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samedi 29 août 2026

Temps troublés

TEMPS TROUBLÉS ? UNE BONNE BOUFFÉE D'HUMANITÉ 

Le 13 juillet 2026

Le peu de connaissance de l’Histoire , et surtout son oubli, font que beaucoup sont aujourd’hui convaincus de vivre dans une époque particulièrement troublée.

Or,  il suffit de se documenter sur ce qui a pu se passer siècle après siècle, ne serait ce qu’en France, pour s’apercevoir qu’en matière de troubles et de perturbations, nous sommes encore , sans doute pour plus très longtemps, relativement préservés. 

Prenons la Terreur avec ses milliers de morts, des rigoles de sang dans Paris ; la guerre de cent ans, les grandes pestes, la défaite de 1870 et l’invasion des Prussiens, la guerre de 14 et sa boucherie où rares furent les familles qui ne perdirent pas un, deux, parfois trois fils comme en témoigne le monument aux morts de notre village… 

Nous sommes juste tout étonnés, nous autres Européens privilégiés, après une parenthèse quasi inédite de quelques décennies , de sentir la guerre à nos portes, de humer le nauséabond - mais pour certains si entêtant parfum des populismes, complotismes et autres valeurs inversées …. 

Et il y a cependant un trouble propre à notre temps, le dérèglement climatique. 

Du strict point de vue de l’observateur, à la fois comme chacun impliqué mais tant bien que mal apte à conserver une perspective, c’est assez captivant de voir comment l’inquiétude gagne du terrain alors que nous étouffons jour après jour sous quarante degrés et qu’on nous en promet bien  plus à plus ou moins courte échéance. 

Je me souviens avoir été , jeune, marqué par cette scène d’un film - je ne sais plus lequel- dans lequel il advient que le jour ne se lève plus. Des foules descendent dans les rues de la ville scruter le ciel et son grand absent, le soleil, à l’heure où il aurait dû être là depuis longtemps. 

Les visages de ces gens massés qui ne se parlent pas, parce qu’il n’y a rien à dire face à cela, juste regardent, saisis d’un effroi biblique, comme celui qu’ont dû connaitre les témoins du déluge … 

Alors, nous, aujourd’hui, face à ce soleil qui ne désarme pas, nous commençons, tout interdits, à prendre la mesure d’une accélération … Oui, il se pourrait bien que nous soyons rattrapés. 

Par le climat, par la guerre aussi, par l’histoire qui attendait son heure…

Une sourde angoisse collective monte en même temps que le thermomètre ne baisse pas, les bruits de guerre dans ce climat se font soudain plus sonores…

Il y a quelques années, j’ai écrit et enregistré une chanson d’amour dont le dernier couplet dit : 

De grands vents vont souffler

Le monde va trembler

Nous resterons debout 

Ensemble jusqu’au bout

Nous aurons nos prières

Et notre cœur brisé

Nous travaillerons nos terres 

En toute intégrité 

Oui, il va falloir rester debout, se tenir ensemble et travailler nos terres du dedans. 

Ce qui se passera, nul ne peut le dire, quelles que soient les prévisions. 

 Ce qui se passera se passera de toutes façons et la question demeurera la même, la question éternelle ici et maintenant : 

Comment vais je faire face, comment allons nous accueillir ce qui surviendra que nous le voulions ou non ? Ou sera notre axe au cœur du délitement ?

 De quoi témoignerons nous ? De quoi serons nous porteurs ? 

Gilles Farcet

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samedi 18 avril 2026

La vraie confiance !

 

Régulièrement nos projets tombent à l’eau, nos plans sont bousculés. Des imprévus se glissent dans nos agendas bien ordonnés.


Comment réagissons-nous ?

Nous rassurons-nous à l’aide de pensées rationnelles ou d’idées spirituelles pour ne pas sentir la réalité de notre vécu. Les dires spirituels peuvent se transformer en subtils échappatoires lorsque nous les utilisons pour nous couper d’une vérité plus profonde et sensible de nous-mêmes.

Accusons-nous la vie, sous la forme d’un autre ou d’un événement, de saboter nos plans, de nous priver de ce que nous méritons de plein droit. La plainte, le ressentiment nous enferment dans des boucles qui nous détournent et nous éloignent de la réalité.

Tout imprévu est l’occasion d’apprendre sur soi, sur les croyances et les peurs qui nous sclérosent. Trop souvent nous ne savons pas recevoir l’enseignement. Nous rationalisons ou accusons trop vite sans laisser le temps et l’espace à un vrai ressenti de se déployer. Nous avons si peur de nos émotions alors que si nous savons les vivre en intégrité, elles nous ramènent vers nos ressources et notre puissance qui attendent notre pleine reconnaissance dans les tréfonds de l’être.

