RAGE
jeudi 16 juillet 2026
Rage
mardi 18 mars 2025
Projections pour nous connaître
« Tout ce qui nous irrite chez les autres peut nous mener à une meilleure compréhension de nous-mêmes » - Jung
Une fois de plus, les projections améliorent notre auto-connaissance. En même temps que nous nous projetons, nous générons l’opportunité de voir très clairement chez l’autre ce que nous ne sommes pas capables de voir en nous-mêmes. Ou ce que nous ne voulons pas voir… Le paradoxe réside dans le fait que, même sans miroir, nous sommes capable de reconnaître des choses qui nous concernent.
Les projections peuvent se faire par rapport à ce que nous détestons chez l’autre ou par rapport à ce que nous admirons chez d’autres personnes ; ce sont dans tous les cas des choses que nous ne voyons pas en nous. Quand vous vous sentez profondément irrité-e par quelque chose qui, a priori, ne devrait pas vous toucher, demandez-vous si cela peut avoir un lien avec une chose que vous détestez aussi chez vous mais que vous n’acceptez pas.
Il ne s’agit pas d’en arriver à se détester, ce n’est pas du tout ce que voudrait Jung. Il s’agit de comprendre ses propres points obscurs et de les accepter pour pouvoir les changer. Si nous ne passons pas par cela, nous projetterons toujours chez l’autre ce que nous n’acceptons pas de nous-mêmes. Et, une fois de plus, nous serons condamnés à une vie de tromperie et de non-authenticité.
(source : site "Nos Pensées")
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vendredi 14 février 2025
Colère(s)
La colère est mauvaise conseillère. C'est vrai. Mais elle peut être un excellent révélateur.
Dans les arts énergétiques chinois, celle-ci est souvent décrite comme un signe de dysfonctionnement organique (Foie). On oublie qu'en la présentant ainsi, on omet de préciser que c'est au travers d'un regard médical qu'elle apparaît pathologique.
Pourtant, comme toute émotion, celle-ci a intrinsèquement une valeur indispensable à la nature. Elle a un côté parfaitement physiologique, et peut se révéler saine, y compris au niveau spirituel.
Que nous signifie-t-elle dans ce cas ?
Premièrement, que quelqu'un ou quelque chose ne respecte pas nos limites ou nos valeurs.
Deuxièmement elle peut signaler un décalage entre ce qui nous est dit, ce que la surface montre, et le réel sous-jacent. Autrement dit, la colère est un excellent détecteur de mensonges.
Troisièmement, elle peut signaler une accumulation de frustrations, c'est à dire des élans créatifs bridés ou bloqués.
Dans ces trois cas, cette émotion est saine, à condition de pouvoir en faire qqch de constructif, ce qui est une gageure en soi.
Dans tous les cas, ostraciser la colère de manière systématique est une erreur. Ceux qui le font se coupent d'une forme vitale d'énergie qui agit souvent comme le tonnerre en réorganisant une structure bancale ou fausse.
Quand on n'assume pas sa colère, on la refoule ou on s'en coupe complètement. Refoulement et clivage font à coup sûr le lit d'abus de toute sorte.
Il est urgent de redonner à la colère son juste rôle. Qui doit être temporaire pour rester physiologique et sain d'un point de vue spirituel.
Le Bois nourrit naturellement le Feu. La colère doit trouver sa sortie dans la parole, le cœur, le lien, dans notre dignité intrinsèque.
Sans cela elle stagne au Bois, devient chronique, destructrice intérieurement ou extérieurement. Elle devient violence, tournée vers soi ou vers l'autre, si elle ne peut déverser son énergie au Feu.
Dès lors, apprendre à exprimer sa colère de manière constructive, et donc apprendre à communiquer sainement est un travail aussi important en spiritualité qu'apprendre à méditer correctement.
Bonne observation et pratique !
Fabrice Jordan
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lundi 20 janvier 2025
Que faire de nos émotions (2)
Comment se déclenchent nos émotions ?
