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dimanche 3 mai 2026

Crime en rappel


Il n'y a qu'un crime, c'est de désespérer du monde. Nous sommes appelés à pleins poumons à faire neuf ce qui était vieux, à croire à la montée de la sève dans le vieux tronc de l'arbre de vie. Nous sommes appelés à renaître, à congédier en nous le vieillard amer !
 

Christiane Singer - Derniers fragments d'un long voyage




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dimanche 1 février 2026

Suivre la ligne d'horizon

 


Ostende. La mer du Nord. La plage de sable blond s’étend à perte de vue. Et tout au bout, la mer, les vagues et ce ciel gris et nuageux qui a fait rêver tant de peintres et de poètes. Je contemple l’horizon, cette ligne mystérieuse où le ciel semble embrasser la mer, comme une frontière entre visible et invisible, la promesse d’un ailleurs. Mais elle est bien autre chose qu’une frontière : c’est un point de rencontre.

Cette ligne de clarté me met en communion avec tous les chercheurs de sens. La mer, lourde de ses vagues, avance vers le ciel comme une prière muette. Le ciel descend vers elle comme une réponse silencieuse. À l’horizon, nul triomphe, nul fracas : dans un accord discret, une ligne fine, le réel consent à l’infini. La foi ne serait-elle pas cette ligne ténue, insaisissable ? Dieu n’est pas d’abord quelque chose que l’on trouve mais quelque chose que l’on cherche.

Mon voyage intérieur

Comme l’horizon, il sera toujours hors de portée. Mais il donne envie d’aller de l’avant et d’explorer. Il invite à lever les yeux, à regarder plus loin, à ne pas s’enfermer dans l’immédiat, et à imaginer ce qui pourrait advenir. L’horizon que je contemple en ce matin venteux me ramène à mon voyage intérieur : un voyage infini.

Ce sera toujours comme ça : à distance, on dirait que le ciel et la mer s’embrassent, mais à y regarder de près, ils se dérobent. L’horizon est une couture invisible qui les relie sans les enfermer. « Rien n’est plus utile, écrivait Maurice Zundel, que de méditer sur cette réconciliation du visible et de l’invisible ; rien n’est plus merveilleux que de songer que nous n’avons pas à refuser le monde et à le mépriser, mais à l’aimer d’un amour infini, à l’aimer en le déchiffrant, à l’aimer en sentant le secret dont il déborde à nos yeux, pour en faire une offrande en laquelle nous échangerons avec Dieu. » Laisser la vie être touchée.

Un ciel à espérer


Mais pourquoi vivons-nous si souvent les yeux baissés, comme si nous étions prisonniers de la terre, comptables affairés de nos vaines urgences. La vie n’est pas qu’une terre à laquelle s’accrocher : elle est aussi un ciel à espérer. Dans la lumière de ce matin d’hiver, attiré par cette ligne d’horizon, je me surprends à redresser la nuque, à détendre mes épaules et à tendre les bras vers le ciel. Ce que je contemple ce matin me rappelle que rien, dans une vie, n’est définitivement clos. Cela vaut pour moi, et pour d’autres aussi…

Est-ce frustrant ? Non, c’est appelant : je marcherai toute ma vie sans atteindre cette ligne, et pourtant elle oriente mes pas. L’horizon ne se donne pas pour être possédé, mais pour être suivi. J’y décèle un appel à ne pas m’installer – jamais ! – dans quelques certitudes, et à ne pas faire de ma tente de nomade, souvent froide et venteuse, une forteresse définitive.

Habiter la ligne d'horizon

Aujourd’hui, sur le bord de la mer, l’horizon m’apparaît comme une ligne nette, presque tranchante. Mais je sais qu’on ne peut pas contempler l’horizon puis passer à autre chose : sa ligne s’imprime en nous, définitivement. Dans quelques heures, je roulerai dans la campagne : il ondulera, il épousera les arbres et les clochers qui jaillissent comme des mâts de cocagne sur ce plat pays que j’aime. Un peu plus tard, quand je serai rentré chez moi, dans mon appartement en ville, je sais par expérience qu’il se fragmentera et qu’il jouera à cache-cache derrière les immeubles voisins. La ligne changeante d’horizon sera le rappel insistant que le Ciel ne déserte pas la vie. Jamais.

