vendredi 18 septembre 2026

Vie intérieure

LE MONDE COMMENCE AUJOURD'HUI 

extrait - Jacques Lusseyran


" Les yeux créent les couleurs. L’homme fait et défait les paysages. Laissez-moi vous dire ces choses, elles sont trop peu connues et, venant d’un aveugle, elles ont une petite chance de plus de retenir votre attention.

Les yeux font les couleurs. Bien sûr pas les yeux physiques, ceux de l’ophtalmologie. Ces deux organes confus et fragiles en avant de la tête ne sont, après tout, que des miroirs. Les deux miroirs brisés, les yeux continuent de vivre.

Ceux dont je veux parler, les vrais yeux, travaillent au-dedans de nous. Tant pis si le vocabulaire fait défaut, s’il est faible : voir, c’est un acte fondamental de la vie, un acte indéchirable, indestructible, indépendant des outils physiques dont il se sert. Voir, c’est un mouvement de la vie fait en nous avant les objets, avant toute détermination extérieure. Avant les objets et après eux si, par accident, les instruments matériels de la rencontre viennent à manquer. C’est au-dedans de vous que vous voyez.

Si la lumière intérieure ne nous était pas donnée d’abord, et par conséquent les couleurs aussi qui sont la monnaie de la lumière, jamais nous ne pourrions admirer les couleurs du monde.

Voilà ce que je sais après vingt-cinq ans de cécité. Voilà pourquoi je puis vous parler, sans honte ni défi, de ma nouvelle province, de ma Virginie."

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"La vie intérieure, c’est savoir que la paix n’est pas dans le monde, mais dans le regard de paix que nous portons sur le monde. C’est savoir que la joie n’est pas dans le monde comme des dragées dans une bonbonnière, et qu’il suffit d’attendre qu’une société enfin parfaite, ou des appareils, enfin complets, remplissent la bonbonnière. C’est savoir que la joie n’est jamais pour demain, mais pour aujourd’hui, ou alors qu’elle ne sera pas. Être bien sûr que les événements, même les plus doux, la campagne, même la plus fleurie, la paix civile, même la plus durable, ne la donneront jamais. Et cela, pour la simple raison que nous l’avons déjà. "
Jacques Lusseyran

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jeudi 17 septembre 2026

Guerre et bruits de guerre


« Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres: gardez-vous d'être troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. »  Matthieu 24:6
revient le temps
le temps
déjà venu déjà vécu
puis oublié
recouvert si vite
par les couches de cette poussière d’oubli
sécrétée par nos habitudes
ce quotidien que pas grand chose
ne parait pouvoir ébranler
au sein duquel nous ne voulons qu’être tranquille
et que nous meublons
de petits soucis
de rêves mous
d’enjeux tièdes
ponctués de récriminations sans lendemain
de doigts pointés ailleurs que vers notre poitrine
en laquelle palpite obstinément ce cœur fêlé
dont nous ne voulons rien savoir
de peur qu’il ne se brise
alors même que l’urgence
serait justement
qu’il éclate
revient le temps
ce temps
où il va s’agir de faire face
où il ne sera plus faisable
de détourner la tête du brasier
de se rendre sourd au vacarme des reptiles
qui rampent chez les voisins
et pourraient bien en venir à franchir
notre seuil préalablement entrouvert
par celles et ceux d’entre nous
qui ne savent ce qu’ils font
revient ce temps toujours lui
si identique en somme
à ses versions précédentes
car il faut que ces choses
périodiquement
arrivent
non pas une fois qui serait finale
mais à la façon de ces fléaux
à l’issue desquels l’on reconstruit
et dont cependant subsiste une vague mémoire
comme un rongeur à l’œuvre
dans la charpente de notre oubli
revient ce temps où l’individu
se fracasse contre le collectif
où les opinions affolées grillent
afin que subsistent seulement
les valeurs
les valeurs immémoriales
maintenues vivantes dans le sanctuaire
de chaque cœur qui consent
à se savoir brisé

Gilles Farcet

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mercredi 16 septembre 2026

Souffrance ?

D'après certains enseignements spirituels, toute souffrance est en définitive une illusion, et c'est juste. Mais est-ce vrai pour vous ? Le simple fait d'y croire n'en fait pas une vérité. Voulez-vous éprouver de la souffrance pour le reste de votre vie en continuant de prétendre qu'elle est illusoire ? Cela vous libère-t-il vraiment de la souffrance ? 

La souffrance est toujours une forme de non-acceptation, de résistance inconsciente à "ce qui est". L'intensité de la souffrance dépend du degré de résistance au moment présent, et celle-ci, en retour, dépend du degré d'identification au mental. Le mental cherche toujours à nier le moment présent et à s'en échapper. Autrement dit, plus on est identifié à son mental et plus on souffre. 