En stimulant avec des électrodes certaines zones cérébrales, on a notamment localisé quatre grands circuits neuro-anatomiques qui commandent la plupart de nos réactions émotionnelles et de nos comportements. Des chercheurs finlandais ont ainsi pu tracer par thermographie la première carte corporelle de nos émotions. C’est assez édifiant. On voit le corps « s’allumer » en zones chaudes et froides en fonction de la suractivité ou de la sous-activité provoquée par chaque émotion. La colère et la peur se distinguent par une augmentation de l’activité au niveau de la poitrine, « caractérisant vraisemblablement une accélération des rythmes respiratoires ou cardiaques », avec le ventre en plus pour la peur. La honte présente les mêmes réactions corporelles que la peur, mais à un degré moindre, ainsi qu’une suractivité au niveau des joues (rougir de honte). Le dégoût ressemble aussi à la peur, mais avec une diminution de l’activité au niveau de la poitrine et une augmentation au niveau de la bouche. On se souviendra que le dégoût est à l’origine une réaction physiologique destinée à nous dissuader de manger des aliments avariés, quelle que soit notre faim. La tristesse en revanche est associée à une diminution de l’activité du torse et des membres supérieurs, d’où l’expression « baisser les bras » fréquemment employée lorsque l’on se sent accablé. Assez étonnamment, seule la joie, le bonheur diraient d’autres, stimule l’activité de l’ensemble du corps, encore plus que l’amour qui, sans que l’on sache pourquoi, « coupe les jambes ». L’impression de jambes flageolantes souvent ressentie en cas de choc amoureux pourrait donc s’expliquer ainsi.
De nombreuses observations cliniques ont montré que notre niveau de défenses immunitaires dépendait pour beaucoup de nos émotions*.
vendredi 17 janvier 2025
c'est l'avenir qui viendra à vous...
Q : Je confesse être d'humeur rebelle aujourd'hui. Tout me semble incertain, inutile...
Nisargadatta Maharaj : C'est une humeur profitable. Douter de tout, tout refuser, s'interdire d'apprendre quelque chose d'autrui. C'est le fruit de votre longue sadhana (pratique spirituelle). Après tout, on n'étudie pas éternellement.
Q : J'en ai assez. Cela ne m'a mené nulle part...
M : Ne dites pas nulle part. Cela vous a mené où vous êtes maintenant.
Q : Toujours l'enfant et ses accès de colère ! Je n'ai pas avancé d'un pouce.
M : Vous avez commencé comme enfant, vous finirez enfant. Vous devez perdre tout ce que vous avez gagné et finir comme vous avez commencé.
Q : Mais l'enfant se rebiffe ! Quand il est en colère, quand on lui refuse quelque chose, il se met à trépigner.
M : Laissez-le trépigner. Regardez-le seulement, quand il trépigne. Et si vous avez trop peur des autres pour trépigner avec conviction, constatez-le. Je sais que c'est un travail douloureux. Mais il n'y a pas de remède, sauf de renoncer à chercher des remèdes.
Si vous êtes en colère ou dans la peine, situez-vous hors de la colère et de la peine : observez-les. L'extériorisation est le premier pas vers la libération. Éloignez-vous et regardez. Les événements physiques continueront d'arriver, mais, en eux-mêmes, ils n'ont aucune importance. C'est le mental seul qui compte, quoi qu'il arrive. Vous ne pouvez pas trépigner et hurler dans les bureaux d'une compagnie aérienne ou d'une banque, la société ne le permet pas. Si vous n'aimez pas leurs manières, ou si vous n'êtes pas prêt à les accepter, ne voyagez pas et n'ayez pas d'argent. Marchez, et si vous ne pouvez pas marcher, ne voyagez pas. Si vous avez affaire à la société, vous devez accepter ses usages, car ce sont les vôtres. Vos besoins et vos demandes les ont créés. Vos désirs sont si complexes et si contradictoires qu'il n'est pas étonnant que la société que vous créez soit, elle aussi, complexe et contradictoire.
Q : Je le vois bien et j'admets que le chaos extérieur n'est qu'un reflet de mon propre manque intérieur d'harmonie. Mais quel est le remède ?
M : Ne cherchez pas de remèdes.
Q : Quelquefois on est dans un état de grâce et la vie est heureuse et harmonieuse. Mais un tel état ne dure pas ! L'humeur change et tout va mal.