Donnons-nous à la vérité de l’instant. Ne nions rien, aucune émotion, aucune réaction. Prenons acte de nos pensées, de nos croyances, de nos attentes. Profitons de l’occasion pour approfondir la connaissance de l’entièreté de notre royaume intérieur.

Lorsque qu’un projet échoue plutôt que de fuir la sensation de vide, nous la laissons être et se déployer. Nous ne cherchons pas d’alternative. La vie nous offre ce temps pour être. Nous avons alors l’opportunité de rencontrer celui que l’on cherche : l’être véritable sous le personnage. Celui qui est en phase avec le flux des événements, en accord avec la réalité, qui a compris, non pas intellectuellement mais dans son épaisseur, dans sa substance, que s’opposer au courant c’est souffrir assurément. Celui qui est suffisamment vaste et stable pour accueillir et laisser vivre en lui tous les remous et qui sait, sans savoir, combien il est vain de lutter contre le grand courant du Réel.

Tout, absolument tout, sur notre chemin, est une opportunité d’entrer un peu plus profondément dans la chair du Réel et de retrouver le vrai royaume. Celui où il fait bon vivre, se poser et demeurer dans une sécurité et une plénitude inaltérable.

La vie et ses changements incessants sont dessinés sur mesure pour nous permettre ce retour. Sachons retrouver la vraie confiance, celle qui gît dans la profondeur du cœur.

- Nathalie Delay

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vendredi 19 décembre 2025

Se changer d'abord...


"Nous n’avons pas le pouvoir parce que nous n’avons pas la vision totale... Nous nous plaignons de notre incapacité (à soigner, à aider, à guérir, à sauver), mais elle est exactement, minutieusement, à la mesure de notre capacité de vision...  Nous butons toujours sur la même erreur : nous voulons changer le monde sans nous être changés nous-mêmes."

Satprem – La genèse du surhomme


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mercredi 12 novembre 2025

L'action pour changer

... Autre exemple encore. Dans les débuts du Bost (1975), un jeune homme de vingt-cinq ans n'ayant pas poursuivi d'études poussées mais légitimement ambitieux et très compétent en matière d'asanas et pranayama décide d'ouvrir un cours de yoga. Malgré son jeune âge et sa timidité, il téléphone à soixante-dix médecins de sa ville pour leur faire part de son projet, s'appuyant intérieurement sur la formule : « Un refus n'a jamais tué personne. » Pour les convictions du mental un refus sera insupportable mais la voix de la vérité affirme le contraire. Quarante médecins l'éconduisent avec plus ou moins de condescendance ou même d'ironie, trente acceptent de le recevoir, s'intéressent notamment à la relaxation et n'écartent pas l'éventualité de lui adresser des patients. L'un d'eux lui conseille vivement de donner une grande conférence d'information sur le yoga. Pour cela il doit être capable de prendre la parole en public, ce à quoi il se sent particulièrement inapte. Il décide néanmoins d'organiser cette conférence. Il écrit et réécrit celle-ci, l'enregistre sur cassette, étudie ses défauts, l'enregistre encore, s'exerce devant la glace... et place dans les magasins complaisants des affiches annonçant les lieux et date de la conférence en question à laquelle assisteront deux cents personnes. Pourquoi lui, pourquoi pas vous ? « Aide-toi, le Ciel t'aidera. » La fortune sourit aux audacieux. « Be bold », disait Swâmiji.


Si vous ne faites pas le premier pas, vous pouvez « exprimer » mille ans en thérapie, il ne se passera rien. La puissance des habitudes est tellement grande que vous serez très déçus au bout de quelque temps : « Finalement, je ne sens pas que je me transforme vraiment, que mon existence change. » Le travail sur l'inconscient peut vous aider à émerger d'un monde d'illusions, à prendre conscience que vous vous mentez à vous-mêmes, que vous réprimez vos vrais désirs, que vous faites semblant de ne pas vouloir ce dont vous avez en fait tellement envie ou qu'au contraire vous vous battez en surface pour quelque chose que vous refusez de toutes vos forces dans la profondeur. Vous commencez alors à comprendre la stupidité de ces agissements qui ne sont pas appropriés et vont même à l'encontre de vos intérêts. De là peut naître la conviction de la nécessité d'un changement d'attitude et d'un comportement actif pour bousculer vos automatismes, votre routine intérieure. Et ce travail, c'est à chacun de l'accomplir en se prenant en main. Votre existence change si votre être change. Mais si vous changez un petit quelque chose dans votre existence, cela vous aide à changer votre être. Les deux sont vrais et se renforcent mutuellement et ce qui vous était presque impossible vous devient aisé, en fonction de ce qu'une lucidité nouvelle vous fait reconnaître comme juste.

Arnaud Desjardins - La voie et ses pièges

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vendredi 25 juillet 2025

Princes et dragons.

