samedi 26 novembre 2022

Hommage à Christian Bobin

 Hommage à la poésie vivante de Christian Bobin. Merci d'avoir semé des étincelles dans les champs quelquefois obscur de nos existences !

Je me suis senti triste en entendant la nouvelle de son absence terrestre. Je ne l'ai jamais rencontré mais il m'était devenu familier.

Vous pouvez retrouver presque 200 articles à son sujet sur ce blog avec le lien suivant :

200 articles sur Christian Bobin !




Quel est le métier de Christian Bobin ? "Quand on me demande ce que je fais dans la vie, je réponds, j'essaye de vivre, d'être vivant. Et il faudrait du temps pour arriver à définir ce que c'est que de vivre."

Le mot "joie" apparaît souvent dans ses livres. Christian Bobin la définit : "C'est quelque chose qui vient du dehors pour frapper à la porte du dedans, pour frapper au cœur directement. Vous n'en êtes pas le maître et ce n'est pas vous qui décidez de sa venue comme des choses réellement essentielles.

Pour Christian Bobin, "Les morts ne sont pas morts. Les absents qu'on a aimés ne sont pas absents. Quand quelque chose a été vrai, ça n'a pas été pris par le temps parce que ça a été mangé par l'Éternel quand c'est arrivé. Donc c'est à l'abri. Quelque chose de véritable va toujours vous accompagner. Si vous les avez aimés, les visages des disparus comme une pierre scintillante, vous revient de temps en temps, comme s'ils étaient dans la vie. C'est bien la preuve d'ailleurs qu'ils ne sont pas morts."

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La vie, c'est le pied !

 


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vendredi 25 novembre 2022

Livre d'artiste et de sagesse

 Livre et dessins de Pascale Moulias

les formules de Swami Prajnanpad.


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jeudi 24 novembre 2022

Nous ne sommes pas prêts pour le monde qui vient

 

Les tensions franco-italiennes autour de l’accueil de l'« Ocean Viking » ont remis sur le devant de la scène la crise migratoire. Un phénomène qui n’est pas près de se tarir, surtout avec l’aggravation de la crise écologique, et auquel nos sociétés devraient enfin réfléchir sur le long terme.

Aymeric Christensen, directeur de la rédaction de La Vie


D’un problème systémique à l’autre. De bien des façons, et malgré toutes les avancées qu’ils portent, nos modes de vie et la manière dont nos sociétés sont structurées ne sont adaptés ni au bien de l’humanité ni à l’avenir qui se profile pour elle. Cependant, même si nous le savons, nous ne sommes pas prêts. Désespérément pas prêts. Et l’actualité ne cesse, avec une certaine cruauté, de nous le rappeler.

Ainsi, les jours passés ont vu revenir de plein fouet la question migratoire, que ce soit au travers de l’errance méditerranéenne d’un navire humanitaire, l’Ocean Viking, finalement accueilli par la France le 11 novembre 2022 après avoir été rejeté par l’Italie, ou l’enquête sur la mort tragique de 27 migrants le 24 novembre 2021 dans la Manche.

Les drames qui se succèdent

À chaque fois, les mêmes constats reviennent : manque d’anticipation, déficit de moyens, absence de réelle politique de coopération européenne pour faire face à un phénomène persistant, qui n’a aucune raison de se tarir. On aura beau, ici et là, invoquer le réalisme dans un contexte de crise économique, pointer le cynisme criminel des passeurs ou, comme l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, lier immigration et insécurité, faisant de ce sujet la raison de sa démission en 2018 : reste que les drames qui se succèdent depuis des années forment une tache indélébile sur l’attachement aux droits humains dont nous aimons à nous réclamer en Europe. D’autant que les flux de personnes ne feront que s’accentuer à l’avenir, qu’on l’accepte ou non.

Hasard ô combien symbolique du calendrier : ce nouvel épisode est intervenu au moment même où se tenait en Égypte la Cop 27, dans un relatif désintérêt général. Faut-il voir ici un paradoxe, alors que la prise de conscience du changement climatique ne cesse de progresser ? Pas totalement : l’espoir, même mesuré, né de l’accord de Paris en 2015 s’est, depuis sept ans, quelque peu brisé sur le cynisme de certaines grandes nations et l’attentisme d’autres, plaçant l’humanité sur une trajectoire de réchauffement déjà supérieure à ce qui pouvait alors être craint.

