dimanche 2 décembre 2012

Rituels de l'avent (1) : le calendrier

À l’approche de Noël, difficile de résister. L’envie vous prend de fouiller les placards à la recherche du cadeau qui vous est destiné, ou de dévorer à l’avance les boîtes de chocolats. Mais, si vous craquez, le plaisir sera triste ! 

L’Avent vous offre justement le moyen d’apprendre à attendre. Pour cela, il faut remettre quelques idées en place : l’Avent (du latin adventus, qui signifie « avènement » ou « venue ») est cette période de quatre semaines où l’on commémore la naissance de Jésus (le passé), mais où l’on évoque aussi son retour à la fin des temps (le futur). C’est une sorte de veille. L’idée est de vivre ce temps fort non pas comme une frustration, mais d’exercer son désir pour mieux apprécier le jour de Noël, de ne pas nous laisser happer par le stress. C’est-à-dire vivre la fête au-delà de la simple gourmandise, et se souvenir que l’abondance des cadeaux et de la table sont des métaphores de l’amour de Dieu, qui ne compte pas sa profusion.

Jadis, les chrétiens s’imposaient un austère « carême de Noël ». Ce temps de jeûne n’est plus d’actualité, mais nous pouvons d’une autre manière mettre à profit cette période. 


Voici l'occasion de replonger à l’origine de quatre rituels de l’Avent.


Le calendrier

« Dis, maman, c’est quand Noël ? » Déjà, au XIXe siècle, les enfants pressaient leurs parents d’avancer la date du jour J. Afin de les faire patienter, la femme d’un pasteur allemand dessina 24 cases sur un carton et y accrocha des biscuits, un à déguster chaque matin du mois de décembre. Son fils s’en inspira pour imprimer en 1908, à Munich, le premier calendrier de l’Avent, avec des images et des versets bibliques. Ce moyen ludique de décompter les jours aide l’enfant à comprendre les vertus de l’attente. 
Les fenêtres ouvrent souvent sur des friandises, mais peuvent aussi servir de catéchèse en y reliant une citation biblique, une intention de prière ou une activité manuelle.
Pourquoi ne pas confectionner vous-même un calendrier ? Laissez libre cours à votre imagination : une maison avec des portes, des petits sacs accrochés au sapin, etc.


source : La Vie

2 commentaires:

Jean a dit…

"...pour mieux apprécier , de ne pas nous laisser happer par le stress. C’est-à-dire vivre ."

Oui , le plus souvent , presque toujours , on se laisse happer par le train train , on oublie de voir vraiment , d'apprécier chaque détail .
On voit sans voir .
C'est bien que vous ayez rappelé cette vérité .

Acouphene a dit…

Oui c'est un rappel que "je" souhaite "réaliser" le plus souvent possible...