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samedi 1 août 2026

Posture

 


Lorsque nous contemplons une statue relevant d’une tradition sacrée, pensons-nous à cette possibilité très simple : tenter de reproduire sa posture ?

Récemment, mon collègue d’arts plastiques a emmené nos élèves de 5e au musée du Louvre-Lens, dans les Hauts-de-France. Je les accompagnais. La guide a commencé par inviter les élèves à se tenir à la manière de Gudéa, prince de l'État de Lagash, en Mésopotamie. Et elle leur a demandé ce qu’ils ressentaient dans cette posture particulièrement digne… J’ai trouvé cet exercice vraiment intéressant.

Récemment, on m’a offert une superbe réplique d’une statue assez rare, représentant un Maitreya de Corée à la tête légèrement inclinée et dont la jambe se superpose horizontalement à l’autre, posée sur le genou, les doigts de la main droite touchant le coin des lèvres. Figurez-vous que spontanément, chaque matin, je me place face à la statuette en tentant de reproduire cette posture. 

Que se passe-t-il en moi ? Une détente d’ensemble. Non pas du tout un avachissement mais une douceur tranquille vis-à-vis de moi-même et de ce qui m'entoure. J’ai remarqué que mon ventre se mettait à respirer naturellement...

L’art sacré – comme l’art en général peut-être – n’est pas seulement, selon moi, à contempler. Il peut solliciter d’autres sens que la vue. Et nous inspirer concrètement dans l’incarnation qui nous a été attribuée au sein de cet étrange univers…

Sabine Dewulf

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lundi 28 juillet 2025

Le temps du stress

Valérie Roumanoff nous offre une belle représentation sur notre façon de laisser le temps nous mettre la pression.

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mercredi 22 janvier 2025

Résolutions

 Je vous propose quelques résolutions possibles à tenir !


 - Juste dire un merci le matin au réveil 

- Soupirer quelques fois en émettant un grand son Aaaaaaaaaaaa !

- Ouvrir grand les bras en disant "Je m'aime !"

- Bâiller en sentant son corps se détendre

- Juste dire merci le soir avant de se coucher



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mercredi 25 septembre 2024

Respiration de l'alpha au delta.



Extrait de "Je booste ma santé" de Nathalie Bonnaud (Auteur), Véronique Luccioni 

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dimanche 28 avril 2024

Routes spirituelles

En chemin vers la détente avec Jacques Castermane...


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mercredi 20 décembre 2023

Décrancher

 Nous regardons des chaînes sans connaître les nôtres.

Nous pensons nous mettre au courant sans voir nos emprises.

Je vous propose quelques secondes sans que la télé commande. Une super vision silencieuse et sans écran.

Fermez les yeux et votre monde intérieur apparaît. Vous êtes enfin vraiment chez vous. 

Et si cela vous plaît, n'oubliez pas le replay !


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mardi 19 décembre 2023

On respire !!! et on soupire !

 La respiration est fondamentale : c'est le premier réflexe quand nous venons au monde, et le dernier avant de le quitter. Notre souffle nous accompagne 24 heures sur 24, et assure (entre autres) deux fonctions vitales : l'oxygénation des tissus (à l'inspiration, l'O2 vient "nourrir" chacune de nos cellules), et la détoxication de l'organisme (à l'expiration, on évacue le CO2, principal "déchet" produit par le corps). Parce qu'il est essentiel à la santé physique comme mentale, le souffle est au cœur de nombreuses pratiques ancestrales – la médecine traditionnelle chinoise, la médecine ayurvédique ou encore la médecine amérindienne. Ces approches holistiques ont développé des techniques de respiration : en voici quatre, aujourd'hui validées par la Science.

J'ai mal au dos : la respiration diaphragmatique


La lombalgie reste le mal du siècle : près de 9 Français sur 10 ont déjà eu "mal en bas du dos", une douleur favorisée par les mauvaises postures et la sédentarité.