 « Nous n’avons aucune raison de nous méfier du monde, car il ne nous est pas contraire. S’il est des frayeurs, ce sont les nôtres ; s’il est des abîmes, ce sont nos abîmes ; s’il est des dangers, nous devons nous efforcer de les aimer. Si nous construisons notre vie sur ce principe qu’il nous faut aller toujours au plus difficile, alors tout ce qui nous paraît encore aujourd’hui étranger nous deviendra familier et fidèle.

Comment oublier ces mythes antiques que l’on trouve au début de l’histoire de tous les peuples ; les mythes de ces dragons qui, à la minute suprême, se changent en princesses ? Tous les dragons de notre vie sont peut-être des princesses qui attendent de nous voir beaux et courageux. Toutes les choses terrifiantes ne sont peut-être que des choses sans secours, qui attendent que nous les secourions.

Aussi, cher Monsieur Kappus, ne devez-vous pas vous effrayer quand une tristesse se lève devant vous, si grande que jamais vous n'en aviez vu de pareille ; si une inquiète agitation, comme la lumière et l'ombre des nuages, parcourt vos mains et tout ce que vous faites. Il vous faut penser alors que quelque chose se passe en vous, que la vie ne vous a pas oublié, qu'elle vous tient dans sa main ; elle ne vous laissera pas tomber.

Pourquoi voudriez-vous exclure de votre vie quelque anxiété, quelque douleur, quelque mélancolie que ce soit, puisque vous ignorez quel est le travail que ces états accomplissent en vous ? Puisque vous savez bien que vous êtes au milieu de transitions, et que vous ne souhaitiez rien tant que de vous transformer .»

Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune poète

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samedi 19 juillet 2025

Sur un autre plan...


...L’ego, qui nous limite toujours à notre conscience d’être une présence dans un corps (nama et rupa, un nom et une forme), peut fonctionner de façon normale ou, hélas le plus souvent, d’une façon pathologique, névrotique, tout simplement parce qu’il est hypertrophié. Cette hypertrophie de ce qui est déjà l’individualisme et le sens de la séparation entraîne des troubles d’adaptation aux circonstances que l’existence impose à chacun et des souffrances parfois si intolérables qu’elles sont apaisées seulement par les tranquillisants et les neuroleptiques. On peut essayer de transformer un ego anormal en un ego équilibré, harmonieux, communiquant normalement avec ceux qui l’entourent et trouvant normalement sa place dans un monde relativement réel. Ou bien — et c’est le but de la sadhana — on peut dépasser cette conscience définie par l’individualité, par le corps et le psychisme, la transformer en une autre conscience qui dépasse le langage et ne peut être décrite qu’en termes négatifs d’infini, d’illimité et de non séparation. C’est une conscience affranchie de la multiplicité donc de l’espace mais c’est aussi une conscience affranchie du changement donc du temps. S’il n’y avait pas de changement, Si tout se figeait et s’arrêtait, il n’y aurait plus ce que nous appelons le temps.

Tout change sans cesse, c’est la loi de la manifestation. La seule chose qui ne change pas c’est le changement. Seule l’acceptation du changement peut donner accès à l'écran immuable sur lequel se déroule le film indéfini des apparences. Une libération par rapport au temps c’est la perception de ce qui est au delà du changement. Le double mouvement du limité vers l’illimité et du changement vers l’éternel représente la seule chance véritable pour l’homme, d’arriver un jour à une satisfaction parfaite et à un sentiment de plénitude.

Arnaud Desjardins - Les Chemins de la Sagesse

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vendredi 18 juillet 2025

Le fleuve de la Vie

Savez-vous ce que signifie la quête de permanence? 

C'est vouloir que perdure indéfiniment ce qui est agréable, et que ce qui est désagréable cesse dès que possible. Nous voulons que le nom que nous portons soit connu, et qu'il se perpétue à travers la famille, la propriété. Nous avons besoin d'un sentiment de permanence dans nos relations, dans nos activités, ce qui signifie que nous sommes à la recherche d'une vie durable, permanente dans la mare stagnante ; nous ne voulons pas que de réels changements s'y produisent, nous avons donc édifié une société qui nous garantit la permanence de la propriété, du nom, de la réputation. 

Mais, voyez-vous, la vie n'est pas du tout comme cela, elle n'est pas permanente. Comme les feuilles qui tombent de l'arbre, toute chose est impermanente, rien ne perdure ; il y a toujours le changement et la mort. Avez-vous déjà remarqué combien peut être beau un arbre dénudé dressé contre le ciel? Le contour de toutes ses branches ressort, et de sa nudité émane un chant, un poème. Plus une seule feuille: il attend le printemps. Quand le printemps revient, il inonde à nouveau l'arbre du chant mélodieux d'une multitude de feuilles qui, la saison venue, tombent et sont emportées par le vent ; ainsi va la vie. 

