Affichage des articles dont le libellé est saints. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est saints. Afficher tous les articles

mercredi 28 décembre 2022

Lumière des 12 nuits

 En ce mois de décembre, nous célébrons Noël et la fin de l'année. Mais savez- vous que les 12 nuits qui suivent cette fête ont une particularité peu connue et qu'elles sont appelées les douze nuits saintes ?


La célébration des Nuits Saintes, ou Douze Nuits de Noël, est observée dans de nombreuses cultures. Elle peut être envisagée comme un voyage intérieur que l’on entreprend pour donner naissance à la lumière afin d’illuminer l’obscurité et comme une reconnexion au monde spirituel.

Pendant la célébration des Nuits Saintes, les fenêtres des cieux sont ouvertes et les voiles sont levés entre le Ciel et la Terre. Les nuits sont habitées et notre foyer visité par des mondes célestes. A la campagne, les paysans parlent doucement dans leurs écuries pour ne pas faire fuir ces bons esprits apportant bénédiction à leur cheptel.

Les Nuits Saintes commencent la veille de Noël, le 24 décembre, lorsque les forces de la Nature se sont retirées dans la terre et qu'un calme règne autour de nous. Nuit après nuit, jusqu'au 6 janvier, nous pouvons accompagner le ciel pour poser les semences des 12 prochains mois et pour donner naissance à un monde nouveau grâce à l’amour et au respect que nous portons à la terre et la création. 

Pour le rituel des Douze Nuits, 12 bougies sont placées en cercle et une 13ème, au centre, honore la lumière du soleil. Chaque soirée, nous méditons pour que nous puissions apporter ensemble notre lumière sur Terre pour l'année à venir. Chaque méditation est emportée dans la nuit qui suit et chaque nuit sainte correspond à un mois de l’année qui vient. Portez une attention particulière à vos rêves pendant cette période car ils peuvent devenir prophétiques.

Ulrich et Nathalie

**********

mardi 17 mai 2022

Comment se fait-il que verser des larmes puisse faire beaucoup de bien

 Quand on plonge dans la vie des grands saints, on se rend compte qu'ils pleurent tous abondamment. Ils expliquent pourquoi laisser couler des larmes (ou pleurer un bon coup) est capital.


Ignace de Loyola, saint Dominique, le curé d’Ars, Charles de Foucauld… Au lieu de maîtriser leurs émotions, pourquoi, ces saints pleurent-ils abondamment, même plusieurs fois par jour et même en public ? Pleurent-ils comme chaque mortel de chagrin, de douleur ou de rire ? Oui, certainement. Mais surtout, ils pleurent leurs péchés parce qu’ils les éloignent de ce Dieu qu’ils aiment passionnément.

Pour Charles de Foucauld comme pour d’autres grandes figures de sainteté, les larmes signifient quelque chose de capital : elles sont un chemin vers Dieu, un lieu où le rencontrer.

S’inspirant de sainte Catherine de Sienne, Charles de Foucauld canonisé ce 15 mai, encourage ses proches à pleurer… trois fois par jour. Pour lui, les larmes sont des signes de pureté, d’amour envers Dieu. Elles sont accompagnées par la conscience d’avoir exposé son cœur à une souffrance infinie. Cependant, le souvenir des fautes, insiste-il dans ses écrits, ne doit jamais être plus fort que le courage de se relever des péchés. Pour lui comme pour d’autres grandes figures de sainteté, les larmes signifient quelque chose de capital : elles sont un chemin vers Dieu, un lieu où le rencontrer. Dans son ouvrage Des larmes, Anne Lécu dominicaine et médecin à la prison de Fleury-Mérogis décrit ainsi les saints qui pleurent : « Ils expriment ainsi leur désir immense de bonté auquel nous aspirons tous. »

Les larmes, la bénédiction de ceux qui aiment

Les larmes font du bien, mais elles aussi font le bien. L’écrivaine Jacqueline Kelen résume dans son Eloge des larmes, que « ceux qui versent des larmes, aiment ». Leurs larmes signifient avant tout l’amour. La béatitude « Heureux ceux qui pleurent car ils seront consolés » veut dire « Heureux ceux qui pleurent, car ils aiment et ils seront consolés. »

Par son incarnation, le Christ a embrassé la nature de l’homme ainsi que toutes les émotions humaines qui l’accompagnent. Les évangiles montrent clairement les moments où le Christ ressent de la joie, de la colère ou de la tristesse. Il pleure aussi. Et c’est là que la consolation promise commence : l’homme n’est pas seul à pleurer. Ses larmes rejoignent celles du Christ, en qui l’amour est plus fort que la mort. Les grands saints l’ont bien compris.

Marzena Devoud - publié le 15/05/22 sur Aleteia

*********