L’abîme n’admet pas l’ordre,
le désordre non plus.
Et nous savons que tout est un abîme.
Pourtant,
le jeu de la feuille et du vent
s’achève toujours à l’endroit le plus exact.
Et aucune feuille ne souille
le lieu où elle tombe.
Il se peut qu’une feuille ordonne
ou peut-être désordonne
une autre face de l’univers.
Quatorzième poésie verticale - Roberto Juarroz
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