Dette écologique globale

Or, les conséquences de ce dérèglement sans précédent ont aussi pris leurs quartiers dans les grands titres de l’actualité : sécheresses, canicules, inondations, tempêtes et catastrophes… Autant de phénomènes météorologiques extrêmes qui rendront, à terme, invivables certaines parties du monde. Et viendront créer de nouveaux conflits armés et des mouvements de population auxquels il faudra bien apprendre à répondre.

De tout cela, les peuples européens n’ont quasiment pas conscience. Néanmoins, une politique qui se projetterait enfin à long terme, au lieu de s’en tenir à l’écume des crises, aurait le devoir, dès aujourd’hui, de tenir un discours de vérité sur ces enjeux. Et de nous y préparer. D’autant que l’Occident a contracté une forme de dette écologique globale vis-à-vis des pays du Sud, en fondant son développement économique et social – celui auquel tant de nations ne font, légitimement, qu’aspirer elles-mêmes – sur l’exploitation d’énergies fossiles. Sans même parler des ressources tirées de la colonisation. Cette dette-là va aujourd’hui avec une responsabilité en matière de justice dans la transition écologique…

Mais qui serait réellement prêt à voir son niveau de vie baisser, surtout à l’heure où se profile une récession économique, pour tenter d’enrayer la funeste machine du réchauffement et de ses conséquences ? Collectivement, nous ne sommes pas prêts. C’est pourtant l’un des enjeux les plus cruciaux de l’époque, et la fin de cette histoire n’est pas écrite. Il s’agit, ni plus ni moins, de sauvegarder l'humanité. Notre humanité.

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mercredi 23 novembre 2022

Partage d'expériences sur l'éveil

 

En lien avec le livre présenté de Christine Morency, voici la vidéo où elle détaille ses expériences :



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mardi 22 novembre 2022

Les divagations de mon esprit

 

Ce texte est extrait du dernier ouvrage de Matthieu Ricard intitulé Carnet d’un moine errant.

Un jour, je contemplais longuement un papillon posé sur une fleur qui oscillait doucement sous la brise. Il butinait, puis, sans raison apparente, s’envolait, voletait de-ci de-là et revenait déployer ses belles ailes bleues sur le pistil orange. Ce manège, répété à plusieurs reprises, évoqua en moi les instructions sur la façon de stabiliser l’esprit : « Lorsque tu t’aperçois que tu es distrait par des pensées nouvelles, reviens encore et encore vers l’objet de ta concentration. Si ton esprit se fatigue et que ta concentration se relâche, laisse-le simplement reposer dans son état naturel, préservant cette liberté intérieure, sans encourager les pensées ni tenter de les supprimer. Contemple la nature même de l’esprit. A-t-il une forme, une couleur, une localisation ? N’y trouvant rien, demeure à l’aise, détendu, dans cet “introuvable”. Laisse les pensées se défaire à mesure qu’elles se forment, comme un dessin tracé du doigt à la surface de l’eau.1»

Je ne suis guère poète, mais un jour j’écrivis ces lignes reflétant les divagations de mon esprit :

Las de combattre mes pensées, je leur demandai :
« N’allez-vous pas me laisser tranquille ? »
Comme une bande de gamines gouailleuses,

Elles éclatèrent de rire.
J’essayai de m’enfuir,
Elles me poursuivirent en se moquant de plus belle.

Fatigué, je m’assis au flanc d’une colline. «Vais-je jamais leur échapper ? »
Je regardai pensivement le ciel.
Soudain une idée me vint :
« Il suffirait que je devienne invisible :
Un morceau de ciel par exemple ! »
Mais je ne trouvai nulle part où accrocher
Mon petit bout de ciel dans le grand ciel.