Mais nous ne voulons rien de la sorte. Nous nous accrochons à nos enfants, à nos traditions, à notre société, à notre nom et à nos petites vertus, parce que nous tenons à la permanence: voilà pourquoi nous avons peur de mourir. Nous avons peur de perdre les choses qui nous sont connues. Mais la vie n'est pas telle que nous la souhaiterions: elle est sans permanence aucune. Les oiseaux meurent, la neige fond, les arbres sont coupés ou détruits par les tempêtes, et ainsi de suite. Nous voulons que tout ce qui nous donne satisfaction soit permanent ; nous voulons que perdurent notre situation, ou l'autorité que nous avons sur les gens. Nous refusons d'accepter la vie telle qu'elle est dans les faits...

... Mais pour l'esprit qui n'a pas de murs, qui n'est pas accablé par le poids de ses acquisitions, de ses accumulations, de ses connaissances, pour l'esprit qui vit dans l'éternel et l'insécurité - pour cet esprit-là, la vie est une chose extraordinaire. Un tel esprit est la vie même, car la vie n'a pas de lieu de repos. Mais nous avons pour la plupart besoin d'un lieu de repos ; nous voulons une petite maison, un nom, une situation, et nous disons que ces choses ont beaucoup d'importance. Nous exigeons la permanence et nous créons une culture fondée sur cette attente, en inventant des dieux qui, loin d'être des dieux, ne sont que la projection de nos propres désirs. 

Un esprit en quête de permanence ne tarde pas à stagner ; comme cette mare le long du fleuve, il est très vite envahi par la corruption, la pourriture. Seul l'esprit qui n'a pas de murs, pas de seuil, pas de barrières, pas de lieu de repos, mais qui bouge continuellement avec la vie, qui va sans cesse de l'avant, qui explore, qui explose - seul cet esprit-là peut être heureux, éternellement neuf, parce qu'il est en lui-même créatif. 

Le sens du bonheur - Jiddu Krishnamurti 

Titre original: " Think on these Things " (1964) Traductrice: Colette Joyeux

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jeudi 17 juillet 2025

Position changeante

« Aide-toi, le Ciel t'aidera. » La fortune sourit aux audacieux. « Be bold », disait Swâmiji.

Si vous ne faites pas le premier pas, vous pouvez « exprimer » mille ans en thérapie, il ne se passera rien. La puissance des habitudes est tellement grande que vous serez très déçus au bout de quelque temps : « Finalement, je ne sens pas que je me transforme vraiment, que mon existence change. » Le travail sur l'inconscient peut vous aider à émerger d'un monde d'illusions, à prendre conscience que vous vous mentez à vous-mêmes, que vous réprimez vos vrais désirs, que vous faites semblant de ne pas vouloir ce dont vous avez en fait tellement envie ou qu'au contraire vous vous battez en surface pour quelque chose que vous refusez de toutes vos forces dans la profondeur. Vous commencez alors à comprendre la stupidité de ces agissements qui ne sont pas appropriés et vont même à l'encontre de vos intérêts. De là peut naître la conviction de la nécessité d'un changement d'attitude et d'un comportement actif pour bousculer vos automatismes, votre routine intérieure. Et ce travail, c'est à chacun de l'accomplir en se prenant en main. Votre existence change si votre être change. Mais si vous changez un petit quelque chose dans votre existence, cela vous aide à changer votre être. Les deux sont vrais et se renforcent mutuellement et ce qui vous était presque impossible vous devient aisé, en fonction de ce qu'une lucidité nouvelle vous fait reconnaître comme juste.

Arnaud Desjardins - La Voie et ses pièges

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mardi 8 juillet 2025

Porte du changement


"Le changement est une porte qui ne s’ouvre que de l’intérieur"
  Tom Peters 

"La résistance au changement est l’expression raisonnable et légitime des risques que comporte le changement pour les acteurs"  Michel Crozier

"Les seules connaissances qui puissent influencer le comportement d’un individu sont celles qu’il découvre par lui-même et qu’il s’approprie"  Carl Rogers

"L’immuable, c’est le changement"  Lao Tseu 

"Ce n’est pas le changement qui fait peur aux gens, mais l’idée qu’ils s’en font"  Sénèque


