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vendredi 8 mars 2024

Relation du cœur


 « Après 22 ans passés dans les bidonvilles du Caire où la joie de vivre court de cabane en cabane, je rentre en France.

Et là, choc terrible : la morosité court de demeure en demeure, on ne se regarde pas, on ne se parle pas, on ne se connaît pas.

Pendant ce temps, la joie chante là où l’on vit sans eau, sans électricité, sans loisirs, mais dans la fraternité quotidienne.

Bonheur, où loges tu ?

Dans l’abondance des biens ou dans la relation du cœur à cœur ? »

Sœur Emmanuelle

Ode à la Fraternité

Au Coeur du Cœur 💗

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samedi 11 novembre 2023

Bernard Campan et Denise Desjardins


 "Plébiscité par le public français, Bernard Campan est acteur, scénariste, réalisateur et producteur.

Quand on lui a demandé de choisir deux femmes à nous présenter, cet ancien Inconnu nous a avoué avoir du beaucoup chercher. Et cela n’a rien à voir avec sa mémoire à lui, mais plutôt avec l’oubli dans lequel notre Histoire laisse sombrer des femmes extraordinaires.

Au micro de Donne-moi des Elles ce mois-ci, il a choisi d’évoquer la mémoire d’Olympe de Gouges et de Denise Desjardins, deux personnalités libres et engagées, l’une sur la voie révolutionnaire et l’autre sur la voie spirituelle. "

Je vous propose la partie sur Denise Desjardins en cliquant sur cette phrase.


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lundi 25 octobre 2021

La force tranquille du YIN

 Il est évident que l'accueil du moment, la présence et l'intériorité sont essentiels dans notre société actuelle frénétique et sans arrêt happée par les mouvements extérieurs.


L'hexagramme (2), dont le titre original est «La Terre», est l'opposé et le complément du précédent (Le Ciel). Tout comme lui, il est exclusivement formé de traits du même type, mais cette fois il s’agit de traits Yin. Grande réceptivité célèbre les vertus du «féminin-maternel» au sens large : entre autres, l’ouverture, la disponibilité, la discrétion, la stabilité, l’endurance, la souplesse. Cet hexagramme hautement favorable concerne les femmes, mais aussi tous les hommes suffisamment évolués pour comprendre que la souplesse et la douceur sont souvent préférables à la rigidité et à l’agressivité, et que le plus grand pouvoir de ce monde n’est rien si on le confronte aux forces qui régissent l’Univers et notre vie à tous. 

Alors que la rencontre avec le Yin advient naturellement chez la femme, les hommes doivent souvent accomplir un long travail sur eux-mêmes avant de réussir à intégrer et valoriser leur partie féminine. 

Seul le «Chef accompli» évoqué dans le Jugement, qui symbolise la virilité maîtrisée, préfère suivre plutôt que de se mettre systématiquement en avant, et se faire porter par le grand courant de la vie plutôt que de s'exténuer à toujours vouloir intervenir sur le cours des choses.

Source : Prendre les bonnes décisions avec le Yi King par Nathalie Chassériau

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lundi 22 avril 2019

Quelle personne unique êtes-vous ?


Quelquefois, les anciens sages, accoudés au balcon d’allez savoir quel paradis, doivent éclater de rire quand ils nous regardent, nous autres, modernes ou post-modernes férus de sciences et de technologies. « Bon sang, doivent-ils se dire, qu’il leur a fallu un chemin long et sophistiqué pour découvrir des évidences que leurs ancêtres connaissaient depuis longtemps ! » Ainsi par exemple, l’une des approches pluridisciplinaires les plus avant-gardistes et les plus prometteuses en matière de santé – que les Américains appellent psycho-neuro-immunologie et les Français neuro-immuno-endocrinologie –, a fini par aboutir (à force de recherches jusqu’au niveau moléculaire) à cette découverte fantastique : chacun de nous est absolument unique et, pour être bien traité, doit être considéré comme une entité non superposable à une autre. Une entité dont la santé, physique, émotionnelle, relationnelle, mentale, spirituelle dépend d’un alignement spécifique. Pourquoi les anciens riraient-ils ?