La sagesse que je me souhaite – et que je vous souhaite – pour cette nouvelle année, c’est d’habiter cette ligne d’horizon, pas pour la posséder, mais pour s’y laisser appeler, jour après jour, pas après pas, dans l’ordinaire des jours. Là où la terre et le ciel continuent obstinément de se chercher…

Raphaël Buyse

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vendredi 27 septembre 2024

Laisse donc...


"Ce qu'il y a à vivre, il va falloir le vivre.
Faire des plans d'avenir :
C'est aller à la pêche là où il n'y a pas d'eau.
Rien ne se passe jamais comme tu l'as voulu ou craint.
Laisse donc tout cela derrière toi.
La vie s'écoule
Avec la précipitation écumante
D'un torrent de montagne."
Christiane Singer
Derniers fragments d'un long voyage



peinture : Zao Wou-Ki 1921-2013


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mardi 25 juin 2024

Je vogue...


ce qu’ils appellent le monde objectif
n’est pas une affaire si sérieuse
leur rationalité
ne pèse pas si lourd
le temps ?
il n’est opérant
que dans sa dimension
toujours transpercée
par ce qui lui échappe
leur logique ?
elle subit
démenti après démenti
les apparences
qu’ils vénèrent
sont pourtant striées de mystère
le connu
dans lequel ils évoluent
et auquel il s’agrippent
est juste ce vernis
qu’un zeste d’innocence
suffit à gratter
moi vivant

j’ai vu
l’incroyable être vrai
l’improbable advenir
j’ai vu
ce qu’ils qualifiaient de rêves
se réaliser
en toute tranquillité
j’ai vu
l’invisible submerger le visible
entendu
l’inouï couvrir les bruits
ce qu’ils appellent le réel
et qu’ils croient si rigide
est poreux, élastique
pas d’univers linéaire
mais un monde
à couches multiples
j’ai tâtonné
d’une strate à l’autre
maintenant je vogue
entre des possibles
sans cesse réévalués
ET …

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Gilles Farcet

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vendredi 9 février 2024

Découverte intérieure

 


Certaines personnes passent énormément de temps et d'énergie à explorer le monde.

Mais elles ne passent jamais de temps et d'énergie à explorer leur esprit. Si elles le faisaient, elles réaliseraient que c'est le plus grand voyage qu'elles puissent faire.

~ Chamtrul Rinpoché

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lundi 18 décembre 2023

Voyage intérieur ?


 « J’ai pratiqué jusqu’à seize heures de méditation par jour. Était-ce pour autant un « voyage intérieur » ? D’une certaine façon, lorsque j’étais tout à fait honnête sur ce sujet, je reconnaissais que c’était surtout relaxant et reposant. Le mythe de cette sorte de Nirvana que j’attendais des méditations intensives a pris fin un jour. J’espérais que mon « moi » encombrant se dissoudrait propre et net dans le grand Soi, mais il n’en fut rien. J’avais pourtant des « expériences » (un mot qu’on entendait dans toutes les conversations à l’époque) qui montraient que j’étais sur la bonne voie, mais rien ne semblait se stabiliser. Les prodigieuses énergies qui se déployaient au bout de plusieurs heures de méditation, les visions, les sensations de plénitude, rien n’y faisait, j’étais toujours « moi » et même parfois au pire de ce « moi ».

Les années 1990 étaient encore tout imprégnées de la croyance qu’il fallait renoncer au monde pour atteindre l’illumination spirituelle. Certains étaient même partis dans des grottes, en France ! Tous ont vécu la même confrontation à leurs illusions. J’ai dû revenir à la case « monde », celle des femmes et des préoccupations de l’incarnation brute. Et le frottement avec cette matière a été bien plus bénéfique que mes extases intérieures. Ce n’est pas une exagération pour les besoins de ma démonstration. Le déchirement était plus fort, mais je devais être déchiré pour être enseigné. Et cela a continué sans cesse depuis ce jour. » 

–Thierry Vissac, Un Chemin de vie.

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vendredi 8 décembre 2023

En chemin...

 Gilles Farcet : J'ai préfacé ce beau livre dont j'ai aussi un peu accompagné la gestation. C'est un témoignage rare, celui d'un pèlerinage comme on n'en fait plus que rarement, à pied bien sûr mais surtout sans argent ni gîte et couvert prévus, au gré de la providence, c'est à dire des rencontres que le chemin réserve. Investi depuis longtemps  dans son pèlerinage intime en tant qu'élève sur une voie spirituelle, l'auteur fait de ce pèlerinage une authentique ascèse jalonnée de défis et d'opportunités. 