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mercredi 8 janvier 2025

J’ai dû accepter…



Accepter que le temps, cet insaisissable mystère, échappe à ma compréhension, et que l’éternité demeure une énigme pour mon esprit mortel.
J’ai dû accepter que mon corps, fragile enveloppe, n’était pas immortel, qu’il vieillirait,
et qu’un jour, il s’éteindrait doucement.
J’ai dû accepter que nous sommes faits de souvenirs et d’oubli, de vœux inachevés, de bruits et de silences, de murmures éphémères et de nuits étoilées. De petites histoires, tissées dans l’ombre des détails subtils.
J’ai dû comprendre que tout est passager, que rien ne dure éternellement.
Et j’ai dû accepter que ma venue au monde avait un sens, que j’étais là pour donner le meilleur de moi-même, pour semer des traces de lumière avant de m’effacer dans le grand silence.
J’ai dû accepter que mes parents ne seraient pas éternels, que mes enfants, un jour, prendraient leur envol, traçant leur propre chemin loin de moi. Ils ne m’appartenaient pas, comme je l’avais cru un instant.
Leur liberté d’aller, de venir, de choisir, était un droit aussi précieux que ma tendresse pour eux.
J’ai dû accepter que tout ce que je possédais n’était qu’un prêt,
que rien ici-bas ne m’appartenait vraiment. Tout, comme ma propre existence, était éphémère, destiné à être transmis, laissé aux mains d’autres âmes, quand je ne serai plus là.

J’ai dû accepter que balayer mon trottoir chaque matin n’était qu’un doux leurre, un geste pour me convaincre que ce petit coin du monde était mien, alors qu’il ne l’était pas. Ma maison, mon refuge, n’était qu’un toit passager,
un abri qui un jour accueillerait d’autres vies, d’autres histoires.
J’ai dû comprendre que mon attachement aux choses, aux êtres, aux lieux, ne ferait que rendre plus douloureux l’heure de mes adieux. Que les arbres que j’ai plantés, les fleurs que j’ai chéries, les oiseaux que j’ai écoutés chanter, n’étaient que des passants dans ma vie.
Tout comme moi, ils étaient mortels.
J’ai dû accepter mes failles, mes fragilités, ma condition d’être éphémère, voué à disparaître,
tandis que la vie continuerait,
sans moi, comme un fleuve insensible à ma mémoire.
Et j’ai dû accepter qu’un jour,
je serais oublié.
Prenons soin de notre âme,
car elle seule nous appartient.
Silvia Schmitt

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jeudi 29 août 2024

Observation et connaissance

 


Le Bouddha nous a appris à observer les choses précisément là où elles apparaissent. Une fois apparues, elles ne durent pas ; elles disparaissent et d’autres choses apparaissent qui finissent aussi par disparaître.

Mais ce n’est pas ce que nous voulons !

Quand notre esprit est en paix, nous voulons qu’il continue à être en paix, nous ne voulons pas qu’il s’agite, nous voulons nous sentir bien !

Or, ce souhait est contraire à la réalité.

Le Bouddha nous a dit de commencer par voir et comprendre clairement la nature de tout ce qui nous entoure. Ce n’est qu’ensuite que l’esprit sera vraiment calme et paisible.

Tant que nous ne connaîtrons pas ces choses, tant que nous ne comprendrons pas nos humeurs, nous demeurerons des personnes changeantes, nous nous attacherons à nos humeurs, et cela tournera à l’entêtement et à l’orgueil. 

~ Ajahn Chah

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samedi 30 mars 2024

Manifestations

 


"Enfant, peut-être avez-vous joué avec un kaléidoscope, un jouet très simple et merveilleux. J’en ai quelques-uns dans ma cabane. Il y a des morceaux de matériaux colorés et deux miroirs à une extrémité qui laissent voir de nombreux motifs différents. Chaque motif est une belle manifestation. Si vous la tournez un peu, cette manifestation sera remplacée par une autre manifestation. Chaque manifestation est belle. En tant qu’enfant, vous n’êtes pas triste qu’une manifestation remplace une autre. Les manifestations aussi, même extrêmement belles, ne se sentent pas tristes quand elles cèdent leur place à la manifestation suivante. L’enfant apprécie simplement les changements sans aucun regret car la prochaine manifestation sera aussi belle que la précédente. Il n’y a pas de peur, pas de regret car toutes les manifestations ont le même fond, les petits bouts de couleurs dans le kaléidoscope. Le socle de toutes les manifestations est toujours là. Si vous pouvez toucher ce fondement, les changements ne vous dérangent pas. Vous n’êtes pas piégé par ce corps, vous savez que ce n’est qu’une manifestation. Vous êtes prêt à vous manifester sous une autre forme aussi merveilleuse que celle-ci."

Maître zen Thich Nhat Hanh

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samedi 17 février 2024

Se détacher du miroir

 


Désolé si cette pépite – sous-titrée « Reflecting a lifetime » – vous semble un peu rude pour commencer une année … qui s’annonce difficile :

« Il raconte l’histoire d’un homme qui passe de l’enfance au statut de vieillard, le temps d’un brin de toilette. … Si ce récit paraît être une fiction, il est pourtant bel et bien réalité puisqu’il est tout simplement l’histoire de chacun d’entre nous. »

Comme nous sommes tellement « ignorants de ce dont nous sommes le plus assuré, notre essence transparente comme le cristal », nous avons besoin de « réveils » sans cesse plus puissants. D’autant plus que, généralement, « nous n’aimons point les réveils … ».