Comment la respiration peut-elle aider ? Une étude coréenne réalisée en 2016 a montré l'intérêt de la respiration diaphragmatique en cas de douleurs lombaires chroniques. Cette respiration profonde a une double action : elle détend les muscles du tronc (lorsqu'on a mal, ils sont hyper-contractés), et les renforce (ce qui leur permet de mieux supporter le poids du corps). À raison de 45 minutes de respiration diaphragmatique 3 fois par semaine pendant 6 semaines, les 24 participants de l'étude ont vu leur douleur s'évanouir...

En pratique. Debout, jambes écartées de la largeur du bassin, une main sur le nombril et une main sur le dos (au-dessus des fesses). Prenez une grande inspiration (par le nez) en gonflant votre ventre puis expirez (par la bouche) en "vidant" votre ventre, comme si vous vouliez rapprocher votre nombril et vos lombaires. Répétez 10 fois, et recommencez plusieurs fois dans la journée.


Je suis anxieuse : la respiration alternée


L'anxiété n'est pas un "simple" stress : s'il constitue une réponse à un événement, l'anxiété s'apparente plutôt à une sensation de nervosité qui survient sans cause identifiée, mais avec des symptômes physiques marqués – le cœur s'accélère, la respiration devient saccadée...

Comment la respiration peut-elle aider ? La médecine traditionnelle indienne (ayurvéda) propose un exercice respiratoire pour réduire les signes de l'anxiété. Le Nadi Shodana (ou "respiration alternée") a été évalué par une étude indienne en 2011 : les chercheurs ont conclu qu'il suffisait de pratiquer 30 minutes par jour pendant 6 semaines pour observer une amélioration du rythme cardiaque et de la pression artérielle. Une seconde étude, réalisée en Suède, a montré une activation des zones cérébrales associées à la relaxation au bout de seulement 10 minutes d'exercice.

En pratique. En tailleur, le dos bien droit, posez l'index et le majeur de la main gauche sur le point situé entre vos yeux. Fermez les yeux, puis, avec votre pouce gauche, bloquez votre narine gauche et inspirez profondément (pendant 4 secondes) par votre narine droite. Avec votre annulaire gauche, bloquez votre narine droite et expirez profondément (pendant 4 secondes) par votre narine gauche. Répétez 10 fois, et recommencez plusieurs fois dans la journée.


J'ai mal à la tête : la respiration-clarté

Le mal de tête qui survient après une longue journée est très caractéristique : on a la tête lourde, on se sent agressée par tous les bruits, on n'arrive plus à réfléchir... Bref, on a la sensation d'avoir "le crâne dans un étau".

Comment la respiration peut-elle aider ? 


Le GyrokinesisⓇ est une nouvelle technique déjà très en vogue au Canada. À mi-chemin entre la danse et le yoga, cette approche psycho-corporelle vise à soulager les maux du quotidien avec des exercices de conscience du corps. La respiration-clarté travaille en particulier sur le psoas, un muscle situé dans le bassin : il a tendance à "se crisper" en cas de stress, et on le sait aujourd'hui, est impliqué dans les crises de migraine.

En pratique. Allongée sur le dos, posez vos mollets sur l'assise d'une chaise de façon à avoir vos cuisses à angle droit avec votre buste. Posez vos mains sur les plis de votre aine et fermez les yeux. Inspirez profondément par le nez pendant 3 secondes : imaginez l'air qui descend de la tête, passe par les omoplates, le milieu et le bas du dos. Expirez profondément par la bouche pendant 3 secondes : imaginez l'air qui monte depuis votre bas-ventre, passe par votre nombril, votre sternum et votre tête. Répétez cette boucle pendant 5 minutes, quotidiennement en fin de journée.


Je n'arrive pas à dormir : la respiration 4-7-8

Il existe différents types d'insomnies : l'insomnie d'endormissement est la plus fréquente, favorisée par le stress, la surexposition aux écrans et la sédentarité.


Comment la respiration peut-elle aider ? Mise au point par le Dr. Andrew Weil, un médecin américain, la méthode 4-7-8 promet un endormissement en 60 secondes chrono au bout de quelques semaines de pratique. Reconnue par plusieurs associations nationales (dont la très sérieuse Fédération Française des Diabétiques), cette technique s'inspire du yoga : l'idée, c'est de sur-oxygéner les tissus pulmonaires afin de détendre indirectement le système nerveux.

