lundi 13 avril 2026
L'énigme
dimanche 29 mars 2026
Se détacher ?
Quand vous êtes attaché à quelque chose, c'est que vous en avez besoin. Quand vous n'en avez plus besoin, vous êtes naturellement détaché. Il ne s'agit pas de quelque chose que vous pouvez fabriquer. Vous êtes détaché d'un tas de choses auxquelles vous étiez attaché à une époque. Ce détachement s'est fait sans effort.
Chercher à être détaché est une forme d'anticipation. Vous devez respecter vos attachements : ils sont là parce qu'ils sont nécessaires. Sinon vous rentrez dans une forme de violence. Vous voulez vous détacher de quelque chose, mais vous allez compenser par autre chose. C'est une forme de perte d'énergie.
Ce que vous appelez "le monde" est une représentation. Une projection de votre imaginaire affectif. Plus vous devenez intime avec votre fabrication, moins il y aura de dichotomie. Quand quelque chose ne vous est plus nécessaire, cela vous quitte.
Quand un amour, une maladie ou une attraction ne vous est plus nécessaire, cela vous quitte. Mais vouloir quitter quelque chose est une forme d'ajournement. Quand vous avez 18 ans vous ne pouvez rien faire pour avoir 20 ans, cela se fait tout seul.
Donc, si vous vous dites : "Je voudrais me détacher mais je suis encore attaché"... c'est que ce n'est pas le moment. Vous voulez quitter cette femme, mais, euh... vous ne le voulez pas vraiment. Et bien ce n'est pas le moment. Un jour vous allez vous réveiller et vous regardez votre femme et c'est fini. Il reste l'affection mais c'est fini. À ce moment-là, vous allez découvrir une fonctionnalité.
~ Éric Baret
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Le vrai détachement vient quand les choses nous quittent d'elles-mêmes. Et elles nous quittent dès qu'on a vraiment compris qu'elles ne tiennent jamais leurs promesses.
~ Jean Klein
(photo : Éric Baret)
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lundi 2 mars 2026
Le présent de la présence
Ordinairement, l’être humain ne sait pas ce que signifie être réellement conscient dans le présent. Le présent n’a pratiquement aucune signification pour lui, car son existence se déroule dans des moments très fragmentés et changeants ; tantôt il est perdu dans les souvenirs douloureux ou agréables du passé, tantôt il se projette dans l’anticipation de ce que le futur lui réserve comme soucis ou plaisirs.
Ainsi, l’Éternité — si jamais il y pense — se situe pour lui quelque part dans un avenir inconcevablement lointain.
Comme sa vie se déroule sans cesse dans le mouvement ininterrompu du temps, il n’existe, pour ainsi dire, pas. Il vit dans un état de projection constante de ce qu’il va faire d’un instant à l’autre.
L’Éternité ne doit pas être imaginée comme s’inscrivant dans le mouvement linéaire d’un temps sans fin ; elle ne peut être appréhendée que par une plongée verticale dans les profondeurs de soi-même. Autrement dit, il s’agit d’une plongée verticale dans le présent.
C’est la raison pour laquelle l’aspirant doit d’autant plus chercher à comprendre ce que signifie pour lui d’avoir la connaissance consciente de lui-même dans le présent.
Ce retour vers lui-même, qui se produit après un long ou court moment d’absence intérieure, est véritablement la clé pouvant l’aider à saisir où se situe l’Éternité pour lui, car il réalisera que, chaque fois qu’il redevient conscient de lui-même, il est ramené au présent.
Edouard Salim Michael – [Les Fruits du chemin de l’Eveil]
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jeudi 16 octobre 2025
Projection entre mondes
"Personne ne peut vous connaître et donc personne ne peut parler de vous.
samedi 29 mars 2025
Problème réel ?
mardi 18 mars 2025
Projections pour nous connaître
« Tout ce qui nous irrite chez les autres peut nous mener à une meilleure compréhension de nous-mêmes » - Jung
Une fois de plus, les projections améliorent notre auto-connaissance. En même temps que nous nous projetons, nous générons l’opportunité de voir très clairement chez l’autre ce que nous ne sommes pas capables de voir en nous-mêmes. Ou ce que nous ne voulons pas voir… Le paradoxe réside dans le fait que, même sans miroir, nous sommes capable de reconnaître des choses qui nous concernent.
Les projections peuvent se faire par rapport à ce que nous détestons chez l’autre ou par rapport à ce que nous admirons chez d’autres personnes ; ce sont dans tous les cas des choses que nous ne voyons pas en nous. Quand vous vous sentez profondément irrité-e par quelque chose qui, a priori, ne devrait pas vous toucher, demandez-vous si cela peut avoir un lien avec une chose que vous détestez aussi chez vous mais que vous n’acceptez pas.
Il ne s’agit pas d’en arriver à se détester, ce n’est pas du tout ce que voudrait Jung. Il s’agit de comprendre ses propres points obscurs et de les accepter pour pouvoir les changer. Si nous ne passons pas par cela, nous projetterons toujours chez l’autre ce que nous n’acceptons pas de nous-mêmes. Et, une fois de plus, nous serons condamnés à une vie de tromperie et de non-authenticité.
