lundi 4 avril 2011

Les oreilles du cœur avec Alexandre Jollien

La formule « ouvre l’oreille de ton cœur », qui inaugure la règle de saint Benoît, me libère. Les sentiments, l’affection, le cœur n’ont pas toujours bonne presse aujourd’hui. Et il n’est pas rare qu’on se méfie de tout ce qui échappe à la raison, lui préférant une lucidité chirurgicale, laquelle nous tiendrait bien à distance des émotions et de leurs remous. Hume écrit qu’« il n’est pas contraire à la raison que je préfère la destruction du monde entier à une égratignure de mon doigt. Il n’est pas contraire à la raison que je choisisse d’être totalement ruiné pour empêcher le moindre malaise d’un Indien ou d’une personne qui m’est totalement inconnue. »


J’aime cette réhabilitation du cœur qui a ses raisons que la raison ignore. Effectivement, il n’est pas dit que la pesée de nos intérêts nous porte à la générosité et à la grandeur. Il faut sans doute quelque chose en plus pour nous éveiller le matin et nous lancer enthousiastes sur les chemins de l’existence. Encore faut-il l’écouter ! Un danger me guette : malgré moi, je voudrais rendre mon cœur plus docile, alors qu’il abrite encore des blessures. La première, la plus radicale tient dans le refus quasiment congénital de mon infirmité. Pendant des années, je me suis raisonné, tentant d’arracher à l’intellect un petit « oui » à tout ce que j’étais. En vain. Au contraire, cet instrument de vie s’est maintes fois retourné contre moi pour dévaloriser ce qui est. Depuis, l’acceptation que semblait promettre ma raison se fait presque malgré moi. C’est le cœur qui me la prodigue. Je commence à comprendre que ce n’est pas l’ego, le moi qui accepte. Son boulot, précisément, c’est de refuser perpétuellement le réel, de vouloir sans cesse autre chose, toujours plus. Rien ne lui suffit. Rien ne lui plaît totalement. Sans arrêt, il m’arrache à la pure joie d’être en vie.


Il y a peu, j’ai capitulé en constatant que déjà je vieillissais, que le corps devenait chaque année plus rétif. Et que, finalement, l’infirmité restait inacceptable. La raison avait presque refoulé cette donnée du cœur. J’avais intégré avec amertume une injonction qui a meurtri toute mon enfance : « Il faut accepter le handicap ! » Ce diktat a tôt fait de générer en moi une sorte de volontariste effréné, et j’ai endossé la cape d’un soldat de la raison qui devait analyser le monde, le rendre un brin plus supportable. Un matin, j’ai osé prêter l’oreille à mon cœur qui confessait : « Ces moqueries me chagrinent ! » Accepter que je n’accepte pas, écouter le cœur quand il bat trop fort, voilà qui m’allège.
Depuis, je cesse de me casser les dents sur mon problème, je renonce à vouloir automatiquement régler ses comptes au handicap. Contre toute attente, c’est le moins que l’on puisse dire, l’acceptation se fait peu à peu malgré moi. Car, elle procède de l’abandon et ne saurait résulter du seul effort. Ce n’est pas en serrant les dents que nous adhérons au réel mais peut-être en laissant partir nos résistances d’elles-mêmes. Pareillement, le silence advient lorsque le bruit cesse. On ne fait pas silence, on arrête simplement de s’agiter dans le tumulte, on se tait pour de bon. Certes, il faut un certain courage, de l’abandon pour oser se tenir à l’écoute de son cœur surtout lorsqu’il semble nous extraire de la sérénité. L’affectivité n’est pas forcément le lieu du caprice, de l’exacerbation, elle est peut-être plus proche de la vie que nos théories qui finissent presque immanquablement par boucher l’oreille de notre cœur.


Alexandre Jollien est un philosophe et écrivain né en 1975 à Savièse, en Suisse. Son dernier livre, le Philosophe nu, est paru au Seuil. (cliquez son nom dans le libellé pour voir d'autres articles)

dimanche 3 avril 2011

Les racines d'Alexandre Jollien

Juste à écouter, comme une leçon de vie... La sagesse d'Alexandre Jollien se communique et se partage !

samedi 2 avril 2011

Antibiotiques ou la résistance imprévue

Il y a plus de bactéries sur notre corps que nous n'avons de cellules pour nous constituer... Microbes, bactéries, des êtres à part très adaptables. Encore une guerre que nous pensions gagner...

vendredi 1 avril 2011

L'ange de mer et autres poissons

Plus de vieille carpe mère, ni de carpe graphique, plus de souris de mer... Mes posts tombent à l'eau et le monde gronde hein ! Et je plie sous la solitude qui me torpille comme l'exocet. Le ton est donné. Il faut mettre le turbot sans que cela bogue. Je blennie ! La peur du loup ! Je suis la raie de lumière pour, comme une anguille, échapper au sabre de l'instant. 
Mérou je me trouve ? Pas d'anchois, juste en ce lieu, être lamproie de l'omble et du vide ! Etre harangué par la joie qui me baudroie ! 
Baratin me dit l'ange de mer...

Souvenir du DDT

En ce 1er avril, un souvenir plein d'humour qui ouvrait à l'époque une société promise au progrès... On ne peut qu'en sourire !

source :Ces catastrophes qui ont éclairé notre monde

Silence sur le nucléaire

Il est vrai que les radiations nucléaires sont silencieuses mais est-ce pour cela qu'il faut taire leurs effets ? Je vous partage donc un message que l'on m'a envoyé. J'ai des documents en attente sur ce sujet qui devraient paraître prochainement... et ceci n'est pas un poisson d'avril !