Il existe deux manières radicalement différentes de regarder « Le miroir » & de se regarder dans un miroir :

  • l’habituelle : l’objet reflète ce que nous sommes, constate les inexorables effets du temps sur nos corps … Entretien machinal d’une commune léthargie, si bien résumée par Christian Bobin dans Le Très-Bas : « Le monde veut le sommeil. Le monde n’est que sommeil. Le monde veut la répétition ensommeillée du monde. … L’enfant va à l’adulte et l’adulte va à sa mort. Voilà la thèse du monde. Voilà sa pensée misérable du vivant : une lueur qui tremble en son aurore et ne sait plus que décliner. C’est cette thèse qu’il te faut renverser. »
  • celle de la Vision du Soi, le véritable cadeau :

Voilà ce que Douglas écrit dans « Vivre sans stress » à quelqu’un qui se regarde dans un miroir tenu à bout de bras :

« Votre visage humain, votre visage acquis, votre apparence est là-bas, à un mètre environ. C’est une chose. Mais ici, de ce côté-ci de votre bras, se trouve votre visage non-humain, votre Visage Originel, votre Réalité. Ce n’est pas une chose. […] Il est bénéfique de bien faire la différence entre nos deux visages et de bien mettre chacun à sa vraie place. […] Utilisez maintenant votre miroir pour vous débarrasser du stress – en le regardant pour voir ce que vous n’êtes pas. »

Ne vous contentez surtout pas de lire ce passage, faites réellement l’expérience devant un miroir, vérifiez ce qu’il en est pour vous-même !

Elle coïncide bien entendu avec celles que proposent la plupart des véritables spiritualités, le Zen notamment :

Connaissez-vous le kôan : « Vous êtes l’image au miroir, mais l’image au miroir n’est pas vous » ? Le moi n’est que votre image, celle que vous présentez aux autres et à laquelle par erreur vous vous identifiez. Votre moi est aléatoire, il n’est que provisoire, il naît et il meurt, il meurt parce qu’il est né. Or vous, vous étiez avant et vous serez après. Voilà ce que signifie l’expression « visage originel ». Jacques Brosse « Pratique du zen vivant » (page 85)

Elle s’inscrit dans le droit fil de la logique de la Vie « surabondante », la Grande Vie : « Mais l’amour veut l’éveil. L’amour est l’éveil chaque fois réinventé, chaque fois une première fois. » (Christian Bobin, Le Très-Bas).

Et l’observation & constatation soigneuses de ce qui est vu permettent – simplement, concrètement, joyeusement – d’adopter cette nouvelle & très ancienne façon de Voir :

d’où sort la dent de lait ?

où vont la brosse à dents, le rasoir, la cigarette ?

où disparaissent le gant de toilette, l’eau dont s’asperge l’adolescent, la gorgée effervescente ?

les lunettes ne s’ajustent-elles pas en un « œil unique » ?

les nombreux « R » inversés dans le titre et le générique de début ne sont-ils pas autant d’invitation à retourner le regard vers sa source ?

 Jean-Marc Thiabaud

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samedi 3 février 2024

Changement immuable



Vous êtes un courant continu de changements, 

c'est vous et ce n'est pas vous. 

Celui qui voit le courant continu de changements ne change pas. 

Il est immuable. Il est absolu. Et c'est vous.

Swami Prajnanpad


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dimanche 31 décembre 2023

A propos de changement …

 


2023 … 2024, changement d’année en général fêté dans la joie et à grand renfort d’espérances, de souhaits et de bonnes résolutions … Pour quels changements ?

Au niveau collectif, les mêmes interrogations et attentes, peurs et conflits sont toujours présents et, au niveau individuel, nos bonnes résolutions sont souvent vite dépassées, intenables et oubliées.

A un participant venant le trouver régulièrement lors d’une retraite, et n’arrêtant pas d’être contrarié par les évènements, le maitre dit tout d’abord gentiment :

« - N’oubliez pas d’être heureux.

Le participant, touché, lui répondit :

- Je vous remercie de ce souhait.

Alors, le maitre, plus fermement cette fois-ci :

-Il ne s’agit pas d’un souhait, mais d’une instruction ! »

Autrement dit, arrêtez de vouloir que les choses correspondent à votre attente, et exercez-vous à être en accord avec ce qui est, par la discipline et la pratique.

Sur le chemin de transformation qu’est le Zen, il nous est demandé de nous poser sérieusement la question de la possibilité d’un réel et radical changement.

Changement qui s’inscrit non pas dans une durée définie, une forme précise à atteindre ou dans l’attente d’une situation existentielle plus favorable, mais s’insère dans un processus de transformation universel et continu.

Reconnaitre et redevenir conscient de ce processus à l’œuvre chez l’être humain et tous les êtres vivants, c’est la proposition du Zen.

