vendredi 16 octobre 2026

Unité dévoilée

 "TOUT EST TEL QUE C'EST"


Voyez que dans le "Tout est tel que c'est" il y a une beauté extraordinaire. Dans le "Tout est tel que c'est", il n'y a plus de refus, il n'y a plus d'acceptation. S'il n'y a pas de refus, il n'y a pas d'acceptation. Il n'y a rien à refuser, rien à accepter. Tout est exactement ainsi. Le corps est exactement ainsi, le passé est exactement ainsi, les mémoires sont ainsi, les émotions sont ainsi, la structure de personnalité est ainsi. L'autre est exactement tel qu'il est. Le scénario présent est exactement tel qu'il est...
Voyez cette unité qui se dévoile, ce vécu unifié. L'acceptation et le refus sont alors transcendés. Ils ont perdu leur intérêt, leur fonction.
~ Jean-Marc Mantel
(extrait d'une vidéo)

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jeudi 15 octobre 2026

Obscur intérieur

 

"L’intensité est silencieuse.
Son image ne l’est pas.

(J’aime qui m’éblouit
puis accentue l’obscur
à l’intérieur de moi.)"

René Char 1907-1988

Peinture: Henri Charles Cros 1840-1907 Le nuage rose


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mercredi 14 octobre 2026

Simple automne

Chères amies, chers amis,

Shibata Zeshin, Kaki et fourmis, période Meiji, XIXe siècle

L’automne nous invite à la simplification. Osons nous dépouiller du superflu pour retrouver l’essentiel.

La simplicité porte en elle une puissance redoutable, elle nous pose face à nous-mêmes sans possibilité de fuite. Or nous avons tous tendance à dépenser une quantité non négligeable de temps et d’énergie à la recouvrir de complexité pour éviter un contact trop vrai et trop prégnant avec le réel.

Et si nous osions écouter et voir en direct, en toute simplicité, la réalité qui est là sous nos yeux en cessant de lui imposer nos interprétations, nos théories et nos appréciations. Si nous la laissions être ce qu’elle est, sans critère et sans standard, que se passerait-il ?

La simplicité nous invite à lâcher nos savoirs, à nous dénuder, comme les arbres se détachent de leurs feuilles, pour expérimenter en direct le vent, la pluie et le soleil. Nous n’avons pas besoin de manuels, pour ressentir la vérité et l’intensité de la vie.

Seul le désir de vivre pleinement et intégralement sont nécessaires.

Alors ? Allons-nous enfin oser vivre en vérité et cesser de conceptualiser, théoriser et d’aseptiser la vie en nous et autour de nous ?

Les pratiques proposées, l’assise et l’ancrage ont chacune à leur manière le dessein de nous reconnecter à la simplicité d’être, de nous ramener à notre sagesse et notre plénitude originelle.

- Nathalie Delay

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mardi 13 octobre 2026

Un chemin avec Emmanuel Desjardins

 Une très belle vidéo à découvrir...

Un chemin avec Emmanuel Desjardins



Dans cet entretien réalisé à Hauteville, l'ashram fondé par Arnaud Desjardins en Ardèche, j'ai eu le plaisir de rencontrer Emmanuel Desjardins, fils de Denise et Arnaud Desjardins, auteur de plusieurs ouvrages et actuel responsable spirituel du centre.
Ayant grandi au contact de l'enseignement de Swâmi Prajnânpad, le maître indien de ses parents, qu'il a rencontré dès l'âge de trois ans, Emmanuel Desjardins a suivi un chemin singulier. Après avoir longtemps baigné dans cet univers spirituel, il a lui-même traversé une profonde crise intérieure qui l'a conduit à s'engager pleinement dans cette voie.
Au cours de notre conversation, nous revenons sur son parcours, ses souvenirs d'Arnaud Desjardins et de Swâmi Prajnânpad, mais aussi sur les fondements de leur enseignement, une voie de connaissance de soi qui invite à accueillir la réalité telle qu'elle est, à comprendre ses mécanismes intérieurs et à se libérer progressivement de ses conditionnements.
🙏 Un grand merci à Emmanuel Desjardins pour son accueil, sa disponibilité et la richesse de cet échange.

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lundi 12 octobre 2026

Désobéissance intime

 L’écrivain et philosophe américain Henry David Thoreau a créé le concept et la pratique de la « désobéissance civile », reprise ensuite notamment par Gandhi, en refusant de payer ses impôts à un gouvernement cautionnant l’esclavage. Positionnement qui lui valut un bref – et à dire vrai guère rude – séjour dans la geôle de son village et surtout lui inspira l’essai Civil Disobedience. Mais la grande affaire de Thoreau, ce fut la désobéissance intérieure, tout à fait compatible, son exemple le prouve, avec la désobéissance civile.

