des retrouvailles. On peut facilement mettre en valeur l’aspect positif du délai, du désir qui monte jusqu’à la nuit merveilleuse, en s’appuyant sur les nombreux rituels qui jalonnent le mois de décembre.

« Noël est une fête puissante pour les enfants, souligne pour sa part Lise Bartoli, psychologue clinicienne, auteur de l’Art d’apaiser son enfant (Payot, 2010). Ils perçoivent chez leurs parents un afflux d’émotion qui les touche beaucoup. Généralement, ce sont des émotions positives, une joie très simple qui se partage à travers les rituels familiaux de préparation. Ces objets qu’on ressort chaque année des cartons, ces odeurs de clémentine et de sapin sont des supports pour magnifier l’attente. Cette fête précède le début d’une nouvelle année et marque une naissance. Elle porte une dimension de “passage”, avec ce que cela constitue de temps fort de la vie. » C’est aussi l’avis de la psychanalyste Catherine Ternynck. « Cette ponctuation des jours par des rituels permet de retrouver une scansion du temps qui est en train de disparaître complètement avec la banalisation commerciale du dimanche. L’Avent est l’un des rares moments de l’année où l’on se prépare à quelque chose qui nous dépasse, nous ouvre à la grâce, à l’émerveillement, à la gratitude. »

Pour les adultes, s’investir dans ce partage du temps familial suppose de ralentir, de se poser pour savourer aussi cette préparation. « Si nos enfants ont un rapport problématique au temps, c’est aussi parce que courir est de rigueur aujourd’hui, rappelle Catherine Ternynck. Nous vivons dans la précipitation. » Du coup, dire à son enfant : « Pas maintenant », « Plus tard » face à une demande de portable, une demande de sortie, ou une barre chocolatée avant le dîner réclame conviction et confiance en soi. « La mission des parents est précisément de résister à la facilité d’aller au plus court. Le désir se nourrit de l’attente, encore faut-il avoir appris à la supporter et mieux encore à la goûter. »...

Chaque soir, une petite activité à réaliser avec ses enfants, et un bon moyen de s'imprégner de l'esprit de Noël.

source La Vie


samedi 30 novembre 2013

La sagesse et le calme par Jacques Castermane



La sagesse ? Ce n’est pas un idéal ; c’est une manière d’être. Elle se reconnaît à ces qualités d’être qui manquent cruellement à l’homme contemporain : la paix intérieure, la liberté intérieure, la simple joie d’être. Le calme ? Ce n’est pas le contraire de l’agitation, c’est l’absence d’agitation.

Le zen avoue un but : la paix intérieure (C’est, depuis les Grecs, le but de la philosophie). Le zen, à cette fin, propose un exercice : la pratique méditative sans objet (Zazen). Hui-Neng, maître T’Chan (6ème Siècle), précise le but de la pratique méditative sans objet : « Le calme et la sagesse sont les fondements de ma méthode. Avant tout, ne tombez pas dans l'erreur de croire que ce sont deux choses différentes. C'est une seule et même substance, et non deux. Le calme est la substance de la sagesse, et la sagesse est le fondement du calme. Chaque fois que fonctionne la sagesse, le calme est en elle. Chaque fois que le calme fonctionne, en lui est la sagesse ».

Mais aujourd’hui, vingt siècles plus tard et après trois cent ans de conditionnement à une pensée objective, avons-nous des preuves scientifiques qui garantissent les effets de la pratique méditative ?
Utilisant l’électroencéphalographie, une équipe de chercheurs du Wisconsin a détecté une très forte augmentation des ondes à haute fréquence gamma dans le cerveau de moines zen qui méditent régulièrement (Quel dommage pour Hui-Neng, Dogen ou Hakuin d’avoir vécu à une époque où il n’était pas encore possible d’être électroencéphalographié ou IRMisé !).