[...] avec le collectif IndependentWHO, nous avons mis en place depuis 4 ans une action silencieuse, pacifique et non-violente, une vigie permanente devant l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour demander à celle-ci de revoir l’accord qu’elle a depuis 1959 avec l’Agence International de l’Energie Atomique (AIEA). Nous demandons à l’OMS de reprendre son indépendance afin qu’elle respecte sa constitution, c’est à dire «amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible”. En effet, depuis la signature de cet accord, l’OMS non seulement ne fait rien concernant les problèmes de radiation mais ment sur les conséquences sanitaire de la catastrophe de Tchernobyl.
Pour que ceux qui sont abandonnés par l’OMS dans les territoires contaminés autour de Tchernobyl et le peuple japonais qui le sera tout autant si rien ne change, il nous semble indispensable que l’information circule le plus possible afin que les dramatiques conséquences de cet accord apparaisse au grand jour et qu’il soit remis en cause....
Christophe Elain - Nucléaire : l'étrange silence de l'OMS

Site IndependentWHO

jeudi 31 mars 2011

Edgar Morin répond aux questions sur la Voie (2)

Edgar Morin est directeur de recherche émérite au CNRS, sociologue et philosophe, Docteur honoris causa de 24 universités à travers le monde. Nous l'entendons à la suite de la sortie de son livre : La Voie


Edgar Morin (7 février 2011 dans la Tête au carré)
2ème partie : 18 min.

mercredi 30 mars 2011

Edgar Morin et les questions sur la Voie (1)

Edgar Morin est directeur de recherche émérite au CNRS, sociologue et philosophe, Docteur honoris causa de 24 universités à travers le monde. Nous l'entendons à la suite de la sortie de son livre : La Voie


Edgar Morin (7 février 2011 dans la Tête au carré)
1ère partie : 18 min.

mardi 29 mars 2011

lundi 28 mars 2011

Je vous prie... avec Maria Rilke

«Je vous prie d’être patient à l'égard de tout ce qui dans votre coeur est encore irrésolu,
et de tenter d'aimer les questions elles-mêmes
comme des pièces closes et comme des livres écrits dans une langue fort étrangère.

Ne cherchez pas pour l'instant des réponses, qui ne sauraient vous être données;
car vous ne seriez pas en mesure de les vivre.
Or, il s'agit précisément de tout vivre.
Vivez maintenant les questions. Peut-être en viendrez-vous à vivre peu à peu,
sans vous en rendre compte, un jour lointain, l'entrée dans la réponse.»
Rainer Maria Rilke

dimanche 27 mars 2011

En mars, on se met au bouleau


Un printemps tout en sève
Dans plusieurs langues slaves, le mois de mars porte le nom du bouleau, sans doute parce que cette période de l'année correspond à la montée de la sève. Celle du bouleau pubescent (Betula pubes-cens ou B. alba), aussi appelé bouleau blanc, le plus commun, était jadis très prisée dans les pays du nord de l'Europe, où l'on en faisait une cure dépurative – une propriété qui n'a cependant jamais été vérifiée scientifiquement. Les Amérindiens, eux, consommaient la sève du bouleau à papier pour ses vertus nutritives et
toniques. Les analyses scientifiques ont confirmé l'intérêt nutritionnel de cette sève : sucres divers (glucose, fructose, galactose...), acides aminés (surtout glutamine, citrulline et acide glutamique), acides organiques (malique, citrique...). De plus, elle apporte des minéraux utiles à la santé: calcium, magnésium, phosphore, manganèse et zinc.

Drainez les toxines :
De nos jours, la cure de sève de bouleau a trouvé sa place dans les pratiques de santé. Elle draine les toxines accumulées pendant l'hiver tout en ayant un effet tonique et reconstituant. La dose conseillée est d'un verre de sève de bouleau tous les matins pendant trois semaines (soit environ 1 litre par semaine). Vous la trouverez dans les magasins d'alimentation bio. Vous pouvez égale-ment la prélever vous-même. Percez à la vrille un trou dans un bouleau, à environ 1 m de hauteur. Placez-y un tuyau parfaitement propre que vous laisserez pendre dans un récipient (en interposant un filtre entre le tuyau et le récipient). Rebouchez-le trou avec un bouchon de bois ou du mastic à bois et ne prélevez un même arbre que deux à trois fois par an pour ne pas l'affaiblir. Conservez la sève recueillie au réfrigérateur.

Source : Les 4 saisons du jardin bio

Amma et la science de la spiritualité

matruvani, mars 2011

Mes enfants, aucune richesse matérielle ne vous apportera jamais la paix intérieure.
 Si nous comprenons le rôle et l'utilité de chaque objet matériel qui entre dans notre vie et vivons en accord avec cette compréhension, nous n'aurons plus aucune raison de souffrir.

La science qui nous enseigne comment vivre sur cette terre, comment être heureux dans l'adversité même, c'est la science de la spiritualité, la connaissance du mental.

samedi 26 mars 2011

Le seringat, le jasmin des poètes

De la famille des Saxifragacées, le jasmin des poètes vous apportera bientôt ses fragrances...



Pour agrémenter son jardin d'un seringa (2 min.)



Fiche sur le seringat ou philadelphus