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samedi 14 février 2026

« L’espoir d’un renouveau dans le chaos du monde »

 Je croyais écrire une chronique de dépression hivernale, je me voyais rejoindre ma mère sur son canapé, devant la télévision, pour regarder désolée les mauvaises nouvelles du monde en déliquescence. Jusqu’au moment où la découverte d’un artiste m’a sauvé de ce mauvais penchant.

L’Apocalypse, une démarche cathartique


Maurice de la Pintière pendant 20 ans, à partir de 1960, a dessiné une série de 15 tapisseries exposées à Angers sur le thème de l’Apocalypse où il décrit le chaos du monde mais aussi l’espoir d’un renouveau.

Avant lui, dans le château d’Angers, au Moyen Âge, Hennequin de Bruges avait créé une grandiose Apocalypse de 130 m de long sur 6 m de haut et Jean Lurçat traumatisé par la guerre avait repris le thème de l’Apocalypse à Angers en 1957. Les trois Apocalypses se répondent. Pour Maurice de la Pintière, travailler sur le texte de saint Jean fut une démarche cathartique pour sortir de sa dépression.

L’histoire de cet artiste est exceptionnelle. Alors qu’il est étudiant aux Beaux-Arts à Paris, la guerre de 1940 éclate contre l’Allemagne et le conduit, à 20 ans, dans les rangs de la résistance. Peu de temps car il est arrêté, emprisonné et torturé par la Gestapo avant d’être déporté en Allemagne au camp de Dora.

Dora c’est l’annexe de Buchenwald, le lieu sert à produire les missiles V1 et V2 à marche forcée. Ironie du sort, cette production d’armes nouvelles et secrètes, fleuron de la technologie allemande, sera dans le futur une étape essentielle de la conquête spatiale !

Von Braun, l’inventeur de ces missiles a réalisé son rêve : ouvrir aux hommes les portes du ciel. Mais pour y parvenir, il a dû en laisser beaucoup d’autres aux portes de l’enfer… À Dora, si on a la force de rester en vie, on devient des fantômes tant la peau colle aux os.

À la sortie du camp, Maurice de la Pintière pèse 35 kg et il est malade de la tuberculose. Pendant son temps de convalescence, il dessine les images qui le hantent. Ce premier acte de mémoire est un geste salutaire qui participe à sa guérison. « C’est à l’art que je dois ma survie », dit-il.

Devenir une lumière


Dans le silence, l’œuvre de l’Apocalypse est en train de germer. Elle naît après une rechute de sa maladie. « L’Apocalypse par sa richesse symbolique merveilleuse me guide dans le déchiffrement de ma douloureuse expérience. » Il commence alors à créer un premier carton Feu de vie qui montre un épouvantail vêtu d’un costume rapiécé dont certains bouts de tissus évoquent la tenue rayée des déportés.

Ce pantin le représente. Dépourvu de corps, il est un vêtement usé, vidé de sa chair. Mais, de façon surprenante, il arbore un visage au masque radieux, coiffé d’un chapeau à plumes. Il danse avec une femme lumineuse à la chevelure de flammes qui l’entraîne par la main. La femme est le signe de la vie spirituelle, de l’espoir.

Pendant 20 ans, Maurice de la Pintière va égrener les cartons des tapisseries comme une lente méditation. Grâce à son travail artistique, il s’aperçoit qu’aux pires heures de son épreuve, la lumière l’éclairait, il n’a jamais perdu la foi. Par son œuvre, il guérit. Dans la dernière tapisserie qu’il conçut on voit une lampe briller dans un paysage rouge et noir.

Sur les collines on lit : « Si tu veux être l’étoile dans le ciel ou le feu sur la montagne, sois d’abord la lampe dans la maison. » Nous n’avons pas besoin d’être des héros. Nous pouvons travailler modestement à devenir une lumière éclairant nos pas et ceux qui sont autour de nous. Cette clarté commence à l’intérieur de nous, elle fait fuir l’ombre et nous renouvelle.

Paule Amblard

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lundi 21 octobre 2024

Passage d'un monde à l'autre

 Voici ma recension du dernier livre de Lily Jattiot, "Apocalypse - Passage d'un monde", un ouvrage passionnant ! Bonne lecture !