Désobéir intérieurement, oui, mais à quoi ? À l’ensemble – et ce n’est pas rien – de nos conditionnements, préjugés, présupposés, opinions toutes faites, en bref à tout ce qui en nous-même relève de l’aliénation, laquelle se traduit nécessairement ensuite dans nos comportements. 

Si il est très connu pour avoir été vivre deux ans dans les bois en grand précurseur de l’autosuffisance, épisode qui donna lieu à son grand livre Walden, classique de la littérature américaine, son projet fonda mental n’était pas d’ordre écologique ou/et protestataire, mais d’ordre spirituel – j’en suis convaincu pour avoir dans ma jeunesse passé plusieurs années à scruter ses écrits en vue de ma thèse de doctorat.

Imprégné, là aussi en précurseur, de textes hindous tels que la Bhagavad Gita (« Le matin, je baigne mon intellect dans la philosophie cosmogonique et prodigieuse de la Bhagavad Gita »), Thoreau cherche avant tout à toucher l’essentiel au plus intime de lui-même, sa nature originelle, le visage qui était le sien avant qu’il soit né, dirait le zen. Ses préoccupations et pratiques écologistes ou « alternatives » avant la lettre, si inspirantes soient-elles, ne sont que la traduction en actes d’une quête intérieure, celle de la vie consciente et délibérée.

« Je suis allé dans les bois parce que je voulais vivre délibérément.

Je voulais vivre intensément et sucer la moelle de la vie.

Réduire à néant tout ce qui n’était pas la vie.

Et ne pas, quand je viendrais à mourir, découvrir que je n’aurais pas vécu ».

Car Thoreau avait compris que si parfois – souvent – la société, l’éducation reçue, le « progrès », les religions, l’idéologie dominante, quelle qu’elle soit, nous aliènent, la désaliénation réelle et profonde ne viendrait pas uniquement de changements à ce niveau mais d’une émancipation intime. En cela, il me semble se révéler très proche du sage swami Prajnanpad, connu comme le maître d’Arnaud Desjardins, pour qui « nos pensées sont des citations, nos émotions des imitations, nos actions des caricatures » et qui prône un passage au crible de tout ce que nous tenons pour acquis.

Ce qu’on peut appeler le « travail spirituel » consiste d’un certain point de vue à de plus en plus désobéir. Désobéir à nos habitudes, à ce vers quoi nous amène la mécanique des pensées qui s’enchaînent, à toutes les mécaniques internes en vérité, hormis celles qui relèvent de la préservation biologique : la mécanique des jugements et donc des exclusions, la mécanique des réactions commises sous le coup de l’émotion, la mécanique de l’obsession de la sécurité et du confort...

Cette désobéissance est sans doute la plus difficile, la plus exigeante et aussi en fin de compte et à long terme la plus puissante. C’est le véritable sens, hélas largement oublié, de la « guerre sainte », contre soi-même.

Les révolutionnaires les plus profonds et les plus radicaux n’ont pas laissé derrière eux une trace sanglante. Les révolutions qui ne substituent pas une nouvelle aliénation à l’aliénation ancienne sont toujours pacifiques, ce qui n’exclut pas radicalité et fermeté. Elles prennent place d’abord dans les consciences.

Gilles Farcet

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samedi 10 octobre 2026

Surgissement

 


Un enclos s’est défait
je me souviens j’étais
une enfant sur les vagues
mordant l’été
au sous-bois des aiguilles
à ce point odorantes
que même entre deux murs la mer
surgit encore

Sabine Dewulf

photo Stéphane Delecroix
Pour ceux qui voudraient se procurer ce livre : https://www.mollat.com/.../sabine-dewulf-pres-du...

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vendredi 9 octobre 2026

Pratique spirituelle

 ET SI NOTRE PRATIQUE SPIRITUELLE NE MARCHAIT PAS ?

Quinze ans de pratique. Et bordel, je ne change pas. Voilà une phrase dure à oser se dire. 

Le retour de stage, on sait tous le raconter : l'ouverture, la clarté, cette impression rare que les choses se mettent enfin en place. Il est beaucoup plus difficile d'avouer qu'après des années d'engagement, on ne sait pas très bien si sa vie en a été transformée.

Surtout quand d'autres semblent franchir un palier à chaque séminaire.

Alors on continue, on s'inscrit au niveau suivant en espérant y trouver la pièce manquante, et le doute s'installe en silence : est-ce que j'avance, ou est-ce que je me suis attaché à l'idée d'avancer ?

Les milieux spirituels ont une réponse toute prête à l'absence de résultats : vous ne pratiquez pas assez, vous n'avez pas lâché prise, vos résistances bloquent le processus. C'est parfois juste, car un travail réel demande du temps et de la rigueur.

