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dimanche 18 octobre 2026

La grâce des faux pas

 En partage aujourd’hui, ces deux poèmes, qui se suivent, de mon recueil La Grâce des faux pas, paru en 2026 chez Les éditions sans escale .

Je tiens particulièrement à ce livre qui redit en tâtonnant l’importance de revenir au corps, et ce faisant à la matière, à la perception la plus simple possible, à ras-de-terre, quelles que soient les circonstances. Les faux pas sont faits d’oubli de ce retour toujours nécessaire. Ils sont aussi inévitables. Ils font partie d’une grâce qui nous déborde : celle du grand mouvement de l’univers auquel nous appartenons corps et âme…
Cet ouvrage est le premier que j’écris sans accompagnement d’œuvres visuelles en dehors de la couverture : on y trouve une très belle peinture de Caroline François-Rubino , soigneusement choisie en commun.

Suivre la course des cailloux.
À leurs côtés ces teintes
où se trempent mes yeux.
De nouvelles peaux meurent,
la durée se dilue,
ma tête s’abandonne
au sol inépuisable.
●
Je l’avais oublié :
je suis encore au cœur
du temps démesuré.
L’esprit veille sans cesse,
une blancheur à peine
pour replacer le corps
sur sa ligne d’aplomb

●

Sabine Dewulf
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lundi 2 mars 2026

Le présent de la présence

 

Ordinairement, l’être humain ne sait pas ce que signifie être réellement conscient dans le présent. Le présent n’a pratiquement aucune signification pour lui, car son existence se déroule dans des moments très fragmentés et changeants ; tantôt il est perdu dans les souvenirs douloureux ou agréables du passé, tantôt il se projette dans l’anticipation de ce que le futur lui réserve comme soucis ou plaisirs. 

Ainsi, l’Éternité  — si jamais il y pense — se situe pour lui quelque part dans un avenir inconcevablement lointain. 

Comme sa vie se déroule sans cesse dans le mouvement ininterrompu du temps, il n’existe, pour ainsi dire, pas. Il vit dans un état de projection constante de ce qu’il va faire d’un instant à l’autre.

L’Éternité ne doit pas être imaginée comme s’inscrivant dans le mouvement linéaire d’un temps sans fin ; elle ne peut être appréhendée que par une plongée verticale dans les profondeurs de soi-même. Autrement dit, il s’agit d’une plongée verticale dans le présent.

C’est la raison pour laquelle l’aspirant doit d’autant plus cher­cher à comprendre ce que signifie pour lui d’avoir la connaissance consciente de lui-même dans le présent. 

Ce retour vers lui-même, qui se produit après un long ou court moment d’absence intérieure, est véritablement la clé pouvant l’aider à saisir où se situe l’Éternité pour lui, car il réalisera que, chaque fois qu’il redevient conscient de lui-même, il est ramené au présent.

Edouard Salim Michael  – [Les Fruits du chemin de l’Eveil]

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jeudi 29 mai 2025

Danse du retournement

 


« Un seul précepte me fut confié par mon maître :
Du dehors entre au dedans !
Cela devint pour moi Parole suprême.
Alors, nue, je me mis à danser. »
Lallā (XIVe siècle) ~ Yoginī shivaïte du Cachemire.

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samedi 9 novembre 2024

Retournement

 Q : J'ai besoin que Trump disparaisse, se retire, qu'il meure, ou qu'il se réveille au plus vite ! 


Byron Katie : D'accord. Et s'il faisait toutes ces choses, serais-tu vraiment heureux ? Étais-tu vraiment heureux avant même qu'il se présente à la présidence ?

Q : [long silence] J'étais plus heureux que maintenant.

K : Oh vraiment ?

Q : Il me semble que oui...

K : Comme par exemple ?

Q : Eh bien, maintenant je pleure à cause de ça, je ne dors pas de la nuit. 

K : Tu n'as jamais pleuré et passé des nuits blanches avant ça ?

Q : Oui, pour d'autres raisons. Mais jamais à cause d'un président.

[Rires]

K : Alors, "J'ai besoin que Trump disparaisse, se retire, qu'il meure, ou qu'il se réveille au plus vite"...  

Retourne-le : "J'ai besoin que mes pensées concernant Trump – son administration et ses supporteurs – j'ai besoin que mes pensées..."

Q : J'ai besoin que mes pensées disparaissent, se retirent, meurent, ou qu'elles se réveillent au plus vite...