Parce que cette entité s’appelle tout simplement une personne, ce que toutes les plus grandes traditions spirituelles ont toujours dit. Quelle personne unique êtes-vous ? Beaucoup d'embuches entravent notre réponse. Nous ne sommes pas des objets… mais nous sommes assoiffés d’objectivité ; nous sommes des sujets… mais nos sciences se méfient de toute subjectivité.
Quand on aborde la question féminine, le hiatus est encore plus compliqué. Car l’individu de sexe féminin a longtemps été non seulement nié en tant que personne unique, mais toujours rapporté et comparé à celui de sexe masculin – que ce soit pour le juger inférieur (comme hélas encore dans beaucoup de régions obscurantistes), ou pour le considérer comme équivalent, dans un effort certes louable de parité, mais que les dernières découvertes rejettent, en médecine de pointe notamment, comme le montre la biologiste Claudine Junien : « Le corps d’une femme ne se soigne pas exactement comme celui d’un homme, ne pas le reconnaître, c’est maltraiter toutes les femmes. »

Quand on en vient au cœur même de la personne, c’est à dire à sa sexualité, au sens large – là où palpite son désir, sa vitalité, sa joie d’exister, sa créativité –, la question devient immense. Et là, peut-être les sages du paradis ne rient-ils plus autant : qu’en disaient-ils eux-mêmes lorsqu’ils vivaient sur terre ? Lesquels surent mettre la féminité en valeur ? Ne les mettons pas tous dans le même sac. Ainsi, toute la leçon de Maeva Poornima, pour « dévoiler les trésors de la sexualité » des femmes, s’inspire-t-elle de l’ancienne civilisation indienne, infiniment plus « féministe », au moins en théorie, que les cultures nées autour du bassin méditerranéen. Une chose est sûre : sur ce plan-là, qui est juste essentiel, l’avenir nous ouvre des perspectives immenses. 

source : nouvelles clés

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dimanche 7 avril 2019

Prise en flagrant délit...

Jean 8, 1-11 
En ce temps-là, Jésus s'en alla au mont des Oliviers. Dès l'aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s'assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en situation d'adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. 
Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre.
Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s'en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. 
Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t'a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »


Véronique Margron:
 ...La femme se retrouve libérée.  Libérée du jugement des hommes et peut-être de son propre jugement, comme en miroir aux leurs. « Déliez-le et laissez-le aller », dira plus loin Jésus aux siens à propos de Lazare (Jean 11, 44). Voilà la vérité de la Loi. Jésus délie et laisse aller ceux qui se croyaient perdus, accusés, pécheurs... Tous ceux que l'on voulait enfermer dans les tombeaux de la culpabilité et du jugement réprobateur des bien-pensants. Ces hommes appartiennent au monde des ténèbres en prétendant détenir le vrai contre l'humain ; un « vrai-faux » qui fait mourir. Et Jésus, qui ne veut rien avoir à faire avec eux, ne les condamne pas davantage. Ils repartent d'eux-mêmes. Espérons que cette mise en face de leur mensonge les aura changés. Rien n'est moins sûr, puisque plus loin les mêmes, exaspérés, « ramassèrent alors des pierres pour les lui jeter » (Jean 8, 59). Au moins une femme n'en fera plus les frais.
« Va, et désormais ne pèche plus. »  Étrange finale pour une femme dont rien ne dit qu'elle était coupable de quoi que ce soit. À moins qu'il soit possible d'entendre cette parole comme une promesse d'avenir : ne plus se croire jugée par Dieu, moins encore condamnée, pas plus que par elle-même. Ne plus se vivre exclue.
 source : La Vie

jeudi 8 mars 2018

J'appelle féminin....


Ce qui nous manque le plus cruellement aujourd'hui c'est la qualité du féminin. Si nous n'y prenons garde, la religion va devenir une machine à raisonner droit. Ce langage partout crissant d'anathèmes! L'Eglise a raté sa chance de rester femme : fervente, accueillante, féconde. Elle a raté sa vocation d'Épouse du Christ. Le Cantique des Cantiques, tu l'as lu en prophète, Bernard de Clairvaux, moi je l'ai lu en amante!
En rejetant les femmes et l'amour, vous avez rejeté hors de vos institutions et de vous-mêmes la qualité du féminin. Et toute violence a sa source dans cette violence que vous avez fait subir à vous-mêmes.

J'appelle féminin cette qualité que la femme réveille au creux de l'homme, cette corde qui vibre à son approche. J'appelle féminin le pardon des offenses, le geste de rengainer l'épée lorsque l'adversaire est au sol, l'émotion qu'il y a à s'incliner. J'appelle féminin l'oreille tendue vers l'au-delà des mots, l'attention qui flotte à la rencontre du sens, le palpe et l'enrobe. J'appelle féminin l'instinct qui au-delà des opinions et des factions flaire le rêve commun.

Plus l'Église met en garde contre les femmes, plus elle se prive de l'énergie conciliante qu'elles répandent, plus elle s'éloigne de la source de vie. La guerre impitoyable dans laquelle elle s'engage pour des siècles peut-être est sans issue. La force de l'amour ne se peut briser. Elle subsistera sous la réprobation et le rejet comme elle subsiste sous le viol, la brutalité, la gauloiserie et les ricanements. Sous toutes les humiliations qu'on leur fait subir, les femmes continueront par la nature même de leur être d'appeler l'homme à l'amour.