La sagesse, le calme, n’ont pas besoin de preuves ; la sagesse, le calme, ont besoin de témoins. « Si tu désires savoir si un homme est un sage, il suffit de poser la question à son épouse ... ! » me disait Arnaud Desjardins. C’est par sa manière d’être, sa façon d’être là, que l’être humain témoigne s’il est agité, stressé, méfiant, inquiet ou s’il vit dans cette qualité d’être appelée la paix intérieure. Le calme, la sérénité, la paix de l’âme sont des qualités d’être qui n’ont pas besoin de la pensée, pas besoin du raisonnement, pas besoin de l’analyse biochimique ou de l’imagerie médicale.
Les progrès, dans tous les domaines de la science, m’intéressent. Et, à l’occasion de divers problèmes de santé, j’ai bénéficié de cet élargissement du savoir mis en application par la médecine expérimentale.
Mais il serait sage de na pas amalgamer savoir et sagesse.
A la question que lui pose Dürckheim « Quelle est pour vous la différence entre le savoir et la sagesse ? », Daisetz Teitero Suzuki répond : « Le savoir regarde au dehors ; la sagesse regarde en dedans ». Puis il ajoute « Mais, si vous regardez dedans comme vous regardez dehors, vous faites du dedans... un dehors » !
Sagesse ? Savoir ? Sans doute avons-nous besoin des deux ! Comme nous avons besoin de l’inspire et de l’expire ; mais si vous mélangez les deux, vous risquez de vous étouffer.

Jacques Castermane

mercredi 27 novembre 2013

Trois conseils d'un moine bénédictin pour cultiver son énergie spirituelle

Benoît Billot est bénédictin, moine dans la ville au prieuré d’Étiolles, dans l’Essonne. Adepte du zazen, il a fondé en 1989 la Maison de Tobie.

Le premier point, et le plus important, est de dire OUI à la vie.

Pour certains, ce oui est tout à fait naturel, comme s’il était inscrit dans leur ADN psycho-spirituel. Pour d’autres, il est beaucoup plus difficile ; ces personnes sont donc appelées à regarder positivement les petits événements quotidiens : le temps qu’il fait, la personne rencontrée, le travail demandé, l’état de santé…etc. Travail de tous les instants qui, à la longue, change le regard sur l’existence et ouvre la personne à une large acceptation de l’énergie de vie.

Le second est de prêter attention à l’énergie vitale.

Elle se fait sentir à tous les niveaux de la vie humaine. Physique : je respire, je mange, je digère, je marche… Relationnel : mes contacts avec les personnes que j’aime, ma famille, mes insertions sociales ou professionnelles... Culturel : j’aime me cultiver, étudier, comprendre… Spirituel : je me soucie de mon intériorité, je me tourne vers l’Infini… Regardons tous ces domaines et apprécions le désir qui les vivifie, l’étonnante santé qui nous permet de tenir notre place dans la vie. Quelle chance de ne pas être des légumes ! (Je n’oublie pas cependant que les légumes eux même sont traversés par l’énergie de croissance et de maturité !).

Le troisième est de se tourner vers la Source de cette énergie.

Dans sa réalité la plus profonde, elle n’est pas une fabrication automatique de notre biologie, elle n’est pas non plus un du. Je peux découvrir qu’elle est un don qui vient de l’Au-delà. Chacun se fait une idée sur le « donateur » : est-ce le Taô ? La grande Vie ? Brahman ? La tradition judéo-chrétienne y reconnait l’œuvre de l’Être Divin, qui insuffle sa force à ses créatures, après les avoir lancées dans l’existence (Voir Genèse 2, 7). Quel que soit le visage que l’on donne à cette divine origine, il est important de garder la conscience que l’énergie qui anime notre vie nous est donnée, et qu’il faut savoir remercier. La prière d’action de grâce permet à l’Homme de cultiver ce don et de l’utiliser de façon juste.

Benoît Billot 
source : La Vie

mardi 26 novembre 2013

Laisser "vivre" l'énergie vitale... avec Claudine Badey-Rodriguez


L'énergie, c'est ce qui me permet de me sentir exister, de sentir mon envie de vivre. Et ça ne dépend pas de l'âge. Même fatiguée, si j'ai un projet de vie et des intérêts, si je suis en lien avec les autres, c'est source de vitalité. Sans ouverture relationnelle, on perd son énergie. L'isolement peut faire perdre le goût de la vie. La première question à se poser : Qu'est ce qui me porte et comment je me sens reliée ?