En pratique. Assise le dos droit, les pieds bien à plat, collez votre langue à votre palais, derrière les dents. Fermez la bouche et inspirez doucement par le nez en comptant jusqu'à 4. Ensuite, retenez votre respiration en comptant jusqu'à 7. Enfin, expirez par la bouche en faisant le son "woush" et en comptant jusqu'à 8. Recommencez 3 fois d'affilée, tous les soirs pendant au moins 3 semaines pour constater les premiers résultats.


Quel type de respiration avez-vous ?

Une respiration "saine", c'est-à-dire naturelle et détendue, qui remplit parfaitement son rôle d'oxygénation et de détoxication, répond à quatre critères :

Elle est ouverte. À l'inspiration, la poitrine et le ventre gonflent ; au toucher, l'abdomen et le sternum sont souples,

Elle est ample. À l'inspiration, le corps donne la sensation de "grandir" dans toutes les directions,

Elle est fluide. Il n'y a jamais de "pauses respiratoires" : le cycle inspiration-expiration n'est jamais interrompu,

Elle est détendue. La respiration n'est jamais douloureuse ; à l'inspiration, il n'y a aucun blocage musculaire.

Le soupir et le bâillement, bons pour la santé

D'après les dernières découvertes scientifiques, le bâillement et le soupir ne seraient pas inutiles, loin de là. Ces réflexes respiratoires permettraient de procéder à une "ré-initialisation" de l'organisme. Caractérisé par une inspiration profonde puis par une expiration longue, le soupir augmente d'un coup les échanges gazeux au niveau des tissus pulmonaires, ce qui entraîne une "remise à niveau" des taux sanguins d'oxygène et de dioxyde de carbone. Le bâillement, quant à lui, correspond à une grande inspiration associée à des petites contractions musculaires : ce phénomène accroît le flux de sang artériel, en particulier au niveau du cerveau, ce qui donne immédiatement une sensation d'énergie. Aucune raison, donc, de bâiller ou de soupirer en cachette !

Très accessible, ce livre propose des exercices de respiration concrets et faciles à réaliser pour se détendre, améliorer sa confiance en soi, aller à la rencontre de ses émotions... Un premier pas vers un travail sur soi !


Source : femme actuelle et "Respire... et découvre qui tu es !" de Catharina Von Bargen, éd. Eyrolles.

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vendredi 8 septembre 2023

Bonté en soi

 "Lorsque nous parvenons à nous ouvrir à nous-mêmes, que nous cessons de nous punir ou de nous condamner, nous pouvons toucher notre bonté primordiale. 

Cette tendresse à notre égard passera par l’apprentissage de la détente et de l’abandon. Elle va nous permettre de poser un regard honnête sur nos problèmes et nos possibilités, ce qui sera le point de départ pour nous aider nous-mêmes et pour aider les autres. 

C’est parce que nous possédons en nous cette bonté primordiale que nous pouvons nous apprécier et aimer la vie. C’est parce que nous bénéficions d’un esprit et d’un corps qui sont précieux que nous pouvons entrer en relation avec le monde et le comprendre. 

Bien que notre vie soit précieuse, elle est cependant éphémère et personne ne peut dire combien de temps elle va durer. Tant que nous sommes en vie, nous avons tout intérêt à en faire bon usage ; et avant d’en faire bon usage, pourquoi ne pas l’apprécier ?

Cependant il y a un problème. Tant que nous continuons à entretenir nos habitudes anciennes et que nous ne prenons pas la ferme décision d’arrêter de courir dans tous les sens, nous n’aurons aucune possibilité d’apprécier notre vie. 

Nous sommes tellement absorbés dans l’activité à poursuivre nos désirs, que nous ne parvenons pas à trouver un peu d’espace pour reprendre contact avec notre cœur. Si nous persistons à prendre nos désirs pour la réalité, ceci ne nous mènera pas à la paix intérieure mais plutôt au désastre. 

D’ailleurs soyons honnêtes et jetons un regard sur ce qu’a été notre vie jusqu’ici ! Pour la majorité d’entre-nous, sincèrement ce n’est pas folichon ! 

