dimanche 23 octobre 2011

A la découverte de Sylvie Germain (3)


"On écrit, certes, dans une totale solitude et jamais pour un public - ce serait lui manquer de respect - mais jamais pour soi seul non plus. On écrit en fait pour ce qu'il y a d'altérité en soi. Pour tous ces mots qu'on a entendu dire. Pour ces morts dont le visage ou le regard reviennent dans la densité extrême de la concentration."
interview de Sylvie Germain (dernière partie)


Source : RCF

samedi 22 octobre 2011

A la découverte de Sylvie Germain (2)

"La plupart des humains ne font que traîner une petite âme toute froissée, encrassée et mitée au fond de leur poches - et encore, un grand nombre a les poches trouées et égare son chiffon d'âme en chemin sans s'en apercevoir."

interview de Sylvie Germain (deuxième partie)

vendredi 21 octobre 2011

A la découverte de Sylvie Germain (1)

De formation philosophique, passionnée par l'art et la mystique, Sylvie Germain a reçu plusieurs prix pour ses romans, comme Magnus et Jours de colère. Elle nous parle de son dernier essai, Quatre actes de présences publié aux éditions DDB.

interview de Sylvie Germain (première partie)

mercredi 19 octobre 2011

Eloge de la faiblesse avec Alexandre Jollien

Alexandre Jollien est handicapé moteur cérébral. Il est aussi philosophe. De son expérience, dix-sept ans dans un institut spécialisé, il a tiré une force hors du commun. Son premier livre, "Eloge de la faiblesse", publié en 1999, reparaît aujourd’hui.
Alexandre Jollien sur France-Info (7 min.)


mardi 18 octobre 2011

Un piano en forêt

L'ordinateur a rendu l'âme et a abattu sa dernière carte mère. Voici donc une musique en son honneur. De ce fait, je vais tenter de poursuivre sans la base de données qu'il contenait. Il faut laisser tomber les feuilles en attente et préparer les bourgeons de demain. Une inspiration pour assurer le quotidien...

lundi 17 octobre 2011

Respirer l'automne avec Joshin Luce Bachoux

Fermez les yeux ! Ou plutôt non : prenez d’abord le petit chemin qui monte, à travers pierres et broussailles... Pas la peine de vous équiper de pied en cap... Venez juste comme vous êtes, la montée est accueillante, et ne vous tiendra pas rigueur de votre vieux chandail ! Voilà, maintenant, quittez le sentier et avancez un peu dans la forêt. Vous y êtes ? Regardez autour de vous et trouvez une souche d’arbre, ou peut-être un gros caillou à peine moussu et asseyez-vous. On reprend : fermez les yeux. Restez tranquille. Pas la peine de vous agiter, oui, c’est un peu dur, tant pis. N’essayez pas subrepticement de regarder à travers vos paupières mi-closes. Il n’y a personne autour, pas de bêtes féroces, le dernier loup a dû disparaître sans héritier il y a environ 200 ans, vous n’avez rien à craindre, détendez-vous.


Pas facile : vous vous sentez vulnérable ; il y a des petits bruits, des chuchotis, des craquements ; non, vous avez imaginé ce frôlement, c’est juste une petite branche qui s’incline vers vous... Il vous semble que les grands pins qui paraissaient si beaux vus d’en bas vous encerclent et s’approchent d’un peu près... Vous pensez : « Qu’est-ce qu’elle me fait faire, là ? J’ai l’air stupide ! Je ferais mieux de me lever et de trouver une occupation sérieuse... » Mais vous n’osez peut-être pas le dire tout haut, car vous n’êtes pas tout à fait sûr du son de votre voix. Vous haussez les épaules dans un moment d’indépendance ostensible, mais vous restez assis.
Rien ne se passe ; vous tapez du pied, mais c’est assez décevant : aucun bruit dans les aiguilles de pin humides. Alors, vous prenez votre mal en patience et vous commencez à respirer. Je veux dire à vraiment prendre conscience du fait que tout au long de cette petite scène, et même dans les minutes et les heures qui précèdent, vous avez respiré. C’est agréable, cette impression de vous ouvrir à la forêt, de la laisser flotter à l’intérieur de vous-même, et vous commencez à distinguer des odeurs que vos pensées agitées vous avaient cachées jusque-là.


