mercredi 14 mars 2012

Quelques informations antioxydantes

Quelques pelures d'informations sur l'alimentation et sur les antioxydants :

mardi 13 mars 2012

Rencontre... avec Arnaud Desjardins








Dans les pas d'Arnaud Desjardins...




"En cela, je veux témoigner : même si j’ai réalisé tous mes rêves d’enfant, comme celui de réussir, d’avoir du succès, de connaître des gens célèbres, de voyager, l’aventure qui de loin reste la plus importante, celle qui surpasse toutes les autres, c’est cette transformation intérieure." Arnaud Desjardins


dimanche 11 mars 2012

La paix n’a pas de prix avec Alexandre Jollien

Un jour où mon humeur était ­plutôt chagrine, sans me demander plus avant ce qui me ressourcerait véritablement et durablement, j’ai foncé dans une grande librairie pour acheter l’ouvrage qui aurait réponse à tout et soignerait un mal-être profond. Évidemment, je ne l’ai pas trouvé et tandis qu’agenouillé par terre, je regardais défiler les titres des volumes curateurs, une femme m’a accosté et m’a dit, assénant le coup de grâce : « Vous savez, la conférence que vous avez donnée en novembre… Eh bien, après, j’ai fait une dépression, à cause de vous ! » `


Par terre, désemparé, je me suis contenté de sourire, de l’écouter, sans mot dire. À ses yeux, elle était entrée en dépression tant elle avait été bousculée par mes propos. Je n’ai pas eu le courage de lui dire que je n’étais pas tout à fait en forme ce jour-là ni que je doutais qu’une conférence puisse constituer l’unique élément déclencheur d’un épisode dépressif. Bref, je me suis écrasé avec le ­sentiment de m’être nié.


Cette aventure révèle que trop souvent, je crois devoir acheter une paix intérieure, une tranquillité. Le prix ? Se taire, aller dans le sens des gens, ne jamais contredire. La peur de ne pas être aimé me rend servile, presque prêt à tout. Pourtant, devant les rayonnages de livres, un homme à terre a réalisé que ni la paix ni la joie ne coûtaient ce prix. Au contraire, elles étaient gratuites et données.
Pour sortir du désarroi, je me suis confié à un ami qui m’a fait comprendre à quel point je jouais un rôle, et qu’une petite phrase vraie aurait peut-être apaisé mon interlocutrice et le paumé en face d’elle. Un « je crois que non ! » aurait désamorcé une situation tendue. Effectivement, je ne pense pas posséder un pouvoir surhumain qui pourrait rendre heureux ou malheureux les auditeurs. Mais lorsque je ne suis pas d’accord, au lieu d’oser un prudent mais convaincu « je crois que non », je me tais et me cache.


Comment faire preuve de liberté sans écraser, comment écouter l’autre sans s’écraser ? Peut-être d’abord en observant comment j’aime mes enfants. Ils n’ont pas besoin de faire quoi que ce soit pour être aimés. Je les accueille tels qu’ils sont, je me réjouis de leur existence. Souvent, je dis à mon fils : « Tu pourrais cramer la baraque, je t’aimerais quand même. » Bien sûr, j’ajoute aussitôt : « Mais je te le déconseille vivement ! » Jamais, pourtant, je ne me voue un tel amour. Je dois en faire des tonnes pour me trouver aimable alors qu’il suffit d’être, simplement. Pire, je crois que les autres vendent leur amour à des conditions précises : je dois être aimable, aller dans leur sens…
Pour tisser l’allégorie marchande, je dirais que je brade mon amour, que je l’offre au plus offrant en pensant le monnayer, le troquer. Je te rends ce service pour que tu me rendes la monnaie de ma pièce en m’appréciant inconditionnellement. Je fais le beau afin que tu me trouves bien. Et si le remède venait précisément de celles et ceux que j’aime librement ? Lorsque je regarde ma femme et mes enfants, par exemple, j’expérimente que je suis aimé sans condition. Il me suffit d’être. Les jours de chagrin, je suis accueilli comme un papa et comme un mari.


