dimanche 8 novembre 2026

Amour sans ennemi

 Il existe en effet une loi qui est au-dessus de toutes les lois, une vérité qui est au-dessus de toutes les vérités, c'est celle de l'amour:« Je veux la miséricorde et non le sacrifice.» Le leitmotiv de toute spiritualité, c'est l'amour. Non pas l'amour ordinaire- j'aime ceci et, par conséquent, je n'aime pas cela- mais l'amour suprême qui est un état d'être et transcende l'opposition du «j'aime et je n'aime pas ». Une des caractéristiques essentielles de cette transformation de l'homme charnel en homme spirituel, c'est cette loi d'amour. Tout le monde connaît la célèbre réponse du Christ à un docteur de la Loi venu l'éprouver : « " Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. " Voilà le premier et le grand commandement. Et voici le second qui lui est semblable:" Tu aimeras ton prochain comme toi-même." De ces deux commandements dépendent toute la Loi et les Prophètes * » Pour atteindre cet amour, il est indispensable de dépasser le stade du jugement et de la condamnation.

Mais il est difficile, que nous soyons hindous, bouddhistes, musulmans ou chrétiens, d'être libres de nos écritures - bien que l'histoire soit là pour nous remémorer combien l'attachement à l'aspect pierre, roc, de la vérité a pu conduire à un manque d'amour. Nous sommes attachés à ce qui nous a été présenté comme la vérité et est devenu pour nous une opinion qui nous empêche d'accéder à cet autre niveau, à cette autre loi qu'est l'amour. L'essentiel est donc de détecter en vous les obstacles à cette possibilité d'amour, les attractions et répulsions qui font que vous pouvez encore ne pas aimer. A cet égard, souvenez-vous, le "Aimez vos ennemis" du Christ n'a pas seulement un sens moral, comme les enfants le comprennent d'abord. Il ne s'agit pas seulement de nos ennemis humains mais de tout ce que nous sentons comme nos ennemis, c'est-à-dire chaque situation et chaque événement de la vie qui, pour parler un langage moderne, nous agresse. Si nous n'élargissons pas le sens de cette parole, nous perdons une partie de la richesse de l'enseignement. Tant que nous sommes encore soumis à la mentalité dualiste ordinaire, au sens de l'ego, à la tyrannie du mental, tout ce qui ne nous convient pas, tout ce qui représente un contretemps à nos yeux, tout ce qui fait lever en nous une émotion douloureuse devient notre ennemi.

Arnaud Desjardins - en relisant les évangiles

* Matthieu 22, 37-40.

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samedi 7 novembre 2026

Celui qui voit

 


Poonja : 

« -Avez-vous vu Dieu ? Demandai-je ? Si oui, pouvez-vous faire en sorte que je le voie ? Je suis prêt à payer n’importe quel prix, même de ma vie, mais votre rôle est de me montrer Dieu. »

Ramana Maharshi :

« -Non, me répondit-il, je ne peux pas vous montrer Dieu ou faire en sorte que vous le voyiez, car Dieu n’est pas un objet pouvant être vu. Dieu est le sujet. Il est Celui qui voit. Ne vous occupez pas des objets que l’on peut voir. Cherchez Celui qui voit. » Il ajouta également : « Vous seul êtes Dieu ».

H.W.L. Poonja, Papaji 🌹« A la Source de l’Être »

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vendredi 6 novembre 2026

jeudi 5 novembre 2026

Une demande de rien

 
"Comme lorsqu'on laisse la fenêtre ouverte et que l'air entre à sa guise, la méditation c'est tout ce que l'air apporte, c'est tout ce qu'est le vent. Mais si vous êtes aux aguets, si vous attendez que le vent s'engouffre par la fenêtre parce que vous l'avez ouverte, jamais le vent ne viendra.

Il faut qu'elle soit ouverte par amour, par affection, en toute liberté, et pas dans l'attente de quelque chose.