Qu’avons-nous fait réellement de bien pour nous-mêmes et pour autrui ?"

- Karma Seunam Dordjé -

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vendredi 21 octobre 2022

Bâillements

 


Souvent après un shiatsu, il y a des bâillements. La zone cérébrale impliquée n'est toujours pas identifiée.

L'un des effets à noter du bâillement est qu'il relaxe. Ce comportement réflexe agirait comme un stimulateur permettant de se reconnecter à notre environnement. (Source : science et avenir )

Je vous conseille d'entrebâiller la porte de la détente en ouvrant la bouche. Vous pouvez même en profiter pour étirer la langue...


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mardi 6 septembre 2022

Mise à pied

 Je vous propose aujourd'hui de prendre un temps pour vous masser les pieds. 


Ceux-ci vous portent et vous apportent stabilité. 

Faites un premier pas vers eux pour les remercier.

Sentez les points durs et massez autour. Pincez chaque orteil et tirez légèrement dessus. Écoutez leur demande au pied levé.

A la fin, mettez-vous sur la pointe des pieds et sautillez.

Et dans les jours qui viennent, laissez votre esprit mettre pied à terre. Ne vous laissez pas piétiner par le mental, et faites un pied de nez à vos pensées... 

Respirez par la plante des pieds.

J'attends vos retours de pied ferme.

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mercredi 29 septembre 2021

Salon du bien-être

 J'organise ce week-end un salon autour du bien-être près de Lille. 

Vous pouvez venir vous détendre ou méditer en lien avec nos activités ;-)


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mardi 25 mai 2021

Le shiatsu et ses bienfaits


Un art qui presse la détente du doigt...

Actuellement, je pratique de plus en plus cet art du Shiatsu que je trouve très précieux 
pour remettre une personne dans son axe, sur son chemin de vie.
Les retours sont très positifs et je m'en réjouis. 
Il faut préciser que j'intègre ce shiatsu dans l'unique et clairvoyante voie de l'adhyatma yoga.


"L’adhyatma yoga est une discipline pour croître au-delà de son niveau normal et non une thérapeutique pour se débarrasser d’une névrose ou une compensation aux frustrations...

Certes les médecines diffèrent entre elles, autant qu’allopathie, homéopathie, chirurgie, médecine ayurvédique, acupuncture, etc. Mais le but est le même. De l’ego malsain à l’ego harmonieux et du Soi prisonnier de l’ego au Soi libre de l’ego, c’est le chemin de l’adhyatma yoga, le chemin de la sagesse.

extraits de "Les chemins de la sagesse" de Arnaud Desjardins

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jeudi 11 février 2021

Méditation de gratitude

 

S'ancrer dans la gratitude

Cette méditation est un temps pour se remémorer la beauté de la vie et le cadeau précieux que nous avons reçu en naissant dans notre Univers.
Un temps pour dire merci aux dons qui nous sont faits quotidiennement.
La proposition est de pouvoir créer un espace et un temps de silence et de calme, sans interruptions, propice à une plongée profonde dans la visualisation et la guidance vers l'ancrage.

écouter la méditation

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Source : Mooc transition intérieure

jeudi 10 décembre 2020

Exercices d'automassage

4 gestes pour vous relaxer par Aurélia Benoît, praticienne shiatsu

1. Détendre ses yeux
Soulager la fatigue visuelle causée par les écrans



Debout, assis ou allongé sur le dos
- Relâchez vos épaules, secouez vos bras, puis frottez vos mains l’une contre l’autre pour les réchauffer.
- Arrondissez les doigts et les paumes pour former un creux et placez vos mains sur vos yeux. Le centre des paumes au niveau des yeux.
Les doigts se superposent au milieu du front.
L’auriculaire se cale naturellement à l’angle de la naissance du nez et de l’arcade sourcilière.
Aucune pression n’est exercée, ni sur les yeux, ni sur les sinus. Les mains sont justes posées sur le visage. Les épaules sont détendues : vous pouvez poser vos coudes sur une table ou un coussin.
- Vos yeux baignent dans une obscurité reposante.
- Ressentez la chaleur de vos mains qui se diffuse dans vos yeux.
- Accompagnez ce moment de pensées agréables, de sentiments optimistes ou d’images plaisantes comme un paysage, un objet ou une couleur que vous aimez.
- Profitez de ce moment pendant quelques respirations ou quelques minutes selon le temps dont vous disposez.