À mesure, que, désarmé, je contemplais l’espace,
Mon esprit commença à se fondre en lui.
« Nous y sommes ! » me dis-je,
Riant de bon cœur à l’idée de la tête de mes pensées déconfites. Mais, bientôt, je ne riais plus,
Car je n’étais plus là.

[…]

L’une des grandes leçons que je tirai de ces années passées en retraite dans des ermitages de montagne, à méditer et à contempler la nature sauvage et, à l’opposé, plongé dans le chaos de la vie moderne, est celle de la simplicité.

Un jour, alors que j’étais assis sur le balcon de mon ermitage, je me fis cette réflexion : « Si une fée me proposait de prononcer trois vœux, uniquement sur le plan matériel, qu’est-ce que je pourrais bien lui demander ? » Vu la taille de mon ermitage, les possibilités étaient limitées : impossible d’y caser une chaîne hi-fi, ni même un ordinateur grand écran. J’ai un autel où sont disposées des statues, une vingtaine de livres, quelques vêtements et objets utiles. Au bout d’un moment, j’éclatai de rire : je ne trouvais rien à souhaiter qui présente un avantage et ne soit pas une simple source d’encombrement. Ainsi s’impose ce mantra qui me procure un immense sentiment de soulagement dès que je le récite une dizaine de fois: « Je n’ai besoin de rien ! je n’ai besoin de rien ! je n’ai besoin de rien ! » Vive la simplicité́ heureuse !

J’aime beaucoup ces mots de Henry David Thoreau2 : « Simplifier, simplifier, simplifier...» Simplifier nos pensées, simplifier nos paroles et simplifier nos actes, ce n’est pas diminuer notre créativité́ ou rétrécir notre existence, c’est apprécier intensément la sérénité sans égale d’un esprit au repos dans son état naturel. C’est déposer le fardeau, si longtemps coltiné, des constructions artificielles et distordues qui ne cessent de foisonner dans notre esprit, de le troubler, de l’agiter en tous sens, de le fragmenter, de le comprimer, de l’enchainer – en un mot de le tourmenter.

La simplicité, c’est de laisser nos pensées reposer dans la nature de l’esprit, tout comme les feuilles qui se détachent de l’arbre et tombent naturellement sur le sol ; c’est le soleil qui se lève au-dessus d’une mer de nuages ; c’est le miroir d’un lac aux eaux transparentes ; c’est l’air vif et pur de la montagne ; c’est le regard qui se fond dans un ciel sans nuages, ou s’étend au loin sur un enchaînement de collines boisées ; c’est le regard intérieur qui se pose dans la simplicité́ naturelle de l’esprit.


1 Traduit du tibétain d’après un enseignement oral de Dilgo Khyentsé Rinpoché.

2 Henry David Thoreau (1817-1862) est un philosophe, artiste, écrivain, essayiste et poète américain. Il tenait à marcher tous les jours trois ou quatre heures dans la nature. Voir son ouvrage le plus connu sur la vie simple, Walden ou la vie dans les bois [1854], Gallimard, 1921.


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lundi 21 novembre 2022

Itinéraire intérieur

Par Sabine Dewulf

Je dois avouer qu'habituellement, je suis très circonspecte quand j'entends ou lis ce mot si galvaudé : "éveil". Mais ici, il s'agit visiblement de tout autre chose...
Dès les premières pages de ce livre publié par les éditions Jean-Louis Accarias -L'ORIGINEL, je me suis sentie à la fois happée et concernée au plus profond... au point, moi qui n'aime pas beaucoup les vidéos, d'aller chercher un lien pour pouvoir entendre et voir cette auteure québécoise, Christine Morency, qui cherche avec tant de soin à nous faire comprendre, avec des mots et des images qu'elle sait condamnés à l'approximation, ce qu'elle a vécu en deux étapes, en 2010 puis en 2015 ! Et je n'ai pas été déçue...
À cette lecture, on peut se rendre compte à quel point ce terme d' "éveil", de nos jours employé à toutes les sauces, mérite une attention et une précision décuplées. Le résultat en est vertigineux. Je ne dirais pas que cette lecture est facile, ni qu'elle est difficile. C'est seulement qu'elle nous parle depuis un " espace" si différent du nôtre, si indescriptible, qu'à la fois elle accroche et déconcerte, bouleverse tout en nous laissant un goût d'intimité, de déjà-connu-de-l'intérieur comme une évidence jamais manifestée.
Vraiment, ce livre en vaut la peine. Il me paraît honnête d'un bout à l'autre, cherchant à coller à l'expérience vécue dans sa traversée d'une découverte miraculeuse et insondable, celle qui fait se rejoindre dans un même éblouissement la plus haute métaphysique et l'ordinaire quotidien. Passionnant !
"Sous chaque titre apparait un court texte que je développe et qui résume de façon générale l'idée du titre. Ensuite la place est laissée à des textes qui témoignent de mon expérience ainsi qu'à des écrits que j'appelle les révélations spontanées, et ce sans ordre prédéfini. [... ] Peut-être répandront-ils sur vous leur parfum ?"
Sommaire :
Introduction
Qu'est-ce que l'éveil ?
Manifesté -- Non-manifesté
Le corps
Embûches sur le chemin
L'essence