Mobiliser son énergie vitale, c'est se demander : Quel sens je veux donner à ma vie ? Qu'est ce qui, pour moi aujourd'hui, est essentiel ? Quand on avance dans son existence, il ne s'agit plus de chercher à faire mais à "être". La question ne se pose donc pas en terme d'activités mais de valeur de sens. Et cela suppose d'être clair avec ses valeurs. Définir ses priorités et ses vraies envies...

Il peut être important de se poser pour faire un petit bilan. Soit seul, guidé par des lectures, ou avec d'autres lors de journées de réflexion pour regarder ses réussites et mesurer ses ressources. Observer aussi la façon dont on a traversé les difficultés et dont on s'en est sorti. Faire un bilan de vie pour ne pas passer à côté de ce qui est essentiel pour soi et se confronter à ses réalisations pour mieux dégager un projet de vie.

Claudine Badey-Rodriguez 
(source : La Vie)

lundi 25 novembre 2013

Une rencontre avec Abd Al Malik


Samedi soir, je suis allé écouter Abd Al Malik. Un concert qui m'a paru très court car j'ai été transporté par les mots et la musique. 

" Il n'y a pas d'amour de vivre sans désespoir de vivre." 
Albert Camus

Ci-joint une chanson de l'album "l'art et la révolte",
et la lettre d'Abd Al Malik adressée à Camus (désolé pour le son mais l'enregistrement a été effectué avec un portable)



La nuit à Naïma



Il est des lieux où le où s’est éteint ou le comment de l’action ne signifie plus rien
Il est des lieux où il n’y a rien aux alentours ou en pleine nuit le soleil éclaire comme en plein jour
Il est des lieux où les directions s’éteignent ou les cieux ne reflètent plus aucun par terre
Il est des lieux où l’égo et l’endroit de la tourmente et le cœur celui de la félicité que l’on contemple
Il est des lieux où l’on ne voyage que de nuit où la louange est une station ou l’on s’évanouit
J’ai entendu parler de Naima, j’ai rêvé de Naima, j’ai cru te voir Naima, je suis allé à Naima par une piste qui descendait au ciel

Il est des lieux où l’on ne revient pas même si l’on s’en va, qu’on ne quitte pas

Il est des lieux où le temps ne peut imposer sa raison, ou le sommeil est l’allusif de la mort et de la résurrection
Il est des lieux où la présence te change ou chaque mot prononcé est étrange
Il est des lieux où les cœurs chantent à tue-tête, ou le poème n’est plus le privilège de l’esthète
Il est des lieux où l’on vit éternellement ou alors on y meurt à chaque instant
J’ai entendu parler de Naima, j’ai rêvé de Naima, j’ai cru te voir Naima, je suis allé à Naima par une piste qui descendait au ciel

Il est des lieux où les voix sont des silences, où des voiles de lumières nous tiennent à distance

Il est des lieux où les astres se ramassent à même le sol où les animaux pleurent avec les hommes
Il est des lieux où le langage est solaire puisque la demeure est polaire
Il est des lieux où les tables sont toujours déployées en ton honneur
Il est des lieux où la générosité toujours exulte de bonheur
J’ai entendu parler de Naima, j’ai rêvé de Naima, j’ai cru te voir Naima, je suis allé à Naima, par une piste qui descendait au ciel

Il est des lieux où le où s’est éteint ou le comment de l’action ne signifie plus rien

Il est des lieux où il n’y a rien aux alentours ou en pleine nuit le soleil éclaire comme en plein jour
Il est des lieux où les directions s’éteignent ou les cieux ne reflètent plus aucun par terre
Il est des lieux où l’égo et l’endroit de la tourmente et le cœur celui de la félicité que l’on contemple
Il est des lieux où l’on ne voyage que de nuit où la louange est une station ou l’on s’évanouit
J’ai entendu parler de Naima, j’ai rêvé de Naima, j’ai cru te voir Naima, je suis allé à Naima par une piste qui descendait du ciel


Lettre à Albert Camus

dimanche 24 novembre 2013

samedi 23 novembre 2013

Alexandre Jollien, l'écrivain

"La faiblesse, c'est le lieu de la souffrance si on la refuse."
"Le succès ne guérit absolument pas les blessures..."