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vendredi 15 août 2025

Tout va bien


 « Gardez un cœur reconnaissant pour tout ce que la vie vous apporte.

Tout est au service de votre réveil, de ce long sommeil d'illusion, à votre Être réel, si plein de vie et d'amour.

Dites merci à la vie.

Dites merci au Seigneur

Dites merci à votre personne le plus proche.

Même si vous ne pouvez pas voir, en ce moment, de quoi être reconnaissant, continuez à dire Merci.

Cela va changer votre vibration intérieure, vous rendant léger, ouvert et plein d'amour, de pardon et de joie.

Au bout de tout ça : ne vous inquiétez pas

Tout est entre les mains de Dieu.

Tout va bien.

Tout va bien. ”

Mooji

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jeudi 6 mars 2025

Zazen, un geste naturel


Clin d’œil !


Dans sa lettre de février, Jacques Castermane rappelait qu’il avait commencé la pratique de zazen en 1967. 1967, année de ma naissance ; quelques mois plus tard, je pratiquais moi aussi l’assise, entrainé par les forces et les lois du corps vivant ; assis dans un geste parfaitement juste, juste parce que naturel. Qui n’a pas été surpris par la vitalité de l’assise d’un bébé !

Ancré dans le bassin, stable, vertical, ouvert … souple des pieds à la tête sans artifice (ni coussin, ni muscle, ni volonté, ni intention). Ainsi, en 1967, 1968 … j’étais assis naturellement, en zazen, comme tous les enfants du monde lorsqu’ils s’assoient pour la première fois, répondant ainsi à une intention de la vie.

Alors que Jacques avoue que découvrant zazen en 1967, comme tout un chacun qui fait ses premiers pas sur la Voie du Zen, il cherchait comment construire cette posture appelée zazen.

Posture ! Un terme piège qui nous empêche de réaliser qu’avant d’avoir une dimension culturelle et cultuelle, zazen est un geste naturel, une action naturelle.

En écrivant ces propos, je me souviens d’un dicton populaire de la langue française : « Chassez le naturel, il revient au galop ». Combien ces quelques mots peuvent nous maintenir dans le cercle vicieux de la conscience mentale et fausser la relation à notre vraie nature ! Dans cette expression, « le naturel » veut dire nos automatismes, notre mécanicité dans nos réactions et nos schémas de compréhension du monde, ou encore le déterminisme familial, social influant sur notre manière d’être. « Naturel » nous ramène à nos croyances, nos peurs, et à la difficulté de sortir de notre vision du monde égocentrée. « Moi, j’ai toujours agi de cette manière, eu peur de cela, toujours pensé ceci … »

Ainsi sommes-nous définis par ce « naturel », qui nous réduit à une non-liberté intérieure, nous restreint à une manière d’être s’appuyant sur des postulats, des contraintes, des peurs, des réflexes de protection, d’agressivité … installés en nous depuis bien longtemps.

Rien ne change, et c’est bien ainsi : je me reconnais, et je suis reconnu : « Ah oui, cette façon de faire, c’est bien moi, c’est bien lui (elle)!» Dans ce sens, est naturel ce qui est habituel, mécanique, maitrisé ; est naturel ce qui nous maintient dans notre moi mondain au lieu de nous ouvrir au renouvellement qu’est l’acte d’être.

« L’expérience de l’éveil, Satori, est la libération de la nature essentielle de l’homme hors des chaines d’un moi dépendant du monde. Dans les conditions du monde tel qu’il est, on peut retrouver notre état de santé fondamental : la paix intérieure. C’est le réveil hors de la folie de la conscience matérialiste, dualiste, qui détermine notre vision du monde ; vision qui n’admet comme réel que ce qui s’adapte à l’ordre des concepts » K.G.Dürckheim

Si l’on se reporte à l’étymologie du mot nature - ce qui est en train de naître- il serait beaucoup plus juste d’oublier ce dicton populaire et de le remplacer par cette autre formule : « Ouvrez-vous au naturel, et la mécanicité disparaitra, la banalité disparaitra ».


Ainsi la relation à notre vraie nature est abordée d’une toute autre manière, et l’on peut parler de « libération de la nature essentielle de l’homme », de notre être de nature.

Le naturel n’est plus un terme restrictif, enfermant, mais peut être vécu comme une ouverture à ce qui est en train de naître, d’advenir, de réellement se passer maintenant. Est naturel ce qui nous ouvre à une possibilité de changement, d’évolution.

