3 août dans le TGV Nîmes Paris
jeudi 8 octobre 2026
Déconfiture publique
mercredi 7 octobre 2026
Simple réel ?
Parfois on ne va pas bien et on se dit : "Il faudrait que j'aille bien". Mais où est-ce écrit qu'il faudrait que j'aille bien ? On se fait encore plus de mal en pensant qu'il ne faut pas qu'on n'aille pas bien. Ça n'a pas de sens !
On ne peut pas trouver la paix et la joie par soi-même. C'est quand on accepte ce qui est là : "ça ne va pas bien". Alors l'instant est que ça ne va pas bien. C'est écrit nulle part qu'il faudrait que ça aille bien ! Pourquoi ça devrait aller bien ?
À partir du moment où vous dites "oui" au fait que ça ne va pas bien, vous allez remarquer qu'il y a quelque chose qui se détend. Et du coup ça va bien, parce qu'il n'y a plus de refus de ce qui se passe. C'est tout simple en fait le truc !
~ Marion Renault
(extrait d'une vidéo)
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mardi 6 octobre 2026
Ouvrir
Ouvrir : ce verbe me touche beaucoup.
Je l’emploie souvent dans les poèmes que j’écris. Je l’utilise sous sa forme littérale ou à travers des synonymes.
Ouvrir les œillères de mes croyances, en me rendant disponible, notamment, aux arguments de ceux qui ne pensent pas comme moi, pour écouter vraiment. Ouvrir mes pensées, étroites et agitées, au surgissement d’un son, d’une voix, d’un éclat de lumière, d’une sensation tactile…
Ouvrir la conscience de mon corps à l’ensemble de celui-ci, en prêtant attention à ce que je ressens jusque dans les chevilles, les pieds.
Ouvrir mon cœur à la peine d’un adolescent, à la souffrance d’un adulte, à la douleur d’un corps, à l’impuissance d’un cri, à la lumière aussi comme à l’obscurité, au gris des villes comme à la verdure qui foisonne.
S’ouvrir à cette angoisse qui parfois nous submerge… Ouvrir notre aptitude à l’attention, la vigilance – comme dirait Pierre Dhainaut, « même la nuit, la nuit surtout… »
Seule la nuit révèle
le point obscur,
la faille toujours enjambée.
Juste un pas à poser :
ouvrir l’affolement
exactement où le pont veille.
Sabine Dewulf
Où se cache la soif, peintures de Caroline François-Rubino, L’Ail des ours, 2024
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lundi 5 octobre 2026
dimanche 4 octobre 2026
Le non refus
"L'acceptation n'est pas le fruit d'un effort. Elle n'est pas un résultat. Elle est ce qui est, lorsque le refus n'est pas."
"Portez votre attention sur le personnage principal, nommé "moi", et non sur ses agissements. Vous verrez ainsi ce personnage naître et mourir en même temps que la pensée. Cette vision libre et détachée du mouvement des phénomènes, vous en détache, sans qu'il n'y ait d'effort pour s'en détacher. C'est ainsi que la conscience regagne sa plénitude oubliée."
"Qu'il y ait des pensées ou qu'il n'y en ait pas, ne change rien à la nature propre de votre être. Que votre corps soit écouté, ou qu'il ne le soit pas, ne change rien non plus à la nature propre de votre être. Tournez l'attention vers l'immuable, et détournez-vous du changeant."
Jean-Marc Mantel « La pratique spirituelle »
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samedi 3 octobre 2026
Soleil des morts
« Quand quelqu'un meurt, il ne disparaît pas. C'est l'inverse.
C'est à ce moment-là que la personne apparaît, parce qu'elle est délivrée d'elle-même, de ses ombres, de sa volonté, de son ambition, de tout projet, de toute connaissance que l'on croyait avoir d'elle. Et il y a un surgissement de quelque chose qui, bizarrement, à l'instant où tout s'efface, est ineffaçable. (...)
Les disparus ne sont donc pas des disparus, ils sont une armée douce, fidèle, qui nous assure de recevoir un rayon de soleil.»
Christian Bobin
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vendredi 2 octobre 2026
La Voix
La voix
jeudi 1 octobre 2026
Shoshin
Le shoshin (初心) est un concept du bouddhisme zen qui signifie « l'esprit du débutant ».
• Origine : Composé de sho (commencement) et shin (cœur ou esprit), il désigne l'attitude d'aborder chaque situation avec ouverture, curiosité et humilité, sans idées préconçues.
• Lâcher-prise de l'ego : Il s'agit de se libérer des certitudes acquises et du piège de l'expertise (« savoir déjà ») pour rester réceptif à l'apprentissage.
• Transmission : Popularisé en Occident par le maître zen Shunryu Suzuki, il est fondamental dans les arts martiaux (budo) et l'artisanat japonais.
Applications au quotidien :
• Dans le travail : Sortir du pilotage automatique et questionner ses méthodes pour favoriser l'innovation.
• Dans l'écoute : Suspendre ses jugements et écouter autrui sans chercher à deviner sa réponse à l'avance.
