Mes chers amis,
Pour éclairer un peu le texte quelque peu énigmatique du sutra du cœur, je vous donne dans la vidéo ci-dessous quelques explications sur les agrégats et la notion de vacuité.
Avec tout mon amitié.
Philippe Fabri
Mes chers amis,
Pour éclairer un peu le texte quelque peu énigmatique du sutra du cœur, je vous donne dans la vidéo ci-dessous quelques explications sur les agrégats et la notion de vacuité.
Avec tout mon amitié.
Philippe Fabri

Ne m'oubliez pas
même si je suis parti aussi loin que
les nuagesCommencer par accepter avant de s'agiter n'est pas anodin: si cette forme de sagesse simple peut nous aider à éteindre le bavardage stérile, épuisant et toxique des regrets, si elle nous permet de ne garder de notre peine que l'émotion de tristesse, légitime et respectable, et de préserver nos forces pour l'action et non pour les lamentations, alors l'acceptation d'un supposé destin nous sera d'un grand bénéfice et d'un grand réconfort.
Parfois, un sentiment de sérénité émerge de la méditation : on n'a plus besoin de rien, plus de désir, plus de manque ; tout ce qu'il nous faut est là... C'est un état de plénitude non seulement agréable et soulageant, mais aussi éclairant : finalement, la paix intérieure n'est bien jamais bien loin : et la consolation de nos chagrins et de nos adversités est toujours plus proche qu'on ne l'imagine.
Christophe André - Consolations
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Nous vivons des existences qui, hélas, sont rarement alignées entre ce plus profond intérieur et l’extérieur, où l’eau fondamentale ne s’écoule pas de nos cœurs à nos pensées jusqu’à nos actes, nos engagements, si sincères soient-ils. Nous ressentons dès lors comme une souffrance, entre ce que nous sommes et ce que nous faisons, et nous remplissons ce vide avec des consommations extérieures. Nous souffrons aussi d’une société qui ne nous donne pas l’occasion, dans notre travail, de chercher puis de libérer et d’engager la ressource de ce moi si profond, mais qui nous conditionne et nous condamne à ne vivre qu’en surface de nous-mêmes. Ainsi, nous restons si faibles, si fragiles, que nous devenons une proie toujours plus facile pour toutes les dominations, exploitations, aliénations, illusions qui prolifèrent dans le monde d’aujourd’hui.
Pour résister à cela, pour être plus forts que ce qui nous me, nos grands liens sont des canaux. Ils nous relient à des énergies sans lesquelles nous serons, hélas !, toujours plus impuissants et deviendrons plus encore des proies pour les prédateurs de toutes les dominations, de toutes les aliénations, à commencer par les aliénations consuméristes, mais aussi les aliénations politiques. L’enjeu du spirituel, c’est-à-dire l’enjeu de la puissance des liens, est inséparablement un enjeu politique. Voilà pourquoi il est urgent et nécessaire, me semble-t-il, que nous réfléchissions ensemble, que nous méditions ensemble, à partir de la ressource la plus intérieure, à la façon dont nous allons pouvoir reconstruire des vies authentiquement humaines, retisser nos liens essentiels, nos liens de vitalité, nos liens de lucidité, nos liens de lumière, les liens qui nous engagent dans le monde de façon à la fois intelligente, généreuse et amoureuse.
Abdennour Bidar - La puissance des liens
De Ilios Kotsou, Caroline Lesire, Christophe André, Abdennour Bidar, Fabienne Brugère, Rébecca Shankland, Matthieu Ricard
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SABINE DEWULF – Poète française, née en 1966
Q : Je pense qu'il faut une sorte de crise profonde...
K : Ah, alors j'attendrai après le temps ! Mais je ne veux pas que le temps dissolve mon problème. Et le temps ne dissolvera pas mon problème.
Vous me dites que l'attachement est une corruption. Vous me l'expliquez très logiquement. Je vous écoute. Je ne demande pas : "Pourquoi je ne change pas ?" Je suis toujours attaché... Je ne demande pas : "Pourquoi je ne lâche pas prise ?" Si je demande pourquoi, je cherche une cause. Et ce qui a une cause, a une fin. Vous me direz que la cause est ceci et cela et cela... Je ne chercherai donc pas la cause.
Je sais que je suis attaché, je vous ai écouté, j'ai écouté votre logique, votre clarté, je dis oui, c'est parfaitement vrai. Mais à la fin, je suis toujours attaché — c'est tout ce que je sais.
Cela ne m'intéresse pas d'y mettre fin. Je m'accroche juste à cela : je vois que je suis attaché. Je ne demanderai pas pourquoi je suis attaché, mais simplement : "Je suis cela".
Je pense qu’il est désastreux de se demander quelle est la cause. L'univers n'a pas de cause, c'est nous qui avons des causes. Si je peux ne pas penser en termes de cause, de temps, alors : "Je suis attaché".
Cette réalité-même du "Je suis attaché" opère.
Je n'ai rien à faire !
Comprenez-vous ?
~ Jiddu Krishnamurti
(extrait d'une vidéo - Brockwood Park, 1981)
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Man as man.
L’homme en tant qu’homme.
Swâmiji considérait que « l’Homme », c’était l’homme accompli, l’homme unifié, l’homme libéré des émotions, libéré du mental, libéré de l’égoïsme et non pas l’homme encore tâtonnant, encore prisonnier de ses peurs, de ses désirs, de ses lâchetés, de ses passions et de son isolement parmi les autres, conflictuel, rancunier, douloureux, emporté, incapable de s’aimer et d’aimer les autres, coupé de l’infini. Celui-ci n’est qu’un germe d’homme, une potentialité d’homme. Mais ce germe et cette potentialité sont en tout homme.
— Un grain de sagesse, chap. «Voici l’Homme ».
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Emotion is never justified.
L’émotion n’est jamais justifiée.
L’émotion n’est jamais justifiée ne veut pas dire « vous ne devez pas avoir d’émotions ». Cela veut dire : l’émotion ne peut pas avoir de justification objective. On ne peut pas se retrancher derrière une situation, un événement, pour se donner raison d’avoir une émotion. L’émotion ne tient jamais à une cause extérieure, elle tient à nous, à notre manière de voir les choses, à notre conditionnement propre, à notre sensibilité, à notre passé personnel. La preuve en est que dans la même situation une autre personne n est pas affectée de la même manière ou peut même ne pas se sentir du tout concernée par ce qui nous touche ; ce qui paraît représenter une montagne pour l’un peut paraître insignifiant pour l’autre, ce qui abat l’un peut stimuler l’autre, etc.
En d’autres termes, nous ne pouvons pas rendre la situation extérieure ou les autres responsables de notre émotion. Elle nous appartient complètement. C’est sur cette base, et uniquement sur cette base, qu’un certain travail sur l’émotion devient possible.
Emotion is an unnecessary luxury.
L’émotion est un luxe inutile.
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A son élève Arnaud qui s’était comporté sans conscience dans une certaine situation et avait causé du tort à quelqu’un, Swâmiji avait écrit un jour :
Carried away by your emotional blindness, you have gone down below human level.
Emporté par votre aveuglement émotionnel, vous êtes descendu en dessous du niveau humain.
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What, why, what for, how ?
Quoi, pourquoi, pour quoi (dans quel but), comment ?
Dans une vie consacrée à la vérité, aucun acte n’est possible sans que cet acte ait une raison et un but. Cette vigilance devient possible progressivement, d’abord avec effort, ensuite sans effort.
— Monde moderne et sagesse ancienne, chap. « Le chemin de l’être ».