Si l'on souhaite se libérer définitivement de la souffrance, il est important de bien distinguer ce qu'il faut faire de ce qu'il ne faut pas faire. Car on ne peut espérer goûter le fruit d'un acte bénéfique que l'on n'a pas accompli, ni échapper aux conséquences de ses propres méfaits. Une fois mort, nous suivrons le sillage de nos actes, les bons et les mauvais. À présent que nous avons le choix entre deux chemins qui nous conduisent l'un vers le haut et l'autre vers le bas, n'agissons pas en contradiction avec nos désirs les plus profonds. Pratiquons tous les actes bénéfiques possibles, mêmes les plus infimes. Les gouttes, en s'ajoutant, ne finissent-elles pas par remplir une grande jarre ?
vendredi 20 mars 2026
Pratique des actes bénéfiques
Si l'on souhaite se libérer définitivement de la souffrance, il est important de bien distinguer ce qu'il faut faire de ce qu'il ne faut pas faire. Car on ne peut espérer goûter le fruit d'un acte bénéfique que l'on n'a pas accompli, ni échapper aux conséquences de ses propres méfaits. Une fois mort, nous suivrons le sillage de nos actes, les bons et les mauvais. À présent que nous avons le choix entre deux chemins qui nous conduisent l'un vers le haut et l'autre vers le bas, n'agissons pas en contradiction avec nos désirs les plus profonds. Pratiquons tous les actes bénéfiques possibles, mêmes les plus infimes. Les gouttes, en s'ajoutant, ne finissent-elles pas par remplir une grande jarre ?
jeudi 19 mars 2026
Pensées sur moi
Quand nous pensons continuellement ‟moi ! moi ! moi !” et ne parlons que de nous-mêmes, nous réduisons considérablement la dimension du monde que nous voulons nôtre, et les événements qui se produisent dans la sphère étroite de cet égoïsme nous affectent profondément et troublent à coup sûr notre paix intérieure. La situation est très différente quand nous nous sentons en premier lieu concernés par les autres, quand nous pensons que ces derniers sont si nombreux que nos préoccupations personnelles, en comparaison, sont négligeables. Si, de plus, notre désir est de résoudre leur souffrance, celle-ci, loin de nous décourager, ne fait que renforcer notre courage et notre détermination, à l'inverse de l'apitoiement sur soi qui nous déprime et sape notre courage.
14ème Dalaï Lama, TENZIN GYATSO (b. 1936)
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Ecoute
mercredi 18 mars 2026
Brin d'herbe
Dessous, c'est l'abîme. Pour ne pas y glisser, je m'accroche à un brin d'herbe. Depuis quarante-cinq ans je m'y accroche et il tient, miraculeusement il tient.
Christian Bobin, Autoportrait au radiateur
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mardi 17 mars 2026
A côté de la vie
lundi 16 mars 2026
Sur la route spirituelle avec Véronique Desjardins
Véronique Desjardins, son parcours, sa sadhana, et à son rôle spécifique dans la transmission de l'Adhyatma Yoga tel que véhiculé à Hauteville.
dimanche 15 mars 2026
Une autre réalité ?
"Chaque difficulté me montre que je ne suis pas libre, que je voudrais que la réalité soit autrement que ce qu'elle est"...
Q : Dans un entretien, tu disais que tu te trouvais dans un voyage sans fin, que le cœur est un abîme sans fond et que dans notre essence, on pouvait mourir toujours plus. Est-ce que cela signifie qu'il n'y a pas d'éveil définitif où l'on arrête de souffrir et que l'on voit le monde depuis sa vraie beauté ?
Nathalie Delay : On ne pourra jamais simplement effacer la souffrance. Mais mourir toujours plus veut dire se dissoudre dans un "Je ne sais pas". Tout ce que la vie nous montre, c'est exactement ce dont nous avons besoin pour nous libérer des illusions qui nous rendent malheureux. Nous mourons à la vue du mensonge que pour être heureux, nous aurions besoin d'autre chose que ce qui est déjà là. Cette mort permanente de la personne doit avoir lieu au niveau cellulaire. Il s'agit au final d'une déprogrammation du cerveau. La mort de la personne est synonyme de la reconnaissance que tu es l'Absolu. Cette reconnaissance est sans fin, car l'Absolu est sans fin.
