Sol sistere, le soleil s’arrête, il s’assoit, il y a un avant et un après :
Je croyais que la vérité était certitude invincible, je découvre que la vérité est vulnérable, que ma certitude peut être blessée et cette blessure est la trace d’une autre certitude, d’une autre vérité, la vérité de l’Autre.
J’accepte désormais que ma vérité ne soit plus invincible mais vulnérable, certitude ouverte, non fermée.
Je croyais que la bonté était vulnérable, fragile, emportée par les violences du dehors, faiblesse !
Je découvre que la bonté est invincible, sans fond, que rien ni personne ne peut la vaincre. On ne peut rien contre la bonté comme on ne peut rien contre l’amour.
L’agneau est plus fort que le dragon. Face à l’innocence, c’est celui qui dévore, qui est dévoré. Peut-être que la puissance de la Vérité, c’est la Bonté qu’elle cachait et qui se dévoile. Une vérité sans amour ne peut être qu’une idole, comme un amour sans vérité est complaisance molle.
Plutôt qu’avec une vérité invincible et une bonté vulnérable, il me faut apprendre désormais à vivre, avec une vérité vulnérable et une bonté invincible.
Une certitude qui accepte d’être blessée et une bonté qui demeure sans limites.
Intercontinentale des consciences, Solstice d’été, 21 juin 2026 - Jean-Yves Leloup
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