Lily Jattiot est psychanalyste jungienne, proche d’Arnaud Desjardins. Elle publie ici son quatrième ouvrage aux éditions Accarias L'Originel

Dans un langage clair, elle fonde son interprétation de l’Apocalypse biblique sur ses connaissances, son cheminement intérieur et son regard lucide sur notre monde contemporain, dont elle éclaire les nœuds et les tragédies en les replaçant dans une perspective liée à l’aventure universelle de la conscience : dans ce livre passionnant, nos cataclysmes se retournent, deviennent passages à vivre, ombres ouvertes à la Lumière, marches vers l’Immense.
Le premier chapitre nous expose les trois principes fondateurs de sa pensée. Premièrement, l’être humain est fondamentalement religieux : même s’il se dit athée, il cherche toujours à se relier à une dimension transcendante, qu’il sacralise. Deuxièmement, le monde psychique fait partie de la réalité objective : il contient les images archétypiques qui reflètent le Réel lui-même (au-delà de la distinction sujet/objet, esprit/matière…), source de toute joie. Troisièmement, il existe une analogie profonde entre les réalités supérieures (la lumière, le bien, la rationalité…) et inférieures (l’ombre, le mal, la subjectivité…) : les lois sont identiques d’une extrémité à l’autre de l’univers, parce que tout réside dans l’Esprit intemporel, dont la nature est d’Être.
Le chapitre 2 invite à prêter attention aux passeurs de l’Esprit, souvent peu visibles, qui œuvrent discrètement pour la guérison du monde, même à notre époque : l’effondrement de nos repères rejoint la notion d’Apocalypse, qui signifie « révélation », laquelle ne peut s’opérer que par ces passages vers un autre monde que nous vivons au long de notre existence, entre les deux transitions les plus spectaculaires que sont notre naissance et notre mort, et dont nous avons à saisir la symbolique au moment où nous les traversons.

Le chapitre 3, le plus long, expose en détail la symbolique de l’Apocalypse, le dernier livre de la Bible de Jérusalem. Il s’agit d’un récit visionnaire et prophétique de la fin du premier siècle après J-C. C’est un message de grande Espérance, qui traverse les âges par la puissance de ses symboles. Lily Jattiot commence par nous résumer ce mystérieux récit, depuis la libération des catastrophes par l’ouverture des sept sceaux du Livre de l’Alliance jusqu’à l’avènement de la Jérusalem céleste. Ensuite, elle nous livre une interprétation, parmi d’autres possibles, précise-t-elle, des principaux éléments de ce récit :
1) Les justes, parmi lesquels on distingue les êtres célestes (les anges, dépositaires de la hiérarchie des valeurs) et terrestres (les quatre Evangélistes, témoins de l’Unité et exemples d’humanité, et la femme enceinte, symbole de la puissance du féminin dans notre monde et de l’enfantement de l’Esprit).
2) Les êtres mauvais, dont le dragon (qui représente les forces archaïques de la psyché, la libido, l’énergie vitale, la dévoration et la démesure), la Bête immonde (qui terrorise et fascine par cet instinct de mort et cet aveuglement qui sévit jusqu’en nous-mêmes), les quatre cavaliers (symboles des principales folies de l’humanité : l’esprit de conquête, la colère haineuse, le désir calculateur et la maladie) et la Grande Prostituée (celle qui fait commerce de tout, crée de faux besoins et, au fond, se méprise elle-même).
3) La source divine, incarnée par l’Agneau : la reconnaître, c’est consentir à mourir à soi-même, à faire offrande, à se sacrifier (faire sacré) en renonçant à l’inessentiel, pour gagner la Jérusalem céleste, « lieu du grand repos dans la lumière divine »
4) Les nombres, qui gouvernent le rythme de la vie universelle : certains symbolisent l’achevé (1, l’unité, 4, la solidité, 7, la totalité parfaite, 12, le cycle parfait) et d’autres, l’inachevé (2, la dualité, 6, l’insatisfaction, 666, la séparation diabolique). Le nombre 3, lui, représente les deux à la fois : c’est le nombre du paradoxe divin.
Quant au chapitre 4, il propose trois perspectives : à la nécessité de s’unifier, collectivement et individuellement, pour accéder à un plan de conscience plus vaste, fait de clairvoyance et d’amour, succèdent le recours à la spiritualité (à condition d’en percevoir les pièges, tant en Orient qu’en Occident) et ce que l’auteure appelle la « voie de la Personne ou du Sujet » : « notre capacité de dire « je » toujours relié au grand « Je » », fruit de la spiritualité occidentale.