On peut également l'énoncer ainsi : Plus on est à même de respecter et d'accepter le moment présent, plus on est libéré de la douleur, de la souffrance et du mental. 

~ Eckhart Tolle - Mettre en pratique Le pouvoir du moment présent 

☯️

S'il y a une quelconque forme de souffrance, il n'y a pas de connaissance de soi.

~ Jiddu Krishnamurti - Talk 4, Paris, 27 May 1965

☯️

Il y a illusion lorsqu'il n'y a pas de connaissance de soi.

~ Jiddu Krishnamurti  - Talk 8, Paris, 24 Septembre 1961

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mardi 15 septembre 2026

"La perte est une des plus grandes grâces qui nous soit donnée."


Je suis assez arrivé dans la vie maintenant, j'ai assez vécu pour savoir que la perte est une des plus grandes grâces qui nous soit donnée. Non seulement on ne peut pas l'éviter, on ne peut pas vivre sans perdre, sans perdre beaucoup. On perd des forces, on perd des gens, surtout des gens, on perd des espérances, on perd beaucoup de batailles... C'est impossible de vivre sans perdre.

Et quand vous sentez ça, quand vous l'avez éprouvé, il y a quelque chose comme une sorte de paix qui commence à s'installer. Vous commencez tout simplement à accepter d'avoir à perdre, d'avoir à perdre tout, presque tout avec le temps. 

(...)

Il y a une très belle lumière qui vient de ce qui nous manque, de ce qui nous fait défaut. 

Dans ce qui manque, dans le très peu, dans le très bas, dans les absences, dans tout ce dont follement on cherche à se protéger, il y a quelque chose qui vient et qui en fait est très bienveillant pour nous, très mystérieusement bienveillant. 

La bienveillance est partout, je pense, mais il est possible qu'elle craigne un tout petit peu quand on a un peu trop de confort ; il est possible qu'elle s'éloigne, qu'elle ne sache pas comment faire. 

~ Christian Bobin - Entrevue radiophonique avec Thierry Lyonnet sur RCF Notre-Dame, 2009

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lundi 14 septembre 2026

Une attention pour l'émotion

J'ai passé une semaine avec Ilios Kotsou lors d'un stage sur la vision sans tête. A la fin, nous ressentions d'ailleurs un calme où les émotions revenaient tranquillement à leurs places...


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dimanche 13 septembre 2026

Ne pas savoir

 

🌱 Graines de conscience

« Si nous savions ce que nous ne savons pas ! »
« Dieu, nul ne l’a jamais vu »
Le Réel, nul ne l’a jamais vu, nous ne connaissons que les réalités visibles qui le manifestent.
La Vie, nul ne l’a jamais vue, mais nous ne connaissons que les atomes, les cellules, la biologie qui l’incarnent.
La Conscience, nul ne l’a jamais vue.
Nous ne connaissons que les organes, les pensées et les images qui témoignent de son existence.
L’Amour, nul ne l’a jamais vu.
Nous ne connaissons que les désirs, les émotions et les sentiments qu’il éveille dans nos corps.
Dieu n’est pas à portée de main ou de concept, à moins que notre main et notre cerveau, soient capables de saisir l’espace ou la lumière…
Pourtant, Dieu est à portée de souffle, si nous respirions un peu plus profondément…
Mais le souffle « nous ne savons ni d’où il vient, ni où il va ».
Ni d’où vient l’inspir, ni où va l’expir, c’est pourtant de là que nous venons, et c’est là où nous allons.
Savoir que nous ne savons pas ne devrait pas nous empêcher d’écouter. Au contraire, cela pourrait redoubler notre attention, si ce n’est notre étonnement…
Le souffle (pneuma) et avec Lui la vie, la conscience, l’amour… nous est donné à chaque instant…
Si nous savions ce que nous ne pouvons pas savoir !
« Si tu savais le don de Dieu », disait-Il…
Jean Yves Leloup, septembre 2026
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samedi 12 septembre 2026

Komorebi


 Il existe des mots qui ne devraient jamais être traduits. Le japonais a ce talent d’enfiler des perles linguistiques pour dire l’indicible. Komorebi en fait partie : la lumière du soleil qui filtre à travers les feuilles. Trois syllabes pour saisir ce moment fugace où le vent, en bougeant les branches, joue au projectionniste avec le ciel.

Je me souviens d’une marche un peu molle, un après-midi où la chaleur écrasait la ville. Je m’étais réfugié sous une rangée d’arbres et soudain, sur le sol, se mirent à danser ces taches mouvantes de lumière. Rien d’extraordinaire en apparence — juste le soleil qui se frayait un chemin au travers du feuillage. Mais dans l’instant, tout sembla ralentir. J’eus la conviction que si le monde devait se dire en une seule image, ce serait celle-là : une clarté intermittente, ni tout à fait ombre ni tout à fait soleil.