(source : site "Nos Pensées")
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vendredi 15 septembre 2023
Du côté de l'instructeur, épisode 4
GERER LA RESISTANCE CONSTANTE
A propos de la relation élève- instructeur en TDI (voir articles précédents sur ce sujet), j’ai parlé de « mariage » dont les vœux seraient pris très au sérieux.
De même que, dans le cadre d’une relation à long terme et au quotidien, les partenaires vont devoir gérer la friction de la durée, de la vie en commun avec ses hauts et ses bas, bien loin des escapades de week end ou des rendez vous amoureux comme autant de parenthèses magiques, l’ami spirituel et ses élèves vont inévitablement connaitre des pics et des creux, parfois des montagnes russes, au fil de leur relation.
Inévitables, ces hauts et bas le sont d’autant plus que le travail s’intensifie et conduit à des moments de déstabilisation. Quand survient une telle phase, la relation ami spirituel élève peut prendre des allures de couple en crise.
La négativité dans ses formes brutes ne pleut pas constamment , fort heureusement.
La résistance, par contre, est quasiment constante.
C’est une force considérable avec laquelle il faut compter et vis à vis de laquelle il convient de se faire des muscles, ces fameux « circuits intérieurs », encore eux, si l’on se trouve distribué dans ce rôle improbable et insensé d’ « ami spirituel »
Comment se fait il que la résistance soit, comme je l’affirme ici, quasiment constante ? Il peut être utile de s’attarder un peu sur cette question.
Entendons nous : personne a priori n’a « envie » de résister. Les personnes qui s’investissent un peu sérieusement dans un travail auprès d’un instructeur sont toutes sincères et motivées, même si leur motivation est inégale et varie.
Là encore, je ne fais pas allusion au public d’une conférence , ou même aux participants d’un séminaire de week-end , même si la résistance s’y manifestera aussi très vite dés lors que le propos ne correspondra pas à l’attente. Mais les enjeux ne peuvent pas y être comparables à ceux qui prennent place dans le cadre d’une relation d’investissement à long terme.
Personne, donc, n’entreprend volontairement d’« entrer en résistance » sur la voie. Chacun est là parce que il ou elle a été touché dans sa profondeur par ce qu’il ou elle a pu plus ou moins consciemment pressentir à travers l’instructeur, l’enseignement, le climat de la transmission …
En vérité, tout serait fort simple si cette profondeur qui a été touchée menait seul le jeu tout au long du cheminement. Seulement voilà. Il y a un hic, comme on dit, et ce hic, c’est que la surface en chacun de nous s’emploie très tôt à contrecarrer l’impulsion lancée par la profondeur. Passé l’émerveillement des débuts, la surface vient à comprendre qu’elle se trouve menacée et à partir de là met tout en œuvre pour contrecarrer l’intention de la profondeur.
Ce n’est pas une des moindres compétences de l’instructeur accompagnant que de se forger des circuits internes aptes à soutenir le constant flux de projections , aussi bien positives, d'ailleurs , que négatives.
La tradition parle de l’ami spirituel comme devant être « indifférent à la louange et au blâme ».
Je l’exprimerai plutôt pour ma part en termes de non appropriation.
Si des élèves, pour un temps, me considèrent d’un regard énamouré et paraissent momentanément fascinés par ma personne à laquelle ils trouvent toutes les qualités, je n’envisage pas un instant, et fort heureusement , que cela ait grand chose à voir avec « moi », quelles que puissent être mes caractéristiques en tant qu’être humain. Il se trouve simplement que les élèves en question sont dans la phase « amoureuse » , laquelle est susceptible de durer plus ou moins longtemps. J’ajoute que je crois m’employer à autant que possible décourager cette phase dans ce qu’elle a d’excessif, même si, tout comme la sidération amoureuse des premiers temps dans le cadre d’une relation de couple, elle a une certaine nécessité pour poser certaines fondations. Sans chercher à imiter un Lee Lozowick ou un Monsieur Gurdjieff, je sais assez bien me montrer légèrement désagréable et irritant, exagérer mes travers et faire mon possible pour agacer celles et ceux qui risqueraient de m’idéaliser.
La gestion des projections dites négatives relève essentiellement de la même non appropriation. Tant que je demeure intègre, si un élève vient à m’en vouloir , voire à être très en colère contre « moi », ce n’est parce que je suis un monstre ou même du fait des mes inévitables défauts, mais parce qu’il ou elle se cogne contre le mur de ses propres mécanismes que ma fonction me contraint à dresser devant lui. Ce processus durera aussi longtemps que l’élève résistera. Si il ou elle ne dépasse pas cette résistance, il y aura départ ou éloignement. Sinon, il y aura rapprochement et approfondissement.
Reste que la gestion des projections négatives ne va pas toujours de soi…
(Suite au prochain épisode)
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jeudi 2 septembre 2021
Parce que c'est en toi ?
« L'EFFET MIROIR: SI TU PERCOIS CA, C'EST QUE C'EST EN TOI»