Il est ainsi naturel de sentir ce qui est créé à chaque instant, ce qui est renouvelé à l’occasion d’une respiration, d’un geste, d’une sensation …

C’est l’essence du zen que de porter attention et de s’offrir à cette vie qui nous anime et nous transforme sans arrêt, en prenant au sérieux la conscience sensitive corporelle, la pleine attention au corps vivant, corps sensation, corps geste, que je suis.

Renaître intérieurement à chaque souffle du soutien de cette vie qui m’anime, renaître dans une forme, une tenue, un geste de tout soi-même, afin de sortir de son monde mécanique et figé, et de s’ouvrir au flux du monde tel qu’il est, instant après instant.

Jacques nous raconte souvent l’histoire du combat avec l’ours pour nous faire sentir l’importance de différencier la conscience d’un moi dépendant du monde mental, de la conscience sensorielle, vitale, échappant à l’ordre des concepts.

Un épéiste de renom combat contre un ours, attaché par une patte arrière à un pieu, et il ne peut gagner ! L’ours ne s’appuie que sur la réalité de l’instant, ne répond pas aux feintes de l’épéiste - une feinte n’est pas dangereuse -, ne gesticule pas dans tous les sens ; il voit, fait face, agit en fonction de ce qui se passe réellement. L’ours voit ce qui est, dans une conscience ouverte et libre : c’est la conscience sensorielle, propre à la voie du zen.

L’épéiste, par son savoir, son histoire met en place des stratégies, des feintes ; il prémédite, pense ses attaques. Il est confronté à son monde émotionnel : désir de résultat, crainte d’échouer… ? L’épéiste pense ce qu’il fait dans l’attente d’un résultat positif pour lui ; il reste dans une conscience mentale et ne peut répondre que partiellement à la situation.

« Si l’on perçoit l’impasse dans laquelle nous a menés notre conscience rationnelle, il serait vain d’espérer en sortir par les moyens mêmes qui l’ont créée » nous dit Dürckheim.


Ce réveil ne peut se produire que si l’on quitte la toute puissance de notre conscience ordinaire pour nous ré-ouvrir à la conscience pré-mentale, vitale et naturelle. Ainsi le zen reste avant tout une voie « universellement humaine », qui traverse les époques, les frontières, les dogmes, les religions … et les postures. Une voie qui ne cherche pas une accumulation de savoirs, de performances ou d’expériences, mais crée les conditions favorables à l’apparition de notre vraie nature, notre être profond, « en dérangeant un moi trop bien rangé ».

Le plus grand danger pour le zen serait d’en faire une voie « utile », afin que nous puissions encore augmenter nos capacités, nos savoirs dans le domaine du mental, et que nous oubliions notre vraie nature : la paix intérieure, ressource du corps vivant, qui est déjà là et nous attend … à condition que, dans la pratique de l’exercice, nous apprenions à nous rendre disponibles corporellement à ce qui nous échappera toujours mentalement.

Joël PAUL

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lundi 10 février 2025

"S'éveiller à la réalité est la porte de la vie"

 


C’est l’histoire d’un brave homme qui se met en marche pour demander une parole de sagesse à maître Ikkyû. Pour toute réponse, le moine zen, calligraphe réputé, trace avec son pinceau un idéogramme signifiant « attention ». Le paysan venu de loin ne s’en satisfait pas et il revient peu après auprès du maître zen pour lui demander une autre parole de sagesse. Celui-ci reste un long moment en silence avant d’écrire de nouveau « attention ». La même scène se reproduit une troisième fois et le paysan reçoit de nouveau le même idéogramme.

L’attention est le mot-clé du bouddhisme zen, ce petit conte que j’aime beaucoup l’illustre bien. Mais toutes les voies spirituelles font retentir cet appel à l’attention. La philosophe Simone Weil écrivait par exemple : « Le péché, c’est l’inattention. » Je crois que cette phrase résume tout l’Évangile. Pour vivre l’expérience spirituelle, il est essentiel d’habiter la Présence. S’ouvrir et s’éveiller à la réalité est la porte de la vie. Il s’agit d’être totalement réceptif au réel, de l’accueillir tel qu’il est ; le réel empirique (les choses autour de moi que je vois, que j’entends, que je touche…) et le réel intérieur (ce qui grouille en moi, mes blessures, mes zones d’ombre, mes hostilités…).