2. Apaiser son esprit
Évacuer le trop-plein d’émotions


Debout, assis ou allongé sur le dos
- Fermez les yeux et laissez aller votre respiration sans chercher à la contrôler.
- Placez vos mains, l’une sur l’autre, en haut de la cage thoracique, au niveau du sternum.
- Exceptionnellement, expirez par la bouche puisqu’il s’agit d’évacuer le trop-plein.
Faites glisser vos mains en appliquant une légère pression sur toute la ligne médiane en descendant jusqu’au pubis.
- Replacez vos mains sur le haut du sternum à l’inspiration et recommencez la descente dans une nouvelle expiration. Répétez ce geste une dizaine de fois.
- En replaçant vos mains à nouveau en haut du sternum, respirez par le nez en concentrant votre attention sur la zone sous vos mains.
- Ressentez, observez ce qui se passe dans cette zone. Rentrez en contact avec vos émotions tout en les laissant aller et venir au rythme de votre respiration.
- Après quelques respirations ou plusieurs minutes, déplacez vos mains d’une largeur de paume vers le bas et répétez la descente vers le pubis, jusqu’à ce que vous sentiez l’apaisement de cette zone.
- Procédez de la même manière jusqu’à la zone sous le nombril. De là, visualisez l’énergie circuler dans vos jambes, vos pieds, jusque dans le sol.

3. S’éclaircir les idées
Dissiper les tensions mentales


Debout, assis ou allongé sur le dos
– Superposez vos deux paumes sur le sommet de la tête.
– Avec vos mains, faites bouger le cuir chevelu sur le crâne en dessinant de petits cercles, dans un sens puis dans l’autre, sans faire glisser les mains sur les cheveux.
Répétez ce mouvement 10 à 20 fois dans chaque sens.


4. Relâcher la nuque
Soulager les tensions du cou


Assise, pieds à plat sur le sol, le dos droit
- Penchez légèrement la tête vers l’avant.
- Croisez les doigts derrière la nuque.
- Massez de la base du crâne vers les trapèzes en exerçant des pressions circulaires avec les paumes de main.
Réalisez ainsi 3 à 7 passages. 

Lorsque l’on évoque l’attention portée à la respiration pour se détendre ou revenir au calme, il serait plus juste de parler d’expiration. En effet « seul le vide peut accueillir ». Autrement dit, toute respiration consciente devrait commencer par une profonde expiration.

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jeudi 11 juin 2020

1970 – Entretien avec Graf Dürckheim

J’ai profité de ce temps de confinement pour relire le contenu des Enseignements dont j’ai bénéficié, à raison de deux séances chaque semaine, lorsque je vivais à Rütte (1969-1974). Ces Enseignements sont la base et la charpente des retraites proposées au Centre. En relisant ces Enseignements, cinquante ans plus tard, je suis conscient qu’ils ne concernent pas un travail qui aurait été fait mais un travail à faire.

Jacques Castermane. — En quoi la pratique de zazen peut-elle être utile à l’homme occidental ? Parce qu’il s’agit d’un exercice qui a ses racines en Orient.
Graf. Dürckheim. — Ce serait un grand malentendu que de croire que zazen est un exercice oriental. Le Zen se pratique principalement au Japon où il a été introduit au treizième siècle. Mais si je vous décris ce qui m’a touché dans le Zen vous percevrez très rapidement que l’expérience humaine, pour laquelle cette tradition prépare les conditions, dépasse le Japon traditionnel, culturel et spirituel.

