vendredi 23 janvier 2026

Quelques pas sur le chemin...

 Quelques extraits du livre Kilomètre Zéro de Maud Ankaoua


"Je voudrais te dire une dernière chose avant ton rendez-vous avec Shanti. Chaque instant que tu perds à être malheureuse ne te sera jamais rendu. Tu sais où commence ta vie, mais pas quand elle s'arrête. Une seconde vécue est un cadeau que nous ne devons pas gâcher. Le bonheur se vit maintenant. Si tu penses qu'être ici est une obligation, tu vas vivre des moments difficiles ces prochaines heures, car la montagne est un miroir géant. Elle est le reflet de ton âme... Le reflet de ton état d'être. Tu as le choix de saisir l'opportunité qui t'est offerte, d'expérimenter ce voyage autrement, en arrêtant de comparer ce que tu es, ce que tu sais, ta culture, ton niveau de vie, ton confort. Si tu acceptes d'observer sans juger, avec un regard neuf, en oubliant tout ce que tu as déjà vu, alors malgré toutes ces différences, tu découvriras un monde nouveau dans lequel tu pourras prendre un plaisir supérieur à celui que tu connais."

- Laisse-moi deviner. Je suis persuadé que tu as fait des études brillantes qui t'ont permis de te servir de ton cerveau correctement. C'est bien utile dans de multiples cas. Mais qu'en est-il de ton cœur ? Qui ta appris à l'écouter ? Pour prendre ce genre de décision et n'avoir aucun regret, il ne s'agit pas d'être bon en probabilité, il suffit d'entendre ce battement intérieur. C'est le seul à pouvoir te guider sur le chemin de ta vie, celui qui te correspond, celui qui t'emmènera vers ta réalisation.

II n'est pas question d'agir de façon déraisonnée, mais de calmer les hurlements de la panique pour entendre le chant de tes envies. As-tu écouté ce que ton cœur souhaitait ou te laisses-tu berner par le vacarme de tes peurs ?

- Ce n'est pas facile de garder un état positif !

- Il se travaille comme le corps. Si tu souhaites te sculpter tu devras exercer chaque jour tes muscles et être attentive à ton hygiène de vie. Ce n'est pas en pratiquant une demi-heure de sport par mois et en ingurgitant des aliments gras que tu obtiendras le résultat escompté. Pour l'esprit, c'est pareil. Il te faut surveiller chaque jour tes pensées en tentant de ne pas te laisser polluer par le négativisme. Etre positif, c'est arriver à contrôler nos peurs; croire en nos rêves, les visualiser et laisser entrer les opportunités. Tu as déjà fait le plus important : tu as décidé de la direction en priorisant ta vie. C'est plus simple de prendre la route quand on sait où l'on va.

Maud Ankaoua

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jeudi 22 janvier 2026

Bulles de pensées

 Je remets ce texte fondamental !

Vous n'êtes prisonniers de rien d'autre que de vos pensées.
Vous n'avez à vous libérer de rien d'autre que de vos pensées.
Voilà la vérité.
Et vous n'avez pas d'autre problème que celui de vos pensées.
Vous n'avez de problème,
ni avec votre patron,
ni avec vos enfants,
ni avec votre femme,
ni avec votre voisin,
ni avec votre propriétaire,
ni avec le maire de votre commune.
Vous n'avez qu'un seul problème:
un problème entre vous et vos pensées...
Arnaud Desjardins

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mercredi 21 janvier 2026

Forêt primaire où le respect du temps

 

Le projet de forêt primaire de Francis Hallé :
Retour en 2023, sur cette balade dans la forêt de Fontainebleau, en compagnie de Francis Hallé 🌳 Botaniste, artiste et visionnaire, il nous parlait de son projet démesuré mais bien réel : créer une forêt primaire européenne, porté par son association Association Francis Hallé pour la forêt primaire. Soit 70 000 hectares où la nature évoluerait de façon autonome, renouvelant et développant sa faune et sa flore sans aucune intervention humaine, et ce, pendant des siècles.


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mardi 20 janvier 2026

Espace intérieur


Apprendre à reconnaître et à habiter véritablement toutes les pièces de son propre espace intérieur (à la fois corporel, mental, émotionnel, énergétique, spirituel).

