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mercredi 27 mai 2026

Réalité sans jugement

 

« Tout est juste beau et terrifiant sur cette terre – et la naissance et la mort – le velouté et le râpeux – le miel et le fiel – la foi et la détresse. J'ai porté la couronne de l'amour et j'ai mordu la poussière. Il ne m'a pas été permis de faire un choix. J'ai dû tout prendre. Et tout était bien ici. Comment la clarté des étoiles nous serait-elle visible, si la nuit ne leur prêtait pas pour s'en détacher, son fond de ténèbres ?

Entre la réalité et nous, Dieu a dressé des murs. ( J'en soupçonne pourquoi : nous faisons si peu cas de ce qui s'offre à nous, seuls l'obstacle et la quête ardue nous éveillent.)

Un cataclysme - l'amour, la mort, le désespoir - y ouvre soudain une fissure et voilà que se révèle à nous le paysage du dehors, l'univers qui nous entourait à notre insu. Ce que nous prenions jusqu'alors pour la réalité s'avère n'avoir été qu'une de ces cages de bois où les paysans ici prennent les loirs. Et les jugements que nous portions basculent dans l'ordre du dérisoire.

Le premier effet de la Révélation - l’œil collé à la fissure est l'abdication de tout jugement.

TOUT DÉPASSE NOTRE RAISON. TOUT. »

Christiane Singer 1943-2007 - Une passion entre ciel et terre

peinture: Véronique Paquereau

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lundi 13 avril 2026

L'énigme



Te rappeler sans arrêt que celui ou celle que tu regardes ne te doit rien.
Cet exercice te conduit à la plus grande jouissance qui soit :
Aimer celui ou celle qui est devant toi,
l'aimer d'être ce qu'il est, une énigme,
et non pas d'être ce que tu crois,
ce que tu crains, ce que tu espères,
ce que tu attends, ce que tu cherches,
ce que tu veux."
Christian Bobin- Ressusciter


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vendredi 10 octobre 2025

Eux

 C'est Eux ? nous dit Abd Al Malik...


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mercredi 23 juillet 2025

Nature sans reproche

 Sans jugement, l'eau coule calmement...

Manon et Leili - chants d'outre-tombe de Yann Damezin

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mardi 18 mars 2025

Projections pour nous connaître


 « Tout ce qui nous irrite chez les autres peut nous mener à une meilleure compréhension de nous-mêmes » - Jung

Une fois de plus, les projections améliorent notre auto-connaissance. En même temps que nous nous projetons, nous générons l’opportunité de voir très clairement chez l’autre ce que nous ne sommes pas capables de voir en nous-mêmes. Ou ce que nous ne voulons pas voir… Le paradoxe réside dans le fait que, même sans miroir, nous sommes capable de reconnaître des choses qui nous concernent.

Les projections peuvent se faire par rapport à ce que nous détestons chez l’autre ou par rapport à ce que nous admirons chez d’autres personnes ; ce sont dans tous les cas des choses que nous ne voyons pas en nous. Quand vous vous sentez profondément irrité-e par quelque chose qui, a priori, ne devrait pas vous toucher, demandez-vous si cela peut avoir un lien avec une chose que vous détestez aussi chez vous mais que vous n’acceptez pas.

Il ne s’agit pas d’en arriver à se détester, ce n’est pas du tout ce que voudrait Jung. Il s’agit de comprendre ses propres points obscurs et de les accepter pour pouvoir les changer. Si nous ne passons pas par cela, nous projetterons toujours chez l’autre ce que nous n’acceptons pas de nous-mêmes. Et, une fois de plus, nous serons condamnés à une vie de tromperie et de non-authenticité.

(source : site "Nos Pensées")

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vendredi 6 décembre 2024

Illusions impardonnables


« Les gens peuvent être très injustes, ils peuvent haïr la personne qui les amène à voir ce qu’ils préféreraient ne pas voir, qui fait chuter les idoles et expose leurs pieds d’argile. Ils lui reprochent  la vérité et la responsabilité qu’elle nous donne. 