J.C. — Ce n’est pas ce que je lis dans certains livres qui défendent l’idée que le zen est et ne peut être qu’une branche du Bouddhisme.
G.D. — On ne rencontre pas le Zen dans un livre. On rencontre le Zen dans la présence des hommes du Zen. Ceux que j’ai pu rencontrer pendant mon séjour au Japon m’ont toujours paru remarquables. Là où vous rencontrez le Zen, il y a toujours une atmosphère très fraîche, très forte, très vivante et pleine d’humour. Authenticité et véracité, voilà ce qui m’a frappé dans le milieu du Zen, dans ma rencontre avec les maîtres et leurs disciples. Ce qui m’a attiré c’est aussi que le Zen n’est pas une théorie. C’est une pratique. A la base du Zen il y a l’exercice et l’expérience.

J.C. — L’exercice, je suppose que c’est zazen que nous pratiquons chaque matin. Mais l’expérience dont vous parlez m’est étrangère ; sans doute est-elle pour plus tard ?
G.D. — Moins étrange et bien plus proche que vous le pensez. Le Zen repose entièrement sur une « expérience libératrice » appelée Satori ou Kensho. Il s’agit d’une expérience qui, d’un moment à l’autre, vous libère des préoccupations du moi existentiel. Satori, est une expérience au cours de laquelle se révèle la réalité la plus profonde de nous-mêmes. Expérience de ce côté caché de nous-mêmes que voile notre conscience humaine. Voilà le paradoxe ! Ce qui nous différencie de l’animal, la conscience humaine, est en même temps notre danger ; celui d’être coupé de ce que le zen appelle la vraie nature de l’être humain, ce que j’appelle notre être essentiel.

J.C. — C’est ce que les bouddhistes appellent la nature de Bouddha.
G.D. — Oui, les maîtres Zen parlent de la nature de Bouddha en chaque homme. Eh bien, en chacun de nous, que l’on soit chrétien, bouddhiste ou athée, il y a ça qui n’est pas un ça.

J.C. — Et c’est l’exercice qui est la chance d’une telle expérience ?
G.D. — L’exercice sur le chemin tourne autour de cette expérience. L’exercice appelé zazen, comme aussi l’exercice du tir à l’arc ou de la calligraphie, est une préparation lente et systématique de l’homme. L’exercice, quel qu’il soit, n’a qu’un but : la transformation de l’homme qui le fait.

J.C. — Et ce qui caractérise votre Enseignement est la place que vous donnez au corps ?
G.D. — Oui. Le champ le plus directement accessible à la pratique du chemin, c’est notre corps. Mais l’exercice du corps ne servira à la maturation de l’être humain que dans la mesure où il n’est pas considéré comme quelque chose de biologique opposé à quelque chose de spirituel. Le corps, c’est l’homme entier dans sa façon d’être là. Nous devons comprendre le corps, le corps vivant (Leib), comme l’ensemble des gestes à travers lesquels l’homme devient ce qu’il est ou se manque. Le corps n’est pas quelque chose derrière lequel se trouve une personnalité. Si je vous regarde, je ne vois pas votre esprit, je ne vois pas votre âme ; je vois l’homme dans sa globalité et son unité. Je ne renie pas ici les conceptions philosophiques ou religieuses qui séparent l’âme du corps, mais et c’est cela le Zen, je me place sur le plan de l’expérience directe, vous et moi, ici et maintenant. Le Zen nous invite à avoir le courage d’oublier nos théories pour prendre au sérieux ce que nous vivons, ce que nous sentons à l’instant.

J.C. — En vous entendant, je prends conscience que personne ne m’a appris à sentir et à prendre au sérieux ce que je sens. A l’université on nous a même averti du danger d’une approche du réel à travers la sensation. Jusqu’à nous conditionner à l’idée que ce que nous sentons n’est que subjectif. 
G.D. — Se glisser dans le sentir fait partie du chemin. Par exemple, pour un moment sentez vos pieds … sentez-vous là où sont vos pieds. Qu’est-ce que je sens là où sont mes pieds ? Chaleur … froid … lourdeur … gêne … une crispation … ? Dès que vous entrez dans la réalité perçue sensoriellement vous vous rendez-compte qu’elle n’a rien à faire avec la réalité conceptuelle du dictionnaire ou du livre d’anatomie dans lequel vous trouvez la définition du mot : pied. La réalité conceptuelle nous coupe de l’expérience vécue.