M : Si vous pouviez seulement vous tenir tranquille, les attentes et les mémoires éclaircies, vous seriez capable de voir la belle mise en place des événements. C'est votre agitation abrutissante qui cause le chaos. Vous voulez des résultats immédiats ! Nous ne faisons pas de magie ici. Tout le monde fait la même erreur : refuser les moyens mais en voulant la fin. Vous voulez la paix et l'harmonie dans le monde mais vous refusez de les avoir en vous. Suivez mon conseil avec confiance et vous ne serez pas désappointé. Je ne peux résoudre vos problèmes simplement par des mots. Vous devez agir conformément à ce que je vous dis et persévérer.
Ce n'est pas le conseil juste qui libère mais l'action qui se fonde sur lui. Voyez le docteur qui dit au patient, après lui avoir fait une piqûre : "Maintenant, restez tranquille. N'en faites pas plus, restez seulement tranquille" ; je vous dis comme lui : vous avez eu votre piqûre, maintenant restez tranquille, seulement tranquille. Vous n'avez rien d'autre à faire. Mon guru a fait la même chose. Il m'aurait enseigné quelque chose et ensuite aurait dit : "Maintenant restez tranquille. N'allez pas ruminer tout le temps. Arrêtez. Soyez silencieux."
Q : Je peux rester une heure tranquille le matin, mais la journée est longue et beaucoup de choses arrivent qui jettent à bas mon équilibre. C'est facile de dire : "Faites le silence", mais dites-moi comment, au milieu des hurlements en moi et autour de moi, peut-on y parvenir ?
M : Tout ce qui doit être fait peut être fait dans le silence. Il n'y a aucune raison d'en être bouleversé.
Q : Tout ça n'est que théorie qui ne colle pas aux faits. Je vais retourner en Europe où je n'ai rien à faire. Ma vie est totalement vide...
M : Essayez simplement d'être calme, tout viendra à vous, le travail, la force de le faire, la motivation juste. Faut-il que vous sachiez tout d'avance ? Ne soyez pas angoissé par votre avenir, soyez tranquille aujourd'hui et tout se mettra en place. L'inattendu arrivera certainement alors que l'attendu peut ne jamais se produire. Ne me dites pas que vous ne parvenez pas à contrôler votre nature. Il ne vous est pas nécessaire de la contrôler. Jetez-la par-dessus bord, n'ayez pas de nature à combattre ou à laquelle vous soumettre. Aucune épreuve ne vous blessera pourvu que vous n'en fassiez pas une habitude. Vous êtes la cause subtile de l'univers entier. Tout EST, parce que vous êtes. Accrochez-vous fermement et profondément à ce point – demeurez-y. Réaliser ceci comme absolument vrai, c'est la libération.
La nature n'est ni plaisante ni déplaisante. Elle n'est qu'intelligence et beauté. La souffrance comme le plaisir ne sont que dans le mental. Changez votre échelle de valeurs et tout changera. Le plaisir et la souffrance ne sont que des perturbations des sens ; acceptez-les tranquillement, ils ne seront plus que béatitude. Puisque le monde est ce que vous en faites, rien ne vous empêche de le faire heureux. Seul le contentement peut vous rendre heureux. Des désirs assouvis naissent de nouveaux désirs. Se garder de tout désir, se contenter de ce qui vient de soi-même, est une attitude très fructueuse – un premier pas vers l'état de plénitude. Ne méprisez pas sa stérilité et sa vacuité apparentes.
Croyez-moi, c'est la satisfaction des désirs qui engendre la misère. La liberté vis-à-vis du désir est béatitude.
Q : Il y a des choses dont nous avons besoin...
M : Ce dont vous avez besoin se présentera à vous si vous ne désirez pas ce dont vous n'avez pas besoin. Mais peu de gens atteignent cet état de lucidité totale et de complet détachement. C'est un état très haut, le seuil même de la libération.
Q : Ces deux dernières années, j'ai été stérile, désolé, vide, souvent j'ai appelé la mort...
M : Avec votre présence ici, les choses se sont mises en marche. Laissez-les se produire comme elles arrivent. Le tri se fera convenablement de lui-même en fin de compte. Ce n'est pas la peine de vous battre pour l'avenir – c'est l'avenir qui viendra à vous. Pendant un certain temps encore, votre démarche sera celle d'un somnambule, comme aujourd'hui, dépourvue de sens et d'assurance ; mais cette période aura une fin et vous trouverez votre travail fructueux et facile.