Même celles que l’on ne voit pas ou ne veut pas voir.

Même celles que l’on préfère sciemment ou malgré soi oublier, ignorer ou délaisser.

Même celles qui ont pu d’une manière ou d’une autre être abîmées, rejetées ou profanées.

Apprendre à reconnaître et à habiter autant que faire se peut tous les angles de ce que l’on est. Le plus honnêtement possible.

Se libérer des compromis et autres arrangements avec soi-même qui peuvent donner l’impression illusoire d’avoir fait le tour de la question avant même qu’elle ne soit posée.

Juste ouvrir l’espace à ce qui est, et laisser la possibilité d’une réceptivité à ce qui dès lors peut à chaque instant de façon renouvelée être rencontré, reconnu et aimé.

Rien d’autre à ajouter, ni à retirer.

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Sculpture : Bouddha de l’empire Qin du Nord, Chine, VIème siècle

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lundi 19 janvier 2026

Balayer la cour du temple


Traditionnellement, c’est ce qui arrivait lorsqu’on demandait à un maître de devenir son disciple.
Il fallait balayer la cour du temple. Jour après jour, parfois pendant trois ans.
Nourrie de ce romantisme spirituel, j’ai cru que j’étais prête à ce genre d’épreuve.
Prête à prendre le balai pendant trois ans.
Enfin faire ce qui devait être fait et traverser l’épreuve.
Au fond, une part de moi espérait qu’une fois l’épreuve traversée, je deviendrais enfin une véritable disciple.
Que je serais digne de recevoir l’Amour du Ciel, l’Amour du maître et les secrets capables de me sauver.
Que le sens de la vie et de la mort me serait enfin dévoilé et me libérerait de mes souffrances.
Si l’on transpose cet acte dans le monde d’aujourd’hui, balayer une cour pendant trois ans n’a plus vraiment de sens.
Pourtant, les épreuves existent bien.
Elles sont simplement d’une autre nature.
Et surtout, elles sont rarement celles que l’on imagine.
Aujourd’hui, on ne nous demande pas de répéter le même geste,
mais de désapprendre ce que l’on croyait avoir compris,
d’ouvrir les yeux sur nos mécanismes de défense et autres petits fonctionnements merdiques,
de traverser l’incertitude,
de rester engagés sans validation,
de persister sans garantie,
de faire confiance,
de continuer quand les repères s’effondrent,
de trouver le courage de changer ce que l’on dit vouloir changer,
de devenir nous-mêmes.
Les véritables épreuves ne sont plus visibles.
Elles touchent l’ego, le rapport au sens, à la patience, à la confiance.
Elles demandent une maturation intérieure.
Et en réalité, en avançant, on découvre qu’il n’y a pas d’épreuve unique.
Certaines sont sans doute plus intenses, mais d’autres passages ou crises se présenteront encore.
Le secret tant attendu n’a plus vraiment d’importance.
Ce qui cherchait à être sauvé change de forme, sans que l’on sache vraiment comment.
Et à force de persister, de douter, de tomber, puis de continuer malgré tout, le manque, peu à peu, se défait.
On ne demande plus de transmission cachée.
On n’attend plus de révélation.
On découvre que ce que l’on croyait être un secret n’était qu’un prétexte pour tenir, jusqu’à ce que l’on devienne capable de se tenir soi-même.
Le maître cesse d’être vu comme un sauveur.
La confiance s’ancre solidement.
Le véritable travail commence.