Et voilà ce qu'est cet état de beauté, cet état de l'esprit qui voit mais ne demande rien." 

J. Krishnamurti

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mercredi 4 novembre 2026

Pohoda

 Ce terme traduit une paix intérieure, une absence de stress et un sentiment d'aise face à l'instant présent.

En tchèque, c'est un véritable art de vivre qui consiste à apprécier les plaisirs simples (comme boire une bière entre amis ou profiter d'un beau temps ensoleillé).

"Pohoda appartient aux seuls Tchèques. On devine. On imagine : « L’image qui s’impose est celle d’un jardinet protégé du monde, où quelques intimes entrechoquent leurs chopes en soupirant d’aise. Selon les intonations, la pohoda en appelle à se calmer, assure que tout va bien, propose de se la couler douce, évoque un paradis perdu ». 

Mais la meilleure définition, ou disons la plus belle, c’est celle-ci : « Une aspiration de vie ». Qui anime le peuple tout au long de son histoire. Qui a aidé à vivre, à survivre à la domination impériale, au communisme, aux vicissitudes de l’Histoire, aux chars soviétiques." (André Crettenand)

Pohoda c'est :

• Bien-être et confort quotidien

• Quiétude, sérénité et calme (comme la pohoda nedělního večera, la quiétude d'un dimanche soir)

• État d'esprit détendu (« To je pohoda ! » signifiant « C'est cool / tranquille »).

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mardi 3 novembre 2026

Pensée et intuition

 Le verbe « penser » vient du latin « pensare » qui signifiait peser, soupeser. Immédiatement, j’entends ici « peser le pour et le contre ». 

De fait, la pensée rationnelle permet d’abord d’évaluer le poids d’une idée et, ce faisant, de la comparer à d’autres. Elle fait œuvre de discernement. La pensée clarifie. Elle isole, examine, juge du bien-fondé. Elle analyse, elle déplie, détaille, découpe et définit. C’est à travers elle que l’on peut opposer deux catégories, par exemple. Elle est gouvernée par le principe de non-contradiction. Elle est l’outil indispensable de toute réflexion, qu’elle soit scientifique ou philosophique.

Mais l’esprit humain ne se contente pas de penser. Au-delà de cette première étape nécessaire, il peut développer une faculté intellectuelle beaucoup plus intuitive. Une aptitude à pressentir, à méditer, à estomper les contours de son objet. L’intuition vient esquisser des liens imprévus. Elle s’adosse à l’imagination, c’est-à-dire la faculté de former des images. Ce faisant, les contraires adoucissent leurs arêtes, ils peuvent même obéir à un mouvement de renversement qui les rend moins catégoriques, plus souples et fluides. Nous entrons alors dans le domaine – au sens large – du symbolique ou de la spiritualité. 

Ces deux facultés, la pensée et l’intuition, ne sont pas hermétiques l’une à l’autre. Elles cohabitent parfaitement dans l’esprit. Elles sont complémentaires et se relient par des sortes de ponts qui les rendent, l’une et l’autre, plus valables, plus subtiles. C’est ainsi que la pensée rationnelle peut s’enrichir d’une infinité de nuances, quand l’intuition peut s’affermir et devenir plus communicable à travers des comparaisons, des métaphores...

Puissions-nous les utiliser l’une et l’autre, au service de chacune ! C’est ainsi que l’intellect peut échapper à la tentation de vaincre l’adversaire en prétendant avoir raison ou, inversement, de le noyer dans une confusion qui risque de le captiver sans qu’il exerce son esprit critique.

Sabine Dewulf

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lundi 2 novembre 2026

Muscler la marche

Nouvelle et première semaine de novembre : ça marche !