Il y a toujours des moments où on se sent vide et détaché. De tels instants sont des plus désirables car ils montrent que votre âme a largué ses amarres et vogue vers des pays lointains. C'est cela le détachement : quand on en a fini avec le vieux et que le nouveau n'est pas encore arrivé. Si vous avez peur, cet état peut être éprouvant ; mais il n'y a là rien dont vous puissiez être effrayé. Souvenez-vous de cette instruction : quoi qu'il vous arrive – dépassez-le.
~ Nisargadatta Maharaj
Je Suis, chapitre 53
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mercredi 15 janvier 2025
Que faire de nos émotions (1)
« N'oublions pas que les petites émotions sont les grands capitaines de nos vies et qu'à celles-là nous y obéissons sans le savoir. » Vincent Van Gogh, lettre à son frère Théo
Notre corps est souvent traversé d’émotions qui ont un impact immédiat sur notre sentiment de bien-être subjectif. On en a tous fait l’expérience, plutôt deux fois qu’une, et parfois à nos dépens.
Positives ou négatives, les émotions que nous ressentons ne sont malheureusement pas toujours désirables.
On verra dans ce chapitre que nous avons souvent toutes les raisons de ravaler notre colère, de cacher nos peurs et de refouler nos larmes ou, au contraire, d’en rajouter dans la bonne humeur. Mais on s’attachera surtout à montrer que nous ne sommes aucunement obligés d’être « pris en otage » par nos émotions, pour utiliser une expression à la mode. Et qu’un bon usage de nos émotions contribue fortement à notre niveau de bonheur.
Commençons par quelques précisions. Le mot émotion vient du latin motio, « mouvoir » : c’est « ce qui met en mouvement ». En cela, les émotions se distinguent des sentiments. Quand je pense que plusieurs millions d’enfants meurent de faim chaque année dans le monde, j’éprouve un sentiment de tristesse. Mais quand j’apprends la mort d’un proche et que je pleure, c’est une émotion. Un sentiment ne vous fera jamais fuir ou vous battre ; une émotion, oui.
L’émotion se distingue aussi de la passion qui vient du latin passio, lui-même venu du grec pathos (qui nous a donné « pathologie »), tous deux signifiant « souffrance ». La passion est donc pour l’essentiel négative. Elle a une dimension de passivité (on ne peut que la subir) que n’a pas l’émotion, qui nous pousse plus souvent à l’action.
À quoi ça sert, les émotions ?
On a tous un jour ou l’autre été submergé par une émotion incontrôlable. Crise de colère ou de larmes, fou rire, trac... Dans tous les cas, nos émotions fonctionnent comme des soupapes : ce sont des « décharges d’urgence » qui nous permettent de nous libérer de nos tensions. Et de nous adapter physiquement et socialement.
Darwin est l’un des tout premiers à s’en être aperçu :« L’expression, ou le langage des émotions ainsi qu’on l’a quelquefois nommée, a certainement son importance pour le bien de l’humanité. »
Dans leurs formes les plus intenses et brèves, du type grande frayeur ou grosse colère, nos émotions se réduisent à des réactions instinctives de défense (fuite ou agression) ou d’approche (repliement sur soi, soumission). Grâce à elles, nous sommes capables d’agir d’instinct, très vite, sans réfléchir, et donc de mieux faire face à des dangers potentiels. Elles permettent aussi de faire l’économie du langage et de communiquer très rapidement en situation d’urgence. Quand une bombe explose ou qu’un ours débarque sur le camping, on n’a pas le temps de discuter. Une expression de peur vaut mieux qu’un long discours, tout le monde comprend immédiatement qu’il faut ficher le camp.
De nombreux travaux ont confirmé l’universalité des expressions émotionnelles. Partout dans le monde, les émotions de base — peur, colère, tristesse, dégoût, joie, surprise — activent les mêmes muscles du visage, et tout le monde est capable de les reconnaître. Un Papou sait « lire » les émotions d’un Américain, qui sait « lire » les émotions d’un Japonais, qui comprend quand vous ouvrez grand les yeux si votre surprise est bonne ou mauvaise.
Notons d’ailleurs que des émotions comme la colère et la peur et les réactions qui leur sont associées, le combat ou la fuite, ne sont pas spécifiquement humaines. On les retrouve chez presque tous les animaux.
