lundi 12 octobre 2020

Nous et les autres



Chaque individu est un enfant de l'univers et il chemine selon un plan établi. En respectant et en honorant notre propre part divine, nous en ferons autant avec autrui. Lorsque nous sommes confrontés à des personnes cyniques, rebelles, en colère, c'est qu'elles ont un malaise psychologique non résolu, en ayant un comportement doux et compatissant envers l'agressivité de l'autre, nous lui insufflons un peu de douceur. Comprendre la déchirure intérieure dont la personne est victime nous aide à faire preuve de plus de compassion, de pardon.
Les frictions, les colères intérieures sont des barrières qui empêchent la sagesse de notre moi profond de parvenir à notre conscience. Communiquons, aux autres, amour et chaleur pour les aider à atteindre le sentiment d'harmonie que nous envoyons.
Si nous sommes confrontés à des comportements violents émotionnellement, il est important de plonger en soi-même et de se demander s'il est possible que les réactions de rejet, d'hostilité que nous témoignent les autres sont le reflet de nos propres déceptions et frustrations ?
N'essayons pas de changer les autres, ils agissent en fonction d'une éducation, de conditionnements, de schémas mis en place. Si nous pouvons les aider, si le moment est arrivé pour eux, allons vers leur divinité, si le temps, pour eux, n'est pas encore venu, confions les à l'univers qui les guidera et continuons notre route sans culpabilité de n'avoir pas pu aider et encore moins sauver, ce n'est pas notre rôle.
Envoyons paix, amour et lumière pour que la paix de l'âme soit.

Monique Damel
La Voie de l'Etoile.

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dimanche 11 octobre 2020

Solitude bienfaisante


« Notre époque, friande de grand public et de rassemblements, parle très peu de cette conduite de vie solitaire qui favorise la réflexion et affermit l’indépendance, de cette solitude belle et courageuse, riche et rayonnante, que pratiquèrent tant de sages, d’artistes, de saints et de philosophes. »


« Personne ne nous apprend à être seul. Au contraire, toute éducation, qu’elle soit dispensée par la famille ou à l’école, vise à ne jamais laisser l’enfant dans le silence, face à lui-même: on l’oblige à jouer avec ses camarades, à faire partie d’une équipe sportive, bref à « communiquer » et à s’intégrer, ces deux poncifs tyranniques de la société contemporaine. Plus tard, il voyagera en groupe ou au moins avec quelqu’un. Très vite aussi, s’il ne choisit pas de s’incruster chez ses parents, il se mettra en ménage ou bien se mariera puisqu’on lui a appris que l’homme ne doit pas rester seul. Dépossédé de lui-même, l’être humain devient nécessairement dépendant des autres. On appellera cela l’esprit de famille, la camaraderie, le sens de la communauté. De fait, ce sont tous ces dispositifs sociaux qui empêchent l’individu de demeurer seul, qui l’empêchent d’être autonome et de penser par lui-même. Ainsi, dans le monde moderne contemporain, l’être humain ne vit jamais avec soi. Tout est programmé pour égayer ou briser ses rares moments de silence et de solitude. (et cela est encore plus évident avec l’envahissement exponentiel des réseaux sociaux). 
Lorsque cet homme affrontera des ruptures sentimentales, des deuils ou tout simplement s’il se retrouve au chômage ou à la retraite, il s’épouvantera et perdra pied; depuis qu’il est né, on lui a fait croire que sans les autres il n’est rien, il ne sert à rien. »


« La solitude s’avère toujours féconde voire heureuse pour qui l’honore au lieu de la fuir. »

« Il y a en chacun de vous une solitude qui est ce que vous avez de plus précieux. Une solitude inaliénable, magnifique, qui est la solitude même de l’esprit ».

« Ceux qui ne l’ont pas goûtée qualifient volontiers la solitude de vie égoïste. Mais les vrais solitaires y savourent des moments d’exaltation intérieure et de multiples joies, des bonheurs infimes à longue résonance. Dans le jardin bruissant de la solitude, l’attention aux choses est le maître mot: la fleur que l’on contemple et que l’on frôle, le baiser envoyé aux nuages, le salut aux oiseaux. Le livre qu’on hume et qu’on entrouvre n’est plus une marchandise, un produit fait de carton et de papier, il est craquant de vie, de mots et de secrets. Plus rien n’est ordinaire, tout devient très précieux - un insecte, une brindille, une pierre, une rafale de vent. Dans la solitude, je redécouvre l’émouvante fragilité des choses ».