Mélissa Sureau

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dimanche 18 janvier 2026

Au delà de l'Eau

René Sidelsky :
J'ai eu la grâce de me trouver devant l'amour infini à New-Delhi en 1972

Ma se reposait dans sa chambre, quand on l'entendit s'exclamer : « De l'eau ! De l'eau ! » Pensant qu'elle avait soif, une jeune fille vint lui porter un verre d'eau fraîche. Ma secoua la tête : « Non, non, il y a de l'eau partout ! » La jeune fille n'y comprenait rien. Ce jour-là, une mère était venue avec ses deux enfants. Ils étaient allés jouer près d'un bassin et étaient tombés à l'eau. Ils reviennent dégoulinants vers leur mère bouleversée et tout agités s'écrient qu'une jolie dame (la même qui le matin leur avait donné des guirlandes de fleurs) était venue les tirer de l'eau ». Au même moment, Ma, sur son lit, s'exclamait : « De l'eau ! De l'eau ! »


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samedi 17 janvier 2026

Tout coule

 

"Nous entrons et n'entrons pas dans la même rivière.
On ne peut entrer deux fois dans la même rivière.
Tout coule et rien ne dure.
Tout cède et rien ne reste fixe.
Les choses froides deviennent chaudes,
le chaud devient froid,
l'humide sec, le sec humide.
C'est la maladie qui rend la santé agréable ;
Le mal qui rend le bien plaisant;
La faim qui rend la satiété désirable;
La fatigue qui rend le repos précieux.
C'est une seule et même chose d'être vivant ou mort,
Éveillé ou endormi, jeune ou vieux.
Le premier aspect devient chaque fois l'autre
et réciproquement,
par un brusque renversement inattendu.
Il désintègre et remet les choses ensemble.
Toute chose arrive en son temps."
Osho Rajneesh 1931-1990
L'harmonie invisible : Les fragments d'Héraclite
aquarelle : John William Tristram 1870-1938
River scene 1921

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vendredi 16 janvier 2026

Etre entier.

 

Chères amies, chers amis,

Quoi que vous fassiez, faites-le complètement. Soyez entiers, conscients et présents des pieds à la tête.

Si vous percevez une dissonance entre votre cœur, votre esprit et votre corps, enquêtez, observez.

Que se passe-t-il ? Qu’est-ce qu’essayent de vous dire le corps et le cœur que votre mental étouffe, nie, bafoue.

Osez être vous-même, osez être vrai, en dehors de tout modèle, de tout idéal. Il ne s’agit en aucun cas de complaisance égotique mais de laisser se dévoiler le Soi.

Vous êtes une fleur unique dans le jardin de l’Absolu. Honorez votre singularité, cessez de la travestir afin qu’elle puisse irradier la vérité de son origine.

Nathalie Delay

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jeudi 15 janvier 2026

Voeux avec Joshin Luce Bachoux


Faites un vœu !

 

Vous arrive-t-il de faire des vœux ? Je ne parle pas des vœux de Nouvel An mais de ces souhaits devant une étoile filante dans le ciel d'été : aller marcher sur la lune, flâner sous les tropiques à bord d'une jonque...

 

Dans notre tradition, nous faisons souvent des vœux, mais d'une tout autre sorte : il s'agit de partir du quotidien, et même des moments les plus banals de ce quotidien, ces moments que l'on ne voit même plus parce qu'ils ne font que se répéter, jour après jour. Or ces petits gestes qui nous semblent sans importance, poster une lettre, allumer son portable sont en fait ceux qui tissent notre vie même, dans son ennui, dans sa routine ; alors plutôt que de les ignorer, transformons-les grâce à un vœu :

 

Allumant mon Smartphone,

je fais le vœu de n'y déposer tout au long de la journée

que des paroles bienveillantes.

 

Notre vœu est à la fois un vœu minuscule et un vœu immense ! Un vœu minuscule parce qu'il est réalisable, avec un petit peu d'attention, un petit peu de cœur. Immense car il va changer notre journée pour le meilleur. Il va permettre de vivre au creux même des jours, sans rien perdre, sans se perdre.

 

M'éveillant au matin,

je fais le vœu d'écouter ceux que j'aime

surtout ce que je n'entends pas.

 

Il y a beaucoup de vœux possibles, en fait, il n'y a pas d'instant qui n'y soit propice.

 

Les vœux qui nous font sourire :

 

Redémarrant la Box,

je fais le vœu de me souvenir

que moi aussi j'ai parfois besoin de déconnecter.

 

Quand j'entends le moustique zinzinner à mon oreille,

je fais le vœu de me rappeler

que j'en ai embêté plus d'un avec mon bavardage.

