La personnalité n'est qu'un costume porté temporairement par la conscience.
Il y a un espace en vous qui ne peut être touché ou manipulé par le mental.
Il ne croit pas en votre mental.
C'est l'espace de l'Être.
Mooji
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La personnalité n'est qu'un costume porté temporairement par la conscience.
Il y a un espace en vous qui ne peut être touché ou manipulé par le mental.
Il ne croit pas en votre mental.
C'est l'espace de l'Être.
Mooji
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Avant de commencer la journée prenons un moment pour nous ancrer dans la pleine présence. Avant d’être emportés par le flot des « Je dois » et des « Il faut », prenons le temps de ressentir notre corporalité dans sa totalité. Nos pieds posés sur la terre, établissons-nous dans la réalité de l’instant. Laissons notre centre vital devenir vivant, notre corps respirer. Le souffle s’approfondit, prend de l’ampleur. Le mental se détend, la région de la poitrine se vide doucement du trop-plein émotionnel et de l’anxiété qui s’accumulent au fur et à mesure des jours. Laissons au cœur l’espace de se déployer et à l’esprit de s’ouvrir.
Prenons le temps de redevenir un tout unifié, habité par le souffle, pour entrer dans l’activité du jour, notre aplomb et notre tranquillité stabilisés. Même si cet aplomb et cette tranquillité s’étiolent au fur et à mesure de la journée, le simple fait de prendre un moment, chaque matin, pour s’y établir, nous aide à ne pas complètement perdre pied dans les remous du Réel.
Ce temps du matin nous permet de générer une présence enracinée dans le vrai de l’instant. Célébrons le jour nouveau qui commence, une création et non pas une inlassable répétition, si nous savons être présents de tout notre être, cœur, esprit et centre vital unifiés. Un temps de rassemblement et de recueillement. Une prière vivante, incarnée des pieds à la tête. Le ciel et la terre s’unissent dans notre réceptivité et nous permettent d’aborder la journée avec sérénité.
Nous retrouvons la capacité de nous ajuster sur le vif aux variations du réel sans perdre l’équilibre. Le goût de l’aventure et la joie de l’imprévu remplacent l’inquiétude et la résistance. Nous sommes de moins en moins frileux, prêts à jouer pleinement notre partition dans le grand ballet de la Réalité.
Nathalie Delay
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Pour les personnes, comme moi, folles de paréidolies (déceler des formes humaines ou animales dans les détails du monde qui nous entoure), voici une galerie de cailloux japonais aux expressions réjouissantes !
C’est bon, ces petits clins d’œil, même imaginaires, que nous adresse la vie !
Christophe André
S'il n'y avait qu'une seule chose que nous devrions voir dans toute notre vie, ce serait celle-ci."
Yvan Amar page 60 - La pensée comme voir d'éveil -Édition Le Relié
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Christian Bobin - Cahier de L'Herne
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« Le monde est très, très beau si vous le regardez. Mais la plupart des gens ne regardent pas beaucoup. Ils scannent le sol devant eux pour pouvoir marcher, mais ils ne regardent pas vraiment les choses incroyablement bien, avec intensité. Oui, et je l'ai toujours su. ”
Le zen, le yoga indien et le taoïsme chinois pratiquaient la « surveillance de la respiration », dans le but de l'observer, de le libérer et de le laisser devenir lent, profond et silencieux.
Physiologiquement et psychologiquement il y a une relation entre la respiration et la conscience. Si nous considérons l'être humain comme un processus plutôt qu'une entité, comme un rythme plutôt qu'une structure, la respiration est quelque chose que nous faisons non seulement, mais que nous « sommes ».
L'air, l'énergie et la vie, profiter de l'expérience et laisser aller.
Jack Kornfield, Le Cœur Sage
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Nous pensons que quelque chose nous cache cette réalité et que cela doit être détruit pour pouvoir l'atteindre.
C'est ridicule !
Un jour viendra où vous rirez de vos efforts passés et ce qui sera présent ce jour-là l'est déjà complètement ici et maintenant." ~
Ramana Maharshi
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En finir avec la souffrance — pas seulement en soignant ses symptômes mais en éradiquant sa cause première —, c'est précisément ce à quoi vise l'enseignement du Bouddha. [...] Il faut d'abord réaliser que la vraie cause de la souffrance ne se trouve pas à l'extérieur de soi, mais à l'intérieur. [...] C'est pourquoi la véritable pratique spirituelle consiste à s'occuper de son propre esprit. L'esprit est très puissant, il peut créer le bonheur comme le malheur, le paradis comme l'enfer. Si, à l'aide du Dharma, vous parvenez à éradiquer vos poisons intérieurs, rien d'extérieur ne pourra plus vous affecter négativement, mais tant que ces poisons resteront mêlés à votre esprit, vous ne trouverez nulle part au monde le bonheur que vous désirez.
