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jeudi 22 janvier 2026

Bulles de pensées

 Je remets ce texte fondamental !

Vous n'êtes prisonniers de rien d'autre que de vos pensées.
Vous n'avez à vous libérer de rien d'autre que de vos pensées.
Voilà la vérité.
Et vous n'avez pas d'autre problème que celui de vos pensées.
Vous n'avez de problème,
ni avec votre patron,
ni avec vos enfants,
ni avec votre femme,
ni avec votre voisin,
ni avec votre propriétaire,
ni avec le maire de votre commune.
Vous n'avez qu'un seul problème:
un problème entre vous et vos pensées...
Arnaud Desjardins

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mardi 25 novembre 2025

Conseils pour petits et grands problèmes

 


Voici quelques extraits d'un texte très dense et précis de Jiddu Krishnamurti :
C'est cela qu'il faut faire : accepter intelligemment "ce qui est". (...)
L'intensité de l'attention donne la force de voir clairement : vous verrez, cela viendra. Il faut agir. (...)
Bien peu se rendent compte de leurs changements intérieurs, de leurs échecs, de leurs conflits. (...)
Ne refoulez pas vos pensées, vos sentiments ; laissez-les se manifester, qu'ils soient doux ou violents, en en ayant conscience.
Vers quoi vont vos désirs, si vous en avez ? Il fait bon vivre dans le monde, et pourtant nous faisons notre possible pour le fuir par la dévotion ou la prière, par nos amours ou par nos peurs. Nous ne savons pas ce que nous sommes, faute d'aller profondément en nous-mêmes et d'y découvrir "ce qui est". Nous vivons à la surface, occupés par de petites choses. Un rien suffit à nous réjouir ou à nous attrister. Nous passons ainsi nos journées : petits esprits occupés de petits problèmes. Nous n'aimons pas, ou si nous aimons c'est toujours dans la peur, la frustration, la peine ou la nostalgie.
Je me disais combien il est important d'être innocent et simple. On ne peut éviter les expériences de la vie, car c'est de cela qu'elle est faite. Mais l'esprit ne doit pas en accumuler le poids. Il doit effacer les expériences au fur et à mesure, éponger les jours et rester intact, léger. Sans cela, l'esprit ne pourra jamais être frais, dispos, souple. Le problème n'est toutefois pas de savoir comment garder cette souplesse, car chercher le "comment", c'est chercher une méthode, or une méthode ne peut jamais donner l'innocence : elle rend méthodique et non pas pur, créateur.

Pupul Jayakar, Krishnamurti, une vie
p. 266 à 269
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samedi 29 mars 2025

Problème réel ?



Tant qu'il s'agit de regarder les autres, l'étendue et l'absurdité de leurs projections nous apparaît évidente. Nous voyons bien à quel point les problèmes d'autrui sont subjectifs et souvent artificiels. S'ils se détendaient, prenaient un peu de recul et voyaient les choses du bon côté, tout irait bien. Mais dès qu'il s'agit de nous, si quelqu'un nous dit : « Écoute, détends toi ! », nous pensons : « Moi, ce n'est pas la même chose. Mes problèmes n'ont rien d'absurde, ils sont réels, importants. » Nous sommes identifiés à notre monde subjectif sans réaliser qu'il n'est pas plus réel ou important que celui de n'importe qui d'autre.
C'est à grande échelle que nos existences sont factices. Tout ce que nous faisons – tout, sans exception – est dicté par l'ego. Tous nos choix sont déterminés par l'ego. Le mieux que l'on puisse espérer d'une existence non consciente, c'est que les choix faits par l'ego soient relativement bienveillants ; que nous choisissions la bonté plutôt que la cruauté, de faire la paix et non la guerre ; de nous montrer généreux plutôt que crispés sur nos richesses ; et que nous puissions vivre une existence relativement détendue, saine et heureuse. Tant que c'est l'ego qui décide, il est impossible d'aller plus loin et de vivre une vie réelle. La conscience du monde endormi est aussi différente de la conscience éveillée que les êtres humains des cochons. Et je n'exagère pas. Groin groin
 
Lee Lozowick - Éloge de la folle sagesse

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lundi 16 décembre 2024

Éliminer les faux problèmes

Nous avons tous des problèmes, chroniques ou ponctuels, et pour peu qu’on ne les règle pas ou qu’on ne puisse pas les régler, ils peuvent ruiner notre bonne humeur. De fait, ce ne sont pas les problèmes en soi qui polluent notre moral, mais le souci qu’on s’en fait. D’où l’intérêt de distinguer comme les stoïciens ce qui dépend de soi et ce qui n’en dépend pas (voir chapitre 1).