On peut d’ailleurs se demander s’il y a vraiment six émotions de base. La surprise ne serait-elle pas un sous-genre de la peur ; le dégoût, de la colère ? Certains n’en imaginent que quatre : la peur, la colère, la tristesse et la joie, qui seraient liées aux quatre temps de la respiration, on en verra plus bas l’intérêt. Mais d’autres, en allant plus loin dans la nuance, en voient beaucoup plus. James Russel, un psychologue américain, a proposé par exemple une classification des émotions en fonction de leur caractère agréable ou non, et de leur dynamique plutôt active ou non.
mercredi 3 avril 2024
Contrôle du contrôle
Lors de la méditation d'hier ... nous avons tenté d'explorer notre besoin de tout contrôler, afin de réaliser ce que nous pouvons réellement contrôler.
C'est un sujet important car la sensation de perte de contrôle est à la base de beaucoup de nos colères et donc de notre mal être.
N'oublions pas que nous souhaitons tous mettre fin à notre mal être, mais que nous sommes relativement confus quant à l'origine de notre mal être. Lâcher l'illusion ou la nécessité de devoir contrôler certaines choses et situations pourrait nous permettre de diminuer notre mal être.
Je vous souhaite une belle journée à vous tous, conscient que le contrôle que vous avez sur l'instant qui va juste arriver est relativement limité.
Avec ma profonde amitié pour vous tous.
Philippe Fabri
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mercredi 6 septembre 2023
lundi 6 février 2023
Espace d'accueil
Il est naturel d'éprouver du ressentiment envers une personne qui nous blesse et nous fait souffrir.
samedi 17 septembre 2022
Vacuité de l'émotion
"Les émotions négatives ne sont pas nos amies. Pour cette raison, l’analogie que je vais employer ici, bien qu’un peu gênante, va droit au cœur du sujet. Pour vaincre rapidement une armée ennemie en combattant le moins possible, la meilleure stratégie consiste à identifier le guerrier le plus fort et à le mettre hors de combat en premier. De la même manière, la plupart des gens ont une émotion négative qui est plus forte que toutes les autres. Si vous pouvez commencer par purifier celle-là d’abord, les autres vont perdre leur pouvoir et battre en retraite en posant relativement peu de problèmes. Pour saper le pouvoir des émotions négatives, vous avez tout d’abord besoin de les comprendre. Pour comprendre correctement quelque chose, il faut l’observer et la meilleure façon d’observer une émotion négative puissante est de le faire dans le laboratoire, sous contrôle, de votre propre établissement dans un état de calme, où l’esprit est libre de toute pensée. Nous pouvons prendre la colère comme exemple.
Pendant que nous méditons, après avoir établi pendant quelques temps l’esprit centré sur un point, sur la clarté et la vacuité, mettez-vous dans une rage terrible. Plus forte sera l’émotion, plus fort sera le contraste, plus il y aura de choses à observer et meilleur ce sera pour la pratique. Il peut être assez difficile de faire s’élever une telle émotion négative à partir d’un état de profonde tranquillité, mais vous pouvez avoir recours à votre imagination pour penser à une situation qui vous est déplaisante et vous met en colère ; ou alors faites appel à vos souvenirs – rappelez-vous une circonstance où vous avez été profondément offensé, blessé ou attaqué.
Une fois que cette émotion s’est élevée, vous devez contempler aussi objectivement que possible, et de façon analytique, sa nature et ses attributs.
D’où vient-elle ?
A-t-elle une forme ?
Un lieu ?
A-t-elle une substance quelconque ?
Vous allez mettre à nu ses qualités illusoires et elle va se dissiper d’elle-même. Lorsque l’émotion se dissout, l’esprit demeure à nouveau dans son état naturellement pur. Cette pratique, vous pouvez l’appliquer au désir, à la jalousie ou à toute autre émotion perturbatrice.
Stimulez, étudiez, neutralisez. En développant cette habitude et cette capacité, vous serez de plus en plus à l’aise pour analyser la nature de tout ce qui s’élève dans l’esprit. Quand vous comprenez cela, tout ce qui apparaît disparaît de lui-même."
Cet exercice est tiré du livre de Shamar Rinpoché « Lo Djong, la voie vers l’Eveil ».
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mardi 2 août 2022
Ma foi, faut-il se faire de la bile ?