K : Oui ! Se réveiller ! C'est la seule issue que je connaisse. Je ne connais pas d'autre issue. Même la mort n'est pas une issue, parce que si tu es mort, tu ne sais pas que tu es sorti (réveillé). Il n'y a pas d'autre issue que d'aller à l'intérieur. Et c'est tout.

Alors nous allons être poussés vers cela encore et encore et encore, de la manière voulue par l'amour.

~ Byron Katie (extrait d'une vidéo)

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jeudi 25 juillet 2024

Chemin qui nous retourne



 "Ce qui paraît à tant d'entre nous, dans certaines cultures, à tant d'époques, un exil sur terre, le fait d'être cousu dans ce sac de peau, prison terrible lorsque la souffrance en devient le geôlier, tout cela peut, par un retournement imprévisible, s'avérer chemin de délivrance et de lumière. "

 Christiane Singer


photos du jardin (juillet 2024)

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mercredi 24 juillet 2024

Retour à soi

Un beau cadeau d'anniversaire que ce livre reçu ! Une nouvelle année qui offrira un profond voyage (hexagramme 56) intérieur.

Merci à José Le Roy avec qui j'ai déjà pu partager de belles expériences d'ouverture...


"On pourrait dire que notre désir d'absolu est une profonde nostalgie de 'retour à la maison' qui subsiste en nous à l'état latent, sans que nous n'en comprenions bien le sens."

Jean Klein


"L'espace ainsi dévoilé nous montre que notre maison est infiniment accueillante. Cette maison n'a aucune préférence ; elle propose un accueil inconditionnel pour tout ce qui surgit dans l'instant."

José Le Roy



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mercredi 10 novembre 2021

Retournement

 

"Peu de gens ont compris l'approche de Ramana Maharshi avec le questionnement "Qui-suis-je ?"
La plupart des gens en font un exercice purement intellectuel autour de cette fameuse question.
Il faut tenir compte de la vie de Ramana Maharshi pour mieux comprendre sa proposition qui justement n'est pas à comprendre.
L'idée centrale de cette méthode est d'inverser l'attention. Notre attention est quasiment toujours dirigée vers l'extérieur, il s'agit de la retourner vers son origine. C'est ce que Jung appelait le "backward flowing of attention" (le courant arrière de l'attention).
Cela c'est la voie pour connaître directement "Qui-suis je ?" Ce n'est pas un processus de réflexion. Vous n'êtes pas conscient de Ce que vous êtes réellement parce que "votre" attention est toujours dirigée vers l'extérieur.
Si vous pouvez inverser le processus à 180° alors vous découvrirez Qui ou Ce que vous êtes réellement au centre de vous -même. Ce retournement de l'attention, c'est la méditation."
Chandra Swami

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mercredi 3 février 2021

Un doux regard intérieur.

 


“Regarder en soi” ne devrait pas être abordé comme un “exercice”. Les exercices, on finit toujours par s’en lasser, par les arrêter. “Regarder en soi” est supposé être doux, est supposé nous apporter les qualités propres au cœur.
Retrouver le chez-soi, la demeure de l’Être, c’est comme se blottir dans un nid confortable, chaleureux. Le regard intérieur n’offre pas seulement la connaissance de l’unité, de l’immuabilité de notre nature divine. Il nous en confirme toute l’appartenance, la filiation.
Adopter le “regard intérieur” permet que nous vivions des retrouvailles avec le pur amour. Aussi, par la joie, la fraîcheur de renouveau qu’il procure, nous sommes pleinement comblés au-delà de notre “soif”. Nous n’avons pas idée de la réponse qui nous attend.
Denis Marie
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mardi 5 janvier 2021

Récupérer ses âmes vagabondes

 


10 minutes avec Fabrice Jordan pour un pas de Tao dans cette nouvelle année
(programme pour ce mercredi d'épiphanie):


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lundi 21 décembre 2020

L'éveil en moins...