Cette présence au réel n’a rien d’évident, surtout dans nos sociétés de l’accélération, de la culture du clip et du zapping. L’essor du « capitalisme attentionnel », ou capitalisme de la captation de l’attention, est en cela un drame qui produit des fruits de mort. Toutefois, j’ai l’espérance que de plus en plus de personnes vont se réveiller et refuser ce conditionnement insidieux des esprits via le tout numérique. Je pense en particulier, en disant cela, aux gens qui me remercient pour le bien que cela leur fait d’être soustraits aux distractions en tout genre pendant mes sessions de méditation dans l’esprit du zen que je n’ai jamais cessé d’animer.

Bernard Durel

source : magazine La Vie

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mardi 4 février 2025

Sois présent !


 Question : Une émotion négative ne pourrait-elle pas contenir un important message ? Si je me sens souvent déprimé par exemple, c'est peut-être un signal indiquant que quelque chose ne va pas dans ma vie et ça me forcera peut-être à observer mes conditions vie et à les modifier. J'ai donc besoin d'écouter ce que cette émotion a à me dire et non pas de la repousser parce qu'elle est négative.
 

E. T. : Oui, en effet, les émotions négatives contiennent parfois un message, comme les maladies. Mais les changements que vous effectuerez, qu'ils soient reliés à votre travail, à vos relations ou à votre milieu de vie, ne sont en fin de compte « qu'esthétiques », à moins d'être le fruit d'une modification de niveau de conscience. Et ceci ne peut vouloir dire qu'une seule chose : devenir plus présents. Quand vous avez atteint un certain degré de présence, la négativité n'est plus nécessaire pour savoir ce dont vous avez besoin dans votre vie. Mais aussi longtemps qu'elle est là, servez-vous-en. Utilisez-la comme une sorte de signal qui vous rappelle d'être plus présent. Chaque fois que vous remarquerez que la négativité se manifeste en vous, sous une forme ou une autre, ne la voyez pas comme un échec dans votre démarche mais plutôt comme un précieux signal qui vous dit : « Réveille-toi ! Sors de ta tête ! Sois présent ! »

Eckhart Tolle

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jeudi 9 janvier 2025

Espace de la présence


C’est un matin banal et pourtant un moment si particulier. Je sors lentement du sommeil. Plus vraiment endormi mais pas encore complètement réveillé. Ni tout à fait nuit, ni vraiment jour, un instant fragile, suspendu, hors du temps. Chacun de nos réveils est un rappel et une transition : entre ce qui a été et ce qui s’annonce.

Ce moment de fin d’une année, de commencement d’une nouvelle, est également un moment de transition.

Dans la mythologie romaine, il est lié à Janus est le dieu des portes et des passages. C’est de lui que le mois de Janvier (Ianuarius), le mois sacré du renouveau, tire son nom. On représente Janus avec deux visages : l’un tourné vers le passé, l’autre vers l’avenir. 

Le premier visage regarde en arrière, vers les jours écoulés. Il invite à s’arrêter un instant pour contempler ce que l’année nous a laissé. Qu’avons-nous appris ? Quels instants précieux avons-nous vécus ? 

L’autre visage est tourné vers l’avenir. Quels rêves nourrissons-nous pour demain ? Quels changements se préparent ? Quelles graines voudrions-nous semer?

Si ces deux regards sont utiles, ils peuvent néanmoins aussi pointer des pièges. Dans mon cas ils révèlent autant mon désir de réparer le passé que celui de contrôler le futur. Pourtant, on ne peut défaire ce qui a été, ni changer ce qui a eu lieu. Et moi dont le cerveau est toujours projeté sur un après, force m’est de constater que l’avenir est par nature imprévisible.

Alors je me rappelle aussi que Janus est le gardien des seuils. Comme toute porte, il unit autant qu’il sépare. Ce qui est derrière ne disparaît pas vraiment, mais il peut contribuer nourrir ce qui vient. 


Entre ces deux regards, il y a un espace, une troisième possibilité. Un endroit où passé et avenir se rejoignent sans s’opposer. Cet espace, c’est la présence.

Ce moment entre rêve et réveil de ce matin, incarne ce troisième regard. Je ne suis plus captif·ve des images de la nuit, mais je ne suis pas encore happé·e par les exigences du jour. Un moment de présence, gratuit, qui ne vise à rien d’autre que l’expérience elle-même. Juste être là, avec le souffle qui va et vient, avec la lumière du jour qui caresse doucement les murs, avec le mouvement de la vie. Là, dans cet entre-deux, simplement disponible.

