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lundi 14 octobre 2024

Je suis l'abandon

 Voici la blessure d'abandon que j'ai beaucoup travaillée... La vulnérabilité est une porte pour l'accueillir. Et l'estime de soi pour la cicatriser.

Extrait du très beau livre "Le Murmure des émotions" de Caroline Foucher



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vendredi 19 janvier 2024

Relation d'aide

 


Qu'en est-il de la relation d'aide ? Qui aide qui ? En fait cette relation est parfaitement bilatérale et réciproque. Celui qui accompagne apprend autant que l'accompagné.

Personne ne sauve personne, ne sait pour l'autre. Il y a simplement la vision claire qui s'impose d'elle-même de mieux en mieux à chacun. Les choses opèrent d'elles-mêmes et dépassent notre petite personne. C'est le Plus grand que nous qui opère en permanence. 

Chacun ne rencontre que lui-même tout le temps et chacun apprend de chaque autre lui-même , s'il le souhaite ainsi. On apprend d'une autre profondeur de nous-même. 

Nos meilleurs enseignants sont donc donc nos proches, amis, nos enfants, nos conjoints et aussi tous ceux avec qui nous avons du mal. Bref tout le monde au final, tous nos frères et nos sœurs humains ou pas.

Pascal Caro

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mardi 28 avril 2020

Prendre soin...


Parfois des amis me demandent de l'aide pour des problèmes dans le monde, ils me demandent d'utiliser des "pouvoirs magiques". Je leur réponds toujours que le Dalaï Lama n'a pas de pouvoirs magiques. Si j'en avais, je n'aurais pas de douleurs dans les jambes ou de mal de gorge. En tant qu'êtres humains nous sommes tous semblables et nous expérimentons les même peurs, les mêmes espoirs, les mêmes incertitudes. 
Dans la perspective Bouddhiste, tous les êtres sensibles connaissent la souffrance et les vérités de la maladie, du grand âge et de la mort. Mais en tant qu'êtres humains nous avons la capacité d'utiliser notre esprit pour maîtriser la colère, la panique et l'avidité. Ces dernières années j'ai insisté sur le "désarmement émotionnel", essayer de voir les choses de manière réaliste et claire, sans la confusion générée par la peur et la colère. Si un problème a une solution, nous devons essayer de la trouver, s'il n'en a pas, nous n'avons pas à perdre notre temps à y penser. 
Nous, Bouddhistes, nous croyons que le monde entier est interdépendant. C'est pourquoi je parle souvent de responsabilité universelle. L'apparition de ce terrible coronavirus a montré que ce qui affecte une personne peut très vite affecter toutes les autres. Mais elle nous rappelle aussi qu'une action constructive et pleine de compassion - que nous travaillions dans un hôpital ou que nous observions simplement la distanciation sociale - a le pouvoir d'aider beaucoup de gens. 
Depuis les nouvelles à propos du coronavirus à Wuhan, j'ai prié pour mes frères et soeurs en Chine et partout ailleurs. Nous pouvons constater maintenant que personne n'est immunisé contre ce virus. Nous sommes tous inquiets à propos de ceux que nous aimons et à propos du futur, à propos à la fois de l'économie mondiale et de nos foyers. Mais la prière ne suffit pas. 
Cette crise nous montre que nous devons tous prendre nos responsabilités là où nous le pouvons. Nous devons associer le courage dont font preuve les médecins et les infirmières avec la science empirique pour commencer à retourner la situation et protéger notre futur d'autres menaces. 
Dans ce temps de grande peur, il est important de penser à long terme aux défis et aux possibilités de la planète entière. Les photos de notre monde prises depuis l'espace montrent qu'il n'y a pas de frontières sur notre planète bleue. Nous devons donc tous prendre soin d'elle et travailler pour prévenir les effets du changement climatique et des autres forces destructives. Cette pandémie nous alerte sur le fait que c'est seulement ensemble, avec une réponse coordonnée et globale que nous ferons face à l'ampleur sans précédent des défis actuels. 
Nous devons aussi nous rappeler que personne n'est libre de la souffrance et tendre la main à ceux qui manquent d'un foyer, de ressources ou d'une famille pour les protéger. Cette crise nous montre que nous ne sommes pas séparés les uns de autres - même lorsque nous ne vivons pas ensemble. Nous avons donc tous la responsabilité d'exercer compassion et aide. 
En tant que Bouddhiste, je crois dans le principe de l'impermanence. A la fin, le virus passera, comme j'ai vu passer des guerres et de terribles menaces durant ma vie, et nous aurons l'opportunité de reconstruire notre communauté planétaire comme nous l'avons fait de nombreuses fois par le passé. J'espère sincèrement que chacun puisse rester en bonne santé et rester calme. En ce temps d'incertitude, il est important de ne pas perdre l'espoir et la confiance dans les efforts constructifs que tant de gens ont engagés.
          Publié parTime Magazine le 14 avril 2020.