La plus saisissante, la plus reconnaissable : l’humus ; une odeur de feuilles et de terre, de pluie et d’écorce ; une odeur qui résonne dans votre mémoire sans pour autant qu’aucun souvenir ne s’y accroche ; une odeur noire, profonde comme le son d’une grosse cloche – et flottant juste au-dessus, riche et délicate comme un miel épais, l’odeur des pins, et il vous revient en mémoire le goût des jours d’hiver où, enfant, pour faire passer une toux, vous suciez l’un après l’autre de petits bonbons orangés en forme de pomme de pin. Un petit soupir amusé devant ce souvenir, et ding ! quelque chose vous a frappé au front, vous en êtes sûr, vous faites un bond...


Vous ouvrez les yeux : là-haut, dans les branches fines, il y a un écureuil qui s’impatiente de vous voir planté là, et s’apprête à lancer une deuxième noisette... Vous riez et, vexé, en râlant, « Chirp, chirp, chirp », il gagne son refuge. Vous continuez à respirer, sentant sur votre visage, à travers le soleil, la coupante légèreté de l’air comme un son finement aigu, contrepoint au murmure incessant des pins. Vous soupirez encore, d’aise cette fois. Vous n’avez plus envie de bouger. Vous découvrez une part de vous-même qui est arbre, qui est ciel, qui est terre. Vous êtes feuille, et nuage et racine. Vous êtes en paix avec vous et avec le monde.
L’automne est là et vous êtes prêt à l’accueillir.

Nonne bouddhiste, Joshin Luce Bachoux anime la Demeure sans limites, temple zen et lieu de retraite à Saint-Agrève, en Ardèche.

dimanche 16 octobre 2011

Christiane Singer et l'éloge du mariage et de l'engagement...

"Le mariage ne nous veut pas présentables, il nous veut vivants. Il s'agit d'un extrait du livre de Christiane Singer "Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies", que l'on peut résumer par : la relation porte ses fruits dans la durée.

samedi 15 octobre 2011

Christiane Singer et le corps...(4)

Ce corps qui nous est si "chair"...
Le corps est cette œuvre d'un grand luthier qui aspire à la caresse de l'archet" Christiane Singer n'entre pas dans le vieux débat corps et esprit, mais se passionne pour ce corps qui changent, que le temps marquent des ses signes indélébiles.

vendredi 14 octobre 2011

Christiane Singer et la crise...(3)

De nouveau, un morceau d'anthologie à écouter, la joie dans l'âme !

"La mort, cette fidèle et excellente amie" c'est de Mozart, une citation que reprend volontiers à son compte Christiane Singer. Pour elle, les crises sont une nécessité sans quoi la vie serait fade et sans intérêt.
Troisième partie avec Christiane singer (14 min.)
source audio

jeudi 13 octobre 2011

Christiane Singer, une spiritualité du quotidien (2)

"La pâte humaine avec sa part de divin, voilà qui pourrait résumer l'intérêt premier de Christiane Singer.. Elle est auteur de plusieurs romans, essais. Ses racines spirituelles sont chrétiennes, mais Christiane Singer et, on le voit dans ses écrits, puise dans d'autres traditions religieuses. Elle se défend toutefois de faire du syncrétisme..."



mercredi 12 octobre 2011

Christiane Singer et la quête du sens (1)

Quête de soi, du sens de la vie, ce sont des thèmes porteurs : beaucoup disent, écrivent, témoignent sur ces sujets fondamentaux de notre existence. Christiane Singer avec son don de conteuse et son approche spirituelle, apporte sa pierre à l'édifice. Certains lui reprochent un discours trop simpliste, en tout cas, ses succès de librairie démontre que sa vision de la vie est porteuse de sens pour certains.
Christiane Singer avait, en 2004, 61 ans. Même si son accent trahit ses origines marseillaises, elle vivait en Autriche et parcourait l'Europe pour donner des conférences, animer des ateliers...


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mardi 11 octobre 2011

Désert...

J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence... (Saint-Exupéry)