De même qu'on peut détourner les yeux du soleil, se bander les yeux devant lui mais non pas l'éteindre, on peut frapper l'amour d'opprobre mais non réduire sa force. Seuls le rituel d'attente et d'approche, le merveilleux cérémonial dont les cultures se parent et s'honorent à juste titre sont anéantis. Le monde, la société en sont assombris et l'homme réduit à l'état de brute. N'est-ce pas assez de destruction? Mais l'amour reste intact sous les gravats. Sans sa révélation, rien ne m'eût fait lever la tête ni prendre conscience de cette royauté qui est la mienne.

J'ai eu tant de bonheur à être femme! Comment aurais-je douté du caractère divin de la métamorphose qui s'opérait en moi et autour de moi? L'amour transforma mon corps et mon âme. Tout devint d'une telle finesse, d'une telle qualité de résonance! N'étais-je pas, Dieu, ta harpe aux mains d'Abélard? J'appelle le féminin cette musique.

Christiane Singer
Ce passage est extrait du très très beau texte de Christiane Singer, écrivant avec les mots d'Héloïse en 1132, de sa passion d'Abélard.  
- Une Passion. Entre ciel et chair
- Espaces Libres Albin Michel

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vendredi 1 décembre 2017

Qui sommes-nous ?... avec Christiane Singer



Une maladie est en moi. C'est un fait. Mon travail va être de ne pas être, moi, dans la maladie. 

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vendredi 28 juillet 2017

transmission d'un témoignage : Laurence Nobécourt

Longtemps, elle a écrit pour survivre. Pour nettoyer un passé marqué par la violence psychique. En 2013, au terme d'une longue errance spirituelle, elle connaît une véritable renaissance en retrouvant son prénom de baptême.

J'ai toujours parlé à Dieu. C'est à Lui que j'ai adressé mon premier texte abouti, une lettre. J'avais 17 ans, souffrais d'un chagrin d'amour, et estimais qu'Il était le seul interlocuteur raisonnable. Enfant, bien que je ne le nomme pas, je me sentais en lien avec autre chose, en toutes choses. Avec naturel, je m'adressais aux arbres, imaginais des mondes, me pensais en mission sur terre. J'ai même envisagé la vie religieuse. Mais cette soif d'absolu s'est vite cognée à une autre réalité. Ce que je voyais dans le monde des adultes ne concordait pas avec ma perception du divin. Cette distorsion a créé en moi une soif de vérité du verbe, un besoin viscéral que les choses qui soient dites soient ce qu'elles sont. Et que les choses qui sont soient dites.
Chez les soeurs ursulines, où j'étais scolarisée, je notais un écart entre l'amour exprimé dans les mots, et les actes. Même chose dans ma famille : lorsqu'un père se rend à la messe le dimanche, affirme qu'il n'y a rien de plus important pour lui au monde que sa femme et ses trois filles, tout en tenant dans le même temps des discours de haine, alors il y a distorsion. Et lorsqu'on sent que le regard posé sur soi n'est pas celui d'un père vous reconnaissant comme une personne, sa fille, mais celui d'un homme manquant de clarté, alors il y a distorsion. Quand une mère stipule qu'elle ne voudrait surtout pas être intrusive mais qui, en réalité, se place sans cesse dans le commentaire destructeur, alors il y a distorsion.
Je n'étais pas sujet, mais objet. Et c'est seulement des années plus tard que j'ai pris la mesure de ce qui s'était passé dans mon enfance et mon adolescence. Ces rapports incestuels sont comme des taches de mercure entre elles : tout s'amalgame et il est très difficile de parvenir à devenir qui l'on est. À se séparer. 
Mon choix de changer de prénom à l'adolescence n'est pas anodin. « Laurence » était peu à peu devenue « Laurette », surnom familial qui m'avait été donné et que j'ai décidé d'adopter par fascination pour les « lorettes », ces femmes dites de mauvaise vie, admirables pour mon jeune esprit rebelle. Choix qui fut sans doute aussi une manière de rendre hommage à Ève, une prostituée qui vivait en bas de chez mes parents, à Paris. Je descendais souvent voir cette femme au grand coeur. Ève me considérait comme j'étais. M'aimait vraiment. Ce chaos identitaire m'a entraînée dans une longue nuit qui a duré presque 30 ans, où je me suis brûlé les ailes. Consumée.
Pendant toutes ces années, j'allais très mal tout en l'ignorant. Je ne trouvais guère de sens à la vie, mais quelque chose me tenait de manière irrépressible : dans mes plongées obscures, je devinais qu'à la noirceur endurée correspondait un équivalent de lumière. Qu'elle brillait quelque part. Ce « relève-toi » battant au plus profond de moi a pris différents visages. La maternité en a fait partie. Quand l'idée du suicide assiégeait mon esprit, ma fille me ramenait à la vie : « Tu ne peux pas ne pas être là pour son biberon demain matin. » La littérature aussi a été salvatrice : il fallait que je vive pour continuer à écrire, pour aller au plus profond de mon expérience humaine en essayant de répondre à la question : qu'est-ce qu'un homme vivant ?
Mon eczéma est apparu lorsque j'ai été nommée « Laurette ». Il a duré plus de 40 ans ; s'est arrêté lorsque je suis retournée vers Laurence. Cette affection de la peau, criant ce qui était tu, a été un maître, puisqu'elle m'a incitée à chercher des réponses dans diverses traditions spirituelles. Je me suis tournée vers le soufisme, l'ésotérisme, le bouddhisme, la kabbale... J'en retiens aujourd'hui qu'elles nous mènent toutes à un même essentiel : l'Amour est essence et l'expérience majeure de l'existence. Aujourd'hui, mon rapport au monde n'est pas religieux. Il est spirituel. Le divin relève pour moi de l'évidence. Ce n'est pas que je crois, j'éprouve que Cela est.
Le jour où, en 2013, j'ai appris que Laurence, signifiait « l'or en soi » dans la langue des oiseaux, j'ai été bouleversée. Cette découverte a lavé « l'eau rance », stagnante, où m'avait enfermée mon passé. Dès lors, je me suis à nouveau présentée sous mon véritable prénom, avec cette sensation que des racines me poussaient des pieds. L'étymologie d'exister est ex-sistere : « se placer hors de », c'est-à-dire naître, mais aussi « se montrer, se manifester ». J'étais enfin à ma place. Depuis, je n'écris plus pour survivre mais pour transmettre. J'ai observé avec quelle puissance l'écriture sauve et guérit. Désormais, je la transmets aux autres à travers mes livres et les ateliers que j'ai créés.
Seul celui qui a été nommé peut commencer à aimer. Après plusieurs échecs amoureux, j'ai décidé de vivre seule. C'est une fois que j'ai été apaisée et que j'ai commencé à me fréquenter avec joie, que j'ai rencontré J., mon bien-aimé, à peu près au moment où je me suis réapproprié mon prénom. Pour la première fois, j'ai reconnu un masculin susceptible de « fixer » mon féminin. En me regardant comme sujet à part entière, cet homme m'a aussi aidée à me séparer de ma famille. Il m'a offert de découvrir l'amour authentique, qui est harmonie et vérité.
Récupérer mon prénom a provoqué une seconde naissance. Ma part intacte, inaltérable, sacrée, celle qui habite tout être vivant a retrouvé une place. La parole. Mon âme n'a jamais souffert d'eczéma ni de mélancolie. Je vais avoir 48 ans, j'ai beaucoup écrit pour nettoyer mon passé, et je peux enfin commencer à faire ce pour quoi je suis venue : me laisser entièrement habiter par le Verbe. Je ne vois pas de distinction entre le verbe écriture et le Verbe qui s'est fait chair. Tout mon cheminement spirituel s'est accompli par ce verbe qui engendre la séparation.
Plus le moi disparaît, plus je suis qui je suis, plus il y a de la place pour le divin. J'aspire à arriver jusqu'à cet endroit de la langue où le silence peut enfin se dire. Car dans le silence, Dieu se tient.