José Le Roy : Tu n’aimes pas le mot éveil, toi ?
Franck Terreaux
: Non parce qu’il suppose un plus et c’est un moins.
José : C’est un moins de quoi ?
Franck : C’est un retour chez soi, vers un pays qu’on n’a jamais quitté.
José : Oui
Franck : On n’accède pas à quelque chose, on revient à quelque chose. C’est une dé-survenue !
José : Dé-survenue ?
Franck : Parce que c’est la fin d’un long moment d’égarement que tu as depuis l’âge de trois, quatre ans. Cela a toujours été comme ça,
José : Et c'est quelque chose dont on s’est éloigné.
Franck : Oui comme un gamin dans un magasin de jouets, il est attiré par les jouets et il en oublie sa mère, complètement. Et puis on retrouve sa maman.
José : Retrouver sa maman, c’est une image ?
Franck : oui, mais au niveau perceptif c’est vrai car un jeune enfant est toujours avec sa mère.
José : C’est une reconnaissance, comme un retour au pays de l’enfance.
Franck : Le plus étonnant, c’est qu’on ne l’a jamais quitté. C’est pour cela que je n’aime pas le mot éveil, car on a l’impression que les gens vont être portés vers quelque chose d’extraordinaire, alors qu’on retrouve le simple du simple. Il n’y a rien à en dire, c’est à l’avant mots. Dès qu’on en parle on en fait quelque chose. C’est avant le commencement de vouloir en faire quelque chose. Le juste avant de toutes choses. Le mieux c’est de n’en rien dire. Se laisser prendre par le silence, par cette non-intention. C’est pourquoi je me repose dans la paresse qui est divine en ce sens qu’elle nous fait demeurer dans le non-dit. Le dire c’est déjà de la caricature.
José : Ce qui me frappe c’est ce que c’est évident.
Franck : Oui le proche est déjà trop loin. Tu es déjà dedans jusqu’au cou. Ramana disait ; « Autour de moi, je vois des poissons qui disent j’ai soif ». Cela n’a pas de sens de leur parler d’eau. Tu leur parles d’eau et ils disent « ah bon comment je vais faire pour y arriver » Comment quitter cette vision en fait ? Trouver donc un moyen de la quitter ? Le seul moyen de la quitter c’est de retourner à cet égarement.
José : Mais en fait même là, on ne la quitte pas

Franck : Oui, quoique tu fasses, tu es dedans jusqu’au cou.

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source : FB de José Le Roy

vendredi 11 septembre 2020

Retour à la Source

 


"Aujourd'hui, l'intéressant et le curieux priment le vrai ; l'étrange et l'émouvant priment le vrai. On s'intéresse à des doctrines qu'on n'adopte pas ; on admire des exemples qu'on ne suit pas."
René Daumal

De la même manière, aujourd'hui, les sauts à l'élastique des peak experiences de conscience priment l'intime, le subtil, la patience et le temps. La multiplicité des expériences prime l'engagement et la profondeur.
Le sommet prime le val.
Mais l'Eau, renaissance et métamorphose, nous attend en bas, dans l'interstice, patiente et bienveillante.
Et tous les matins se fait rosée, nous transportant, par un retournement fondamental, jusqu'à la canopée.

Fabrice Jordan

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mercredi 8 juillet 2020

Retour toujours


"Tu peux retrouver la Paix seulement quand tu retournes chez toi, dans ton propre Soi."
Papaji


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lundi 20 avril 2020

Faire ou ne pas faire




"Lecteur de votre blog, je me permets de vous poser une question
à laquelle je ne trouve pas de réponse satisfaisante :
" Il n’y a rien à faire, juste être. Ne faites rien, soyez. " nous dit Nisargadatta Maharaj.
Franck terreaux nous indique la même chose : " Tout est là , il n'y a rien à faire. "
La tradition Dzogchen indique au contraire qu'il faut retourner notre attention , de même Douglas Harding nous propose de pointer vers notre espace intérieur là où il n'y a personne.
Dilemme que je n'arrive pas résoudre. Retourner l'attention c'est justement
faire quelque chose. Or d'autres auteurs indiquent qu'il n'y a rien à faire, simplement prendre conscience.
Cela n'est-il pas contradictoire ?
En effet si je ne fais rien, alors j'oublie de retourner mon attention, de pointer vers la vacuité. Mais si je retourne mon attention, alors je suis dans le faire...
Je n'arrive pas à résoudre la contradiction. Pouvez vous m'éclairer ?
Merci beaucoup."
José Leroy: 
Bonjour,
merci de votre question.
Oui il y a là un paradoxe apparent : faire ou ne pas faire, telle est la question!
Mais c'est un paradoxe pour la pensée, pas dans la pratique.
En fait ces enseignements sont pédagogiques : pour certaines personnes qui étaient dans un "faire" hyperactif, entendre le message qu'il n'y a rien à faire pour être est une libération.
Je dirai ceci : au début de la pratique, le geste à prendre c'est de retourner son attention de 180° pour percevoir l'absence d'observateur.
Ou bien fermez les yeux, et voyez que votre Présence silencieuse est pur accueil sans limite.
Ce geste n'est pas un "faire" mais une attention, c'est une prise de conscience. C'est constater que la vision n'a pas besoin d'un regardeur, ni l'écoute de quelqu'un qui entend. Maharaj nous le dit à sa façon : soyez attentif au Je suis (qui est en fait un SUIS sans je).
Ce geste d'attention est autre chose qu'un faire, c'est de l'être, de la présence, de la conscience.
Ensuite, une fois que c'est vu, il suffit de rester avec cela. L'espace au-dessus de vos épaules est évident.
Et si vous l'oubliez à nouveau, retournez à nouveau votre attention, c'est-à-dire voyez que personne ne regarde.
Il n'y a pas à créer la conscience, à produire je ne sais quel éveil; c'est ce que nous sommes !
Les expériences de Douglas Harding nous invite simplement à voir que CE QUI regarde en nous n'est pas l'individu, mais une Présence bien plus vaste, sans limite même.
Et vivez simplement avec cette Présence illuminant votre quotidien."
José Le Roy
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Méditation ou illusion...