À vouloir chercher l’approbation partout, je me coupe assurément de tous ces yeux bienveillants qui ne réclament rien que moi et qui m’invitent à devenir pleinement ce que je suis plutôt qu’à jouer un rôle et à m’échiner à acheter ce qui est heureusement hors de prix.


Source : La Vie

samedi 10 mars 2012

vendredi 9 mars 2012

La force intérieure et la santé avec Thierry Janssen

Débat : Comment pouvons-nous prendre une part active à notre guérison ? Tour d’horizon des méthodes susceptibles de renforcer notre "médecin intérieur"...Invité : Dr. Elmar Reuter (Psychothérapeute, Olpe), Thierry Janssen (médecin et psychothérapeute, Bruxelles), Elke von Uslar (Infirmière).


À chaque blessure légère, une petite coupure par exemple, nous constatons la capacité d’auto-guérison de notre corps. Mais cette aptitude se manifeste-t-elle dans des cas plus sérieux ? La médecine occidentale actuelle, axée sur la haute technologie et les traitements chimiques, semble faire peu de cas des solutions aussi simples et naturelles qu'un dialogue avec le patient. Certains praticiens, persuadés de l’importance et de l’efficacité de la collaboration avec le "médecin intérieur" présent en chacun de nous, développent des méthodes d’accompagnement originales. Quelles que soient leurs différences théoriques ou pratiques, ces approches encouragent le patient à explorer sa propre voie de guérison. Au-delà du profit personnel que chacun peut en tirer, l’ensemble de la société a tout à y gagner, en maîtrisant mieux le coût du système d’assurance maladie.

mercredi 7 mars 2012

Le thé et ses bienfaits

D'origine chinoise, où il est connu depuis l'Antiquité. Il a été importé de Chine au XVIIe siècle par les commerçants hollandais et introduit en France comme plante digestive par les Jésuites. Le thé est aujourd'hui la boisson la plus bue au monde après l'eau. alors sans thé ?...

mardi 6 mars 2012

Non pas le monde pensé mais panser le monde

Pour le printemps des poètes ... 

Je me sens né à chaque instant
à l'éternelle nouveauté du Monde...
[...]
Le Monde ne s'est pas fait pour que nous pensions à lui
(penser c'est avoir mal aux yeux)
mais pour que nous le regardions avec un sentiment d'accord...
……..
Aimer, c'est l'innocence éternelle,
et l'unique innocence est de ne pas penser.
……….
Le seul mystère, c'est qu'il y ait des gens pour penser au mystère.
……….
L'unique signification intime des choses,
c'est le fait qu'elles n'aient aucune intime signification.
……….
les choses n'ont pas de signification : elles ont une existence.
Les choses sont l'unique sens occulte des choses.
……….
Passe, oiseau, passe, et apprends-moi à passer !


(Le Gardeur de troupeaux et autres poèmes, trad. Armand Guibert, ,nrf Poésie/Gallimard)


Fernando Pessoa
1888-1935

source : Vent d'Eveil

lundi 5 mars 2012

Christiane Singer et l'essence...

voir la vidéo


« La vie n’a pas de sens.
Ni sens interdit, ni sens obligatoire.
Et si elle n’a pas de sens,
C’est qu’elle va dans tous les sens
Et déborde de sens, inonde tout.
Elle fait mal aussi longtemps
Qu’on veut lui imposer un sens,
La torde dans une direction ou une autre.
Et si elle n’a pas de sens, c’est qu’elle est le sens. »

Texte de Christiane Singer (écrivain)

dimanche 4 mars 2012

Préjugés au pays de Socrate par Alexandre Jollien

Pour la première fois, cet été, en visitant la Grèce, j'ai emprunté les voies jadis arpentées par les philosophes anciens. Près de la Stoa, l'exemple de Zénon me revenait, lui, le soldat de la vertu, le père des stoïciens. En foulant le sol de l'Agora, j'ai inévitablement songé à Socrate qui, en ce lieu, avait consacré son temps à interroger les passants, à exercer sa célèbre maïeutique, à lutter contre les préjugés.