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dimanche 29 mai 2016

Souffrance à entendre...


Quand une personne vous fait souffrir, 
c'est parce qu'elle souffre profondément à l'intérieur d'elle-même, 
et sa souffrance se répand. 
Elle n'a pas besoin de punition. 
Elle a besoin d'aide. 
C'est le message qu'elle envoie. 

Thich Nhat Hanh

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dimanche 2 août 2015

Relation d'aide...

Jacques Poujol a créé il y a deux ans une formation professionnelle à la relation d'aide, hébergée au sein de l'Institut protestant de théologie à Paris et à l'université adventiste, à côté de Genève. Pour ce psychologue, Jésus nous invite à établir une relation vivante avec les autres et à faire preuve de créativité.

Que peut nous apprendre Jésus en matière de relation d'aide ?
Il a l'art d'adopter une attitude juste, respectueuse de ses interlocuteurs. Ses interlocuteurs ressortent souvent pleins de vitalité de leur rencontre, ils se sentent à la fois entendus, reconnus et confirmés. Entendus dans leurs désirs et dans leurs peurs, reconnus comme une personne unique et confirmés dans leur décision de suivre Jésus. Ces trois critères peuvent nous permettre de valider la qualité des relations que nous entretenons avec nos proches. Nos échanges leur permettent-ils d'être entendus quand ils sont tiraillés entre désirs et peurs, reconnus comme étant des êtres uniques et confirmés dans le fait qu'ils ont raison d'investir dans la relation avec nous ?
Pourtant, vous ne souhaitez pas ériger Jésus comme modèle de communication, pourquoi ?
Il ne faudrait pas absolutiser la façon dont il correspond avec ceux qui se présentent à lui. À chaque fois, il cherche à établir une relation vivante, sans savoir à l'avance ce qui va naître de ces rencontres. Nous sommes invités à faire de même, de façon toujours nouvelle, en lien avec les autres, mais en faisant preuve à notre tour de créativité.
N'y a-t-il pas des trucs de communication à retenir de lui ?
Si c'était le cas, il expliquerait : « Voilà qui je suis, ce que je sais et comment vous devez comprendre ce que je vous dis. » Il aurait une présentation toute faite pour se mettre en valeur et assurer sa promotion. Or, il préfère laisser chacun découvrir qui il est, en privilégiant la relation sur le message. « Que dites-vous que je suis ? », interroge-t-il, afin que son interlocuteur s'implique. N'oublions pas qu'il n'est pas venu pour nous apprendre à communiquer, mais d'abord pour révéler qui est Dieu.
Comment s'y prend-il pour transmettre cette révélation ?
Pour vous répondre, il est bon de distinguer trois niveaux de perception du monde qui nous entoure. Il y a celui du réel (celui de Dieu), que nous ne verrons jamais. Puis à partir des manifestations partielles de ce réel, chacun d'entre nous organise sa propre vision de ce que nous croyons être la réalité. Enfin, nous élaborons un discours pour partager avec d'autres sur ce que nous vivons. Un décalage existe entre ces trois niveaux, Dieu, la réalité construite et les propos tenus. Sauf pour Jésus, qui se situe à la fois en Dieu, dans son époque et à travers les propos tenus avec les uns et les autres. En nous concentrant sur son message, nous risquons de ne rester que sur le plan le plus superficiel, alors qu'il est venu pour nous laisser entrevoir que Dieu est bien plus grand, et désire partager avec nous une relation d'être à être.
> À lire :
Les Dix Clés de la relation d'aide, de Jacques et Valérie Poujol, Empreinte.
> À savoir :
Plus d'information sur la formation professionnelle d'aide sur www.campusadventiste.edu