Tu ne vas jamais pouvoir dire : "Maintenant je l'ai". S'éveiller signifie ouvrir une porte – mais le voyage sans fin ne fera que commencer. Ce n'est pas le chemin d'une personne, mais un mouvement vers l'Absolu.
Q : Dans différents enseignements et livres spirituels, il est dit que nous les humains pourrions et devrions devenir des créateurs. Est-ce à l'opposé de ce que tu enseignes – notamment de simplement écouter et d'aller d'instant en instant avec la vie, comme elle se montre, sans résister ?
N.D. : Quand tu ouvres la porte vers l'Absolu, tu te rends compte qu'il n'y a pas une personne qui pourrait créer quelque chose. Il y a seulement un seul créateur – tu peux l'appeler comme tu veux : Conscience, Shiva, Dieu, Amour. Le plus tu te libères de l'idée d'être quelqu'un, le plus ce créateur universel peut se montrer à travers toi. Alors tu fais l'expérience que quelque chose te pénètre, quelque chose qui incarne cet aspect universel et créateur. Le plus tu te libères de toi-même, le plus la création peut se déployer en toute beauté à travers toi.
Q : Tu as suivi la voie de l'illumination quand tu étais pleinement dans la vie : tu étais dans une relation, tu avais une fille et un métier exigeant dans le domaine publicitaire. Comment as-tu trouvé le temps pour la pratique de la méditation ?
N.D. : Dans mon quotidien, il n'y avait pratiquement pas de temps pour une pratique formelle. Il y a eu une période où je voulais quitter ma fille, pour me retirer et me consacrer à une voie spirituelle – mais mon maître me l'a strictement interdit. Il disait que ma fille et mon quotidien étaient ma pratique. Alors j'ai fait 30, 40 fois par jour une micro-pratique : arrêter, prendre quelques respirations conscientes, sentir le sol sous les pieds et le ciel sur la tête. Les exigences du quotidien étaient des maîtres inexorables.
Chaque difficulté me montre que je ne suis pas libre, que je voudrais que la réalité soit autrement que ce qu'elle est. Dès que je peux arrêter de me battre contre la réalité, je suis libre. Nous cherchons l'illumination dans le dernier recoin de l'Himalaya, alors qu'elle nous attend dans notre propre cuisine.
~ Nathalie Delay
Extrait d'un entretien paru dans la revue "Yoga Aktuell", édition 2/2017
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samedi 14 mars 2026
Vivre le silence
Inspirer, ressentir la plénitude d’être.
Percevoir la sensation d’être sans caractéristique, radiation subtile, douce. L’inspire nous déploie, recevons son potentiel.
Goûtons la simplicité du miracle d’être, les chants du printemps le célèbrent.
Et nous ? Célébrons-nous ou sommes-nous emmurés dans nos plaintes et nos soucis ? Enfermés au point de ne plus prendre le temps, d’admirer le tableau vivant du ciel, d’écouter la symphonie du monde et de savourer le Silence.
Le Silence toujours et partout présent, seule l’oreille du cœur l’entend.
Notre pratique consiste à nous familiariser avec le Silence qui sature toute la création, imprègne chacune de nos cellules et vibre au plus profond de notre cœur.
De percevoir au milieu de la foule et du tumulte ambiant que le Silence est là. Refuge ultime, en lequel nous retrouvons notre axe et notre aplomb.
Il ne s’agit pas de se retirer du monde mais d’apprendre à vivre à la fois le Silence et l’agitation et dans notre présence élargie les vivre comme une totalité complète et parfaite.
Apprendre à ne pas tourner notre attention exclusivement sur les paroles externes pour entendre les paroles de silence que les cœurs échangent si nous leur laissons l’espace de respirer. Si nous cessons de les bâillonner par nos peurs, nos jugements et nos à priori.
La pratique du Silence par excellence est la prière silencieuse, celle du Souffle.
Inspire — Je suis, expire — l’Essence suprême, Source de tout ce qui est.
Rappel incessant de notre véritable identité.
Nous sommes à la fois le Silence et ses expressions externes — colorées et sonores. Laissons nos paroles, nos actes émaner du Silence vibrant qui gît dans le fond de notre cœur.
Il est une Source vivante qui désaltère notre être comme aucune autre substance terrestre, même la plus suave, ne pourra jamais le faire.
- Nathalie Delay
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vendredi 13 mars 2026
Hommage à une âme forestière
Les forêts perdent une de leurs plus grandes alliées : « Lulu du Morvan » est décédée à l’âge de 84 ans.