Voilà la Grèce pour moi, haut lieu de culture et liberté. Pour mon périple, j'avais pris dans mes bagages Crime et Châtiment de Dostoïevski et les propos de l'ivrogne Marmeladov m'avaient ébranlé. Lui, l'alcoolique, faisait l'éloge de la clémence divine qui ne juge pas et qui accueille les individus que l'on considère comme vils, désormais lavés par sa bonté : « Je les accueille [...] parce que pas un seul d'entre eux ne s'est jugé digne de cela. » L'auteur russe m'invitait lui aussi à une conversion intérieure. Il dépeignait un regard vierge et neuf qui refuse de se résigner et contemple la réalité, conscient que tout ne se laisse pas enfermer dans la dialectique, car le mystère demeure. Bref, je découvrais un christianisme ouvert, à cent lieues de tout jugement. Les personnages qui peuplaient le roman pouvaient difficilement être rangés dans des catégories. Celui qui semblait mauvais était un faible, le bon aussi. Ici, la faiblesse était assumée, offerte pour ainsi dire. Là, elle était niée, dissimulée derrière une arrogance.


J'arrivai alors dans un petit village près d'Olympie et une vieille dame m'accueillit avec une demi-douzaine de signes de croix. Tandis que je venais de contempler sous la plume de Dostoïevski une foi qui libère, élève et réunit les hommes, je me heurtais à une attitude qui ressemblait à de l'obscurantisme et peut-être à de la superstition. Alors que ce geste devrait témoigner de la rencontre d'une sœur, il mettait soudain une distance, un jugement, une gêne.


J'ai dès lors pensé au christianisme en esprit prôné par Érasme. Il souhaitait joindre dans le même humanisme la sagesse des anciens et celle d'un Évangile vécu dans l'intériorité, pétri de joie et de sagacité. Le signe de croix rappelle l'adhésion totale du Christ à la vie, son dire oui inconditionnel à l'existence. Je me suis aussi demandé pourquoi cette femme avait réagi ainsi. Était-ce de la pitié à l'endroit de la personne handicapée ? Priait-elle pour moi ? Voulait-elle se protéger d'un quelconque danger ? Conjurer un mauvais sort ? Au pays de Socrate, je me suis soudain senti étranger. Cette dame et moi, que l'essentiel aurait dû rapprocher, nous nous évitions, passant véritablement à côté d'une vraie rencontre. La blessure restait vive et la déception douloureuse. Elle m'a fourni l'occasion de réfléchir sur des rituels que nous pouvons accomplir mécaniquement sans y donner le sens et la valeur qu'ils contiennent.


La foi ne sert pas de béquille, ni d'armure derrière laquelle attendre paisiblement mais elle convie à se dépasser, à s'ouvrir à l'autre, à entrer en communion avec son prochain. Je me suis dès lors souvenu de cette autre femme qui s'était signée en mettant sa main au sommet du crâne puis au bas de son ventre. Je lui avais demandé si elle attendait un enfant, pensant qu'elle englobait dans son signe de croix son bébé. Elle me répondit que ses gestes amples voulaient simplement envelopper toute l'humanité dans sa prière. Au pays de Socrate, j'ai savouré cette invitation.


samedi 3 mars 2012

« Toute vie réelle est rencontre » de Martin Buber








"Selon Baal-Shem Tov, aucune rencontre d'un être ou d'une chose (...) ne se passe d'un sens secret. Les hommes avec lesquels nous vivons ou que nous côtoyons en tout temps, les animaux qui nous aident dans nos exploitations, les produits de la nature que nous transformons, les outils dont nous nous servons, tout recèle une substance spirituelle secrète qui a besoin de nous pour atteindre sa forme parfaite, son achèvement.




Si nous ne tenons pas compte de cette substance spirituelle placée sur notre chemin, (...) nous ne songeons qu'aux buts que nous poursuivons, et nous manquons l'existence authentique, accomplie... La plus haute culture de l'âme reste aride et stérile au fond, à moins que ces petites rencontres ne reçoivent de nous ce qui leur revient et puisent, jour après jour, des eaux vives qui irrigueront l'âme...".

Martin Buber

vendredi 2 mars 2012

A propos de Dieu

Une expérience, une rencontre...(De Maharshi à Shiva)