Dans l’exercice de Za-zen, ce processus de transformation auquel nous sommes invités à nous ouvrir et à pleinement et consciemment participer, est appelé « passage ».

Le passage ne s’inscrit pas dans une durée, mais est atemporel.

« ÊTRE n’est pas présent dans une forme définitivement acquise, mais dans les transformations sans arrêt de la forme. Dès que l’on commence à promettre à ceux qui font un exercice la santé ou les succès dans la vie, cela n’a plus rien à voir avec le zen …

… La méditation doit d’abord être une perception des contraires dans toute leur acuité.

Un effort prématuré vers l’harmonie compromet le résultat de tout travail de transformation.

La perception, le respect, la différenciation et l’intégration des contraires sont les conditions d’une transformation durable. » K.G. Durckheim

Fuite des contraires, préférences, effort prématuré vers l’harmonie : ces souhaits et désirs sont donc des pièges allant à l’encontre de la possibilité d’une réelle transformation.

Notre manière de pratiquer est alors dictée par ce que MOI je veux, MOI je préfère, MOI j’espère,

MOI j’imagine devoir atteindre, et nous renforce dans notre personnalité égocentrée, nous maintient dans une pratique de l’exercice raisonnée et raisonnable, tournée vers un but défini, prémédité, d’amélioration du MOI.

Hirano Roshi : « il y a mille et une façon de pratiquer la méditation, mais il n’y a qu’une manière de pratiquer zazen. On ne pratique pas zazen avec le mental. »

Et Jacques Castermane nous questionne sans arrêt :

« Méditer afin de garantir son besoin de sécurité, d’assurer son confort, d’assurer son désir de permanence et autres vaines espérances, est-ce vraiment zazen ?

Est-ce que je cherche à me transformer, moi, ou à accepter, favoriser, libérer une transformation voulue par la vie » ?

La méditation - Zazen - que je pratique est-elle une rupture avec ma manière d’être habituelle tendue vers une amélioration de l’avoir, du pouvoir ou du savoir, signes distinctifs du mental humain, ou est-elle un retour à l’origine de ma vraie nature ?

Participons-nous à un processus de dépouillement ou d’accumulation ?

Processus de mise à nu qui ne demande ni artifices ni ajouts, et ne peut naturellement se développer, s’exprimer et s’épanouir qu’à l’écoute de cette perpétuelle et éphémère transformation de la forme « qu’est je suis ».

Non pas conscient de cette vie qui m’anime et que je mets à mon service, mais conscient par cette vie qui m’anime, que je partage avec tous les êtres vivants, et devant laquelle je tais mes revendications, je m’incline, pour me mettre à son écoute, à son rythme, à son service.

Za-zen peut ainsi devenir ce moment où le moi habituel s’efface : je n’interviens plus, je ne cherche plus autre chose, je ne tente plus de maitriser, de reprendre le contrôle de l’exercice selon mon entendement.

Etant dignement assis en HARA, le geste vivant que je suis, peu à peu libéré des désirs de l’ego, se révèle, prend forme, se transforme par le souffle.

Un geste qui joue avec l’impermanence, se joue de l’impermanence, par des actions libérées des « contre-actions » issues du moi, se renouvelant en un écoulement de vie.

Za-zen peut devenir simplement, seulement, rien que :

« Accueillir être assis ».

Entièrement, corporellement être assis, et laisser la vie se dévoiler, s’épanouir en ce simple geste, afin de « contempler le corps dans le corps » (Bouddha). Quel mystère !

« Être assis, accueillir ».

Pas d’intervention, pas de refus, pas de but.

Goûter, avaler, digérer ce qui se présente d’instant en instant, porté par le va et vient du souffle, dans la pleine attention, la pleine participation à ce qui est, parfaitement immobile. Sentir que la vie se manifeste dans cette immobilité, ce geste corporel, cette ouverture des sens, ce renouvellement du souffle.

Redécouvrir que ce que K.G. Durckheim appelle « la Grande Vie » est le vrai soutien et sens de mon existence.

2023…2024, avril…mai, lundi…mardi, 8h30 … 8h31, inspir … expir

Où s’opère le véritable changement ? 

Joël PAUL

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samedi 25 novembre 2023

Décidez !


Le moment est venu d’un changement de niveau sur la voie. 

Vous connaissez les marques du passé qui régnaient sur votre existence. Maintenant décidez (oui : décidez !) d’en être libre. 

Cela vous demandera une vigilance, une pratique mais celle-ci portera des fruits convaincants. 

Vous n’êtes pas la femme blessée. Vous êtes la Vie, L’Etre, la Conscience. 

Ces grands mots ne sont pas des mots creux. C’est la vérité.


Arnaud Desjardins

En communion avec vous - Lettres à ses élèves

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mardi 1 août 2023

Un grand OUI à la Vie

Le cadeau de l'été : rencontre avec 2 couples sur le chemin du OUI, à ce qui est.