Extrait du livre :


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dimanche 20 novembre 2022

La pratique

Une pratique véritablement spirituelle apporte la certitude intérieure, le non-attachement, la richesse intérieure et extérieure, la santé, la compassion et crée le genre de personne que les gens veulent côtoyer.
En cours de route, il y a des luttes, oui, et des ténèbres à réconcilier avec la non-dualité, bien sûr.
Si votre pratique vous apporte l'incertitude, la mauvaise santé, le manque de compassion, la pauvreté et vous a transformé en une personne qui repousse les gens, c'est probablement la mauvaise voie.
Si vous critiquez sans cesse les autres d'un point de vue intellectuel arrogant, ou si vous êtes agacé par toutes sortes d'obsessions mineures, de tics, d'apparences extérieures, etc. Vous êtes loin d'être là où vous devriez être. Peu importe que votre voie provienne du Dao, du Tantra, du Yoga, du Bouddhisme, du Vedanta, du New Age etc.
Il se peut que vous soyez sur un chemin avec une imagination dite "sombre", ce n'est pas grave, car la compréhension sous-jacente est que tout est divin, et que la gnose/jnana créera un respect encore plus grand pour la vie, sa fragilité et son caractère sacré.
Si ce n'est pas le cas, il s'agit probablement d'un chemin faux, "glamour", davantage basé sur les clichés "sataniques" des bandes dessinées que sur la réalité de la nature.
Comme le souligne David Wallis, érudit tantrique et sadhaka :
"Le but de la pratique spirituelle ne peut être d'atteindre l'union avec Dieu.
car vous êtes déjà un avec la réalité divine. Elle n'a pas non plus pour
pour but de vous rendre plus beau ou plus parfait, car il n'existe rien qui ne soit pas Dieu.
n'est pas Dieu, donc vous ne pouvez pas être plus beau ou plus parfait que vous ne l'êtes déjà.
Pourtant, vous ne faites pas actuellement l'expérience de la réalité de cette façon, en raison de la perception erronée que vous avez de vous-même.
Ainsi, le but premier de la pratique spirituelle est de déstabiliser les constructions mentales profondément ancrées et faussées à propos de vous-même, constructions que vous projetez également sur les autres dans votre vie.
Ces visions de la réalité ne sont pas en alignement avec la Vérité et vous débilitent donc.
Le processus consiste à miner les vues erronées par la pratique continue jusqu'à ce qu'elles soient vues pour ce qu'elles sont et commencent à s'effondrer.
Lorsque vos constructions mentales obscurcissant disparaissent vous vous voyez automatiquement tel que vous êtes vraiment : un être libre, à la conscience bienheureuse, jouant un rôle important dans la vie de tous les jours.
Un être libre, à la conscience bienheureuse, jouant avec ses pouvoirs d'intention,
de compréhension et d'action.
Lorsque vous vous voyez clairement, un éclair de reconnaissance se produit : vous êtes une expression microcosmique des mêmes pouvoirs divins qui créent, maintiennent, et dissolvent cet univers entier.
Lorsque vous réalisez par expérience que les mêmes pouvoirs magnifiques et impressionnants qui orchestrent le déploiement complexe et merveilleux et merveilleuse de cette création entière coulent en vous, vous créant alors même que vous créez avec eux, fournissant la fondation même de votre de votre expérience de la réalité, il y a un profond changement.
Votre peur et votre mesquinerie tombent alors que vous tombez harmonieusement dans la danse de l'énergie vitale, en réalisant que vous êtes le seul qui ait jamais limité votre potentiel.
Une explosion de joie accompagne la réalisation qu'il n'y a rien à faire, rien à accomplir, autre que d'embrasser pleinement les pouvoirs divins qui cherchent à se manifester à travers vous en exprimant la totalité de votre être authentique dans la plénitude de chaque instant, dans un flux infini de ces instants."
Trad. d'un texte de Jason Read par Fabrice Jordan