Du grec χολέρα, qui signifie non pas bile, mais choléra. Colère n'est entré qu'assez tard dans la langue ; le mot habituel dans les âges anciens était ire ; puis est venu chole, bile (χολὴ, bile) ; chaude chole, pour dire emportement, a été longtemps usité.
Se mettre en boule disait Bile...
“Ne m’accorde pas de répit, ne me pardonne jamais.
Harcèle mon sang, que chaque cruauté soit toi qui reviens.
Ne me laisse pas dormir, éloigne de moi la paix !
Alors je gagnerai mon royaume
et lentement je naîtrai.
Ne me perds pas comme une musique facile, ne sois pas caresse ni gant,
taille-moi comme un silex, désespère-moi.
Garde ton amour humain, ton sourire, tes cheveux. Donne-les.
Que vienne vers moi ta colère sèche d’allumette et d’écailles.
Crie. Vomis du sable dans ma bouche, casse-moi la gueule.
T’ignorer en plein jour m’importe peu
et savoir que tu joues face au soleil et à l’homme.
Partage-le.
Je te demande la dure cérémonie de l’entaille,
ce que personne ne te demande : les épines
jusqu’à l’os. Arrache-moi ce visage infâme,
Oblige-moi à crier enfin mon véritable nom.”
Julio Cortázar
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lundi 11 avril 2022
Nécessité du repos et de la pause sourire
La fatigue, voire l'épuisement, sont à l'origine de nombreux conflits. (Hexagramme 47)
Après le repos, chat va toujours mieux. D'où la nécessité de s'offrir du temps pour accueillir ce qui vient à nous. Bonne semaine.
L'image ci-dessous nous démontre l'importance de se poser ;-)
mardi 4 janvier 2022
Laisser des cailloux sur le chemin
« La véritable mesure du développement spirituel tient à la capacité d’un individu à gérer ses émotions destructrices, comme la jalousie et la colère, - pas à l’obtention d’états inhabituels par la méditation, ni à l’exhibition de prouesses physiques. »
Daniel Goleman
(source : Fabrice Jordan)
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mardi 28 décembre 2021
Les voix du coeur
Vous arrive-t-il de vous demander pourquoi nous crions lorsque nous sommes fâchés ? Voici de quoi réfléchir...
Un sage hindou, en visite au Gange pour prendre un bain, remarque un groupe de personnes criant les unes après les autres.
Il se tourne alors vers ses disciples, sourit et demande : Savez-vous pourquoi les gens crient les uns après les autres lorsqu'ils sont en colère? Les disciples réfléchissent pendant un moment et l'un d'eux dit finalement : C'est parce que nous perdons notre calme.
Mais, pourquoi criez-vous quand l'autre personne est juste à côté de vous, demande le guide. Vous pourriez tout aussi bien lui dire ce que vous avez à dire d'une manière plus douce.
Puisqu’aucune des réponses des disciples n'était suffisamment satisfaisante pour le sage, il a finalement expliqué :
Quand deux personnes sont en colère l'une contre l'autre, leurs cœurs sont séparés par une grande distance. Pour couvrir cette distance, elles doivent crier, sinon elles sont incapables de s'entendre l'une et l'autre. Alors plus elles sont en colère, plus elles auront besoin de crier fort.
Qu'est-ce qui se passe lorsque deux personnes tombent en amour ? Elles ne crient pas l’une après l'autre. Elles se parlent doucement parce que leurs cœurs sont très proches. La distance entre eux est soit inexistante, soit très faible.
Et le sage continua...
Quand elles s'aiment encore plus, que se produit-il ? Elles ne se parlent pas, elles chuchotent et obtiennent encore plus de proximité et plus d'amour. Enfin, vient un moment où elles n'ont même plus besoin de chuchoter, elles se regardent seulement et se comprennent. Puis il regarda ses disciples et leur dit :
Ainsi, quand vous discutez les uns avec les autres, ne laissez pas vos cœurs s'éloigner. Ne dites pas les mots qui vous éloignent davantage, ou bien viendra un jour où la distance sera si grande que vous ne trouverez plus le chemin du retour.
