mercredi 29 septembre 2021

Salon du bien-être

 J'organise ce week-end un salon autour du bien-être près de Lille. 

Vous pouvez venir vous détendre ou méditer en lien avec nos activités ;-)


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mardi 28 septembre 2021

Au cœur de la Voie...


"On appelle "cœur" la faculté de s'étendre indéfiniment à partir d'un point et de tout concentrer en un seul canal.

On appelle "méthode" les procédures qui permettent de connaître les développements en partant de la racine, de répondre à toutes les situations grâce à un seul principe.

On appelle "Voie" l'art consistant à connaître le pourquoi au repos, les buts en mouvement, les modalités quand on entreprend et où s'arrêter quand on agit."

Ecrits de Maître Wen, Livre de la plongée dans le Mystère, Editions les Belles Lettres

Image : Livre de divination par les nuages et les comètes. Soie. Tombe N°3 de Mawangdui


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lundi 27 septembre 2021

Humour pour un début de semaine

 







" Sherlock Holmes et le fidèle Watson sont en camping. Après un bon dîner bien arrosé, ils se retirent  sous la tente et s'endorment rapidement. Quelques heures plus tard, Holmes se réveille et donne un coup de coude à son fidèle compagnon : "Dites donc, Watson, regardez un peu le ciel et dites-moi ce que vous voyez. - Je vois des millions d'étoiles, répond Watson. - Et qu'en déduisez-vous ?" Watson réfléchit une minute puis déclare : "Eh bien ! D'un point de vue astronomique, cela me dit qu'il y a des millions de galaxies et potentiellement des milliards de planètes. D'un point de vue astrologique, j'observe que Saturne fait partie du Lion. D'un point de vue horaire, j'en déduis qu'il est approximativement trois heures quinze du matin; D'un point de vue météorologique, je suspecte que nous aurons une belle journée demain. Enfin, d'un point de vue théologique, je vois que Dieu est puissant et que nous sommes bien petits et insignifiants face à l'univers. Et vous, Holmes, qu'est-ce que cela vous dit ?" Après un court silence, Holmes lui dit :"Watson vous êtes un idiot. J'en dis que quelqu'un nous a volé la tente !"


Cité par Éric Edelmann in La splendeur du vrai p 117/118

dimanche 26 septembre 2021

Juste un temps

 « Il y a un temps pour chaque chose, un temps pour les vivants, un temps pour les morts »

Joshin Luce Bachoux, nonne bouddhiste, nous relate un rituel original auquel elle a participé en août 2021 avec sa communauté : trois jours consacrés à la mémoire des défunts. Une manière émouvante et concrète de se tourner vers « ceux qui nous ont quittés ».


De petites lumières tremblantes qui illuminent un instant le crépuscule, puis, au fil de la rivière, s’éloignent et disparaissent… Nous regardons partir ces fins morceaux d’écorce ou de bambou que nous avons confectionnés cet après-midi, taillés et lissés, puis peints : des fleurs, des oiseaux, des ébauches de visages, toujours des couleurs… Sur le dessus une feuille, ou un morceau de papier avec un nom. Et enfin, collée en équilibre, une petite bougie.

Puis, tard en cette belle journée de la mi-août, quand le soleil a commencé à disparaître derrière la colline, nous sommes descendus en silence jusqu’au cours d’eau en contrebas ; nous sommes restés là quelques minutes, recueillis, chacun dans ses pensées, dans ses souvenirs, mais puisant de la force à être ensemble. Nous ne pouvions plus voir le jardin ni les bâtiments ; le quotidien semblait avoir disparu. Il nous restait un monde vert et silencieux, tranquille et accueillant ; juste un murmure, celui de l’eau, un fredonnement léger pour accompagner ces instants d’émotion.