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vendredi 18 novembre 2022

Comme si c'était sérieux...

 


Q : Les affaires ne m’intéressent pas et j’ai peur que cela ne soit un obstacle à mon yoga ?

M : Non, cela ne le sera pas. Votre point de vue va changer comme il est dit dans la Gita (Chapitre 2). Vous allez regarder les affaires comme si c’était un simple rêve, mais cela n’affectera pas votre travail, parce que vous aller continuer à vous en occuper comme si c’était sérieux.

Q : La difficulté est d’être à la fois dans l’état sans pensées et de faire son travail.

M : Laissez l’état sans pensées s’occuper de lui–même.

 Ne considérez pas que c’est quelque chose qui vous appartienne ; quand vous marchez, chaque pas est fait involontairement (automatiquement). Laissez vos autres actions se faire de la même manière.

 Progressivement, la concentration va devenir plaisante et facile et vous demeurerez dans cet état, aussi bien dans l’activité que quand vous vous assoirez spécifiquement pour un temps de méditation.

 Le travail sera d’autant plus facile pour vous lorsque votre mental sera rendu stable et fort par la concentration.

Ramana Maharshi

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jeudi 17 novembre 2022

Méditation et recentrage

 

Par Aurélie Godefroy :

Immense plaisir de recevoir dans "L'instant présent" de ce mardi 15 novembre 2022, à 19h00, sur @airzenradio , l'excellent Marc de Smedt, l'un des pionniers de l'exploration des différentes techniques de méditation. Spécialiste unanimement reconnu dans ce domaine, il nous livrera, dans ce nouvel entretien, sa vision et son expérience de cette pratique bienfaitrice, aux confins de la spiritualité et de la psychologie.
Du bouddhisme au taoïsme, du zen au soufisme, de l'hindouisme au christianisme, religieuse ou laïque, la méditation n'a eu de cesse d'accompagner spirituellement l'humanité. Chemin d'éveil autant que patrimoine culturel immémoriel, elle est un immense et fabuleux voyage intérieur, voyage dans lequel Marc de Smedt a puisé et développé sa pratique personnelle.
Dans cette voie méditative, les techniques de respiration, de concentration, de lâcher-prise, sont autant de précieux alliés permettant l'émergence de la clarté et la libération de l'esprit. Elles nous rapprochent, en toute sérénité et en toute conscience, de nous-mêmes, de l'instant présent, de notre instant présent.
Une émission comme un fragment de sagesse nécessaire et essentiel, nous ouvrant en grand les portes de la paix intérieure 😌 🙏.

mercredi 16 novembre 2022

Etre humain



J’atteste qu’il n’y a d’Être humain
que Celui dont le cœur tremble d’amour
pour tous ses frères en humanité
Celui qui désire ardemment
plus pour eux que pour lui-même
liberté, paix, dignité
Celui qui considère que la Vie
est encore plus sacrée
que ses croyances et ses divinités
J’atteste qu’il n’y a d’Être humain
que Celui qui combat sans relâche la Haine
en lui et autour de lui
Celui qui dès qu’il ouvre les yeux au matin
se pose la question :
Que vais-je faire aujourd’hui pour ne pas perdre
ma qualité et ma fierté
d’être homme ?
Abdellatif Laâbi
14 novembre 2015

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