Les étapes de sa vie

1968 Naissance à Paris.
1994 La Démangeaison (Grasset) et naissance de sa fille Suzanne.
2002 Séjour à la Villa Médicis.
2004 Naissance de son fils Otto.
2007 Installation dans la Drôme.
2009 L'Usure des jours (Grasset).
2011 Grâce leur soit rendue (Grasset).
2012 Création des ateliers d'écriture « En vivant, en écrivant »
2013 La Clôture des merveilles. Une vie d'Hildergarde de Bingen, (Grasset).
2016 Lorette (Grasset), qu'elle signe pour la première fois de son vrai prénom.

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mercredi 8 mars 2017

S'ouvrir au Féminin...




« J’appelle féminin cette qualité que la femme réveille au cœur de l’homme, cette corde qui vibre à son approche. 
J’appelle féminin le pardon des offenses, le geste de rengainer l’épée lorsque l’adversaire est au sol, l’émotion qu’il y a à s’incliner. 
J’appelle féminin l’oreille tendue vers l’au-delà des mots, l’attention qui flotte à la rencontre du sens, le palpe et l’enrobe. 
J’appelle féminin l’instinct qui au-delà des opinions et des factions flaire le rêve commun. »

Christiane Singer, « Une Passion. Entre ciel et chair », 
Espaces Libres, Albin Michel

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mardi 30 août 2016

Les hommes accèdent à l’unité avec Cyrille Javary

“Yang le matin, yin le soir ”

Dans la culture occidentale, on associe traditionnellement le concept chinois de yang au masculin et celui de yin au féminin. C’est une erreur. Chaque sexe porte en lui les deux principes.