Moment de partage et d’acceptation 

Alors, chaque personne à tour de rôle a allumé sa bougie, s’est avancée et a délicatement déposé la frêle embarcation sur l’eau. Quelques secondes pour la regarder prendre son élan, puis une autre personne à son tour pour confier un nom, un souvenir, à la source de toute vie.

Car comme il est dit, il y a un temps pour chaque chose, un temps pour les vivants, un temps pour les morts. Cette cérémonie clôt le temps des morts ; ou plutôt non, pas une cérémonie, le mot est trop fort, il ne transmet pas la simplicité, la retenue de nos gestes ; pas un rituel non plus, chacun s’avance doucement, prend le temps voulu, il n’y a pas de préséance, personne ne dirige. C’est un moment de partage, d’acceptation aussi : ouvrir les mains et laisser partir.

Vers tous ceux qui nous ont quittés...

Les deux jours précédents ont été un temps du souvenir : nous avons choisi de garder cette date de plein été, comme au Japon, pour nous tourner vers nos proches, ou moins proches, vers tous ceux qui nous ont quittés. Plénitude : le potager croule sous les courgettes et les haricots, avec les pointillés orange des potimarrons ; dans le jardin, c’est à qui, dahlias, cosmos, ou lupins, attrapera le plus tôt le soleil. Mais déjà, dans nos montagnes, le matin se fait frisquet, et le soir, les sapins s’enroulent dans une brume légère…

Offrandes et longue méditation silencieuse 

Il est d’usage d’aller le premier jour au cimetière laver les tombes, aussi tendrement, dit-on, que si on lavait le dos de sa mère… Ici, en ces contreforts des Cévennes, nous nettoyons le petit cimetière qui se trouve sur le terrain en nous efforçant d’enlever mauvaises herbes et orties le plus doucement possible ! Le lendemain matin, chacun dépose, dans la salle de méditation ou au-dehors, dans la forêt ou en plein champ, des offrandes. Ce peut être un message, une photo, ou ce qu’aimait la personne : ainsi il y a sur l’autel une plaquette de chocolat, du Coca, une petite maquette d’avion et un joli foulard.


L’après-midi, nous nous sommes réunis pour une longue méditation silencieuse, puis, séparément, nous avons marché jusqu’à la nuit. Troisième jour, les petits bateaux, la rivière… Nous revenons au temple en silence ; la nuit est tombée. Un grand apaisement en nous et autour de nous ; fatigués et heureux, comme au retour d’un grand voyage. Le halo des lampes qui accompagne notre marche nous le dit : nous ne sommes jamais seuls, nous traversons cette vie, entourés de tous et de chacun, ensemble, et ainsi entre la douceur dans nos vies.

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samedi 25 septembre 2021

Apprenez à mieux gérer votre stress grâce à la cohérence cardiaque


La respiration consciente, au rythme de six inspirations-expirations par minute, permet d’atteindre un état de cohérence du cœur propice à notre santé tant physique que psychique. (Par Charline Delafontaine)

Assis confortablement, une main sur le cœur, inspirez par le nez pendant cinq secondes. Votre ventre se gonfle, le diaphragme s’abaisse. Ensuite, expirez (par le nez ou la bouche) durant cinq secondes, en creusant le ventre (le diaphragme remonte). Effectuez cette respiration consciente durant cinq minutes.

À ce rythme, nous devons in fine atteindre une fréquence respiratoire de six inspirations-expirations par minute, laquelle « est la voie d’entrée vers l’état de cohérence du cœur », révèle Stéphanie Noncent. Conférencière spécialisée en développement personnel, elle s’est formée à la respiration en cohérence cardiaque auprès du docteur David O’Hare, l’un des principaux représentants de la méthode dans le monde francophone.