« L’esprit de solitude »: extraits du livre de Jacqueline Kelen.

samedi 10 octobre 2020

« Lorsqu’on pratique zazen, le corps prend la forme du calme ! »

 
Cette indication, qui terminait la lettre n° 86, semble poser question à différents lecteurs de la lettre D’Instant en Instant.
Si nous entendons le mot « corps » comme étant la somme des éléments matériels, organiques, qui le composent, cette indication n’a aucun sens. Elle dérange même sérieusement ce qu’on appelle l’entendement, c’est-à-dire la faculté intellectuelle de comprendre, de concevoir, de saisir ce qui est intelligible en se désintéressant de cette approche universelle du réel qu’est la sensation. L’entendement, processus mental, est le moyen de la connaissance raisonnée par opposition à la connaissance intuitive, sensitive.
L’indication, donnée par le maître zen Hirano Roshi n’a de sens que dans la mesure où nous entendons le mot « corps » comme étant l’ensemble des gestes et des attitudes à travers lesquels l’être humain prend forme, se présente, devient ce qu’il est ou se manque. Il s’agit donc de ce que Graf Dürckheim appelle : le corps que l’homme EST, le corps-vivant (Leib, dans la langue allemande) à ne pas confondre avec le corps que l’homme A, le corps objectivé dans les laboratoires d’anatomie ou de physiologie (Körper, dans la langue allemande).
Notre vie intérieure est chevillée au corps-vivant. Le corps-vivant (Leib) prend la forme de notre vécu intérieur.
Ainsi, par exemple, la personne qui manque de confiance exprime ce vécu intérieur en étant crispée dans les épaules.
Il ne s’agit pas ici de ce qu’on envisage comme étant une relation de cause à effet, ce qui sous-entendrait qu’il y a une dualité entre ce qu’on appelle le corps et ce qu’on appelle notre vie intérieure. Le maître zen nous dit que lorsqu’on pratique un exercice : « la cause est l’effet ET l’effet est la cause ».



Conséquence ? Toute personne qui est en quête de sens et qui, afin de répondre à ce désir, s’engage dans la pratique d’un exercice oriental comme le Yoga, le Taï-Chi-Chuan, Zazen, l’Aïkido, et autres disciplines artisanales, artistiques ou martiales, sera nécessairement confrontée à une approche du « corps » qui n’est pas habituelle en Occident.
Voici la réponse que m’a donné le maître de tir à l’arc Satoshi Sagino(1) lorsque je lui ai demandé ce qui différencie la quête de sens engagée par l’homme occidental (lequel prend appui sur la philosophie, un credo, la psychanalyse ou la science) et l’homme oriental qui s’engage sur des voies telles que le Yoga, le Taï-Chi-Chuan, Zazen, l’Aïkido, et autres disciplines artisanales, artistiques ou martiales ?



« La différence ? C'est, comme le répétait sans cesse mon maître Kenran Umeji Roshi (maître de Graf Dürckheim pendant son séjour au Japon de 1937 – 1947) c’est la confiance dans la pratique d’un exercice. Le chemin est la technique ; la technique est le chemin. Dans le tir à l'arc, comme dans la pratique du zazen, lorsqu'il y a liberté intérieure, non-désir, confiance, bonheur, présence à l'instant, cela se voit ! Dans le tir à l'arc, cela se voit à la façon de tirer de l'élève. Dans l'exercice même il y a une réalisation immédiate.
Pour être ouvert aux autres il ne s'agit pas de penser ouverture ou d'avoir un sentiment d'ouverture. Il s'agit de s'ouvrir concrètement, de s'ouvrir en profondeur, de s'ouvrir toujours plus profondément. L'exercice de l'ouverture est plus important qu'une doctrine de l'ouverture. (…)

Dire " Occupez-vous uniquement de la technique et un jour vous aurez une amélioration sur le plan intérieur " ne sert à rien. Si on sépare ce qu'on appelle l'homme et la technique on crée une opposition, et plus tard on ne peut plus réunir ce qu'on a opposé. Cette loi de l'unité entre l'homme et la technique est vraie pour tous les arts. (…)
L'intériorité a son expression dans la forme extérieure du tir que nous réalisons à l'instant. C'est pourquoi la technique est le chemin, c'est-à-dire une voie d'intériorisation. Le maître du tir à l'arc ne fait pas de discours sur l'intériorité. Il ne sert à rien de parler de l'intériorité. Il faut suivre la Voie avec patience. En s'exerçant régulièrement et modérément chacun peut arriver. Il faut de la détermination. C'est plus que de la volonté. La volonté a ses racines dans la pensée, la détermination engage la totalité de soi-même, aussi le corps ».
« Lorsqu’on pratique zazen, le corps qu’on EST prend la forme du calme ! »
Si ce constat expérientiel vous interpelle et si vous sentez le besoin de le vérifier … c’est simple : Pratiquez zazen.
En vous rappelant ce que dit Hirano Roshi : « il y a mille et une façons de méditer mais il n’y a qu’une manière de pratiquer zazen !