Lucienne Haèse s’est battue toute sa vie pour protéger les arbres et empêcher les « coupes rases », qui consiste à raser tout ou partie d’une parcelle de forêt pour la sylviculture intensive.
jeudi 12 mars 2026
Infantilisme
Aucune chaîne n’est plus solide que le plus faible de ses anneaux, aucun homme n’est plus fort que sa plus grande faiblesse. Voilà la vérité.
Le commencement de la transformation en adulte, c’est le
goût de la vérité, qui vient de vous-même, pas qui vous est imposé du dehors,
le goût et l’amour de la vérité. Car l’enfant n’aime pas la vérité ; l’enfant
aime bien mieux, vous le savez tous, des rêves, des imaginations. Je suis
Zorro, je suis le chef des Indiens, je pilote des avions... Swâmiji m’avait
donné l’exemple d’un enfant qui prenait le stéthoscope de son père médecin et
se promenait en affirmant : « Je vais soigner les malades pour gagner de
l’argent. » Les enfants ne cherchent pas la vérité ; ils aiment faire semblant,
ils aiment prétendre. Et un adulte qui n’a pas le goût personnel de la vérité,
de la vérité coûte que coûte et à n’importe quel prix, est encore un adulte
infantile. Le commencement du passage de l’enfant à l’adulte s’accomplit quand
cette nécessité devient plus forte que prétendre, plus forte que se rassurer,
plus forte que faire semblant, plus forte qu’être aimé – plus forte que tout le
reste je veux la vérité. C’est la promesse de l’adulte un jour.
Regardez-vous vous-même, avec une grande exigence et une
grande lucidité parce que ce n’est pas tellement facile, j’en parle en
connaissance de cause. Où suis-je totalement vrai ?
Où est-ce que je me mens à moi-même ? Où suis-je empêtré
dans mes illusions ? Et vous découvrirez que la vérité a été tellement perdue
de vue – la vraie vérité, pas celle qu’on arrive à faire croire aux autres
parce qu’on est un peu plus habile – que vous ne la retrouvez plus.
Vous êtes, dans une certaine acception du mot, « aliénés »,
c’est-à-dire « étrangers à vous-mêmes ». Je ne sais plus qui je suis, je ne
sais plus ce que j’aime, ce que je veux ; je me suis perdu de vue.
Tout l’enseignement de Swâmiji peut être vu dans cette ligne, à condition de ne pas la prendre au sens figuré ou allégorique. Ce ne sont ni des paraboles, ni des figures de rhétorique. C’est tout à fait réaliste : l’enfant fait la loi en vous. On ne peut vraiment comprendre les adultes, les autres êtres humains autour de nous, qu’en termes d’infantilisme. Et en termes d’infantilisme, tout s’explique. Au fond nous le savons bien, nous nous en rendons compte plus ou moins. Mais ce dont j’avais besoin, moi, c’est que quelqu’un avec l’autorité de Swâmiji me le dise.
Je peux regarder n’importe lequel d’entre vous dans les yeux
et lui demander : « Dans quel domaine n’êtes-vous encore qu’un enfant, que
l’expression d’un enfant ? Auprès des femmes ? Dans la vie professionnelle ?
Dans vos relations avec l’argent ? Dans votre peur du qu’en-dira-t-on ? Dans
votre besoin d’être aimé ? Dans votre crainte d’être critiqué ? »
Cet infantilisme, cherchez-le bien ; cherchez-le même dans
ce que vous considérez comme un de vos atouts majeurs dans la vie. Ce n’est pas
parce qu’une vedette de cinéma ne peut faire le voyage de Rome à Hollywood sans
son ours en peluche qu’elle est infantile.
C’est certainement une marque d’infantilisme mais ce n’est
probablement pas la plus flagrante ni la plus tragique. Ne vous trompez pas. Ne
vous dupez pas.
Arnaud Desjardins - A la Recherche du Soi - IV. Tu es
Cela
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mercredi 11 mars 2026
Adulte non séparé
mardi 10 mars 2026
Inconséquence
Matthieu Ricard
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lundi 9 mars 2026
Hauteville sur la route spirituelle
A la rencontre de Hauteville : l'Adhyatma Yoga tel que transmis à Hauteville par Véronique Desjardins, Thierry Martin et Emmanuel Desjardins.
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