Mais cette réponse a un défaut de fond : elle rend la méthode infaillible. Quand ça marche, c'est grâce à l'enseignement ; quand ça ne marche pas, c'est la faute de l'élève.

La tradition chinoise est sur ce point d'un pragmatisme rafraîchissant. Elle parle de gōngxiào 功效, l'efficacité.

Gōng 功, c'est l'effort patient, le travail de l'artisan sur sa matière. Xiào 效, c'est l'effet produit, ce qui se vérifie à l'épreuve des faits. Ensemble, ils posent une question simple : ce que j'investis produit-il quelque chose de réel, et que faut-il ajuster ?

Dans les arts taoïstes, cette question ne trahit pas le chemin, elle en fait partie.

Une pratique qui nourrit la vitalité doit se voir dans le corps, pas seulement dans le bien-être ressenti pendant le cours. Un travail sur l'esprit se mesure à nos réactions ordinaires : l'attention, la patience, la façon dont on encaisse l'imprévu.

Vingt minutes de calme parfait sur un coussin, suivies d'un emportement à la première contrariété, ce n'est pas un progrès. C'est une pause.

Quand la stagnation dure, elle mérite quelques questions franches.

Est-ce que je pratique avec rigueur, ou est-ce que je répète une routine devenue confortable ?

La méthode convient-elle encore à mon tempérament, à ce que je vis aujourd'hui ? Et ne suis-je pas en train de demander à la méditation de régler ce qui relève d'une décision, d'une conversation difficile ou d'un médecin ?

Évaluer sa pratique n'a rien d'une défiance.

On peut commencer simplement : choisir un critère concret, le sommeil, la clarté dans ses choix, le temps qu'il faut pour retrouver son calme après un conflit, et l'observer honnêtement pendant quelques semaines.

Puis en parler à son enseignant, faits à l'appui. De son côté, un enseignant qui entend « ça ne m'aide pas » devrait y voir une information précieuse plutôt qu'une attaque. C'est souvent l'angle de la transmission qui doit s'ajuster, pas l'élève qui est en faute.

Un artisan qui travaille le même bois depuis quinze ans sans que rien ne prenne forme ne se dit pas qu'il manque de foi. Il regarde son outil, son geste, sa matière. Puis il change quelque chose.

Rester fidèle à une méthode qui ne nous transforme pas, c'est parfois de l'habitude, parfois de la loyauté, parfois la peine d'admettre des années sans retour.

Mais du gōng sans xiào, ce n'est plus une pratique, c'est une routine.

Quinze ans d'engagement ne sont pas perdus parce qu'on ose les évaluer. Ils risquent par contre de le devenir quand on refuse de le faire.

Bonne pratique et réflexion

Fabrice Jordan

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jeudi 8 octobre 2026

Déconfiture publique

 3 août dans le TGV Nîmes Paris

Hier soir pendant ce qui sera sans doute le dernier concert de GDR après huit ans d’existence, concert qui par ailleurs s’est très bien passé et nous a valu de beaux retours du public j’ai soudain vécu une désorientation musicale : au moment de jouer un certain morceau que nous avons joué tout l’été et qu’à priori je connais parfaitement je me suis trouvé sur scène comme perdu , incapable de retrouver comment le jouer .
Ce phénomène n’avait rien de rationnel, c’était comme marcher dans une rue familière et soudain ne plus savoir où on est, perdre ses repères .
Je ne me sentais pas consciemment stressé, le concert se déroulait bien et je n’avais aucune appréhension au moment d’attaquer le morceau.
En fait, je devais tout simplement être épuisé en surface (me sentant au fond en forme, je ne remarque pas toujours l’étendue de ma fatigue passagère) et cette grande fatigue de fin d’année a déclenché un « bug ».
Du coup, j’ai assumé cette déconfiture publique, plaisanté en toute sincérité en disant au public que cela faisait certainement du bien à mon ego ou plutôt à ce qui en moi aspire à le déjouer, de me ridiculiser devant 80 personnes… On a tout de même tenté le morceau que j’ai persisté à massacrer de bout en bout, y compris le solo.
Après, ça tombait très bien, venait le morceau sur lequel je me mets au piano. J’ai dit que dégoûté je laissais tomber la guitare pour le clavier… Ça s’est très bien déroulé puis j’ai repris la guitare et terminé le set sans encombres devant un public dansant et enthousiaste qui ne m’a manifestement pas tenu rigueur de ce grain de sable dans la mécanique.
Notre éclairagiste m’a dit ensuite qu’au même moment les lumières avaient grillé. Il se passe parfois des choses étranges .
Ce qui me paraît notable c’est la disproportion entre l’importance que l’ego voudrait mécaniquement accorder à cet incident ( je me suis viandé en public, je suis nul, que pensent les musiciens dans l’assistance etc.) et le fait qu’en vérité, si tout le monde n’a pas pu ne pas remarquer le phénomène, différent de ces "pains" occasionnels qui font partie de la vie du musicien et que le public en général ne capte pas, au final les gens s’en fichent comme le démontrent les retours sincères et chaleureux de l’après concert.
L’ego est naturellement centré sur lui même et ce terrible moment où il a perdu la face tandis que les autres appréhendent l’ensemble, à savoir un bon concert .
La bonne nouvelle c’est que je ne me suis pas identifié à cet égo dont j’ai pourtant aperçu le fonctionnement et la logique automatiques. Je l’ai vu venir avec ses gros sabots et ai décliné son invitation, positionnement qui selon moi constitue l’essence de ce qu’on nomme la pratique .
Je me serais naturellement passé de cet incident mais c’était intéressant.