A lire en même temps que celui, paru il y a déjà quelque temps chez Maelström, de Pascale Moulias, Sur le Chemin ...


Tout ce qui vient à vous est le récit d'un chemin tracé par le désir profond d'atteindre un jour Jérusalem, à pied. C'est pourtant vers Saint-Jacques-de-Compostelle que Nikita s'engage par un matin de printemps. Voilà qu'il n'a pas parcouru ses dix premiers kilomètres, qu'un ami rencontré au seuil de sa maison sème en lui une graine qui croît, irrésistible, au fil de ses pas. Il réalise bientôt que c'est pour la Cité trois fois Sainte qu'il est parti. Le projet d'une vie.

Par mont et par vaux, sur les terres de Belgique et de France, il apprend à se laisser guider, toucher, bouleverser parfois par les rencontres. Avec des femmes, des hommes, des enfants.Des arbres aussi. Des champs, des collines et des cathédrales. Des chiens et des anges.

Homme de raison, il s'éloigne des rivages de ses certitudes. Les épreuves et les bénédictions lui apprennent à s'abandonner à la sagesse du chemin. C'est un grand voyage qu'il entreprend là. Il nous conte les événements qui reviennent à la mémoire du pèlerin : la danse des ancêtres, la maladie des yeux, la rencontre avec l'Afrique et celle décisive, avec deux hommes qui l'ouvrent à une compréhension nouvelle de la vie, inspirée des sagesses de l'Orient et qui le mènent vers d'inattendues retrouvailles.

À travers ce récit, nous réalisons que la vie est un voyage sacré et le pèlerinage, un symbole vivant de notre quête d'absolu.

L'auteur : Nikita Stampa


Nikita Stampa est né en 1965. Après des études de philosophie et de sciences économiques, il a voyagé dans de nombreux pays, en Europe, en Amérique Latine et en Afrique. Il vit aujourd'hui en Belgique où il travaille depuis 20 ans dans les Institutions Européennes. Á l'école Européenne d'Administration, il y contribue à développer un leadership inspiré et porteur de sens. Fidèle à l'esprit des anciens grecs, il utilise la marche et la nature comme outil pédagogique. La quête spirituelle est au coeur de son existence. Il est guidé depuis plus de 20 ans par l'enseignement de Swami Prajnanpad tel qu'il lui a été transmis par Arnaud Desjardins et Daniel Morin. Nikita Stampa est profondément inspiré par la dimension spirituelle et initiatique du Christianisme.

Marié, père de trois enfants et deux fois grand-père, il a publié en 2014 un roman initiatique intitulé "Sur le chemin du retour, l'esprit de Zalaya".

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jeudi 29 juin 2023

En disponibilité...

 


Les choses arrivent à qui est disponible pour les vivre, les entendre ou les voir. C’est formidable d’être à la disposition de son destin.

Sinon, que se passe-t-il ? Rien.

Se laisser guider par son instinct, suivre des chemins inconnus où tout devient important. Avoir le sentiment d’être de nouveau un enfant. Être curieux du monde et apprendre sans cesse. Tout a du sens quand on est comme cela, en voyage dans sa vie. 

Jacques Higelin

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mercredi 15 février 2023

En contact avec les arbres messagers...

 

Après cette Saint Valentin, je voulais vous dire que j'aime...

les arbres !


(source : série Le Voyageur )

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lundi 5 décembre 2022

Retour sur un itinéraire

 Récit d'un itinéraire spirituel avec Arnaud Desjardins

Pour celles et ceux qui ne l'ont jamais vu ou qui veulent le revoir :



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mercredi 24 août 2022

Etre en sentier

 


" Le sentier est une expérience personnelle, et l'on devrait se réjouir de ces petites choses qui prennent place dans nos vies, les obstacles, les séductions, les paranoïas, les dépressions et l'ouverture. Toutes sortes de choses se produisent, et c'est le contenu du voyage, qui est extrêmement puissant et important. Sans ces problèmes, nous ne pouvons avancer sur le chemin. Nous devrions nous sentir reconnaissants d'être dans le monde samsarique, de sorte que nous puissions fouler le sentier, que nous ne soyons pas stériles, complètement lessivés, que le monde n'ait pas été conquis par un système informatisé. Il y a encore de l'espace pour la crudité et la rugosité dans toute la place. Bonne chance !"

Le chemin est le but : Manuel de base de méditation bouddhique - Chögyam Trungpa

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mercredi 30 mars 2022

Secret passage


 "Entre le clair de lune et le feuillage,

Entre la quiétude et l'allée d'arbres,

Entre la nuit qui tombe et la brise,

Passe un secret.