"Être libre, c'est être libre de papa et maman."

"Etre libre, c'est se désidentifier."


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jeudi 27 juillet 2023

Cette vie... et au-delà (3)

 L 'absence de jugement extérieur


En dépit de ces prises de conscience parfois un peu rudes, aucun récit d’EMI ne parle de jugement extérieur à celui que la personne porte sur elle-même. Quelle que soit la nature des actes dévoilés durant la revue de vie, il est étonnant de remarquer qu’il n’y a jamais la moindre notion de condamnation par une entité extérieure. C’est la personne — et elle seule — qui évalue et juge ses propres actes. On est très loin de l’idée d’un Jugement dernier où on serait soumis à la volonté d’une instance divine extérieur à soi!

« Il n’y avait personne pour me condamner. Il n’y avait que moi. Je sentais que la Lumière ne me jugeait absolument pas. J’étais le seul à le faire. Elle, elle n’était qu’amour et compréhension ! »

« Dans ce défilé de ma vie, il n’y avait que moi qui jugeais mes actes. Je ressentais intimement ce que les autres avaient ressenti suite à mes actions ou à mes paroles. Je sentais leur amour, leur douleur, leur peine, leurs blessures par rapport à ce que j’avais pu dire ou faire. Je vivais également leur bonheur quand j’avais agi pour leur bien ou pour les rendre heureux. À chaque fois, je me disais : “Oups, j’aurais tellement pu agir différemment à ce moment-là” ou encore : “Je regrette tellement ces paroles.” Le moindre détail comptait, l’événement le plus anodin avait son importance. J’étais l’unique juge de mes actions, un juge lucide et sans concession pour moi-même, mais tout en étant complètement submergé par l’amour que l’être de lumière irradiait vers moi. »


L'accès à la connaissance ultime

Un autre aspect important qu'on relève dans les récits d'EMI est la sensation d'avoir eu accès, lors de cette expérience, à une dimension ultime de connaissance et de sagesse :

« Mon champ de conscience semblait beaucoup plus large qu’ici, dans cette vie. Soudain, je SAVAIS ! Je n’en ai gardé aucun souvenir mais je sais que je comprenais des choses... que je n’aurais jamais pu savoir !

«Tout ce que je peux dire, c’est qu’à ce moment-là je savais mille fois plus de choses que je n’en sais maintenant. C’est comme si j’avais eu accès à la totalité de la connaissance universelle. Toutes les réponses étaient là. Tout était limpide. »
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Christophe Fauré parle ensuite de : 
- Le retour dans le corps 
- La difficulté à partager l'EMI

Les changements de vie à la suite d’une EMI

Impossible de terminer cette présentation des EMI sans parler des étonnants changements qu’elles induisent. Ceux-ci me semblent du reste représenter la dimension la plus inspirante de ces expériences.

Des changements liés à la conception de la vie et de la mort

• On observe une diminution nette, voire une disparition de la peur de la mort. S’installe la certitude que la conscience survit à la mort du corps physique, associée à la conviction de l’existence d’une réalité spirituelle en parallèle à notre dimension terrestre. Les personnes se disent moins enclines à suivre lès dogmes religieux mais deviennent au contraire plus spirituelles. La recherche d'un éveil intérieur prend davantage de place au quotidien.

• Il résulte de l’intégration complète de l’EMI davantage de sérénité, de joie de vivre, de capacité à vivre plus intensément dans le présent, en relativisant les petits tracas du quotidien.

• La notion d’une « mission de vie » peut s’imposer avec force, accompagnée d’un puissant sentiment d’urgence à trouver la raison précise de son retour sur terre.

Des changements liés à la reconnaissance et à l’acceptation de soi

• Du sentiment d’avoir eu accès à la connaissance universelle émerge souvent une extraordinaire soif d’apprendre, conjointement à une aspiration au développement personnel.

• La confiance en soi et l’estime de soi se retrouvent souvent accrues.

Des changements dans la relation à autrui

• L’amour devient une priorité absolue. Les témoins affirment s’être sentis aimés de façon inconditionnelle en présence de l’être de lumière, avec parfois l’aspiration à être eux-mêmes capables d’une même intensité d’amour. Il peut en résulter une plus grande capacité d’amour et d’empathie.

• Cet amour, perçu comme la nature même de leur être (et de tout être), constituerait la base de l’interdépendance entre les êtres, unis par une étincelle divine commune et mettant à bas l’illusion de la séparation des consciences.

• Les relations interpersonnelles, la tolérance, la compassion, l’entraide et l’assistance à autrui prennent une grande importance. Parallèlement, le jugement des autres sur soi perd considérablement de son emprise.

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livre de Christophe Fauré - Cette vie et au-delà : enquête sur la continuité de la conscience après la mort.

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