Dans la tradition qu'est le Zen, l'expérience dont il est question est appelée Satori.
La signification du kanji satori est : compréhension.
Il ne s'agit pas d'une compréhension
intellectuelle. Il s'agit d'une « compréhension
directe
» qui ne se fait pas à travers l'entendement,
la réflexion intellectuelle.
Selon D.T. Suzuki : « Le satori peut être défini comme une saisie intuitive de la nature des
choses par opposition à la compréhension analytique qu'on peut en avoir. Pour
compliquer ou simplifier les affaires (c'est selon), le maître zen évoque cette
saisie à l'aide d'un autre kanji : Kenshō !
Kenshō ... Satori ?
Lorsqu'il est confronté à ces indications,
l'homme occidental fantasme d'autant plus que cette expérience est présentée
comme étant ... spirituelle tout en
étant une expérience... physique.
Récemment, Joël Paul nous rappelait ce que
Sensei Deshimaru reprochait aux français qui se disaient intéressés par le Zen
: "C'est d'imaginer que satori est
grand comme ... Versailles".
À Graf Dürckheim qui avait préfacé son ouvrage « Vrai Zen »,
maître Deshimaru avait répondu que : Satori
est l'état naturel de l'être humain.
Il me semble important de partager la réponse qui m'a été donnée :
Observez
un enfant qui, à l'approche de son premier anniversaire, est soudainement animé
par une intention intérieure puissante : faire ce que jusque-là il n'a jamais
encore fait : marcher.
Après
beaucoup d'efforts, l'enfant se tient debout ... se trouve en équilibre ...
fait quelques pas et tombe. Kenshō ! Pourquoi ? Parce que dans ces actions, bien qu'entravées, se
manifeste la présence de la nature de Bouddha présente en tout être humain
(qu'il soit né en Occident ou en Orient).
Ensuite,
grâce à un effort sans cesse renouvelé, l'enfant se rendra compte qu'il peut
marcher tout le temps et dans un parfait équilibre. Satori ! Pourquoi ? Parce
que désormais, par sa manière de marcher, l'enfant témoigne qu'il est en
contact permanent avec sa vraie nature.
Ce qui ne signifie pas qu'il s'agit d'un acquis définitif. Tout au long de notre existence, chaque pas est le fruit et le témoignage d'un processus appelé création.
La marche appelée kin-hin n'est pas une
construction, une fabrication ; la lenteur qui favorise la momentanéisation de
chaque pas a pour sens de —se défaire— de ce qui entrave ce processus
infaisable par le moi capable de faire mille et une choses.
Lorsqu'il vivait au Japon, Graf Dürckheim
pratiquait régulièrement l'exercice appelé zazen dans un ZenDo, assis à côté
d'un moine qui avait le double de son âge. Et voilà que tout à coup, à la fin
de l'exercice, le vieux moine s'écrie : Quel
mystère ... quel miracle ... je respire !
C'est peut-être le moment d'entendre que lorsqu'on est en chemin :
S'émerveiller, c'est ne jamais s'habituer !
Kenshō ? Satori?
C'est aussi l'expérience que : "En ce moment j'inspire, et moi je n'y suis
pour rien! "
Expérience de cette action infaisable — le souffle vital — grâce à laquelle en ce moment huit milliards d'êtres humains sont en train de vivre.
Quel mystère ... quel miracle ...!
S'émerveiller, c'est ne jamais s'habituer !
Ce que dit le maître Zen Ryokan n'est pas
un souhait. Il adresse à toute personne qui se dit en chemin une
injonction. Il attire notre attention
sur un danger : celui de pratiquer par coeur, comme d'habitude. Il ne s'agit pas de vouloir apprendre à
s'émerveiller. Il s'agit d'apprendre que lorsque je marche, par exemple, "ce
pas" jamais encore n'a été et plus jamais ne sera !
À son retour du Japon en 1947, Graf Dürckheim a perçu la difficulté à laquelle est confronté la personne occidentale qui s'intéresse aux chemins de la sagesse initiés en Extrême-Orient.