Les Japonais en ont fait un mot ; nous, pauvres Européens, nous parlons de « rayons de soleil dans les arbres », avec la lourdeur d’un inventaire. Eux y voient une expérience esthétique, un rappel discret que la beauté n’est pas seulement dans les œuvres mais dans les interstices, dans ce qui échappe.

Le komorebi est une pédagogie lente : il enseigne qu’il faut parfois lever la tête, s’arrêter sous un arbre et accepter que le monde vous couvre de motifs mouvants comme une tapisserie que le vent aurait décidé de repeindre à chaque seconde.

Le mot komorebi (木漏れ日) désigne un phénomène très précis mais profondément poétique :

木 (ko) = arbre

漏れ (more) = fuite, passage, filtre

日 (bi) = soleil, lumière du jour

C’est ce jeu de clair-obscur qu’on observe quand, sous une futaie, le vent bouge doucement le feuillage et laisse passer des taches de lumière mouvantes sur le sol, comme un motif vivant projeté par la nature.

En japonais, ce mot est chargé d’une nuance que nous n’avons pas vraiment en français : il n’évoque pas seulement la lumière, mais aussi la sensation qu’elle produit, ce mélange de beauté, de douceur et d’éphémère. Le komorebi est moins une observation physique qu’une expérience esthétique et sensorielle, une manière d’habiter le monde avec attention.

Et si je devais retenir une morale de ce petit théâtre de lumière, ce serait celle-ci : le soleil ne cherche pas à tout éclairer, il s’amuse à partager. Une part pour les feuilles, une part pour la terre, et entre les deux, pour nous autres, voyageurs distraits, un spectacle gratuit.

Source : site the swedish parrot

vendredi 11 septembre 2026

Etreinte...

En astrologie chinoise ou Bazi, on étudie les troncs, les branches et les troncs cachés pour découvrir les racines de notre personnalité.
Nous descendons des arbres. Ils sont notre ancrage sur cette planète



L'idée d'étreindre un arbre me plaît... parce que nous étreignons non seulement un "être vivant", mais quelque chose de vital qui fait partie de la nature, de la terre. Quand on touche le tronc d'un arbre, on effleure en même temps ses racines qui s'allongent en profondeur. En conséquence notre caresse monte à la cime des arbres, se dirige vers le ciel, et redescend vers la terre où nous irons tous en fin de vie.

Enlacer un arbre signifie étreindre le monde entier.

Jon Kalman Stefansson

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jeudi 10 septembre 2026

Avant les mots


Qu’y a-t-il avant les mots ? Le murmure ou le cri. Le geste aussi, l’action. Parfois ils font mieux que les mots.

Mais surtout, bien entendu, il y a le silence. Qui demeure même lorsque des mots s’élèvent… 

La plénitude du silence.  

Je me retrempe dans cet arrière-plan tranquille. Puis je l’oublie. Puis j’y reviens. Et l’oublie de nouveau. 

Mais rien ne peut m’empêcher d’y revenir…

Sabine Dewulf

Image : Peinture de Michel Remaud dans Avant les mots de Jean Lavoué (livre d'artiste, photo personnelle). 

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mercredi 9 septembre 2026

Wabi-Sabi (侘寂 — japonais)


Le wabi-sabi est un concept esthétique et spirituel qui célèbre l’imperfection des choses. Axée sur la notion de beauté et du temps qui passe, cette pensée touche l’univers de l’art, de la littérature et du développement personnel. Découvrez cette philosophie du bonheur inspiré des moines bouddhistes et du taoïsme.

Pour mieux comprendre le concept du wabi-sabi, intéressons-nous à son étymologie. Tout d’abord, ce mot se compose de deux idées : wabi et sabi.

Wabi traduit la simplicité, la nature et évoque la beauté dans sa forme la plus modeste. Les imperfections faisant partie de l’harmonie. C’est l’enchantement que l’on éprouve lorsque l’on regarde une fleur gracieuse à laquelle il manque un pétale, par exemple.

Sabi traduit l’usure naturelle par l’œuvre du temps ainsi que l’attrait pour les choses qui ont du vécu. Alors, on apprécie un meuble patiné, les petites marques du vieillissement, etc.

Le concept wabi-sabi célèbre la beauté de l’imperfection et de l’impermanence, reflet même du cycle de la vie. C’est un principe selon lequel l’harmonie réside dans le naturel et la spontanéité et non dans l’absence de défauts. Ainsi, l’asymétrie, l’impermanence, les déséquilibres, les formes incomplètes et les cassures viennent sublimer les choses. 

Le wabi-sabi c’est la plénitude que l’on ressent lorsque l’on contemple un paysage naturel, un bol en terre cuite d’aspect irrégulier ou encore lorsque l’on savoure un vin bonifié avec les années.