Mon âme le suit au passage."


Fernando Pessoa 1888-1935 / Fragments d'un voyage immobile

photographie: ©Henri Prestes from The velvet Kingdom wonderful misty and foggy landscape


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lundi 22 février 2021

Voyage spirituel

 

L'une des choses les plus importantes peut-être dans le taoïsme c'est ce qu'on appelle l'efficace.

C'est ce mot Ling qui dit en même temps qu'il y a un lien au ciel… peu importe... au Dao ou au Ciel Antérieur, mais en même temps, ça veut dire : efficace.

Donc, je dis souvent, la spiritualité - d'abord, il faudrait s'entendre sur ce qu'on entend par spiritualité - mais quand on s'engage dans une voie spirituelle, c'est qu'il y a une forme de gestion de projet en réalité. Oui, il ne faut pas laisser son cerveau de côté.

On part en voyage n'importe où, on va quand même prendre un sac, regarder la carte, regarder la météo, on va prendre des bons habits, et puis la bonne monnaie. Pourquoi ce qu'on ferait pour un voyage banal, on n'aurait pas le même soin à le faire dans peut-être le plus grand voyage qu'on peut faire dans une vie ?

Fabrice Jordan
Extrait de l'entretien pour Qi Connexion

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vendredi 26 juin 2020

Sésame, rouvre-toi

Je vous partage le témoignage de Nicole qui a vécu l'isolement imposé par les événements récents de ce début d'année. Je la remercie pour sa belle présence sur Phytospiritualité.

Voici un essai, un début difficile de décryptage intérieur:
"....samedi 12 juin 17 heures. J'ai envie pleurer .....
............ C'est la seule chose dont j'ai envie
C'est le sésame ouvre-toi,
la seule porte d'entrée sur cette étrange partie " organique "
qui émerge après trois mois de confinement...Elle est en moi,
elle est moi,je suis enceinte d'elle...
Elle est moi et en même temps tellement étrangère à ce que je suis....
La seule chose qui me touche, c'est qu'en acceptant sa destruction intime, cela me permet d'un peu m'approcher d'elle.......
Je veux simplement mieux la connaître. Apprendre à mettre des mots sur ce qui se vit là...pour moi, pour les personnes âgées qui m'entourent. Pour accéder parfois à la porte d'entrée de cet " autre '' qu'est ma voisine de table...Apprendre à rencontrer son sourire figé...
Oser ses yeux vides qui errent dans le vide...
Ne pas avoir besoin de l'aider
voir ses yeux.
C'est tout...
Ne rien vouloir
non, simplement voir;


Nicole 

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samedi 30 novembre 2019

Tant de voyages...


Tant de voyages en nous, de rêves, de chimères que nous laissons au port, pour cause de déraison.
Tant de voiliers laissés à quai, tant d’ailes qui n’aspirent qu’à se déployer et que nous refermons.
Tant de chemins secrets, de passages dérobés, que la peur du mystère nous empêchent d’emprunter.
Et pourtant...
C’est au cœur de tous ces songes refoulés, ces élans étouffés, ces poèmes muselés, que notre âme nous parle.
Cette âme qui n’a que faire de notre raison et parle plus volontiers la langue des nuages que celle même des sages...
Elisabeth Kuhn

Artwork: Christian Schloe

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mercredi 3 janvier 2018

Voyage intérieur 2018

Mine de rien, l'univers écrit chaque instant la multiplicité de l'unique.
2018, des pas neufs pour nous enraciner dans le changement...






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vendredi 20 octobre 2017

Ouverture au jour...


Point du jour
Dans la maison endormie ce matin,
la lumière qui entre par la fenêtre ouverte,
comme une étoile laissée là par la nuit.
J’ai descendu l’escalier tout doucement,

je suis allée par le jardin, vers le bois de hêtres,
dans la calme fraîcheur de cette aube,
dans les arbres, la tendresse d’une jeune mère.

Par le pont de pierre, passe et s’en va mon voyage

Nâzim Hikmet – 1901-1963
Il neige dans la nuit et autres poèmes
 
peinture: Rodolphe de Saegher 1871-1941
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mercredi 13 septembre 2017

Sur la voix avec Christian Bobin (3)

Le plus long voyage que j'ai fait, c'était dans les yeux d'un chat...





Voyage intérieur (9 min.)


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(émission de RCF)