Bien sûr, c’est embêtant d’avoir du travail ou des factures en retard, des doutes sur son couple, un patron et un banquier pas très patients ou un conjoint assez absent. Mais ce qui mine vraiment, ce sont les soucis. On culpabilise parce qu’on ne peut rien y faire dans l’immédiat (il n’y a pas de solution miracle) ou qu’on ne sait pas quoi faire, par exemple décider si on veut ou non faire une croix sur une relation.

Nos problèmes réels sont d’autant plus pesants qu’ils se doublent presque toujours d’un faux problème : on s’autopersuade qu’on peut les résoudre, et on le laisse croire aux autres, alors qu’on ne le peut pas.

Reconnaissons que certains de nos problèmes ne sont pas réglables dans l’immédiat, ou même dans l’absolu : on n’en a pas les moyens, le temps, on ne sait pas vraiment ce qu’on veut. En annonçant clairement la couleur : « pour le moment, je ne peux pas », on allège la pression. On ne règle peut-être pas le problème réel, le travail et les factures en retard ou le couple qui bat de l’aile, mais au moins, on évacue la partie « faux problème ». Et en y gagnant plus de tranquillité d’esprit, on est plus à même de trouver des solutions.

"Allez bien dans un monde qui va mal" de Gilles Azzopardi

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vendredi 8 septembre 2023

Bonté en soi

 "Lorsque nous parvenons à nous ouvrir à nous-mêmes, que nous cessons de nous punir ou de nous condamner, nous pouvons toucher notre bonté primordiale. 

Cette tendresse à notre égard passera par l’apprentissage de la détente et de l’abandon. Elle va nous permettre de poser un regard honnête sur nos problèmes et nos possibilités, ce qui sera le point de départ pour nous aider nous-mêmes et pour aider les autres. 

C’est parce que nous possédons en nous cette bonté primordiale que nous pouvons nous apprécier et aimer la vie. C’est parce que nous bénéficions d’un esprit et d’un corps qui sont précieux que nous pouvons entrer en relation avec le monde et le comprendre. 

Bien que notre vie soit précieuse, elle est cependant éphémère et personne ne peut dire combien de temps elle va durer. Tant que nous sommes en vie, nous avons tout intérêt à en faire bon usage ; et avant d’en faire bon usage, pourquoi ne pas l’apprécier ?

Cependant il y a un problème. Tant que nous continuons à entretenir nos habitudes anciennes et que nous ne prenons pas la ferme décision d’arrêter de courir dans tous les sens, nous n’aurons aucune possibilité d’apprécier notre vie. 

Nous sommes tellement absorbés dans l’activité à poursuivre nos désirs, que nous ne parvenons pas à trouver un peu d’espace pour reprendre contact avec notre cœur. Si nous persistons à prendre nos désirs pour la réalité, ceci ne nous mènera pas à la paix intérieure mais plutôt au désastre. 

D’ailleurs soyons honnêtes et jetons un regard sur ce qu’a été notre vie jusqu’ici ! Pour la majorité d’entre-nous, sincèrement ce n’est pas folichon ! 

Qu’avons-nous fait réellement de bien pour nous-mêmes et pour autrui ?"

- Karma Seunam Dordjé -

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mercredi 1 mars 2023

Aveuglement


" Cette civilisation moderne a conduit l'humanité à deux guerres mondiales, mais la leçon n'a servi à aucun politicien. La politique ne se préoccupe que des apparences et ne tient aucun compte des réalités profondes. Seule la conscience de leur nature spirituelle commune peut unir les hommes. Le sens de leur individualisme les condamne à l'égoïsme et aux conflits. C'est dans la vision même de l'homme et du sens de sa vie que se trouve la racine de tous les « problèmes ». Tant que l'aveuglement et l'ignorance prévaudront, tout problème résolu fera immédiatement place à un autre, dans un déséquilibre permanent. L'intérêt pour la politique tient aujourd'hui la place que tenait autrefois l'intérêt pour la religion. Moins les gens ont l' intention de se diriger et de se réformer eux-mêmes, plus ils se préoccupent de la façon dont il faudrait diriger ou réformer la société. En fait, les « problèmes » politiques, économiques et sociaux ne sont qu'une façade qui masque le véritable problème, lequel est spirituel et psychologique. Aucune mesure ne sauvera la situation, qui ne tiendra pas compte de la réalité spirituelle, de la vraie nature de l'Homme. Pour le moment, l'humanité tourne le dos à cette vérité fondamentale. L'existence devient sans cesse plus complexe à tous égards et interdit de plus en plus aux hommes et aux femmes toute velléité de vie intérieure. Le véritable bonheur ne peut se trouver que dans la « réalisation » ou la prise de conscience de la Nature profonde, du Soi, mais jeunes et vieux cherchent désespérément des plaisirs et des satisfactions qui ne peuvent pas durer. C'est, par excellence, le fruit de ce que tous les enseignements initiatiques ont appelé l'aveuglement et l' ignorance.