Poumon, cœur et cerveau se synchronisent

« La cohérence cardiaque est un état physiologique au cours duquel les deux branches du système nerveux autonome, le sympathique (qui accélère le cœur à l’inspiration) et le parasympathique (qui freine le cœur à l’expiration), sont remises en équilibre, poursuit Stéphanie Noncent. La courbe du cœur se calant sur celle de notre fréquence respiratoire, elle va devenir de plus en plus ample et régulière… Et c’est sur cette sorte de “code morse” émis par le cœur que se synchronisent l’activité cérébrale et celle de tous nos systèmes corporels qui alors s’équilibrent. »

Des études scientifiques à l’appui

Des séries de travaux, conduits aux États-Unis pour la plupart, ont ainsi pu mettre en évidence les bénéfices de la respiration en cohérence cardiaque : l’amplitude de la variabilité cardiaque (c’est-à-dire la capacité du cœur à accélérer et à ralentir) est renforcée dès trois semaines de pratique quotidienne ; la sécrétion de cortisol (l’hormone du stress) est diminuée ; la tension artérielle est améliorée ; les ondes cérébrales alpha, qui favorisent la mémorisation et l’apprentissage, augmentent…

La régularité de la pratique

En pratique, il est recommandé d’effectuer trois sessions (à raison de six cycles respiratoires par minute, pendant cinq minutes) chaque jour. La première le matin au lever « car c’est le moment où la sécrétion de cortisol est à son maximum », note Stéphanie Noncent. Ensuite, le midi avant déjeuner. « Cette séance mettra le système de digestion en marche et participera à réguler l’appétit », poursuit-elle.

La troisième sera à effectuer de préférence en fin d’après-midi, « mais nous pouvons la repousser de quelques heures en cas de troubles du sommeil afin de favoriser l’endormissement le soir venu ». Certaines applications (RespiRelax+, Respirotec, Possible) peuvent nous accompagner au fil des séances.

Récitez l’Ave Maria

Il existe d’autres voies d’accès à la cohérence du cœur. Des chercheurs de l’université de Pavie, en Italie, ont ainsi pu mettre en évidence que la récitation de l’Ave Maria (en latin) ou celle du mantra bouddhique de la grande compassion (« Om mani padme hum ») ralentissait la fréquence respiratoire à environ six cycles par minute, cette fameuse « voie d’entrée vers l’état de cohérence du cœur » ! « On sait également que certaines émotions telles que l’amour inconditionnel, la compassion et la gratitude participent, elles aussi, à induire ou renforcer cet état de cohérence », expose Stéphanie Noncent.

source : la Vie

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jeudi 23 septembre 2021

Un rappel sur la voie avec Eric Edelmann

 

Une interview qui nous rappelle à nos fonctionnements en ces temps de pandémie (mentale)



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mercredi 22 septembre 2021

L’Intercontinentale des consciences


L’Intercontinentale des consciences est un réseau de méditantes et méditants engagés.

Ce réseau veut rassembler toutes celles et ceux qui partagent la conviction que seul un approfondissement de conscience, personnel et collectif,  pourra inspirer assez puissamment nos engagements visant, dans toute leur diversité, à réparer ensemble le tissu déchiré du monde.

J’aime beaucoup ce proverbe qui dit : « On entend le bruit des chênes que l’on abat, on n’entend pas le bruit de la forêt qui pousse. »
L’Intercontinentale des consciences est pour moi « cette forêt qui pousse », qui pousse depuis bien longtemps, cette forêt de veilleurs et de silencieux qui, par la méditation ou par une autre pratique de la conscience exercée, font ce que font les arbres par la photosynthèse : transformer le gaz carbonique en air respirable…
Grâce aux méditants engagés dans la pratique de la « kardiosynthèse », c’est-à-dire l’apaisement des pensées troubles et maléfiques, dans le silence et la lumière du cœur, l’Intercontinentale des consciences peut transformer en air vif l’atmosphère polluée de haine et d’envie qui rend notre monde de plus en plus irrespirable.
Cela ne fait pas de bruit mais c’est d’une efficacité incroyable : l’efficacité silencieuse des arbres qui communiquent par ce réseau souterrain et invisible qu’est le mycélium.
La forêt humaine et ses veilleurs silencieux et solitaires communiquent, eux aussi, par un réseau intime et invisible d’ondes. Ce réseau d’intentions et d’informations lumineuses garde l’univers dans la saveur de l’Un et le goût de l’Autre. Ni fusion, ni séparation, ni syncrétisme, ni sectarisme, mais « Alliance » toujours nouvelle de ceux qui boivent à la Source jaillissante de « l’Amour qui fait tourner la terre, le cœur humain et les autres étoiles ».