Suite à cette lecture, puisse nos cœurs éviter l'éloignement. ❣️
Nicole Charest
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lundi 12 octobre 2020
Nous et les autres
Chaque individu est un enfant de l'univers et il chemine selon un plan établi. En respectant et en honorant notre propre part divine, nous en ferons autant avec autrui. Lorsque nous sommes confrontés à des personnes cyniques, rebelles, en colère, c'est qu'elles ont un malaise psychologique non résolu, en ayant un comportement doux et compatissant envers l'agressivité de l'autre, nous lui insufflons un peu de douceur. Comprendre la déchirure intérieure dont la personne est victime nous aide à faire preuve de plus de compassion, de pardon.
dimanche 7 juin 2020
Spontanéité de l’instant
Et si cela n’est pas ressenti comme tel, simplement laisser la porte ouverte à cela,
Dire oui à la possibilité que cela puisse être ainsi.
Éprouver de la peur est absolument sans problème,
Se faire du souci pour un proche est absolument sans problème,
Se sentir « envahi » par une énergie forte de colère est absolument sans problème,
Pleurer de joie est absolument sans problème,
Être amoureux de la vie est absolument sans problème…..
Lorsque ceci est reconnu, tout peut se détendre, c’est un véritable cadeau.
La recherche de « sens », de mieux-être s’évanouit,
Les jugements et résistances se dissolvent d’eux-mêmes, la dualité s’estompe et s’efface.
Rien n’a changé dans le monde, c’est la perception que l’on en a qui s’est transformée.
Je suis cela en qui tout survient, simplement. Gratitude.
jeudi 9 avril 2020
L'homme est le cancer de la Terre
c'est l'âme humaine en harmonie avec le Tout.
S'il n'y avait plus aucun homme dans cette conscience,
sais-tu ce qu'il adviendrait ?
J'ai répondu non je ne sais pas.
Il a ri.
Mais le monde disparaîtrait !"
(...)
Nous, les Blancs, qui dominons le monde,
L'Indien sait, d'un savoir cellulaire,
Aimer la vie, me disait Lololma,
Il ne connaît plus rien du Grand Mystère."
L'homme est le cancer de la Terre."
Face à une série de cataclysmes sans précédent,
mercredi 11 mars 2020
L'art de s'arrêter
Nous devons apprendre l’art de nous arrêter - arrêter nos pensées, nos énergies d’habitude, notre oubli et les émotions fortes qui nous gouvernent. [...] La pleine conscience est l’énergie qui nous permet de reconnaître notre énergie d’habitude et de l’empêcher de nous dominer. [...]
Nous avons besoin d’éclairer de la lumière de la pleine conscience chaque chose que nous faisons, afin que l’obscurité de l’oubli puisse disparaître. [...]
Nous devons apprendre à devenir solides et stables comme un chêne, pour ne pas être emportés d’ici de la par la tempête. Le Bouddha nous a enseigné de multiples techniques pour nous aider à calmer notre corps et notre esprit et les regarder profondément. Ces techniques peuvent être résumées en cinq étapes :
Reconnaître : Si l’on est en colère, on dit : « Je sais que la colère est en moi. »
Accepter : Si l’on est en colère, on ne le nie pas. On accepte ce qui est présent.
Embrasser : On prend sa colère dans ses bras comme une mère prendrait son bébé en pleurs dans ses bras. Notre pleine conscience embrasse notre émotion et cela suffit déjà à calmer notre colère et à nous calmer.
Regarder profondément : Une fois notre calme retrouvé, nous pouvons regarder profondément ce qui a fait naître cette colère, ce qui a causé la gêne de notre bébé.
Pratiquer la vision profonde : Le fruit du regard profond est la compréhension des nombreuses causes et conditions, principales et secondaires, qui ont fait naître notre colère, qui ont fait pleurer notre bébé.
Notre bébé a peut-être faim, à moins que sa couche ne soit trop serrée. Notre colère a été déclenchée par les paroles blessantes qu’un ami vient de nous dire, et soudain on se rappelle qu’il ne va pas très bien aujourd’hui parce que son père est sur le point de mourir. Nous continuons de pratiquer le regard profond jusqu’à commencer à comprendre ce qui a pu causer notre souffrance. Avec la vision profonde, nous savons ce qu’ il faut faire et ne pas faire pour changer la situation.
samedi 16 novembre 2019
vendredi 19 avril 2019
Quand le silence des mots réveille la violence des maux (3)
La cause d’une maladie n’est pas son sens
Esquisses thérapeutiques
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