On ne pardonne pas souvent à ceux qui détruisent nos illusions. »


Anne Perry ( autrice d’excellents romans policiers situés au 19 eme siècle à Londres dans lesquels elle expose notamment l’hypocrisie de la bonne société victorienne )

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dimanche 13 octobre 2024

Le jugement nous enferme...


 Plus nous rentrons dans la dimension de l’être, moins nous réagissons aux jugements et critiques. Nous devenons inattaquables.

Le jour où nous décidons de ne plus nous battre, nous devenons invincibles.

Lorsque le jugement apparaît, rappelez-vous, au fond de votre cœur, que le Juge ment.

Le jugement envers soi est tout aussi faux, il ment aussi.

Qu’il soit envers l’extérieur ou l’intérieur, le jugement n’est qu’un point de vue subjectif.

Pour qui nous prenons-nous pour nous juger et juger les autres ?

Quelle prétention que de se juger. Prenons cette douce habitude de ne plus mentir à nous-mêmes et aux autres.

Libéré du jugement, l’accès à la vérité s’ouvre.

Pour éviter de renforcer l’ego, nous devons aussi prendre nos distances avec la rumination et le ressentiment, parce qu’ils font partie de ses meilleurs alliés. Ayons le réflexe de regarder ce que nous pouvons faire plutôt que de nous épuiser à ne pas accepter ce que nous ne pouvons plus ou pas faire. Regardons le beau même lorsqu’il est envahi par le laid.

Prenons le réflexe du mouvement ascensionnel plutôt que celui de la descente.

Ne nous laissons pas entraîner par ceux qui donnent toujours de mauvaises nouvelles de l’humanité.

Il y aura toujours de la lumière. Tout me le dit !

Levons notre verre à l’amour et au courage et surtout, ne nous retournons pas !

Les masques sociaux devront aussi être reconnus et levés. Ils nous empêchent de tenter le tout pour la vie. Beaucoup d’entre nous ont pris la couleur, les comportements, les croyances de la patrie, de l’école, du collège, des parents. Ils sont les bons petits soldats : des copiés-collés accrochés aux dogmes transgénérationnels.

Leurs mots ne sont pas leurs mots, leurs gestes ne sont pas leurs gestes, ils les ont empruntés.

Déposer ses masques et ses blessures enclenche la fonte de l’ego et libère l’âme.

François Bonnal (Auteur) - Se reconnecter à son âme - Un chemin intuitif et spirituel vers la guérison

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vendredi 2 août 2024

Accepter d'accepter...

 L'acceptation, un concept profondément ancré dans les domaines de la psychologie et du bien-être, revêt une importance cruciale dans la façon dont nous naviguons à travers les défis et les changements de la vie.

Qu’implique l’acceptation ?


L'acceptation, en essence, consiste à reconnaître et à accueillir pleinement la réalité de ce qui se présente, même lorsque cela va à l'encontre de nos désirs ou de nos attentes. Cela ne signifie pas nécessairement être d'accord avec chaque aspect de la situation, mais plutôt choisir de ne pas lutter inutilement contre ce qui est hors de notre contrôle. Cette approche repose souvent sur des principes de pleine conscience, qui encouragent l'observation et l'acceptation des pensées, des émotions et des sensations sans jugement.

Les bienfaits de l'acceptation

Plusieurs études ont mis en évidence les avantages de l'acceptation pour la santé mentale et le bien-être général. En acceptant les situations stressantes ou difficiles, les individus peuvent réduire leur niveau de détresse émotionnelle, diminuer les symptômes de l'anxiété et de la dépression, et améliorer leur capacité à faire face de manière adaptative. De plus, l'acceptation est souvent associée à une plus grande résilience psychologique, permettant aux individus de rebondir plus facilement après des revers ou des échecs.

L'acceptation favorise également des relations sociales plus saines en encourageant la tolérance et la compréhension mutuelle. En acceptant les autres tels qu'ils sont, avec leurs forces et leurs faiblesses, nous cultivons la compassion et la bienveillance, renforçant ainsi les liens interpersonnels et réduisant les conflits.