Gilles Farcet

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mercredi 7 octobre 2026

Simple réel ?

 

Parfois on ne va pas bien et on se dit : "Il faudrait que j'aille bien". Mais où est-ce écrit qu'il faudrait que j'aille bien ? On se fait encore plus de mal en pensant qu'il ne faut pas qu'on n'aille pas bien. Ça n'a pas de sens ! 

On ne peut pas trouver la paix et la joie par soi-même. C'est quand on accepte ce qui est là : "ça ne va pas bien". Alors l'instant est que ça ne va pas bien. C'est écrit nulle part qu'il faudrait que ça aille bien ! Pourquoi ça devrait aller bien ?

À partir du moment où vous dites "oui" au fait que ça ne va pas bien, vous allez remarquer qu'il y a quelque chose qui se détend. Et du coup ça va bien, parce qu'il n'y a plus de refus de ce qui se passe. C'est tout simple en fait le truc !  

~ Marion Renault

(extrait d'une vidéo)

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mardi 6 octobre 2026

Ouvrir

 


Ouvrir : ce verbe me touche beaucoup. 

Je l’emploie souvent dans les poèmes que j’écris. Je l’utilise sous sa forme littérale ou à travers des synonymes.  

Ouvrir les œillères de mes croyances, en me rendant disponible, notamment, aux arguments de ceux qui ne pensent pas comme moi, pour écouter vraiment. Ouvrir mes pensées, étroites et agitées, au surgissement d’un son, d’une voix, d’un éclat de lumière, d’une sensation tactile… 

Ouvrir la conscience de mon corps à l’ensemble de celui-ci, en prêtant attention à ce que je ressens jusque dans les chevilles, les pieds. 

Ouvrir mon cœur à la peine d’un adolescent, à la souffrance d’un adulte, à la douleur d’un corps, à l’impuissance d’un cri, à la lumière aussi comme à l’obscurité, au gris des villes comme à la verdure qui foisonne. 

S’ouvrir à cette angoisse qui parfois nous submerge… Ouvrir notre aptitude à l’attention, la vigilance – comme dirait Pierre Dhainaut, « même la nuit, la nuit surtout… »

Seule la nuit révèle 

le point obscur,

la faille toujours enjambée.

Juste un pas à poser :

ouvrir l’affolement 

exactement où le pont veille.

Sabine Dewulf

Où se cache la soif, peintures de Caroline François-Rubino, L’Ail des ours, 2024

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dimanche 4 octobre 2026

Le non refus

 

"L'acceptation n'est pas le fruit d'un effort. Elle n'est pas un résultat. Elle est ce qui est, lorsque le refus n'est pas."

"Portez votre attention sur le personnage principal, nommé "moi", et non sur ses agissements. Vous verrez ainsi ce personnage naître et mourir en même temps que la pensée. Cette vision libre et détachée du mouvement des phénomènes, vous en détache, sans qu'il n'y ait d'effort pour s'en détacher. C'est ainsi que la conscience regagne sa plénitude oubliée."

"Qu'il y ait des pensées ou qu'il n'y en ait pas, ne change rien à la nature propre de votre être. Que votre corps soit écouté, ou qu'il ne le soit pas, ne change rien non plus à la nature propre de votre être. Tournez l'attention vers l'immuable, et détournez-vous du changeant."

Jean-Marc Mantel « La pratique spirituelle »


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samedi 3 octobre 2026

Soleil des morts

 


« Quand quelqu'un meurt, il ne disparaît pas. C'est l'inverse.

C'est à ce moment-là que la personne apparaît, parce qu'elle est délivrée d'elle-même, de ses ombres, de sa volonté, de son ambition, de tout projet, de toute connaissance que l'on croyait avoir d'elle. Et il y a un surgissement de quelque chose qui, bizarrement, à l'instant où tout s'efface, est ineffaçable. (...)

Les disparus ne sont donc pas des disparus, ils sont une armée douce, fidèle, qui nous assure de recevoir un rayon de soleil.»

Christian Bobin 


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