 

Ceux qui nous rendent plus sages :

Devant le grand ciel bleu

je fais le vœu de ne pas oublier

qu'il y a aussi des jours avec nuages.

 

Après avoir écouté la radio ce soir,

je fais le vœu d'être attentive

à ne pas rajouter un seul geste de violence

dans ce monde qui en déborde.

 

Et ceux qui allègent nos journées :

 

Vidant la poubelle,

je fais le vœu de me débarrasser

aussi de ce qui encombre mon esprit.

 

Ou ceux qui nous aident à mieux voir :

 

Lorsque je tombe sur quelqu'un de désagréable,

je fais le vœu de bien regarder

s'il n'y a pas la même personne au fond de moi.

 

Il y en a pour chaque occasion :

 

Quand au lever je vois le soleil déjà debout,

je fais le vœu

de ne pas dormir ma vie.

 

Assis à une terrasse de café,

je fais le vœu de déguster

ma journée comme elle sera servie.

 

C'est une façon de remplir nos jours, de mettre de la joie dans les petites choses qui en deviennent pleines de compassion et d'amour :

Remplissant de graines la mangeoire à oiseaux,

je fais le vœu d'être source de réconfort

en toutes circonstances.

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mercredi 14 janvier 2026

Entre deux...


Ce matin, je marche entre neige et rivière.

Un troglodyte, un couple de merle, un rouge-gorge, m'accompagnent. Les mésanges sont restées près des graines. Le pinson des arbres aussi.

La neige qui recouvre, qui ralentit, qui oblige à faire attention à chaque pas.

La rivière qui continue de couler, quoi qu’il arrive, sans bruit inutile, sans se justifier.

Entre les deux, il y a un rythme qui me parle profondément.

Apprendre à ralentir sans se figer.

Apprendre à laisser passer sans se dissoudre.

C’est peut-être là que se tient mon travail :

dans cette attention au corps, aux gestes simples, dans cette manière de rester présent à ce qui est là — sans forcer, sans expliquer trop vite, sans vouloir réparer.

La neige enseigne le silence.

La rivière enseigne la continuité.

Et entre les deux, il y a une place à habiter.


"Kabbalah - Jessica"

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mardi 13 janvier 2026

Invente !

 "Inventer, inventer… devant les tragédies du monde, devant les drames qui nous frappent, face aux guerres et à l’injustice, inventer, inventer toujours des chemins de paix, inventer une société éveillée et plus juste. Inventer des remèdes collectifs à la souffrance."

Alexandre Jollien


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lundi 12 janvier 2026

Ciel au corps




 "Mon nouveau recueil, intitulé "Ciel au corps", vient d'être publié aux éditions L'Atelier des Noyers. Les poèmes ont ceci de particulier qu'ils ont été illustrés par ma fille Marie : ces œuvres abstraites, avec leur jeu de couleurs subtil, sont également disponibles sous la forme de cartes postales que ces éditions font paraître en même temps que les livres. 

Marie m'avait déjà accompagnée dans l'illustration très précise et codifiée de l'oracle alphamythique. Elle s'est livrée ici à un travail totalement différent, pleinement artistique. "



Extrait :

Mes pensées pèsent moins
que bulles de savon.
Y croire est pourtant le poison
répandu dans mes veines.
Soudain ma peine se déroule,
avale la maison
et toutes ses armoires.
Maintenant y ruisselle
hors des yeux sur les joues,
depuis une chanson
venue tout droit du ciel
dans la vitalité
de l’impuissance vraie.

Sabine Dewulf

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Ciel au corps, est la une joie profonde d'offrir la possibilité d'un duo mère-fille. Cette complicité particulière qui nous lie, mère-fille, est un sujet en soi pour la parole poétique; on la retrouve comme un fil tendu entre les générations dans les paroles de Sabine.

Rien n'efface les parfums d'enfance
entêtés ou ailés,
flottant près des platanes.
Est-ce le corps ou le mot
qui délivre ?
Je compte mes conquêtes,
même au nœud de l'été
où se blottit un autre été
immaculé.