L'acceptation dans la pratique clinique

Dans le domaine de la psychothérapie, des approches telles que la thérapie d'acceptation et d'engagement (ACT) et la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) intègrent des techniques visant à cultiver l'acceptation chez les clients. Ces approches encouragent les individus à reconnaître leurs pensées et leurs émotions sans chercher à les changer ou à les supprimer, les aidant ainsi à développer une relation plus souple avec leur propre expérience intérieure.


Défis et résistances à l'acceptation

Malgré ses nombreux avantages, l'acceptation peut être difficile à pratiquer, en particulier dans des situations où les émotions sont intenses ou les circonstances semblent injustes. Les individus peuvent rencontrer des obstacles tels que la peur du jugement social, le sentiment d'impuissance ou la tendance à s'accrocher à des attentes irréalistes. Cependant, avec de la pratique et un soutien approprié, il est possible de cultiver une attitude plus compatissante et ouverte envers soi-même et les autres.

Cultiver l'acceptation au quotidien

Pratiquer l'acceptation au quotidien demande un engagement conscient et une volonté de s'ouvrir à toutes les expériences de la vie, qu'elles soient agréables ou désagréables. Cela peut impliquer des exercices de pleine conscience, tels que la méditation ou la tenue d'un journal de gratitude, qui aident à développer une attitude de réceptivité et de non-jugement envers soi-même et les autres.

En conclusion, l'acceptation joue un rôle essentiel dans notre bien-être émotionnel et mental. En embrassant la réalité telle qu'elle est et en adoptant une attitude de non-jugement, nous pouvons trouver une plus grande paix intérieure et une résilience face aux défis de la vie. À travers des approches thérapeutiques basées sur l'acceptation et des pratiques de pleine conscience, nous pouvons apprendre à naviguer avec grâce à travers les hauts et les bas de l'existence, en cultivant un plus grand sens de contentement et de sérénité.

Écrit par Yassine Jebbour sur le site Psychologue.net

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vendredi 24 mai 2024

Acceptation

 


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Certains d'entre vous pensent certainement qu'ils acceptent ce qui est parce qu'ils ne peuvent le nier, mais ils ne l'acceptent pas pour autant.

Dans votre mental, vous dites : j'accepte ce qui est, oui, oui, oui, mais je ne veux pas que ce soit comme ça, je voudrais que ce soit autrement.

Par exemple : je fais tel métier, je gagne tant d'argent et j'habite dans telle maison, c'est ce qui est et je l'accepte pleinement mais je n'aime pas ce travail, j'aimerais gagner plus d'argent, je n'aime pas cette maison, j'aimerais vivre ailleurs. Cela, c'est voir ce qui est mais ce n'est pas l'accepter. Je peux tenter de modifier la situation mais, pour l'instant, ici et maintenant, c'est ainsi.

Un aspect de l'acceptation, c'est l'absence de plaintes, l'absence de jugements.

Voyez par vous-mêmes : au fur et à mesure que nous vieillissons, des petites douleurs commencent à apparaître, le dos devient moins souple, on entend ou on voit moins bien. Souvent, tout cela est incontournable et nous pensons que, simplement parce que nous admettons qu'on ne peut rien y faire, nous l'acceptons.

Extérieurement, nous disons: « Tout le monde vieillit, c'est comme ça » mais, en fait, nous sommes furieux, nous détestons ces handicaps, alors que l'acceptation de ce qui est, tel que c'est, sous-entend par définition l'équanimité.

Cela ne veut pas dire qu'on ne puisse pas changer les choses mais que, les choses étant ce qu'elles sont, nous les acceptons et que, si elles changent pour le meilleur ou pour le pire, nous l'acceptons aussi.

Il y a donc une distinction très importante entre percevoir ce qui est et accepter ce qui est.