Arnaud Desjardins , Monde moderne et Sagesse ancienne ( 1973 )

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mercredi 24 août 2022

Etre en sentier

 


" Le sentier est une expérience personnelle, et l'on devrait se réjouir de ces petites choses qui prennent place dans nos vies, les obstacles, les séductions, les paranoïas, les dépressions et l'ouverture. Toutes sortes de choses se produisent, et c'est le contenu du voyage, qui est extrêmement puissant et important. Sans ces problèmes, nous ne pouvons avancer sur le chemin. Nous devrions nous sentir reconnaissants d'être dans le monde samsarique, de sorte que nous puissions fouler le sentier, que nous ne soyons pas stériles, complètement lessivés, que le monde n'ait pas été conquis par un système informatisé. Il y a encore de l'espace pour la crudité et la rugosité dans toute la place. Bonne chance !"

Le chemin est le but : Manuel de base de méditation bouddhique - Chögyam Trungpa

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mardi 26 janvier 2021

Un coin net de pensées

 


L'"ami spirituel" que je suis tant bien que mal consacre chaque jour en moyenne une heure et demie à deux heures au courrier- courriel avec les élèves. Je partage avec les lecteurs de cette page une petite pépite reçue il y a quelques jours d'une personne fraichement sur la voie. Je la partage parce que la personne parvient à restituer dans ses propres mots un enseignement maintes fois transmis. L'esprit du débutant ...
"Je développe mes petites techniques. Quand je m’attaque à un problème intérieur, plutôt que de tâcher de nettoyer mon ressenti (trop lourd en certains domaines), je cherche un coin net de pensées et d’émotions, si minuscule soit-il ; je me positionne depuis ce coin et je tâche de grignoter sur le mental autour. Peu à peu, à force de n’être pas investi, le continent noir qui entoure ma planche de salut finit par sombrer, et quand je relève le nez au bout d’un moment je réalise qu’il a disparu. "

Gilles Farcet
(source : FB)
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mercredi 30 décembre 2020

Non-activité...

 


Juste être ensemble sans prononcer un seul mot. Nous asseoir dans le silence détendu du corps, sans faire le moindre effort. Si vous relâcher devient un problème, rien au monde ne pourra vous aider.

Si vous restez assis sans le moindre mouvement du corps juste à observer son comportement quelques minutes vous constaterez que les os, les muscles, les nerfs, les ligaments du corps se raidissent. Nous n’avons jamais appris à nous détendre, à nous relaxer. Alors s’asseoir tranquillement devient un problème. En réalité, c’est la chose la plus facile à faire. Nous devons garder notre corps stable, ma: pas rigide. Si la stabilité implique la rigidité, au bout de quelques minutes à peine, notre corps voudra bouger. Il aura des tensions dans l’abdomen, la colonne vertébrale, et ainsi de suite.


Ainsi, quand une personne veut maintenir son corps tranquille, la première chose quelle remarque est son manque d’éducation.

Il n’y a aucune obligation, aucune contrainte, mais si ça ne vous dérange pas, nous pouvons nous placer nous-mêmes dans un état de non-activité, et non pas d’inactivité. Nous ne connaissons que l’activité et l’inactivité. Or, dans l’inactivité il y a l’épuisement, soit une raison intentionnelle, délibérée d’être inactif. L’inactivité est une activité du mental. Ne pas faire, avec une intention ou un objectif, c’est une autre façon de faire quelque chose.

Mais de manière radicalement différente de l’activité et de l’inactivité, il y a l’état de non-activité. Cela signifie que nous n’allons pas convertir cet état de non-activité en un procédé pour obtenir quelque chose en retour. Si je m’assieds et ferme les yeux pour obtenir une expérience, pour voir une lumière, pour entendre des sons, ce n’est pas la non-activité, c'est l’inactivité avec un objectif.

Nous ne savons pas comment aller de l’avant sans objectif. C'est bien le problème.

Maintenant que nous allons nous asseoir ici, veillons à ne cas convertir cette assise silencieuse en un procédé pour réaliser quelque chose. Si c’est une activité egocentrée, il y aura bien inactivité physique et psychologique, mais fondamentalement ce sera une activité de l’ego.

L’ego dispose d’innombrables ruses, mais si vous demeurez très attentifs et vigilants pour observer ses stratégies, vous constaterez qu’il change de stratégie et arbore une infinie variété de masques et de costumes.