"Le regard ouvert,
Tourné vers l’intérieur,
Profond et silencieux,
Est la seule réelle satisfaction que je connaisse.


J’affectionne particulièrement laisser couler les pensées et les observer.
Dans cette posture, rien de ce qui est vu ou suggéré n’est pris pour réel.


L’apparition du moindre commentaire mental,
Croyance ou mouvement de conscience,
Investi et reconnu comme réalité,
Est le signe que mon regard vient de se fermer.


À mon insu, il vient de s’orienter à nouveau vers l’extérieur,
Rouvrant ainsi la porte de l’illusion et de l’insatiabilité.»




Alain Brunache

dimanche 12 avril 2020

La résurrection du Christ selon Douglas Harding


La résurrection signifie le passage de la mort à la vie nouvelle.
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Ce passage (cette Paques) s'opère quand je meurs à moi-même en tant qu'individu limité et que je me reconnais en tant qu'Être, au-delà de la naissance et de la mort, au-delà du temps et de l'espace. Je meurs à mon petit moi et je renais à ce que je suis réellement.
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Cette résurrection a lieu dans le maintenant éternel, dans la Présence même de la conscience, ici au coeur de la conscience intime de ma subjectivité.
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Si je me retourne en moi-même vers ce qui semble un vide, si je descends dans le fond de mon propre néant, si je me dépouille de toutes les images de moi-même et de toutes les croyances, je découvre, par delà le connu, une nouvelle dimension de la Vie et de moi-même, à côté de laquelle l'ancienne vie est comme la mort.
Douglas Harding a dessiné un dessin à partir de la manière dont Jésus s'est vu lui-même en première personne sur la croix.
Si nous écartons les bras nous découvrons que nous sommes cette même conscience ouverte.​
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"Ici, nous avons une idée de la manière dont Jésus s’est vu lui-même sur la Croix, à l’envers et faisant face à toute la création. Une esquisse de ce qu’il était en tant que Première Personne le jour où il est arrivé au Bout du Monde et au Fond de l’Enfer dans tous les sens du terme, le jour où il est descendu jusqu’au fin fond de la cave du grand univers de son Père.
Je soutiens que, de fait, le même schéma est valable pour Jésus-Christ en tant que Première Personne sur la Croix et pour moi en tant que Première Personne à chaque instant. Et je m’empresse d’ajouter : pour tous les êtres humains. Aucun d’entre eux – ni le plus mauvais, ni le plus stupide, ni le moins chrétien – n’est différent selon sa propre expérience de lui-même. Évidemment ! Comment pourrait-il en être autrement ?
Veuillez regarder le dessin. Ces petites troisièmes personnes debout, pourvues d’une tête, d’épaules étroites et de petits bras, sont toutes nées et vont toutes mourir. Cette grande Première Personne qui est à l’envers, sans tête, avec de larges épaules et des bras immenses n’est jamais née et ne mourra jamais. Il est le Christ Éternel, né du Père avant le monde, réellement Dieu, Lumière des Lumières, et pourtant il renaît toujours, dans toutes les créatures, en tant que Christ crucifié."
Douglas Harding, Le procès de l'homme qui disait qu'il était Dieu



Ramana Maharshi interprétait de manière très proche ainsi la résurrection. Elle a lieu ici et maintenant.