Texte extrait de Oui et alors ? de Lee Lozowick, ed. La table ronde, p.43

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jeudi 27 juillet 2023

Cette vie... et au-delà (3)

 L 'absence de jugement extérieur


En dépit de ces prises de conscience parfois un peu rudes, aucun récit d’EMI ne parle de jugement extérieur à celui que la personne porte sur elle-même. Quelle que soit la nature des actes dévoilés durant la revue de vie, il est étonnant de remarquer qu’il n’y a jamais la moindre notion de condamnation par une entité extérieure. C’est la personne — et elle seule — qui évalue et juge ses propres actes. On est très loin de l’idée d’un Jugement dernier où on serait soumis à la volonté d’une instance divine extérieur à soi!

« Il n’y avait personne pour me condamner. Il n’y avait que moi. Je sentais que la Lumière ne me jugeait absolument pas. J’étais le seul à le faire. Elle, elle n’était qu’amour et compréhension ! »

« Dans ce défilé de ma vie, il n’y avait que moi qui jugeais mes actes. Je ressentais intimement ce que les autres avaient ressenti suite à mes actions ou à mes paroles. Je sentais leur amour, leur douleur, leur peine, leurs blessures par rapport à ce que j’avais pu dire ou faire. Je vivais également leur bonheur quand j’avais agi pour leur bien ou pour les rendre heureux. À chaque fois, je me disais : “Oups, j’aurais tellement pu agir différemment à ce moment-là” ou encore : “Je regrette tellement ces paroles.” Le moindre détail comptait, l’événement le plus anodin avait son importance. J’étais l’unique juge de mes actions, un juge lucide et sans concession pour moi-même, mais tout en étant complètement submergé par l’amour que l’être de lumière irradiait vers moi. »


L'accès à la connaissance ultime

Un autre aspect important qu'on relève dans les récits d'EMI est la sensation d'avoir eu accès, lors de cette expérience, à une dimension ultime de connaissance et de sagesse :

« Mon champ de conscience semblait beaucoup plus large qu’ici, dans cette vie. Soudain, je SAVAIS ! Je n’en ai gardé aucun souvenir mais je sais que je comprenais des choses... que je n’aurais jamais pu savoir !

«Tout ce que je peux dire, c’est qu’à ce moment-là je savais mille fois plus de choses que je n’en sais maintenant. C’est comme si j’avais eu accès à la totalité de la connaissance universelle. Toutes les réponses étaient là. Tout était limpide. »
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Christophe Fauré parle ensuite de : 
- Le retour dans le corps 
- La difficulté à partager l'EMI

Les changements de vie à la suite d’une EMI

Impossible de terminer cette présentation des EMI sans parler des étonnants changements qu’elles induisent. Ceux-ci me semblent du reste représenter la dimension la plus inspirante de ces expériences.

Des changements liés à la conception de la vie et de la mort

• On observe une diminution nette, voire une disparition de la peur de la mort. S’installe la certitude que la conscience survit à la mort du corps physique, associée à la conviction de l’existence d’une réalité spirituelle en parallèle à notre dimension terrestre. Les personnes se disent moins enclines à suivre lès dogmes religieux mais deviennent au contraire plus spirituelles. La recherche d'un éveil intérieur prend davantage de place au quotidien.

• Il résulte de l’intégration complète de l’EMI davantage de sérénité, de joie de vivre, de capacité à vivre plus intensément dans le présent, en relativisant les petits tracas du quotidien.

• La notion d’une « mission de vie » peut s’imposer avec force, accompagnée d’un puissant sentiment d’urgence à trouver la raison précise de son retour sur terre.

Des changements liés à la reconnaissance et à l’acceptation de soi

• Du sentiment d’avoir eu accès à la connaissance universelle émerge souvent une extraordinaire soif d’apprendre, conjointement à une aspiration au développement personnel.

• La confiance en soi et l’estime de soi se retrouvent souvent accrues.

Des changements dans la relation à autrui

• L’amour devient une priorité absolue. Les témoins affirment s’être sentis aimés de façon inconditionnelle en présence de l’être de lumière, avec parfois l’aspiration à être eux-mêmes capables d’une même intensité d’amour. Il peut en résulter une plus grande capacité d’amour et d’empathie.

• Cet amour, perçu comme la nature même de leur être (et de tout être), constituerait la base de l’interdépendance entre les êtres, unis par une étincelle divine commune et mettant à bas l’illusion de la séparation des consciences.

