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dimanche 23 août 2026

Effet nocebo

 Effet nocebo : quand nos croyances négatives rendent malade

Il est moins connu que l’effet placebo : pourtant l’effet nocebo, avec ces attentes négatives qui déclenchent de vrais symptômes, est le plus puissant des deux.

Octobre 1973. Sam Shoeman apprend qu’il a un cancer de l’œsophage avec des métastases au foie. Son médecin, Clifton Meador, lui annonce qu’il n’a que quelques mois à vivre. Le malade tient à fêter Noël en famille, alors il s’accroche à la vie jusqu’au 25 décembre. Puis il décline rapidement et meurt… comme prévu, malheureusement. Mais, surprise : l’autopsie révèle que la métastase n’était en fait qu’un nodule de 2 cm, insuffisant à lui seul pour entraîner la mort. « Il n’est pas mort d’un cancer, écrira Clifton Meador, mais de la conviction qu’il mourait d’un cancer. »

Sam Shoeman est une victime du nocebo, le côté obscur du placebo. Car si le cerveau peut nous aider à guérir, il peut aussi nous faire plonger dans la douleur et la maladie. « C’est exactement le même mécanisme que le placebo, explique Léo Druart, chercheur au TIMC du CNRS. Le cerveau prédit ce qui va se passer. Si cette prédiction est négative, il déclenche une cascade de signaux qui vont dans ce sens. » Plus long à s’estomper que le placebo, le nocebo est aussi le plus puissant des deux effets.


Pourquoi ? Parce que notre cerveau est paramétré pour la survie. Il accorde donc plus d’importance aux informations négatives qu’aux nouvelles positives. Nous y sommes tous sensibles. Il suffit, par exemple, de se mettre à lire la liste des effets secondaires d’un médicament prescrit pour soudain en déclarer quelques-uns. La relation entre le patient et le médecin peut aussi déclencher le phénomène : un rendez-vous qui se passe mal ou même une incompréhension entre le patient et le praticien. Pour les médecins, c’est un vrai casse-tête… Comment informer les patients des effets secondaires d’un médicament sans… les induire ?

Attention à la contagion !

Surtout, l’effet nocebo est… contagieux ! Médias et réseaux sociaux jouent un rôle dans sa propagation. Exemple avec l’affaire du Levothyrox en 2017. Lors du changement de formule de ce médicament pour la thyroïde, des dizaines de milliers de patients ont signalé des effets secondaires : fatigue, chute de cheveux, palpitations… Une partie de ces effets était sans doute liée aux nouveaux excipients utilisés. Mais pas seulement. Léo Druart pointe un autre mécanisme : « Les groupes Facebook ont amplifié les symptômes. Les gens lisaient les témoignages des autres, s’identifiaient et développaient à leur tour des effets qu’ils n’auraient peut-être pas ressentis sans cette exposition. La parole médicale, insuffisamment expliquée, a fait le reste. »

Plus étonnant encore, dans son livre l’Intelligence collective (les Arènes/Markus Haller), Joseph Henrich, directeur du département de biologie évolutive humaine à l’université Harvard, fait un lien entre l’effet nocebo et les pratiques de sorcellerie dans certaines cultures. Il évoque notamment la crainte du « mauvais œil ». « Un individu qui en a peur et qui croit à la sorcellerie peut fort bien produire dans son propre corps des réactions biologiques entraînant la maladie ou même la mort dans des environnements riches en pathogènes, écrit-il. La sorcellerie peut donc réellement causer des réactions concrètes dans le corps d’un individu qui l’en croit capable. » Mieux vaut donc croire à nos superpouvoirs de guérison plutôt que d’écouter le mauvais docteur Nocebo…

Extrait de La Vie

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Conseil personnel : remplacer nocebo par "Oh c'est beau !"

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dimanche 14 avril 2024

Etre au bon endroit et au bon moment


Mes chers amis,

Hier lors de la méditation, j'ai fait une petite introduction sur la conséquence de nos actes dont nous sommes souvent bien ignorants.

Nous pouvons en effet réaliser que tous nos actes ont des conséquences dans cette vie, mais aussi des conséquences beaucoup plus profondes dans le courant de notre esprit.

Quand nous réalisons que nous ne sommes pas ce corps qui est une apparence changeante d'instant en instant, donnant des sensations toujours changeantes, nous pouvons commencer à réaliser notre dimension spirituelle et cela peut nous amener à prendre conscience de ce qu'on peut appeler l'esprit.


En effet tout ce que nous percevons passe par l'esprit, par la conscience. Comment en effet pourrions nous percevoir quelque chose dont nous ne sommes pas conscients, ne fut-ce qu'en pensée ?

Tous nos actes plantent des graines dans le courant de l'esprit. Ces graines peuvent se développer si les conditions sont favorables.

Cette prise de conscience pourrait nous amener  à mesurer qu'à chaque instant, par nos réactions à ce que nous percevons, nous créons des conditions qui vont entrainer la manifestation de nos tendances qui sont liées à ces graines plantées dans le courant de l'esprit.

Nous ne sommes pas responsables de ce qui arrive, mais nous sommes responsables de ce que nous en faisons, et ce que nous en faisons est la cause des graines qui vont être plantées. Nous prenons alors conscience que fondamentalement nous sommes responsables de l'avenir, des tendances que nous créons par notre action dans l'instant.

Avec ma profonde amitié, je vous souhaite une bonne méditation à vous tous.


Philippe Fabri

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