J.C. — Satori, c’est ce que vous appelez l’expérience de l’être ?
G.D. — De l’être ? Oui. Au plan individuel il s’agit de l’expérience que, en ce moment : « Je suis ». Effectivement, il s’agit de l’expérience que, en ce moment, « Je suis corps vivant » ; traduction de l’expression « IchLeib » dans la langue allemande.
Voilà une découverte de nos jours en Occident : l’homme en tant que corps vivant pour qui la réalité n’est pas la représentation conceptuelle de ce que je vois, entend, sens et ressens. Cette réalité, est la réalité pour le sujet, différente de la réalité objective. Cette réalité du sujet est exactement celle qui doit être éliminée par les sciences qui se veulent objectives. Mais une expérience comme celle appelée Satori ne repose sur aucun critère scientifique.


2020 — En quoi la pratique de zazen peut-elle être utile à l’homme occidental ? A rien pour l’ego ! Comme l’indiquait Graf Dürckheim il y a cinquante ans : « Le zen n’a pas pour but de guérir LE moi qui souffre mais de guérir DU moi qui est la cause de la souffrance propre à l’être humain ».

La première chose à faire lorsqu’on pratique zazen ? se détendre … se détendre … se détendre en accord avec ce geste de la Vie qu’est l’acte d’expirer et la première chose à faire lorsqu’on pratique zazen est de s’ouvrir … s’ouvrir … s’ouvrir en accord avec ce geste de la Vie qu’est l’acte d’inspirer. Le Zen devient alors la culture du silence intérieur, la culture du calme intérieur, la culture de la paix intérieure.

Jacques Castermane

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samedi 30 mai 2020

Quand faites-vous votre exercice?



Graf Dürckheim, évoquant sa relation avec Kenran Umeji Roshi (son maître zen et maître de Kyudo), nous fait part d’un épisode de son séjour au Japon (1937-1947) qui devrait attirer l’attention de toute personne pratiquant un exercice qui a ses racines en Orient ou en Extrême Orient :
Umeji Roshi — « Alors Dürckheim, quand faites-vous votre exercice ? »
Graf Dürckheim — « Cher maître, je pratique une demi-heure chaque matin. »
Umeji Roshi — « Dans ce cas, vous n’avez encore rien compris; un homme en chemin vers sa vraie nature pratique toute la journée. »
Et Graf Dürckheim ajoute : « Si à cette question j’avais répondu que je fais l’exercice toute la journée, Umeji Roshi m’aurait certainement dit « Vous semblez n’avoir encore rien compris; un homme en chemin ne se contente pas de pratiquer toute la journée, il pratique aussi une demie heure chaque matin ! ».

Il m’arrive d’entendre une remarque très compréhensible : « Je sais ce qu’est pratiquer un exercice une demi-heure chaque jour mais je ne vois pas comment pratiquer zazen, le taï-chi ou le tir à l’arc toute la journée ? »

Il est important, tout d’abord, de décrire en quoi consiste cet exercice auquel nous consacrons, quotidiennement, une demi-heure de notre temps. Quel qu’il soit, l’exercice n’a pas pour but une performance extérieure mais la transformation intérieure de l’homme qui l’accomplit. Quel que soit l’exercice, il n’a qu’un but : l’éveil de l’homme à sa vraie nature d’être humain. Graf Dürckheim parle de l’accouchement de l’être, du soi véritable. L’exercice sur le chemin n’est donc pas une simple technique d’appropriation extérieure. Le but de la pratique de l’aïkido ou du karatedo n’est pas de gagner un combat; ce qui, possiblement, peut être un des effets de la pratique. Le but de la pratique de zazen n’est pas de vaincre l’insomnie; ce qui, possiblement, peut être un effet de la pratique. Le but du tir à l’arc n’est pas la percée du centre de la cible par la flèche que vous décochez; ce qui, possiblement, peut être un effet de la pratique.