Il n’y a pas de genre dans la langue chinoise, pas de masculin ni de féminin. Les critères esthétiques sont assez proches pour les deux sexes. En revanche, les places des hommes et des femmes dans la société y sont très précisément assignées. Et la sujétion des femmes comme le machisme des hommes y sont une réalité millénaire. Toutefois, les concepts de féminin et de masculin n’existent pas dans les courants philosophiques chinois. Yin et yang ne sont pas des états, des attributs, des sexes ; ce sont des stratégies, des manières d’agir, des vecteurs du changement. Yang regroupe les mouvements centrifuges, dirigés vers l’extérieur, et yin les courants orientés vers l’intériorité. Voilà pourquoi les garçons sont souvent plus sensibles aux stratégies yang, et les filles, aux stratégies yin.

L’âme chinoise a deux versants. Un versant solaire, social, extérieur, masculin, au cœur du confucianisme ; un versant intérieur, lunaire, féminin, mystérieux, au cœur du taoïsme. Un Chinois sera confucéen dans la journée, au bureau : et le soir, taoïste, poète, lunaire.


Les idéogrammes yin et yang ont une partie commune évoquant une colline : l’idée est qu’il est impossible de les isoler car ils sont les deux versants de la même montagne, comme en témoigne leur sens propre : ubac (yin) et adret (yang). 
Chaque être, chaque chose vivante est en même temps et successivement yin et yang. Un jour entier est toujours un jour et une nuit. Cette approche bat en brèche le fameux mythe d’Aristophane, selon lequel homme et femme seraient chacun des moitiés séparées ayant chacune besoin de l’autre pour être complets. “Ces deux moitiés sont en nous et c'est en nous seuls que nous pouvons trouver l’unité, et réaliser nous-mêmes notre plénitude, pour reprendre l’expression de Simon Leys (1). A partir du moment où nous l’avons atteinte, nous n’avons pas besoin d’ajouter ou de retirer quelque chose à l’autre sexe. Nous pouvons l’accueillir tel qu’il est."

1. Simon Leys, sinologue, auteur des Habits neufs du président Mao (Ivrea, 2009). 

Cyrille Javary, sinologue,
est l’auteur de La Souplesse du dragon (Albin Michel, 2014).

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lundi 30 mai 2016

Rencontre littéraire avec Jacqueline Kelen

Je me permets de vous communiquer la rencontre suivante. D'une part avec Jacqueline Kelen et sa verve. D'autre part, c'est un excellent souvenir pour tous mes sens : écoute, vision... on se laisse toucher par le lieu avec des dégustations et des odeurs inoubliables. 
Une invitation à l'ouverture à la sagesse et aux plaisirs de l'instant !
C'est en Belgique à une heure de Bruxelles...


« La sagesse secrète des mille et une nuits »


Prochaines dates : les samedi 9 et dimanche 10 juillet 2016

L'auteur : Jacqueline Kelen
Jacqueline est écrivain. Elle a suivi des études supérieures de lettres classiques et été également pendant vingt ans productrice d'émissions à France Culture.
Dans ses nombreux livres et au cours de ses séminaires, elle dévoile la connaissance spirituelle que transmettent les mythes et explore les richesses de la vie intérieure.

Elle a publié, entre autres : Marie Madeleine, Un amour infini (Albin Michel), L'Eternel masculin (Robert Laffont), L'Esprit de solitude (Albin Michel), Divine Blessure ( Albin Michel), Le livre des louanges (Albin Michel), Un chemin d'ambroisie ( la Table Ronde), Hadewijch d' Anvers (Albin Michel), Bréviaire du colimaçon (Desclée de Brouwer) Passage de la Fée, la légende de Mélusine  (Desclée de Brouwer).

Programme : La sagesse secrète des Mille et Une Nuits

Au long des nuits étoilées, la jeune et belle Shéhérazade raconte au cruel Shariar, le sultan de Bagdad, des histoires captivantes et qui semblent sans fin.
Est-ce seulement pour repousser la menace de mort qui sur elle doit s'abattre ? Ou plutôt, afin d'éveiller le cœur endurci du despote et, mine de rien, enseigner à l'homme qui se croit tout-puissant une sagesse apte à le pacifier et illuminer sa vie ?
Nous déchiffrerons trois contes parmi les plus connus des Mille et Une Nuits. Tous les trois parlent de la Quête, avec ses étapes et ses épreuves, avec ses risques, ses découvertes et ses obstacles, avec ses guides et ses imposteurs :
  • Sinbad le Marin
  • Ali Baba et les quarante voleurs
  • Aladin et la lampe merveilleuse
Chemin faisant, nous aborderons des thèmes majeurs, tels que le désir de connaissance, le discernement, le secret, l'amour salvateur, la parole qui éveille, la mission spirituelle de la femme.

voir :
http://www.lesroses.be/rencontre-litteraire.htm
et le programme copieux :
http://www.lesroses.be/stages-pour-adultes.htm

Egalement :

Rencontre littéraire et artistique « Un projet pour mon âme » avec François de Witt
et
Stage Ennéagramme et spiritualité chrétienne par la formatrice : Valérie Maillot


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dimanche 31 mai 2015

Un lendemain de fête... des mères...