"Question : Quel est le sens de la crucifixion?
 Ramana: Le corps est la croix. Jésus , le fils de l'homme, est l'ego ou l'idée"je-suis-le-corps". Quand le fils de l'homme est crucifié sur la croix, l'égo meurt, et ce qui survit est l'Être absolu. C'est la résurrection du Soi glorieux, du Christ - le Fils de Dieu."
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Ramana Maharshi, Paroles essentielles, Almora.


par José Le Roy

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mardi 24 septembre 2019

Retournement avec Catherine Harding

J’ai la chance d’habiter dans le midi où souvent les routes départementales, pas très larges, suivent la côte et, donc, serpentent selon le relief ou les villages et les hameaux. De temps en temps, la route devient si étroite qu’un panneau annonce : « Point de retournement à 100 m. » C’est l’avertissement que si vous voulez faire demi-tour, c’est LA-BAS, à 100 mètres. L’information est utile. Pour la circulation routière. Sans plus.

Mais chaque fois cela résonne en moi comme un clin d’œil qui me rappelle avec humour le grand retournement :

Le Retournement Vital, celui qui consiste à retourner notre regard vers l’intérieur de nous-même, à regarder Ce qui regarde en nous, La Présence dont dépend notre bien-ETRE.

Ce retournement de l’attention qui devient un mode de vie libérateur.

Pour ce retournement là, pas de panneau indicateur. Mais des signaux, des alarmes : ce sont les problèmes, les difficultés sur la route de la vie qui nous indiquent :

« Urgent! Point de Retournement à 0 centimètre de vous, ICI et maintenant. »

J’ai déjà beaucoup parlé de la difficulté à vieillir et combien cette inversion du regard, le retour à notre vrai visage, notre visage originel sont souverains.



« Si dans ta tête
Tu te retournes
Face à non-face
Tu vois Dieu
Il t'efface
Rien d’autre »
Jacques Goorma

Effacer le visage acquis (celui que nous a donné le conditionnement social), c’est la libération, c’est laisser place à notre visage originel, cet Espace Grand Ouvert, Accueil pour le monde, Ce que nous sommes vraiment, vraiment.

On me demande souvent : et la douleur physique ? Oui. Je la connais. Ô combien ! « Depuis 4 ans, c’est non-stop ». Et à nouveau, le seul remède que j’ai trouvé c’est ce retournement, ce retour au centre de nous-même, à la Conscience pure, lumineuse, vide, et pourtant vibrante de vie.

S’asseoir, immobile, silencieux, expirer profondément, et se laisser descendre dans l’Espace Infini, se fondre dans la Présence au plus profond de soi-même, longtemps, longtemps … abandonner toute saisie, se laisser dissoudre dans cet infini. Voilà ma recette.

« Là, tout n’est que Luxe, Calme et Volupté », disait Baudelaire à son amie.

Moi je dis à mes amis : «ICI tout est n’est que Paix, Amour et Joie d’Etre »

Essayez votre visage originel.

Établi dans ce vide lumineux, regardez le monde là-dehors.

Regardez bien la douleur !

Où est-elle ?

Où êtes-vous ?

N’est-elle pas périphérique ?

Et vous, central ?

Oui la douleur est là, mais vous, immergé dans la paix profonde,

Vous pouvez l’accueillir, l’accepter, comme vous accueillez et acceptez le reste du monde.

Et la douleur acceptée diminue, devient supportable.


Essayez…
(source : Eveil impersonnel) 
 

mardi 10 septembre 2019

Paix... ici.

Interview de Douglas Harding de 1983

"Richard Lang : Est-ce que tu trouves que dans ta propre vie tu as atteint un sentiment de paix profonde à travers cette conscience ?

Douglas Harding : Oui, en effet. Cela ne pourrait pas être plus profond.
Cela ne pourrait pas être plus disponible, et ça ne pourrait pas être plus naturel ou familier pour nous. C’est là depuis toujours, et ça ne peut jamais être accompli, amélioré ou cultivé.
C’est simplement ici pour être contemplé.
Cette paix est notre véritable nature, ce n’est pas quelque chose que nous rencontrons.
C’est là où nous sommes, plus près que quoi que ce soit d’autre. 
Nous ne venons pas à elle, nous venons d’elle. Pour la trouver nous devons nous permettre de revenir à l’endroit que nous n’avons jamais quitté."

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