Quant au maître, qui ne cesse de pratiquer la technique qu’il enseigne, il donne à ce que nous appelons le corps, la place qui devrait être la sienne tout au long de notre existence. Quelle est cette place ? « La PREMIÈRE ! ».
Le centre de l’exercice est donc la perception que l’homme a de lui-même — EN TANT que corps— (et pas DE son corps). Se glisser dans la connaissance de cette évidence : « Corps je suis », nécessite une relation au corps autre que l’approche intellectuelle, rationnelle. Et voilà un obstacle majeur pour beaucoup d’occidentaux qui s’intéressent aux exercices orientaux : le mental (mind) est mis entre parenthèses. L’exercice nous met ou nous remet en contact avec l’usage de la conscience sensitive. Est mis entre parenthèse l’usage de la conscience DE, la conscience de quelque chose; par exemple : la conscience du corps, la conscience de la respiration. Lorsqu’on pratique un exercice, La conscience objectivante (qui jette-hors), doit laisser place à la conscience sensitive, la conscience SANS de.

La pratique de zazen, comme aussi la pratique du tir à l’arc, du yoga, implique l’usage de la conscience SANS de, grâce à laquelle nous découvrons, de manière de plus en plus subtile, notre vécu intérieur. Rien d’extraordinaire. Tous, avant même la naissance physiologique, avons commencé notre approche du réel grâce à l’usage de la conscience sensitive.

Ce retour à la conscience qui est au commencement, à l’origine de notre existence est tellement simple qu’elle paraît bien compliquée. Dans la tradition orientale de l’exercice, c’est dans la relation concrète au Maître de l’exercice que cette approche inhabituelle du réel se prépare. En voici un exemple : je tire à l’arc depuis trois ans. Après avoir observé ma manière de tirer le Maître Sagino me dit, « Allez-vous encore essayer longtemps d’ouvrir l’arc en utilisant vos muscles ? Jack San, ouvrez-vous ! Oui, ouvrez-vous et l’arc sera entrainé par ce geste d’ouverture de tout vous-même ! ». Après quoi, le Maître a tiré une flèche et j’ai vu, enfin vu, ce que signifie l’injonction : « Ne tirez pas, laissez cela tirer ».
Les débuts du déconfinement ?* En attendant de se voir, de se revoir, il est un exercice que vous pouvez apprendre et reprendre : « N’inspirez pas; laissez cela inspirer lorsque vous respirez ! » Le Maître de cet exercice est la vie elle-même. Dürckheim parle du Maître intérieur. Que signifie « Faire l’exercice toute la journée ? »
Très simple ! Profiter des activités de la vie quotidienne, qu’il me faut FAIRE, pour me sentir en contact avec les actions INFAISABLES qu’il m’a été donné de découvrir et de prendre au sérieux à l’occasion de l’exercice particulier : la tenue corporelle (la verticalité intérieure), la forme corporelle (ni crispé ni avachi). Et je vous propose un exercice contrariant pour l’EGO de la plupart de nos contemporains : « Faire tout ce que vous faites un petit peu plus lentement ! ». Tout ? Oui, ranger la vaisselle, marcher d’un bureau à un autre, s’habiller, éplucher les carottes, écrire une lettre… et Graf Dückheim ajoute : se raser ou se maquiller !

Ah ! J’allais oublier un exercice qui n’est pas un exercice mais une rupture avec ce qui est, inconsciemment, notre manière d’être habituelle : « Détendez-vous dans les épaules » ! Ne cherchez pas à détendre quelque chose : les épaules; ça ne sert à rien. Détendez-vous, en tant que personne qui est tendue dans les épaules et qui, par cette manière d’être en tant que corps (Leib), révèle un manque de confiance en soi. Se dé-tendre dans les épaules est un geste de confiance de l’homme entier.

Jacques Castermane

* Dès que possible (et en tenant compte de l’évolution des données gouvernementales sur le déconfinement), nous vous adresserons le programme annonçant la reprise des activités au Centre.

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samedi 2 mai 2020

Libre constat


« L’émotion ne nous empêche pas d’être tranquille.
Au contraire, elle nous amène à la tranquillité.
La tension du corps permet la prise de conscience de la détente véritable.
Dans cette détente, la tension apparaît et nous révèle la détente. 
Elle nous permet de constater ce qui est libre en nous.»

Eric Baret

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