Aujourd’hui, la recherche de perfection envahit le monde moderne dans tous les domaines sans pour autant apporter satisfaction à ceux qui se démènent. Au Japon, pays des traditions et de la modernité, le wabi-sabi fait partie intégrante de la culture que ce soit dans la notion du beau ou dans la spiritualité.


Adopter le wabi-sabi au quotidien

👁 Changer son regard

Tout d’abord, apprenez à changer votre regard et prenez conscience de la beauté des choses imparfaites. Cette petite fissure dans le mur n’apporte-t-elle pas un peu plus de cachet à votre appartement ? Ces marques du temps, ces cicatrices ne sont-elles pas le reflet d’un vécu incroyablement riche et parsemé d’épreuves qui vous rend unique ?

🤦♀️ Se débarrasser du superflu

L’étape suivante consiste à retirer le superflu de votre vie. Débarrassez-vous de ce qui ne vous sert pas, des objets inutiles, des vêtements que vous ne portez jamais. Aussi, pourquoi ne pas essayer de vous passer de télévision ou de smartphone afin de revenir à l’essentiel et de vous tourner davantage vers les activités d’extérieur comme le jardinage ?

🍎 Consommer moins et mieux

Le wabi-sabi c’est aussi privilégier le commerce local, équitable et artisanal en consommant de manière raisonnée ; ne plus jeter à outrance, mais recycler tout ce que l’on peut.

😍 Éprouver de la gratitude

Plutôt que de passer du temps à penser à ce que vous n’avez pas et à critiquer les autres, pourquoi ne pas exprimer votre gratitude pour ce que la vie vous offre ? Vous avez peut-être la chance d’avoir une famille aimante, des amis sur qui compter, des collègues sympas et puis… vous n’êtes pas si mal que ça.

👍 Reconnaître ses qualités

Il vous arrive souvent de vous focaliser sur vos défauts. Sachez que cela ne vous aide pas à vous sentir bien ni à vous rendre meilleur. Et si vous faisiez plutôt la liste de vos qualités pour changer ?

❤️ L’acceptation et l’amour inconditionnel

Finalement pour être heureux, il suffit de s’aimer tel que nous sommes en acceptant nos imperfections et celles des autres. Cela demande également un certain lâcher-prise sur soi-même et sur l’environnement.

Le wabi-sabi ou l’art de l’imperfection révolutionne la conception du monde qui nous entoure. A travers cette philosophie qui prône le retour à l’essentiel se trouve probablement l’une des clés du bonheur. Que ce soit dans le domaine de l’art, de la spiritualité ou même de la psychologie, la philosophie wabi-sabi fait de nombreux adeptes. Et vous, êtes-vous prêt à l’adopter ?

Extraits du site Univers du Japon

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mardi 8 septembre 2026

NE DOUTEZ PAS DE VOUS !


Un nouvel épisode de la série Une lignée vivante intitulé " Ne doutez pas de vous ". 

Témoin des pérégrinations américaines d’Arnaud Desjardins et réalisé par Guillaume Darcq, cet épisode clôt la saison « Un phare aux Amériques » par un foisonnement d’actes d’amour.



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lundi 7 septembre 2026

Etat de simplicité


 "Alors que vous méditez, il est naturel que les pensées continuent de surgir. Le point n'est pas d'essayer de les arrêter, ce qui serait impossible de toute façon, mais de les libérer.

Cela se fait en restant dans un état de simplicité, qui permet aux pensées de surgir et de disparaître sans s'accrocher à elles.

Lorsque vous n'entraînez plus le mouvement des pensées, elles se dissolvent tout seuls sans laisser de trace.

Lorsque vous n'abîmez plus l'état de calme avec des fantasmes mentaux, vous pouvez maintenir la sérénité naturelle de l'esprit sans effort.

Parfois, laissez vos pensées couler, et observez la nature inébranlable derrière elles.

Parfois, coupant brutalement le flux des pensées, regardez la conscience nue."

~

Dilgo Khyentse Rinpoche

De : "Le trésor du cœur des éveillés"

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dimanche 6 septembre 2026

Dire OUI

 

" Me vient à l'esprit que, par contraste, notre époque marche sur la tête en valorisant le non. Elle nous a convaincus que refuser c'est faire montre d'intelligence, de puissance, d'autonomie, d'indépendance. Méfiance, rejets, réfutations et critiques systématiques passent pour des vertus. Seuls le niais ou le frêle acquiescent.

Une faiblesse que de dire oui ? On a besoin de force pour consentir, de courage pour dire oui au risque, oui au danger, oui à l'aventure, oui à l'autre, oui à l'amour quand il se présente, oui à l'amour quand il demande des efforts, oui à la Révélation, oui à Dieu."

( Le Défi de Jérusalem - Eric-Emmanuel Schmitt )

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