Christian Bobin, poète de la sagesse humaine, observe les
mêmes malentendus que le vieux sage de la Forêt Noire : « L'Occident exsangue, au bord de se dévorer lui-même, s'en va depuis
quelques temps voler aux Orientaux ce qu'il croit être leur SAGESSE. Dans ce
pillage il le dénature, le change en cela seulement qu'il COMPREND : des
techniques, des recettes, des savoirs. »
En ce moment pour ce moment "je inspire" et moi je n'y suis pour rien !
Il ne s'agit pas d'une théorie. Il s'agit d'une expérience,
d'un senti et d'un ressenti. Il s'agit d'une expérience corporelle, physique.
Pour un homme en chemin tout commence par une expérience.
L'expérience est inobjectivable!
Notre langage, et d'autant plus lorsqu'il s'appuie sur ce
qui est aujourd'hui tendance : l'Intelligence artificielle, est fondé sur
l'objectivation. Un coach (encore un mot tendance) formé à la pratique de la
méditation en quelques semaines peut vous proposer son savoir et son
savoir-faire en vous promettant l'accès à plus de 100 bienfaits!
Hirano Röshi, qui a animé des sesshin au Centre Dürckheim pendant une dizaine d'années écrit que : Pour apprendre l’entraînement et donc l’ascèse qu’est zazen, il faut pratiquer avec un maître authentique. Graf Dürckheim parlant de la relation entre celui qu'on appelle le maître et celui qu'on appelle le disciple me disait : " Le Maitre Zen ne propose ni un savoir ni un savoir-faire.
Le maître
Zen partage sa connaissance".
Il me semble qu'il en est de même pour le maître qui
enseigne le Yoga, le Taïch-Chuan comme aussi pour le maître de musique ou le
maître de danse.
Le maître n’est pas un élément de stabilité. La personne en chemin, si elle aspire à la tranquillité, à la sécurité, à l’harmonie risque d'être déçue parce qu'il arrive que le maître retire le tapis sous les pieds de l’élève, car lorsqu'on se dit en chemin ce qui importe c’est MARCHER et non pas s’installer.
Profitez de votre premier séjour au Centre Dürckheim, ou de
votre centième séjour au Centre Dürckheim pour vous émerveiller ! Il arrive
qu'en pratiquant zazen un oiseau chante ... lorsque vous arrivez au Centre de
bon matin les roses, les tulipes s'ouvrent ... et le soir elles se referment
... Au loin, un chien aboie ... tout près le ruisseau gargouille ...
Je me place face à un miroir, j’étends mes bras latéralement, je prends conscience de mon envergure, j’écarte mes jambes pour obtenir une assise solide; je vois apparaître une étoile formée par mon corps. Mon ventre en est le centre et les cinq branches sont formées par ma acte, mes deux bras et mes deux jambes.
Cette étoile à cinq branches est le symbole de l’homme microcosme. Le centre, mon ventre, me relie au cosmos et, en moi, il est le point de convergence de tout mon être ; en lui s’amorce mon expansion. J’y suis vraiment moi-même.
Ma tête, par ma colonne vertébrale, capte les vibrations célestes et les amènent à mon ventre qui les renverra, transformées à la terre par le chemin de mes jambes. Mes pieds, via mes jambes, reçoivent les vibrations telluriques pour les humaniser dans mon ventre et les envoyer vers le ciel par ma colonne et ma tête. Mes mains, par mes bras, sont des radars qui se meuvent du ciel à la terre en passant par l’environnement qui captent toutes sortes d’énergies qui, toujours en passant par mon ventre, sont transformées et renvoyées dans l’espace.
Pour vivre un tel dynamisme il est absolument nécessaire d’apprendre à vivre dans son ventre, dans son hara, ce qui est un travail de longue haleine. Ensuite, il est nécessaire de libérer nos épaules et nos aînes qui, chez la plupart coupent les communications entre notre tronc et les bras et les jambes, comme la nuque empêche la communication avec la tête. Enfin, nos pieds, nos mains et notre tête auront à affiner leur capacités réceptives et émissives.
Ainsi préparé, mon corps connaîtra un double mouvement. Le premier s’ouvre en étendant la tête, les bras et les jambes et se branche sur le cosmos tout entier. Le deuxième mouvement est un recueillement sur soi en recroquevillant la tête, les bras et les jambes, comme le fœtus dans le sein de sa mère ou comme «l’attitude du cocher» qui s’accoude à ses genoux...