Sabine Dewulf
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dimanche 22 juillet 2012

Paule Amblard et l'Apocalypse

Texte étrange du corpus biblique, l’Apocalypse de Jean, exilé sur l’île de Patmos, est à proprement parler une "révélation". Il annonce "le présent et ce qui doit arriver plus tard." Ce dévoilement d’un futur punitif que connaîtra(it) l’humanité est de fait, selon Paule Amblard, davantage une photographie du présent que l’annonce de l’avenir. Haine, guerre, rivalité et vide spirituel hantent la destinée humaine. Aussi est-il plus nécessaire que jamais de "dépouiller le vieil homme" et s’engager avec ferveur vers l’horizon spirituel promis par le Sauveur. 

Attribué à Jean, le préféré du Christ, le texte fut sans doute rédigé par ses disciples vers l’an 90-95 alors que la secte chrétienne subissait les persécutions impériales. D’ailleurs, les pères de l’Eglise verront plus tard dans le chiffre de la Bête la marque même de l’empereur Néron.
Fidèle à sa passion bibliophile, Diane de Selliers a choisi d’illustrer cette Apocalypse par la tapisserie d’Angers, la plus grande jamais tissée au Moyen Âge. Œuvre du peintre Hennequin de Bruges, elle fut commandée par Louis Ier d’Anjou, frère du roi Charles V, d’après un manuscrit enluminé de ce dernier livre du Nouveau Testament. Réalisée de 1379 à 1382, elle entra de facto dans le trésor de la maison d’Anjou puis de France et se trouve depuis 1996 exposée en permanence dans une salle spécialement aménagée au château d’Angers. 


L’Apocalypse de St-Jean, avec l’éditrice Diane de Selliers et Paule Amblard au micro de Christian Ciocca et Christine Gonzalez






Mardi 30 novembre 2010 - 50 min. RSR



Deux vidéos également sur le site de La Procure

vendredi 20 juillet 2012

L'apocalypse avec Paule Amblard (4)

Quatrième épisode : La femme et le dragon 
 ("nous avons tous un dragon intérieur.")

1- Annonce de la victoire : ces sept fléaux sonnés par les anges aux trompes annoncent quoi ? non une fin, mais une victoire.
2- La femme et le Dragon : Une femme enveloppée de soleil qui est en train d’accoucher. Explication de cette mystérieuse figure féminine signe de la Vierge à l’Enfant, nouvelle Eve qui annonce le renouveau de l’homme.
3- La Bête de la mer : Explication historique et symbolique de cette Bête. Réalité du monde envahit de haines.
4- La Bête de la terre : Le pouvoir de la parole, élément d’aveuglement. Les faux prophètes, les fausses lumières de notre monde.

jeudi 19 juillet 2012

L'apocalypse avec Paule Amblard (3)

Troisième épisode : Les 7 trompettes

1. Absinthe (La troisième trompette) : Explication de cette étoile tombée du Ciel, signe aussi de la chute de l’homme. Le fléau de la troisième trompette est aussi un rappel à l’histoire de l’Exode.


2. Les sauterelles (La cinquième trompette) : Explication de cette vision étonnante et du roi des sauterelles : Armageddon. Nous sommes dans le combat du monde envahi par les haines, les dévastations. Nous sommes au cœur de la nuit.


3. L’ange au livre : Au cœur de la nuit. Mais après ces fléaux, il y a une respiration venue du Ciel. Apparition de l’Ange avec ses jambes en colonnes de feu. Il est le messager qui nous guide dans nos déserts intérieurs et nos ombres qui sont, à ce moment, épaisses. Passage à l’image où Jean mange le livre : il a le goût du miel mais aussi est amer aux entrailles.


Nous aussi, nous pouvons nous nourrir de la Parole de Dieu qui nous éclaire mais l’effort de quitter ce monde nous coûtera de l’amertume, de la souffrance. Ici nous sommes des passagers, non des propriétaires. Notre réalité n’est pas d’ici. C’est par la difficulté du chemin que l’on sublimera nos matières. Question : avons-nous faim de la Parole de Dieu ?

mercredi 18 juillet 2012

L'apocalypse avec Paule Amblard (2)

Deuxième épisode : les cavaliers.


Le cavalier au cheval blanc : Explication du mystérieux cavalier à l’appui des indices de la tapisserie. Est-ce un terrible combattant qui vient faire la guerre à l’humanité. On ne voit que le combattant et l’on oublie l’Ange au-dessus de lui qui est un des quatre Vivants entourant le Trône de Dieu. L’image nous dit que la vie est un combat. Le passage vers la lumière passe par l’effort et le dépassement de soi-même. 