Jean-Yves Leloup

Voir le site pour se lier aux autres méditants

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L'automne nous attend

  

L'automne est le printemps de l'hiver

Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)


Par Anne Ducrocq


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mardi 21 septembre 2021

Trois questions à Marie de Hennezel, psychologue clinicienne

 

par  Ciem

Bien vieillir, qu’est-ce que ça veut dire ?

Bien vieillir, c’est d’abord accepter de vieillir. Cela veut dire accepter les changements physiques qui sont inéluctables, accepter de ne plus pouvoir faire les choses que l’on faisait quand on était jeune. C’est surtout une question d’état d’esprit. Et en même temps, c’est aussi comprendre le paradoxe du vieillissement. Le corps vieillit, certes, mais la pensée peut rester jeune. On le voit très bien chez certaines personnes très âgées, radieuses, qui véhiculent cette image idéale du vieillissement : l’ouverture d’esprit, la bienveillance, l’énergie, l’humour. On retrouve cela dans leur regard et leur sourire. C’est bien la jeunesse du cœur qui reste, le goût de vivre, la beauté intérieure.

Comment faire pour rester jeune dans son cœur ?

Je pense qu’il faut tout d’abord cultiver sa curiosité. Les personnes âgées épanouies sont curieuses de tout, elles continuent à apprendre de nouvelles choses, font ce qu’elles n’ont pas pu faire avant faute de temps. J’aime beaucoup ces mots de Victor Hugo : « Mon corps décline, ma pensée croît. Dans ma vieillesse, il y a une éclosion ! » L’éclosion, c’est s’ouvrir au nouveau, à de nouvelles activités, à de nouvelles émotions. Lorsque l’on vieillit, on est davantage dans l’instant présent et on remarque des choses que l’on ne voyait pas avant. On peut alors s’émerveiller de tout et éprouver une quantité de petits plaisirs qui font que, finalement, la vieillesse est un temps dans lequel on peut être tout à fait heureux.

Quels conseils peut-on donner aux seniors qui ont été affectés par la crise sanitaire ?

La période que l’on traverse ne favorise pas le lien social, qui est pourtant essentiel, et les personnes âgées en souffrent beaucoup. Il faut utiliser tous les moyens possibles pour maintenir ce contact. On peut s’écrire, se téléphoner. On constate d’ailleurs que les conversations téléphoniques des personnes âgées avec leurs enfants sont plus longues et approfondies. Surtout avec les petits-enfants, d’ailleurs. Ils ont peur pour leurs grands-parents et ont envie de mieux les connaître. Finalement, d’une certaine manière, les liens se sont resserrés. C’est un effet positif de cette crise, si j’ose dire.

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lundi 20 septembre 2021

Hommage à Julos Beaucarne

 


Croyez en l'extase des nuages
qui traversent les grands horizons,
au petit vent du soir,
au cœur de l'été chaud.

Croyez en la douceur d'une amitié,
d'un amour,
à la main qui serre votre main.

Car demain, mais n'y pensez pas,
demain éclateront peut-être
les nuages et l'orage emportera
vos amours.

Tenez-vous serrés,
ne vous endormez pas sur un reproche
non formulé,
endormez-vous réconciliés.
Vivez le peu que vous vivez
dans la clarté.


Jules Beaucarne nous a quitté paisiblement samedi 18 septembre…

« Il nous faut reboiser l’âme humaine »

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