Alors, plutôt que de vouloir à tout prix clore l’année écoulée ou de nous précipiter dans celle à venir, pourquoi ne pas nous arrêter un instant sur le seuil lui-même ? Respirer. Ressentir. Être là. 

Plutôt qu'être uniquement obsédé par l'autre rive, savourer la traversée du pont.

Entre rappel du passé et préparation de l’avenir, garder une page blanche pour laisser le présent s’écrire.

Janus nous invite à habiter cet espace, à écouter ce murmure entre deux battements. Là où nous sommes pleinement vivant·es, ici, maintenant.

Tendresse, justice, lumière et joie à vous toutes et tous

Ilios Kotsou

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samedi 9 novembre 2024

Retournement

 Q : J'ai besoin que Trump disparaisse, se retire, qu'il meure, ou qu'il se réveille au plus vite ! 


Byron Katie : D'accord. Et s'il faisait toutes ces choses, serais-tu vraiment heureux ? Étais-tu vraiment heureux avant même qu'il se présente à la présidence ?

Q : [long silence] J'étais plus heureux que maintenant.

K : Oh vraiment ?

Q : Il me semble que oui...

K : Comme par exemple ?

Q : Eh bien, maintenant je pleure à cause de ça, je ne dors pas de la nuit. 

K : Tu n'as jamais pleuré et passé des nuits blanches avant ça ?

Q : Oui, pour d'autres raisons. Mais jamais à cause d'un président.

[Rires]

K : Alors, "J'ai besoin que Trump disparaisse, se retire, qu'il meure, ou qu'il se réveille au plus vite"...  

Retourne-le : "J'ai besoin que mes pensées concernant Trump – son administration et ses supporteurs – j'ai besoin que mes pensées..."

Q : J'ai besoin que mes pensées disparaissent, se retirent, meurent, ou qu'elles se réveillent au plus vite...

K : Oui ! Se réveiller ! C'est la seule issue que je connaisse. Je ne connais pas d'autre issue. Même la mort n'est pas une issue, parce que si tu es mort, tu ne sais pas que tu es sorti (réveillé). Il n'y a pas d'autre issue que d'aller à l'intérieur. Et c'est tout.

Alors nous allons être poussés vers cela encore et encore et encore, de la manière voulue par l'amour.

~ Byron Katie (extrait d'une vidéo)

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lundi 27 mai 2024

Exercice de gratitude

 Exercice de gratitude du matin, pour prendre soin de notre vie


Cet exercice consiste à explorer, dès le réveil, les éléments positifs que nous parvenons à identifier dans l’instant : se réveiller dans une chambre agréable, percevoir la luminosité dans la pièce, penser à une chose positive prévue au cours de la journée à venir... 

Cet exercice nous aide à prendre davantage conscience des spécificités de notre quotidien qui peuvent passer inaperçues une fois que nous nous y sommes habitués. Par exemple, au début, lorsque l’on achète un nouveau matelas ou que l’on emménage dans un nouvel appartement, l’on apprécie ses qualités, mais, au bout ce quelques semaines, notre attention n’est plus attirée par ces particularités. Nous nous habituons rapidement au confort, à la propreté, à la décoration. 

Pratiquer un exercice d’attention le matin, c’est comme essayer une nouvelle paire de lunettes: cela nous aide à redécouvrir ce que nous ne voyons presque plus. Porter notre attention à ce que nous avons de précieux, aux proches que nous apprécions, nous encourage à nous y intéresser davantage et à en prendre soin.

Extrait du livre "Prendre soin de la vie".

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vendredi 10 mars 2023

Réveil infini

 Vous ne supportez plus de faire les 3 huits...

Je vous écoute, je suis tout huit.


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vendredi 20 mai 2022

On se réveille...

 
ON SE RÉVEILLE POUR FAIRE FACE AU JOUR NOUVEAU, VOILÀ TOUT 

Il espérait, oui, il espérait servir encore.

Il espérait qu’il lui serait donné de faire son temps, tout son temps. Il espérait pouvoir goûter l’expérience de la vieillesse et, le moment venu, dire « au revoir tout le monde » avant de radicalement tourner le dos à cette existence au final tant aimée, pour s’éveiller du rêve de la vie, bien réel tant qu’il se déploie, évaporé dès qu’il cesse.

De plus en plus, quasiment chaque nuit, une lucidité s’invitait en ses songes, l’amenant, alors même qu’il sommeillait toujours, à laisser de côté les situations à résoudre dont il percevait qu’elles n’existeraient que le temps du rêve et se dissiperaient avec lui.