Le troisième cavalier au cheval noir, la famine : Image de mort ou image de vie ? Description du cavalier dont le visage se cache dans son manteau, sa fausse balance avec laquelle il affame, son cheval noir annonciateur de mort, du serpent dans l’herbe dont le corps est en forme de six. Et la présence des Vivants, de l’épi de blé avec le papillon… "Si le grain de blé vient à mourir, il porte beaucoup de fruits". 


Le naufrage : Explication des sept trompettes sonnées par les anges et entraînant des fléaux. Symbolique de cette vision où les hommes sont en train de sombrer dans les eaux.

mardi 17 juillet 2012

L'apocalypse avec Paule Amblard (1)

Paule Amblard nous propose le périple de l'apocalypse en cinq épisodes... 
pour un monde nouveau, un dévoilement en compagnie de (Saint) Jean.


Premier épisode : Le livre de notre destin


Introduction : Jean prisonnier sur l’île de Patmos reçoit des visions. Ce message du Ciel il va l’adresser à ses amis, ces petits enfants comme il les appelle, les communautés chrétiennes de l’époque et au-delà à tout chrétien, à tout homme. Ce qu’il raconte dans sa situation d’exil, donc de souffrance, est un chemin d’espoir. Chemin intemporel, puisqu’il révèle le cœur de l’homme dans sa vastitude, sa dimension spirituelle. Ainsi ce texte n’a pas d’époque. Il parle de nous et vient nous trouver dans nos difficultés de vie où nous sommes souvent exilés de nous-mêmes.


1. Le vieil homme : Le grand lecteur nous conduit. Nous sommes dans la nuit mais guidés sous la lumière du ciel et comme l’indiquent les papillons : signe de résurrection, nous sommes destinés à renaître.


2. Le Christ au glaive : Jean tombe "comme mort devant le Christ", lui qui est "le premier et le dernier, le Vivant". Explication de la symbolique du glaive, des chandeliers, des arbres sous l’autel, du visage et pieds rouges du Christ. Le chemin de l’Apocalypse nous conduit vers celui qui est la lumière du monde et qui révèle le vivant en nous, notre lumière.


3. Les larmes de Jean : Le livre qui contient le destin de l’homme est scellé et "nul dans l’univers n’est capable d’ouvrir le livre". Jean pleure. Après être tombé "comme mort" aux pieds du Christ, il y a ses pleurs. Ces larmes sont aussi une prise de conscience de notre condition, de notre pauvreté, de notre manque. Sans elle il n’y a pas de chemin vers autre chose. L’Apocalypse nous oblige à quitter nos conforts, nos certitudes de nous-mêmes et du monde pour "aller vers". Comme Abraham, il faut se quitter et se mettre en route. Le chemin vers le renouveau commence par une souffrance, celle de notre incapacité spirituelle. C’est au cœur de nos difficultés que le travail commence. Alors nous aussi, on a envie de suivre Jean et le vieil homme qui l’entraîne par un pan de manteau. Le vieil homme est un des 24 vieillards. Explication du vieil homme. Il entraîne Jean vers celui qui est capable d’ouvrir le livre : l’Agneau. Le Christ ouvre le chemin de vie à nous qui sommes "comme morts".



mardi 3 janvier 2012

Année 2012, quelles révélations ?

L’année 2012 est placée sous le signe du nombre 12 qui symbolise la fin d’un cycle spatio-temporel. C’est l’achèvement d’un monde caduc, prêt à être remplacé par le Monde (dernière carte du tarot) ou le Cosmos.


DOUZE est en effet le nombre des divisions temporelles, le produit des quatre points cardinaux par les trois plans du monde (le Ciel, la Terre et les Enfers, qui sont simplement les Cieux inversés).


DOUZE est le nombre de la Jérusalem céleste, le nombre des signes du zodiaque, des 12 apôtres qui leur correspondent (le Christ étant le Soleil du centre de la roue)… DOUZE est l’accomplissement du monde créé (dominé par le Quatre) par assomption dans l’incréé divin (le Trois).