"Les mères ne sont pas toujours telles que nous les souhaitions. Et je leur accorde le droit d'être plus femmes que mères, et mieux je le comprends parfaitement. Ces mères n'ont pas souvent eu des gestes ou pensées tendres. Ces mères ont fait attendre leurs enfants seuls dans la nuit...Ces mères ont pu abandonner, se choisir avant de choisir l'enfant. Elles ne sont pas toutes lumière , mais il n'est pas permis de les juger. Aujourd'hui je ne pense pas aux mères idéalisées en général, mais à la femme aux cent facettes qu'elles sont, et à celles qui ont marqué ma vie. 

A toutes ces femmes pleines de sève de vie, qu'elles transmettent, car elles sont la source . Ma mère de coeur, ma mère de sang, toutes les femmes que j'ai admiré, celles que j'ai aimé, celles que j'ai vénéré et m'ont montré le chemin. Les femmes que j'aime. Je suis Elles, un peu de la lune, un peu du soleil, courage et détermination. Avec des larmes et des rires, toujours dans l'émotion. Belle journée dans la joie, à toutes ces femmes, humaines, imparfaites, idéales, présences fortes même dans l'absence". 

Christine Cipriani





jeudi 5 mars 2015

Le chemin de la Vie par Christiane Singer


De notre conception à notre mort, la vie est conçue comme un chemin d’initiation, un cycle d’expériences successives. La roue qui va tourner son grand tour est à chaque point où son cercle ferré touche le sol à son point de départ. Chaque instant est le début, chaque nouveau jour, chaque nouveau livre, chaque nouvelle rencontre. A chaque moment nous commençons de neuf. […] La vie ne commence de faire mal, très mal, que lorsque nous ne nous laissons pas porter par son courant […]. Retenir le flux de l’existence, c’est oublier que la vie est l’art de la métamorphose. La femme que vous avez devant vous a déjà enterré un enfant, l’enfant qu’elle a été ; joyeux, il chantait et dansait ; puis une adolescente embarrassée de ses jambes. J’ai enterré aussi une jeune femme, une jeune mère. J’ai enterré une femme mûre. Je viens même d’enterrer la femme féconde que j’étais ; c’est-à-dire que je suis entrée dans ma seconde fécondité. Et j’enterrerai cette femme mûrissante que je suis en devenant la femme vieille qui est en moi ; puis la très vieille femme ; puis, la morte et celle qui fera le passage vers l’autre rive.

Ainsi, chaque fois que j’ai quitté un espace, je suis entrée dans un autre. Ce n’est pas facile. C’est dur de quitter le pays de l’enfance ; c’est dur de quitter le pays de la jeunesse ; c’est dur de quitter l’épanouissement féminin, de quitter la fécondité. D’un pays à l’autre, d’un espace à l’autre, il y a le passage par la mort. Je quitte ce que je connaissais et je ne sais pas où je vais. Je ne sais pas où j’entre. Traiter ce passage comme s’il allait de soi ? Bien sûr que non : ce serait légèreté. Mais, puisque plusieurs fois déjà j’ai fait l’expérience qu’en quittant un " pays " j’entrais dans un autre d’une égale richesse sinon d’une plus grande richesse, pourquoi donc hésiterais-je devant la vieillesse ? […]

(source : Psychologies 1996)



samedi 14 février 2015

Faire l'amour... avec Arnaud Desjardins



...L’amour devient réellement une participation et une méditation. Rien n’est cherché. Tout est reçu dans une disponibilité totale à l’inconnu et à la découverte. L’orgasme qui est généralement considéré comme une fin, un achèvement, se révèle au contraire un commencement, une ouverture sur un état intérieur de communion et de contemplation, dans lequel la conscience est dégagée du fonctionnement psychomental. Le bonheur conjugal est alors fait d’une réconciliation et d’une harmonisation avec l’ordre cosmique dans lequel l’homme et la femme s’insèrent.



Extraits de « Les Chemins de la Sagesse » d’Arnaud Desjardins (2ème partie / chap. 4 « Faire l’amour »)


jeudi 23 octobre 2014

A l'école de la femme avec Cheikh Bentounes


L’Algérie abritera prochainement le premier Congrès International Féminin pour la culture de la paix...

«La femme est la première école dans l’éducation d’un enfant. C’est elle l’élément-clé dans la transmission d’une culture de la paix, c’est elle qui apportera à l’islam cette dimension de la rahma (tolérance), principe générateur de vie, dont elle est la détentrice ». 
C’est en ces termes qu’explique, dans un entretien accordé au quotidien El Watan, l’organisateur principal du Congrès International Féminin pour la culture de la paix, Cheikh BenTounès, guide de la Tariqa Alawiya, la place de la femme dans la société algérienne.