• Les relations interpersonnelles, la tolérance, la compassion, l’entraide et l’assistance à autrui prennent une grande importance. Parallèlement, le jugement des autres sur soi perd considérablement de son emprise.

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livre de Christophe Fauré - Cette vie et au-delà : enquête sur la continuité de la conscience après la mort.

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lundi 12 juin 2023

Urgence humaine


 Nous avons une facilité étrange de penser par groupes : telle classe, telle profession, telle race, tel peuple. Qu'il y ait sous ces étiquettes des êtres vivants dont chacun a une destinée personnelle, nous n'éprouvons aucun scrupule à l'ignorer. 

Et nous portons, avec une assurance dogmatique, sur des millions d'hommes, dont nous ignorons le langage, les œuvres et la vie, dont nous ne connaissons intimement aucun, des jugements définitifs, qui les obligent éternellement à être ce que, pour la commodité de notre système ou la vanité de notre information, nous avons déclaré qu'ils devaient être.

Comme il est urgent de défaire en notre esprit ces unités factices, et de discerner, dans le groupe, les personnes : chaque personne, avec son devoir merveilleux et son droit imprescriptible de vivre humainement !

L'humanité est en péril de mort, parce que tous les problèmes - pédagogiques, économiques, sociaux, politiques sont posés dans l'abstrait, en l'ignorance systématique de la question qui les éclairerait tous :

Qu'est-ce que l'homme ?

Que voulons-nous sauver, en définitive ? Quelle est la valeur, commune à tous les hommes, dont nous sentons obscurément que toutes les autres dépendent, sinon la vie?

La vie, en sa dignité spirituelle, en ce mystérieux dedans qui en fait tout le prix.

Ce petit enfant qui est tout innocence et tout spontanéité, ce petit enfant dont le sourire vous illumine et vous purifie, pouvez-vous concevoir qu'il devienne, dans trente ou quarante ans, cet être alourdi, amer et charnel, automatique et anonyme, que tant d'entre nous sont devenus ?

Maurice Zundel

L’Evangile Intérieur - 1936 (extrait)

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mercredi 7 septembre 2022

A voir ou se faire avoir...

 


Reconnaître une personne TOXIQUE, ce n'est pas très compliqué contrairement à ce que veulent nous faire croire les magazines psy de tata Jacqueline. Il suffit le plus souvent de se poser devant un miroir, et, oh miracle ! la personne TOXIQUE est là, devant nous, tout sourire, à tout faire pour nous pourrir la vie à l’échelle même d’une journée :

Je suis nulle, je vieillis, je suis moche, j’ai mal fait, je ne vais pas y arriver, j’ai oublié mon rendez-vous, je vais encore me faire avoir, je n'ai le temps de rien, j’ai raté mon bus, les vacances sont trop courtes, j’ai trop de travail, j’ai un rhume, Machin a plus de chance que moi, j’ai fait une tache sur mon nouveau chemisier, j’ai un emploi du temps de merde, les diktats de la beauté empoisonnent ma vie, la société est pourrie, les gens sont méchants, les gens sont bêtes, je suis encore tombée sur le mauvais guignol, j’ai pas de chance, le sort s'acharne, je ne trouve plus de moutarde. 

Oui, la personne toxique, en plus, est bavarde. 

Et qui nous oblige à écouter ses jérémiades ? Sans rire. 

Qui ?

Par Judith Wiart

-------------------- photo par votre serviteur (reflet d'une lampe)


vendredi 10 décembre 2021

Jugement du jugement ?


"L'esprit de jugement représente souvent toutes les voix critiques et déçues de notre enfance. Si nous le combattons - "Je ne devrais pas juger. Je suis trop sévère", nous ne faisons qu'ajouter des jugements.

Lorsque l'esprit de jugement apparaît, nous pouvons simplement le reconnaître en nous inclinant vers l'intérieur et dire : "Ah, oui, l'esprit de jugement." Dès que nous le faisons, la pensée jugeante perd souvent son pouvoir sur nous. Nous pouvons même dire : "Merci pour votre opinion"."