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Image : le concept de shoshin est traditionnellement représenté par la calligraphie japonaise (shodō) des deux kanjis qui composent le mot. L'Enso qui est associé (le cercle zen tracé d'un seul geste de pinceau) représente la vacuité, l'infini et l'ouverture totale à l'instant présent, ce qui fait directement écho à l'esprit du débutant.
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mercredi 30 septembre 2026
Vérité incarnée
Vous êtes l'incarnation de la vérité, alors quand vous dites un mensonge ou que vous entendez un mensonge prononcé par d'autres, vous ressentez un malaise.
Vous êtes l'essence de la paix, c'est pourquoi vous n'aimez pas l'agitation.
Vous êtes éternel, pur, illuminé, libre, ainsi vous voulez connaître votre véritable Soi et finalement vous le réalisez.
~ Anandamayi Ma
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mardi 29 septembre 2026
Travail de dépouillement
Je ne peux pas écrire de poème sans revenir à moi, c’est-à-dire à ce qui me rend authentiquement fragile : il s’agit d’abandonner, autant que faire se peut, les masques.
Oui, c’est un dépouillement, que parfois j’ai manqué en revêtant mes vers, sans m’en rendre compte, d’images trompeuses. Comme des tricheries. Des représentations mentales, durcies par certaines habitudes ou convictions étroites. Par tout ce qui enferme, immobilise, alors que la vie se déploie sans cesse à travers le corps, le cœur, l’esprit.
Le poème, lui, cherche une délivrance, un dénuement qui parfois laisse étourdi, étonné.
Fragilité bienheureuse, où le mouvant peut émouvoir, où même ce qui déstabilise peut être remercié :
"Toujours la ligne trompe, assèche,fait croire au mouvement.
Plutôt la flèche à la croisée
du ciel et de la mer,
poitrine dilatée,
point fluide habité :
je me ressource au centre,
dans l’œil du cœur troué."
Extrait de Ciel au corps, avec des œuvres de Marie Dewulf, éditions L'Atelier des Noyers, 2026
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Comment savoir, lorsqu’on écrit un poème, ce qui est juste et moins juste ?
Si je regarde mon parcours, en particulier celui qui peut se voir de l'extérieur (mes publications poétiques, à partir de 2020), je vois que peu à peu me lâche l’attraction des métaphores. D’une poésie avant tout visuelle, peut-être, je suis passée à ce qui s’écoute et se laisse porter par le rythme, la fluidité du vers, son harmonie – ce qu’approuvait pleinement Pierre Dhainaut, qui me lisait avec une grande bienveillance.
Mais bien entendu, je peux toujours me tromper, me laisser embarquer par des enchaînements fallacieux, superficiels, qui me font sortir du sillon de ma voix. Sillon n’est pas ici péjoratif : de la même famille que sillage, il suggère une suite, une continuité naturelle, une trace spontanée. Alors je reviens au poème. J’aime retravailler mes textes, jusqu’à sentir : « Oui, là, cela sonne plus juste. » Un tel travail peut prendre des années…
J’entendais l’autre jour Amélie Nothomb (ma presque jumelle : nous sommes nées le même jour de la même année) expliquer avec beaucoup d’acuité ce que représentait le fait d’être un auteur. Oui, disait-elle, écrire est épouvantablement difficile mais c’est un tel plaisir…
Pour ma part, j’ai le même sentiment : écrire un poème, notamment, c’est à la fois un immense plaisir et une forme de travail sur soi-même.
Jusqu’à se rejoindre, tel qu’on est, ajusté à son propre rythme, son propre élan de vie – celui qui nous anime et nous déborde infiniment.
Sabine Dewulf
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lundi 28 septembre 2026
« Une conscience alertée par le jour ! »
Quel est ce penseur qui disait à propos de l’évolution : « il y a le règne minéral, végétal animal, puis, il y a le règne humain et au-delà de l’humain : le « chrétien ». »
samedi 26 septembre 2026
Statues d'éveil
Les statues de Rakan au Japon représentent les disciples de Bouddha ayant atteint l'éveil spirituel (aussi appelés arhats).
Qu'est-ce qu'un Rakan ?
Définition : Un disciple sage et digne de Bouddha.
Représentation : Sculptés en groupes (souvent 16, 500 ou 1 200).
Particularité : Chacun possède une expression unique (sourire, rire, visage pensif ou scène de la vie quotidienne).
Au temple Otagi Nenbutsu-ji, à Kyoto, environ 1200 statues de Rakan sont dispersées dans la végétation. Sculptées par des gens ordinaires sous la direction du moine Kocho Nishimura, elles sont toutes différentes : certaines prient, sourient ou rient, tandis que d’autres tiennent des objets évoquant la vie quotidienne.Désir de l'arbre
« Pour oublier les murs
de nos solitudes
je rêve je me réchauffe
au feu de ta poitrine -
Dans ma chambre
pleine de fleurs sauvages
je bois ton absence
jusqu’à l’ivresse. »