« Donner une autre image de l’Algérie, une autre vision d’un islam tolérant en apportant une réflexion nouvelle sur la place de la femme dans la société et son rôle important dans la culture de la paix », voilà l’objectif de notre Congrès qui se veut « une occasion pour améliorer la vie en société », 
voici donc l’idée principale du congrès international féminin, organisé sous le slogan «Parole aux femmes», selon son organisateur principal Cheikh BenTounè, guide de la Tariqa Alawiya.
Cette manifestation vise à donner une nouvelle image de ce que doit être le musulman du XXIe siècle, loin des idées véhiculées par un islam radical. 

S’exprimant sur la dimension mondiale donnée à cette manifestation importante, Cheikh BenTounès, précise que plus de 25 nationalités venant du Japon, Indonésie, Turquie, Canada, Etats-Unis, Mexique, pays d’Afrique et du Moyen Orient participeront à cet événement qui se propose d’offrir une nouvelle vision sur la culture de la paix. Le congrès s’axe principalement sur le rôle de la femme et son apport indispensable en raison du fait que celle-ci est « la première école dans l’éducation d’un enfant », précise-t-il.

Cet guide spirituel a, par ailleurs, déploré le fait que la place importante que l’islam a toujours accordée à la femme est occultée dans la société actuelle. Il cite, à ce propos, l’absence dans la mémoire collective des musulmans des noms de 9000 femmes qui avaient pourtant accompli des actions grandioses par le passé. «Elles étaient des mouhadithate (transmetteuses de hadith) des oulémas, des mafatis et même des imams qui ont dirigé la prière », précise-t-il. 

Il évoque, entre autres, la première femme imam désignée par le Prophète (QSSL) lui-même et la sécurité de Médine confiée par Sidna Omar à une femme. L’écrivain et pédagogue revient aussi sur l’histoire de cette femme qui, à la bataille d’Ouhud, avait protégé le Prophète d’une mort certaine en s’interposant entre lui et un homme qui voulait le tuer. Le Guide de la Tariqa Alawiya s’interroge également sur la place accordée à toutes ses femmes qui ont illuminé l’islam et dont les noms sont à peine évoqués. 
Pour l’organisateur de ce congrès, « c’est pour dévoiler ce qui a été voilé que cette manifestation sur la femme est organisée ».


source: Algérie Focus

jeudi 15 mai 2014

Pour un amour réussi, les cinq critères de Swami Prajnanpad par Arnaud Desjardins (3)


« Two natures which are not too différent. » 

Deux natures qui ne soient pas trop différentes… … complémentaires, oui, mais pas trop différentes ! Il est normal qu'il y ait une différence et une complémentarité entre un homme et une femme. Nous ne trouverons jamais notre alter ego : un autre nous-même qui, à chaque instant, soit uniquement l'incarnation de notre projection du moment. Nous ne trouverons jamais une femme qui sera toujours exactement ce que nous voulons, aura toujours exactement l'humeur ou l'état d'âme que nous souhaitons, l'expression ou le timbre de voix que nous espérons et prononcera les mots que nous attendons — jamais. Et cela, il faut le savoir. C'est une demande infantile, indigne d'un adulte, destructrice de toute tentative de couple, de vouloir que l'autre soit uniquement le support de mes projections et réponde à chaque instant à ce que mécaniquement je demande. C'est une illusion que vous devez réussir à extirper. L'autre est un autre. Et, même si une communion s'établit, l'autre n'aura jamais notre inconscient, notre hérédité. Il y aura toujours une différence.

Mais si les natures sont trop différentes, aucune vie commune n'est possible et cet amour sera battu en brèche par la réalité. Les cas extrêmes vous paraîtront évidents. Si un homme est plutôt solitaire, aime les longues marches dans la campagne, la vie dans la nature, et qu'une femme ne rêve que de mondanités et de réceptions, il est certain que les natures sont trop différentes. Malheureusement, cela n'empêche pas de tomber amoureux.

 Deux natures qui ne sont pas différentes, cela n'existe pas. «Deux natures qui ne soient pas trop différentes», sinon l'entente est au-dessus de nos capacités respectives. Il faudrait être bien plus avancé sur le chemin de la liberté intérieure pour pouvoir former un couple paisible avec un partenaire dont la nature est radicalement différente de la nôtre. La fascination amoureuse ignore superbement l'incompatibilité de deux natures. On croit de bonne foi pouvoir s'aimer mais il n'y a pas de possibilité d'une véritable entente. La complémentarité de l'homme et de la femme repose sur la différence mais elle repose aussi sur la possibilité d'association, d'imbrication, de complicité.

dimanche 9 février 2014

Rencontre avec Sylvie Bérubé

Patrice van Eersel - Votre prise de conscience a commencé par une maladie ?