Dans l’Apocalypse de Jean, la Jérusalem céleste comporte douze portes où sont inscrits les noms des douze tribus d’Israël (3 portes aux 4 points cardinaux) : c’est le paradis céleste qui vient sublimer le paradis terrestre, l’Eden. Au cœur de cette cité céleste trône l’Arbre de vie qui porte 12 fruits. Son rempart repose sur 12 assises portant le nom des apôtres. Le cube parfait que forme la Ville céleste est long de 12000 stades de côté et le rempart fait 144 coudées (144 étant le carré de 12). La femme de l’Apocalypse porte une couronne de 12 étoiles sur la tête. Les fidèles de la fin des temps sont 144000, c’est-à-dire 12000 de chacune des 12 tribus d’Israël. Douze représente donc l’Eglise triomphante, après les deux phases précédentes de l’Eglise militante et de l’Eglise souffrante.


Chez les Dogons, le douze est le symbole du devenir humain et du développement perpétuel de l’univers, toujours par le mariage du trois et du quatre.


N'oublions pas les douze chevaliers de la Table ronde du roi Arthur ni la carte n°12 du Tarot, le Pendu, qui représente le retournement de l’homme initié, s’élevant dans la bonne direction, vers le Monde (n°21, qui est le 12 inversé, stabilisé, comme remis à l’endroit), porte de la Cité céleste, et guidé par la Vierge ou la Femme initiatrice.


A la lumière de ces précisions, on peut supposer que la prédiction du 21/12/2012 signifie bien la fin d'UN monde (celui du capitalisme, de la course éperdue à la rentabilité et au triomphe du chacun pour soi ?) pour une "Apocalypse", c'est-à-dire, en grec, une "révélation" : la révélation de la possibilité d'un autre monde, plus conforme aux lois universelles et métaphysiques qui nous gouvernent et que nous avons oubliées...

jeudi 22 décembre 2011

La justice miséricordieuse... avec Jean-Yves Leloup


Effondrement et révélation  (19 min.)

Dernière partie 

(où Jean-Yves Leloup nous parle, à la fin, d'Arnaud Desjardins)

"Il est vrai que la plus grande souffrance est celle à laquelle on ne peut donner de sens. Mais je crois qu'il y a un moment où l'on doit arrêter de chercher à justifier ; où l'on doit accepter que certaines choses n'aient pas de sens pour notre raison, ce qui ne veut pas dire qu'elles n'ont véritablement pas de sens... Certes, elles semblent absurdes ! Mais absurdes pour quoi ? Pour qui ? Pour notre raison humaine. Les sens de certaines épreuves est au-delà de la raison, au-delà de la compréhension. Nous devons découvrir l’acceptation du non-sens, l’acceptation de l’absurdité, c'est ce qui nous aide à passer dans un « sens plus haut, qui est au-delà de la raison ». Voilà pourquoi l’expérience de l’absurde me semble très importante.
C’est au cœur de l’absurde que le sens de l’intolérable va m’apparaître. La vie ne se « justifie » pas… Le poète, le sage, ou toute personne ayant subi l’épreuve (l’épreuve du feu, l’épreuve de la vie) ne se justifie plus, ne donne plus d’explications… car la vie elle-même ne donne pas d’explication !
Plutôt que réfléchir sur le sens de la vie, il s’agit de la vivre. Et le sens se révèle dans l’intensité avec laquelle nous vivons cette vie-là. Sinon, nous nous posons en dehors de la vie, et nous nous observons en train de vivre…"

mardi 20 décembre 2011

Pour devenir un lien avec Jean-Yves Leloup


Entre le visible et l'invisible... (15 min.)

Deuxième partie



Nous sommes à l’époque des néons et des couvertures électriques, des lumières froides et des chaleurs opaques. On ne se réchauffe pas auprès d’un néon électrique, on ne s’éclaire pas auprès d’une couverture chauffante. Nous avons perdu la flamme qui est à la fois lumière et chaleur. « Redire ad cor » - « retourne à ton cœur », la parole du prophète est plus que jamais d’actualité. Jean-Yves Leloup
(source audio : France Culture)


lundi 19 décembre 2011

Jean-Yves Leloup nous dévoile l'apocalypse (1)


La révélation de la vérité... bienvenue à l'apocalypse (17 min.)
Première partie



Jean-Yves Leloup, théologien et philosophe, traducteur et auteur d’une quarantaine d’ouvrages sur les fondements du christianisme et la philosophie comparée des religions. Après « Le dictionnaire amoureux de Jérusalem » paru chez Plon, le voici pour la traduction de «L'apocalypse de Jean » qui vient de paraître chez albin michel. (source : France Culture)