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dimanche 11 janvier 2026

Conscience de l'interdépendance

 ...J’ai été abandonné à ma naissance, déposé au seuil d’un dispensaire rue d’Assas, à Paris. À l’époque, l’état civil attribuait au nourrisson une identité provisoire, constituée des prénoms des trois premiers soignants en contact avec lui. Puisque nous parlons d’« heureux hasards », je me suis aperçu que mon identité temporaire associait les prénoms de mes trois meilleurs amis ! Superbe clin d’œil du destin, de Dieu peut-être…

J’ai été accueilli par des parents qui m’ont sauvé, un ingénieur et son épouse qui ne pouvaient pas avoir d’enfants. Alors que notre société nous pousse à nous poser en victimes, je suis heureux d’affirmer que je n’ai manqué de rien. J’ai reçu beaucoup d’amour, j’ai vécu une enfance heureuse, je ne reproche mon destin à personne, pas même à ceux qui m’ont abandonné. Tant que mes parents étaient en vie, je m’étais interdit de rechercher mes géniteurs. Mais ma mère est décédée depuis 20 ans… et je n’ai toujours pas entamé de recherches : j’ai renoncé à cette quête. En réalité, j’ai toujours été attiré par demain. Je ne cultive pas le regret.

Mes parents m’ont élevé dans la religion catholique ; mon père était très investi dans notre paroisse, il a participé à la construction de la nouvelle église. J’ai grandi dans une famille ouverte aux autres et assez consciente de sa chance pour savoir que beaucoup en avaient souvent moins. Chez ma grand-mère paternelle, tendre la main était une tradition.

J’ai grandi dans cet esprit, jusque dans la rue où nous habitions, au Plessis-Bouchard (Val-d’Oise), peuplée de familles différentes mais solidaires, très liées. C’est à leur contact que je me suis nourri de valeurs que je perpétue à mon tour : la sincérité des sentiments que l’on échange, la densité des relations authentiques. J’ai une conscience aiguë de notre interdépendance : nous sommes tous fragiles, impossible de s’en sortir sans les autres ! Dans une société qui pousse à étiqueter, à réduire aux différences pour mieux nous isoler et nous opposer, il est urgent de revenir à cette conviction...

Source : la vie



« Je vous souhaite… » Carte blanche à Gilles Legardinier
Que souhaiter pour 2026 ? Dans une époque qui malmène à ce point les sentiments et l’espoir, il est impossible de se contenter des vœux classiques de circonstance. Bien sûr, la santé est nécessaire, mais, pour le reste, j’ai envie de souhaiter à chacun le courage, celui d’être soi-même, celui de porter ses valeurs, de choisir ses engagements en son âme et conscience, dans l’intérêt de tous. L’un de mes romans s’intitule Quelqu’un pour qui trembler, et ce titre continue de me parler absolument. Je vous souhaite de vivre pour et avec ceux pour qui vous tremblez, je vous souhaite de construire, d’imaginer, d’avancer hors des sentiers sinueux et glissants sur lesquels notre société nous entraîne trop souvent. Je vous souhaite de voir grand, d’aimer fort, de vous opposer sereinement et sans violence à ce qui vous révolte. Je me réfère régulièrement à une citation du cardinal Mazarin — comme quoi, même les êtres peu recommandables ne disent pas que des bêtises : « Il faut être fort pour affronter une catastrophe, il faut être grand pour s’en servir. » C’est vraiment ce que je nous souhaite, collectivement : réussir à affronter et à survivre aux épreuves et, plus encore que de simplement les surmonter, en tirer un mieux. Car les difficultés n’empêchent pas d’être heureux. Et ça, c’est la bonne nouvelle de l’année ! Tel est le message que je cherche à faire passer à travers mes ouvrages : le monde nous renvoie ce que nous lui adressons. Si nous tirons dessus, nous prendrons des rafales ; si nous lui envoyons un ballon, nous jouerons. Une conviction m’anime, partagée par les membres de la « Compagnie des heureux hasards » que j’ai imaginée dans mon dernier roman : toute situation peut s’améliorer, si l’on fait preuve de volonté et d’un peu d’ingéniosité, a fortiori quand on est plusieurs à vouloir se retrousser les manches pour œuvrer ensemble. Excellente année à vous !

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