C’était dorénavant à peu près ainsi qu’il envisageait ce qu’ils appelaient « la mort » : une transition, fût-ce vers un « néant » - mais pour concevoir le néant il fallait bien quelque chose et quelqu’un, et aussi ce qu’ils appelaient « la vie » : il s’agissait de vivre, pleinement, complètement, sans réserve ni protection, tous les épisodes, situations, rebondissements, de les goûter à plein sens pour, venu le moment, mais juste à ce moment-là et pas avant même s’il y avait détachement progressif, s’en désintéresser radicalement et à jamais. Sans reniement aucun.

Pourquoi renier ses rêves de la nuit ? On se réveille pour faire face au jour nouveau, voilà tout.

Gilles Farcet

extrait du livre "La réalité est un concept à géométrie variable"

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mercredi 12 janvier 2022

Porté par le fleuve


 Depuis mon réveil, je suis à genoux devant le Silence, le précieux silence du petit matin qui nait de la nuit profonde où toutes les lumières du temple d'argile se sont éteintes.

Le Fleuve spacieux, vivant, sacré, témoin de l’expérience de vivre, libre sans les ancrages du passé, coule gaiement dans mes veines. Je ne l’entends pas; je le sais, le sens; il me saisit, me guide vers des terres inconnues et fraiches loin des histoires du monde, sans peur, sans lutte, sans vanité, sans espoir, sans le jacassage incessant des êtres humains qui s’échangent leurs histoires. 

Le Fleuve gronde, s’étend, s’ouvre au ciel et éclaire l’aube rose. Je me donne à ce Fleuve qui me trace une route dorée vers le soleil rayonnant. Ses rayons dessinent mille images qui tracent une voie royale. Je suis la fiancée du fleuve qui m'aime.

- Betty

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lundi 21 juin 2021

Le jour de la nuit

 

Le nouveau livre d’Alain Galatis, au titre oxymorique, commence par un récit saisissant : le chapitre « Ordonnateur du chaos » nous raconte une expérience originelle, vieille de vingt ans environ, vécue par l’auteur. À la fois très simple et très troublante : marchant derrière un inconnu, Alain s’aperçoit soudain que sa conscience s’est extraite de l’individu qu’il pensait être pour s’amplifier, au point de s’agréger à celle du marcheur dont il ne se sent alors plus séparé. Ce qu’il avait lu dans les livres de sages devient sa propre réalité : « Appréhension d’une unité des phénomènes et du caractère atemporel de l’instant présent. » Cette appréhension fut très brève mais ensuite vécue de nouveau et approfondie, jusqu’à permettre une discrimination constante entre le fait de vivre l’événement et celui de l’interpréter.
Mais alors, se demande l’auteur, pourquoi sont-ils si peu nombreux, ceux qui font, parallèlement à l’existence commune, l’expérience de cette unité pourtant si accessible à chacun d’entre nous ? Pourquoi l’événement en tant qu’« impensable », « foudroyant » comme un « soleil éblouissant », échappe-t-il à notre perception ? Pourquoi la fable de notre conscience individuelle dissimule-t-elle la « conscience de l’être » qui est notre seule consistance réelle ? Pourquoi diable prenons-nous les histoires que nous nous racontons, c’est-à-dire des fictions, pour la réalité, alors que celle-ci est si simple, aveuglante d’évidence ? Pourquoi donc persistons-nous à ordonner le chaos, à le perpétuer ? Pourquoi, finalement, dissimulons-nous sous d’innombrables énigmes la seule question qui mérite d’être posée : « Qu’est-ce qui existe ? » et qui contient son corollaire : « Qu’est-ce qui n’existe pas ? »
C’est un fait : au lieu d’opérer cette distinction coupante comme la clarté, nous préférons continuer à nous laisser envoûter, aspirer par le vortex d’illusions que pourtant nous créons. Et ne voyons pas à quel point cela nous plonge dans le pire des chaos… Notre malaise constant n’en est-il pas le signe ?
S’ensuivent trois autres chapitres, tout aussi prenants.
« Le jour de la nuit », qui donne son titre à l’ensemble du livre, est déroutant, vertigineux. Il évoque dans une prose poétique la dissolution de l’illusion ultime du chercheur spirituel qui se croyait pourtant bel et bien arrivé au but en se percevant comme « fondu dans le paysage » : « La grande révélation est donc très simple : il ne s’est rien produit. Son expérience extraordinaire n’en était pas une. Il n’y a strictement rien à chercher. Il n’y a strictement rien à changer. »
« La nuit espiègle » revêt une autre forme : celle d’aphorismes qui, tels des koans japonais, court-circuitent nos habitudes de penser et creusent encore davantage le lit de la poésie pure. En voici quelques-uns, à savourer : « Par la raison brûler toutes les maisons. » « Le réel est inhumain. » « Tu es autrui, pour le meilleur et pour le pire. » « Il fallut faillir. » « La mélancolie est l’ombre portée de ce qui est. » « Trempe les lèvres. »…
Enfin, « L’homme croit que ce qui n’existe pas existe » referme la boucle avec le premier chapitre. Non pas vraiment enfin : il s’agit d’une boucle infinie, comme le ruban de Moëbius. Les paragraphes ne s’enchaînent pas, ils cherchent plutôt à déchaîner notre manière de percevoir. Sans concession, sans pitié, les phrases martèlent ce qu’obstinément nous refusons de voir : « A peine une illusion tombe-t-elle dans les flammes qu’elle se relève démultipliée en cent nouvelles illusions. Hydre monstrueuse écrasant toute vaine tentative de rébellion. » Nous redoutons de toutes nos forces de remettre en cause le socle qui fonde notre individualité. Ce faisant, nous critiquons le chaos, sans cesse, autour de nous, sans nous rendre compte un seul instant que nous le créons et l’alimentons sans trêve.
La conclusion n’est qu’un commencement : « Personne ne t’appelle et personne ne t’attend. Seul, tu dois te réveiller. Tu dois te lever et sortir dans la nuit noire. » Ce ne sont pas les toutes dernières phrases de ce livre mais elles pourraient l’être : elles en délivrent la quintessence.
Un livre impressionnant, décapant, renversant !
Sabine Dewulf
Le Jour de la nuit, d’Alain Galatis, éditions Originel-Accarias, 2021, 122 pages, 14 €.