Sylvie Bérubé - J’avais trente-sept ans, j’étais thérapeute et je croyais me connaître, quand mon corps m’a dit que je me trompais. J’ai dû être hospitalisée d’urgence et on m’a retiré l’ovaire gauche, qu’un kyste avait envahi. Ce choc m’a obligée à travailler à nouveau sur moi-même en profondeur. Je me suis rendu compte que je ne vivais pas ma féminité. Mon corps m’a fait comprendre que j’étais emplie de peurs, concentrées dans mon ventre. J’en avais été inconsciente jusque-là, parce que ces peurs étaient masquées par des « boucliers de la féminité », bien repérés par Marie Lise Labonté. 

Patrice van Eersel - Des boucliers qui protègent la femme, mais qui l’empêchent aussi de vivre en l’étouffant! 

Sylvie Bérubé - Toute la pratique de Marie Lise le démontre en effet ! Nous nous protégeons dès le plus jeune âge — parfois même dès le fœtus — contre les traumatismes que la vie nous fait subir, en barricadant notre sensibilité, notre subtilité, notre capacité d’accueil, et plus généralement notre féminité, derrière des murailles qui nous anesthésient Le résultat, c’est que nous ne fonctionnons plus qu’avec notre énergie masculine, ce qui est tragique, car tout humain a besoin d’un dialogue entre sa part féminine et sa part masculine pour pouvoir aimer, créer, vivre. J’ai donc appris, par des exercices aussi bien physiques qu’émotionnels et mentaux, à faire peu à peu s’effondrer ces murailles pour retrouver l’immense puissance de ma féminité. Cela m’a obligée à faire un travail transgénérationnel, car nous héritons des peurs et des hontes de nos ancêtres... et de nos vies antérieures. 

Patrice van Eersel - Qu’est-ce qui blesse et effraye tant le « ventre d’Eve » ? Est-ce la brutalité des hommes ? 

Sylvie Bérubé - Ce qui blesse, c’est le fait que le féminin ne soit pas reconnu, valorisé, respecté, aimé par le masculin. Mais les hommes sont autant victimes que les femmes. Eux aussi ont une moitié féminine. Et j’ai très bien pu être moi-même un homme dans une autre vie. Mon travail est désormais consacré à accompagner mes patients à se libérer de leurs mémoires douloureuses, empreintes de traumatismes parfois réels, et parfois imaginaires : une femme peut se fermer à sa féminité parce qu’elle a le fantasme que tous les hommes sont violents. 

L'auteure Thérapeute psycho-corporelle canadienne, formée par Marie Lise Labonté à sa méthode de guérison des blessures féminines, Sylvie Bérubé est elle-même devenue formatrice et conférencière. Elle a fondé l’Ecole internationale du féminin sacré, qui a « ses racines au Québec et ses ailes en Europe».

(source : Club Clés)


vendredi 20 décembre 2013

Plus d'accrochage avec Upasika Kee Nanayon



Se former à la pratique ne signifie pas seulement étudier, écouter ou lire. Vous devez pratiquer de sorte à voir clairement avec votre propre esprit les étapes suivantes : Commencez par écarter toutes les préoccupations extérieures et par vous tourner vers l'intérieur, vers votre propre esprit, jusqu'à ce que vous sachiez de quelle façon celui-ci est clair ou embrumé, calme ou agité.

Pour y parvenir, utilisez la vigilance et restez alerte tandis que vous êtes conscient du corps et de l'esprit, jusqu'à ce que vous ayez entraîné l'esprit à demeurer fermement dans un état de normalité ou neutralité. Une fois que l'esprit peut demeurer dans un état de normalité, vous verrez les fabrications mentales et les préoccupations dans leur état naturel de surgissement et de disparition. L'esprit sera vide, neutre et tranquille – ni plaisant ni déplaisant – et verra les phénomènes physiques et mentaux quand ils surviennent et s'évanouissent naturellement, d'eux-mêmes.

Quand la connaissance qu'il n'y a aucun « moi » dans aucun de ces phénomènes sera devenu parfaitement claire, vous rencontrerez quelque chose qui se situe au plus profond de vous même, au-delà de toute souffrance et de tout stress, libre du cycle du changement, libre de la naissance aussi bien que de la mort, car tout ce qui est né doit, par nature, vieillir, se dégrader et mourir.

Quand vous verrez cette vérité clairement, l'esprit sera vide, ne s'accrochant à rien. Il ne se regardera même pas lui-même en tant qu'esprit ou quoi que ce soit. En d'autres mots, il ne s'accrochera pas à lui-même comme étant quelque chose.

Upasika Kee Nanayon 
(éminente enseignante femme du XXème siècle en Thaïlande)
traduction Jeanne Schut


lundi 16 décembre 2013