samedi 29 août 2026

Temps troublés

TEMPS TROUBLÉS ? UNE BONNE BOUFFÉE D'HUMANITÉ 

Le 13 juillet 2026

Le peu de connaissance de l’Histoire , et surtout son oubli, font que beaucoup sont aujourd’hui convaincus de vivre dans une époque particulièrement troublée.

Or,  il suffit de se documenter sur ce qui a pu se passer siècle après siècle, ne serait ce qu’en France, pour s’apercevoir qu’en matière de troubles et de perturbations, nous sommes encore , sans doute pour plus très longtemps, relativement préservés. 

Prenons la Terreur avec ses milliers de morts, des rigoles de sang dans Paris ; la guerre de cent ans, les grandes pestes, la défaite de 1870 et l’invasion des Prussiens, la guerre de 14 et sa boucherie où rares furent les familles qui ne perdirent pas un, deux, parfois trois fils comme en témoigne le monument aux morts de notre village… 

Nous sommes juste tout étonnés, nous autres Européens privilégiés, après une parenthèse quasi inédite de quelques décennies , de sentir la guerre à nos portes, de humer le nauséabond - mais pour certains si entêtant parfum des populismes, complotismes et autres valeurs inversées …. 

Et il y a cependant un trouble propre à notre temps, le dérèglement climatique. 

Du strict point de vue de l’observateur, à la fois comme chacun impliqué mais tant bien que mal apte à conserver une perspective, c’est assez captivant de voir comment l’inquiétude gagne du terrain alors que nous étouffons jour après jour sous quarante degrés et qu’on nous en promet bien  plus à plus ou moins courte échéance. 

Je me souviens avoir été , jeune, marqué par cette scène d’un film - je ne sais plus lequel- dans lequel il advient que le jour ne se lève plus. Des foules descendent dans les rues de la ville scruter le ciel et son grand absent, le soleil, à l’heure où il aurait dû être là depuis longtemps. 

Les visages de ces gens massés qui ne se parlent pas, parce qu’il n’y a rien à dire face à cela, juste regardent, saisis d’un effroi biblique, comme celui qu’ont dû connaitre les témoins du déluge … 

Alors, nous, aujourd’hui, face à ce soleil qui ne désarme pas, nous commençons, tout interdits, à prendre la mesure d’une accélération … Oui, il se pourrait bien que nous soyons rattrapés. 

Par le climat, par la guerre aussi, par l’histoire qui attendait son heure…

Une sourde angoisse collective monte en même temps que le thermomètre ne baisse pas, les bruits de guerre dans ce climat se font soudain plus sonores…

Il y a quelques années, j’ai écrit et enregistré une chanson d’amour dont le dernier couplet dit : 

De grands vents vont souffler

Le monde va trembler

Nous resterons debout 

Ensemble jusqu’au bout

Nous aurons nos prières

Et notre cœur brisé

Nous travaillerons nos terres 

En toute intégrité 

Oui, il va falloir rester debout, se tenir ensemble et travailler nos terres du dedans. 

Ce qui se passera, nul ne peut le dire, quelles que soient les prévisions. 

 Ce qui se passera se passera de toutes façons et la question demeurera la même, la question éternelle ici et maintenant : 

Comment vais je faire face, comment allons nous accueillir ce qui surviendra que nous le voulions ou non ? Ou sera notre axe au cœur du délitement ?

 De quoi témoignerons nous ? De quoi serons nous porteurs ? 

Gilles Farcet

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1 commentaire:

samourai a dit…

Les guerres c'est malheureusement toujours les mêmes qui survivent et les autres qui sont sacrifiés.