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source : que choisir santé

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dimanche 1 novembre 2026

A prendre ou à laisser



Dans le monde de l’esprit, c’est en faisant faillite qu’on fait fortune.
C’est assez beau cette vie où on ne peut rien faire qu’échouer, tu ne crois pas ?
Le manque est la lumière donnée à tous.
~ Christian Bobin
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Si Dieu veut me donner ce que je désire, je le possède et en suis comblé ; si Dieu ne veut pas me le donner, c'est par la privation que je le reçois dans cette même volonté divine qui, justement, ne veut pas, et ainsi, c'est en étant privé que je reçois, c'est en ne prenant pas que je prends.
Qu'est-ce donc qui me manque ? Car c'est sûr et certain, on possède plus Dieu dans la privation que dans la possession. En effet, quand on reçoit, c'est le don lui-même qui nous console et nous rend joyeux. En revanche, quand on ne reçoit pas, on n'a rien, on ne trouve ni ne sait rien qui puisse nous réjouir, hormis Dieu et la seule volonté divine.
~ Maître Eckhart

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samedi 31 octobre 2026

Partage du rire

 


"Il a fini par comprendre une chose très simple : il avait appris à rire.

Il disait ne prendre au sérieux que ce qui compte vraiment, et rire du reste. 

Affronter la vie avec de l'humour rend plus fort, et le plus grand trésor, c'est d'avoir quelqu'un avec qui partager ce rire. "


« Vous devez apprendre à rire ; voilà notre exigence. Vous devez saisir la part d'humour que recèle l'existence. Pour atteindre l'humour supérieur, cessez d'abord de vous prendre trop au sérieux. »

Hermann Hesse 

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Le rire pur, le rire d'enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés.

Arnaud Desjardins 


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vendredi 30 octobre 2026

Esprit de réalité


« La recherche de la réalité est la plus dangereuse de toutes les entreprises, car elle détruira le monde dans lequel vous vivez. 

Mais si vous êtes motivé par l'amour de la vérité et de la vie, vous n'avez rien à craindre. 

Essayez de comprendre : ce que vous pensez être le monde, est en réalité votre propre esprit. »

Nisargadatta Maharaj


• La destruction des illusions : Ce « monde » dont parle Maharaj n'est pas la réalité physique brute, mais l'ensemble de nos croyances, conditionnements, identités construites, peurs et schémas mentaux auxquels nous sommes attachés pour nous rassurer.

• Le vertige de la vérité : Chercher à voir ce qui est réellement oblige à abandonner les conforts de l'ego et les illusions familières. C'est dangereux pour la structure psychologique car cela fait s'effondrer les repères habituels.

• L'amour de la vérité comme guide : Maharaj ajoute souvent que si la démarche est mue par un amour sincère de la vérité et de la vie, il ne faut pas céder à la peur, car au-delà de la chute des illusions se trouve une clarté libératrice.

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mercredi 28 octobre 2026

mardi 27 octobre 2026

Voir et s’émerveiller, tout un art !


Il faut de l’audace pour oser voir sans réagir.
Pourtant seul ce regard est réel,
le regard soumis au mouvement de mon attraction, répulsion ou indifférence manque sérieusement de clarté.

Voilé par mon interventionnisme il ne peut plus accéder au vrai et m’isole dans un monde de concepts et de jugements.
Par ma réactivité je blesse le réel, je l’ampute de sa dimension sacrée et spatiale. Il devient une image plate, engrangée dans mon cerveau.
Je finis par voir essentiellement à partir de la mémoire, par besoin de sécurité.
Mon cerveau perd ainsi sa plasticité et sa capacité naturelle à la globalité.

L’audace de se donner au vrai a un goût de liberté totale et radicale, elle ouvre un espace sans cadre.
Je ne subis plus mes limites quand je ne réagis pas à ce que je perçois.
J’ai enfin une chance de rencontrer le réel dans sa réalité organique, vibrante.
Il se révèle multidimensionnel et infini, d’une richesse insoupçonnée, captivante et surprenante.
Voir c’est prendre un risque, celui de devenir libre, vivant et de s’émerveiller.

Nathalie Delay


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