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vendredi 27 novembre 2020

Révéler l'Or dans l'Ordinaire des jours


Cet ouvrage comporte une série de récits inspirés au fil des rencontres et évènements de la vie, tel un pèlerinage à la fois intime et universel. Il n'a pas de table des matières, l'au-delà de la matière et les dialogues avec l'invisible en sont l'essence. Il révèle que toute traversée, qu'elle soit individuelle et collective, est accompagnée de moments "Kairos" et d'Amour. 
Bienvenue dans l'Ordinaire des jours !





C'est l'âme vibrante et le cœur engagé que Maryvonne œuvre depuis des années au service de la ré-humanisation des relations, des organisations et des collectifs.

Elle accompagne de nombreux groupes, en France et à l'international pendant près de trente ans, quand sa vie bascule vers l'inconnu. Elle sent les prémisses de cet effondrement plusieurs mois auparavant quand une lassitude s'installe peu à peu, l'entrain disparaît et la joie s'éteint. L'inconscient va lui servir de guide malicieux et créer le "décor parfait" pour que l'ego perde ses repères. La voie est ainsi ouverte vers un effondrement qui s'avèrera plus tard salutaire et qu'elle traversera en écrivant ces récits et inspirations.

La bonne nouvelle dont elle témoigne dans ce pèlerinage à la fois intime et universel, est la terre nouvelle et florissante qui se révèle progressivement des débris de ce qui fut "l'ancien monde".

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"...Lorsque l'automne paraît, nous sommes invités à vivre le même processus, laisser partir et lâcher l’ancien feuillage, se laisser effeuiller par le vent de nos existences et entrer dans la fraîcheur des jours et des nuits, tout en douceur. Il n’y a rien à retenir, rien à garder, la nature sait ce quelle fait et la vie fait son œuvre. Nos terres reçoivent nos feuilles mortes, nos schémas obsolètes, nos anciennes traces, nos desseins et intentions dépassées. Les empreintes s’effacent une à une tandis que les journées raccourcissent.

L'automne, la décomposition.

Comme ce mot peut faire peur tant il évoque la fin de quelque ordre ancien. Et pourtant, il est le nécessaire accomplissement vers une recomposition à venir dont nous ne pouvons contrôler le processus.

Etre juste les passagers du voyage, qui s émerveillent des lumières qui scintillent déjà ici et là, annonçant les jeunes fleurs qui déjà pointent délicatement leur visage."

Maryvonne Piétri
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mercredi 28 octobre 2020

Virus et écologie

Une vision d'avenir ?


Une écologie intérieure est à développer …

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