Jack Kornfield

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lundi 28 décembre 2020

Sextus Empiricus ou l'art de la suspension


Malgré son nom tout droit sorti d'un album d'Astérix, Sextus Empiricus a marqué de son empreinte l'histoire des idées. Bien malgré lui. Car sa doctrine prônait a contrario l'absence de jugement sur les choses comme conditions à la tranquillité. Selon ce vénérable penseur, la paix profonde de l'être humain ou ataraxie ne pouvait naître que d'une absence d'opinion définitive sur les événements de la vie. Une sorte d'existence suspendue, à simplement répondre aux sollicitations inévitables du moment.
On agit puisque l'action est requise, mais sans attachement. À noter que ce penseur était sans doute prêt, dans l'instant, à changer de doctrine et de conviction, ou à n'en choisir aucune, manifestant ainsi une vraie liberté d'action.
Ce positionnement original gagnerait sans doute à être mis au goût du jour alors que nous sommes invités en permanence à donner notre avis, sur tout et n'importe quoi en temps réel et de façon lapidaire de préférence. Pour les sceptiques et pour Sextus Empiricus, c'est l'absence de certitude qui libère l'homme et lui permet d'être "en recul" sur les choses.
Ainsi le souligne-t-il dans l'ouvrage Esquisses pyrrhoniennes : "(...) quand ils [les sceptiques] eurent suspendus leur assentiment, la tranquillité s'ensuivit fortuitement, comme l'ombre suit un corps."


Apprendre une vie simple et retrouver la tranquillité

L'ataraxie que l'on pourrait traduire par "absence de trouble" ne signifie pas absence de ressenti ou d'émotion. Dans l'acceptation moderne de ce terme, utilisé en neuropsychiatrie, il est question d'indifférence émotionnelle. Rien de ceci chez nos philosophes grecs. Ils considèrent et notamment les stoïciens, chaque événement comme un élément à vivre tel qui se présente, avec ou sans émotion. Pour favoriser l'ataraxie et le calme intérieur, des exercices physiques une certaine hygiène de vie sont prescrits, comme une éducation de la volonté. Le cadre général permettra ainsi d'harmoniser l'être avec la vie cosmique. Grâce à ces conditions de vie favorable, les perturbations émotionnelles peuvent être évitées ou du moins réduites. Pour autant, la vie stoïcienne n'est pas exempte de ressentis. Et le philosophe choisi de vivre les événements tels qu'ils se présentent, sans jugement. Vivre les choses telles qu'elles sont et non pas telles qu'on voudrait qu'elles soient nous permet d'apprendre, comme les stoïciens, à réconcilier l'idéal avec la réalité. 

Kankyo Tannier 
La sérénité des philosophes grecs








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jeudi 31 octobre 2019

Des étiquettes de pensées...



Le mental vient à exister quand vous projetez votre petit moi sur les autres. Voyez les autres comme ils sont. La différence entre voir et penser est énorme. On pense avec le mental tandis qu’on voit avec la faculté de perception. Le mental est le moyen à travers lequel le petit moi est projeté sur tout le reste. Au lieu de voir l’objet comme il est, le « je » se projette dessus et l’objet est comme supprimé par la pensée. Cessez de penser, car penser déforme votre vision et vous empêche de voir les choses comme elles sont. Au lieu de voir le réel sous sa vraie forme, nous voyons ce que nous voulons voir et nous sommes déçus parce que la réalité n’est pas conforme à nos idées. 
En pensant, nous la jugeons et lui collons des étiquettes : « c’est bon, ou mauvais », « c’est faux ou c’est juste ».



Svâmi Prajnanpad
Le but de la vie : Un été plein de sagesse

vendredi 14 juin 2019

Reflet d'autrui...

Cela se voit bien en constellations familiales...

Et c'est pourquoi il est utile d'apprendre à guider et à connaître sa barque...
Que ce jour vous porte à apprécier vos rencontres...

 

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lundi 4 février 2019

Jeux de main...


La vidéo n'est pas de qualité mais le message oui ! 


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