Lorsque vous employez un truc pour obtenir quelque chose en récompense, votre mental est perturbé par le plaisir et la souffrance, par le succès et par l’échec, par l’activité et l’inactivité, par les préférences et les aversions. Tout cela constitue la nourriture de l’ego, son carburant.

Donc, nous n’allons pas nous asseoir en silence pour obtenir quelque chose en échange. Essayons simplement pour le plaisir de la chose, si nous pouvons demeurer, ne serait-ce que quelques minutes par jour, dans un état dépourvu de tout objectif. Si cela peut être fait, alors notre système nerveux, qui subit la torture de conditions économiques et politiques instables et horribles, aura une chance d’être imbibé de silence, dans un état de relaxation totale.

Laissons notre système nerveux, torturé jour et nuit, se relaxer, se relâcher.


De même que quand vous plongez dans l’eau d’une piscine ou d’une rivière, vous en sortez revigorés, quand vous plongez dans la relaxation de la non-action, votre système nerveux en ressort revigoré. Et si vous vous sentez somnolent dans cet état de non-action, ne vous en blâmez pas. Cela signifie que ça fait des jours ou des semaines que vous n’avez pas eu un sommeil profond, alors vous vous sentez somnolent dans la non-action. La meilleure chose à faire est de s’allonger un moment.

Il ne sert à rien de contraindre le mental au silence lorsque le corps épuisé ou le système nerveux maltraité demandent du repos. Ils ont soif de ce repos. Le mieux est de s’allonger et de s’étirer un moment. Même si vous ne vous asseyez que quelques minutes, ces quelques minutes auront la qualité d’intensité d’une demi-heure de non-action molle et léthargique C’est la qualité qui importe, c’est l’intensité de la présence attentive qui importe, pas le nombre de minutes ou d’heures.

Vimala Thakar - L'essence de la plénitude - Accarias L'Originel

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mardi 3 novembre 2020

Accrochez-vous aux branches.

 Le charpentier que j’avais embauché pour m’aider à restaurer une vieille maison de ferme venait de terminer une bien dure première journée. Une crevaison lui avait fait perdre une heure de travail, sa scie électrique avait sauté et voilà que son vieux camion refusait de démarrer.

Pendant que je le reconduisais chez lui, il est demeuré silencieux comme une pierre. En arrivant, il m’a invité à rencontrer sa famille. En nous dirigeant vers la porte, il s’est arrêté brièvement près d’un petit arbre, touchant l’extrémité des branches de ses deux mains.
En ouvrant la porte, il s’est transformé de façon étonnante. Son visage buriné s’est enveloppé d’un grand sourire, il a serré bien fort ses deux petits enfants et a embrassé sa femme. Après, il m’a reconduit à ma voiture. En passant près de l’arbre, ma curiosité était trop grande, et je lui ai demandé ce qu’il avait fait plus tôt.
«Oh, c’est mon arbre🌳 à problèmes, répondit-il. Je sais que les ennuis sont inévitables au travail, mais il est aussi certain que les difficultés n’ont pas leur place à la maison avec ma femme et mes enfants. Alors, en revenant à la maison chaque soir, j’accroche mes problèmes aux branches de l’arbre. Le matin suivant, je les reprends. Ce qui est étrange, dit-il en souriant, c’est que lorsque je sors pour les reprendre le matin, il n’y a jamais autant de problèmes que j’en ai accrochés la veille au soir.»


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dimanche 7 juin 2020

Spontanéité de l’instant


Se laisser ressentir que tout ce qui survient est absolument sans problème.
Et si cela n’est pas ressenti comme tel, simplement laisser la porte ouverte à cela,
Dire oui à la possibilité que cela puisse être ainsi.
Car penser est absolument sans problème,
Éprouver de la peur est absolument sans problème,
Se faire du souci pour un proche est absolument sans problème,
Se sentir « envahi » par une énergie forte de colère est absolument sans problème,
Pleurer de joie est absolument sans problème,
Être amoureux de la vie est absolument sans problème…..
Tout ce qui survient est absolument sans problème car rien n’est personnel. Personne n’en est l’auteur.
Lorsque ceci est reconnu, tout peut se détendre, c’est un véritable cadeau.
La recherche de « sens », de mieux-être s’évanouit,
Les jugements et résistances se dissolvent d’eux-mêmes, la dualité s’estompe et s’efface.
Tout survient, simplement.
Rien n’a changé dans le monde, c’est la perception que l’on en a qui s’est transformée. 
C’est la libération, la « magie » de la vision.
Je suis cela en qui tout survient, simplement. Gratitude.
Marion
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