Jacques Castermane

(1) La Sagesse exercée - Jacques Castermane – éd. Le Relié (pages 102 à 113).

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vendredi 9 octobre 2020

Ces personnes victimes de solitude...


 

Le radeau de la Méduse

Ils sont là, en salle de restauration
de retour après 10 semaines
d'absence...
dix semaines de confinement,
dans le cachot
de leur studio

Ils se regardent, les uns les autres
certains le visage vide
...non, ils croient qu'ils se regardent
illusion, ce n'est qu'une illusion.

Il n'y a personne qui regarde

la vie n'est plus là
elle s'est absentée de leurs yeux,
a effacé leur histoire, leur destin.
Comment s'accommoder de ce rien?
Comment retrouver
la vie en communauté?

Elsa, figée sur sa chaise
n'arrive pas à décrypter ce qu'elle ressent
elle cherche un fil conducteur pour recréer du lien
pour donner un nouveau sens à ce qui n'en a plus.
Après son passage dans ce no mans land de l'isolement
ses repères ont fondus dans un temps inconnu
qui vient de marquer sa chair au fer rouge.
Elle cherche des indices, veut capter des mots.
Quel est ce lieu soigneusement clôturé, sans nom
où on les a isolés, parqués ?

Le trottoir de la rue qu'elle voit derrière les grilles du parking,
est un mirage, celui de la réalité d'autrefois...
Les mots n'existent plus; elle veut s'aider d'une image.
C'est celle du radeau de la Méduse qui s'impose,
ainsi qu'une tristesse inexplicable.
Elle sait qu'il n'y aura jamais de traces palpables
de ce qu'ils ont vécu, de ce qu'ils vivent encore ;
visibles dans son cœur
dans celui de ses compagnons de route.

Le stylo à la main, comment écrire sur le rien, faire l'éloge du peu.

Impossible: c'est vraiment terre inconnue.
Elsa décide de monter sur le radeau de la Méduse.
Accepter est la seule issue possible pour elle.

Mais elle serre fort contre son ventre ce qu'elle sait.
Elle sait qu'elle n'acceptera jamais de perdre
son humanité, sa dignité.

Nicole Digier 
29 mai 2020


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jeudi 8 octobre 2020

La vie nous traverse...

 


Chaque individu croit qu’il sera heureux demain, s’il est plus riche, plus considéré, plus aimé, s’il change de partenaire sexuel, de voiture, de cravate ou de soutien-gorge. […] Le bonheur de demain n’existe pas.

Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais. Ce n’est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. C’est la joie de vivre, quelles que soient l’organisation et les circonstances.

C’est la joie de boire l’univers par tous ses sens, de goûter, sentir, entendre, le soleil et la pluie, le vent et le sang, l’air dans les poumons, le sein dans la main, l’outil dans le poing, dans l’œil le ciel et la marguerite.

Si tu ne sais pas que tu es vivant, tout cela tourne autour de toi sans que tu y goûtes, la vie te traverse sans que tu ne retiennes rien des joies ininterrompues qu’elle t’offre.

René Barjavel
La voie de la vie quotidienne

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mardi 6 octobre 2020

Yoga du Cachemire...

 


Le yoga du Cachemire est un art du pressentiment.
Quand quelqu'un a pressenti que dans la vie il ne cherche pas quelque chose, ses énergies ne sont plus utilisées pour parvenir à quoi que ce soit.
Il se rend compte qu'il n'y a pas de but et nulle part ou arriver.
A ce moment là, l'énergie devient disponible, le yoga est un art du remerciement.

Lorsque l'on s'aperçoit que la vie est toute insécurité, que la sécurité n'existe pas, l'insécurité disparait également.
S'il n'y a pas de sécurité, il ne peut pas y avoir d'insécurité.
L'approche traditionnelle, que ce soit le yoga ou n'importe quel autre art traditionnel, doit amener à cette disponibilité, à l'intensité de la vie, sans l'imaginaire de sécurité psychologique.


Ce qui amène l'accalmie c'est le simple fait d'écouter sans intervenir psychologiquement. On sent un pied, une hanche, une épaule, on sent la tension, la détente, la chaleur, la fraîcheur, quand on sent on ne pense pas. L'écoute élimine la tendance à penser, à préparer, à rester dans son propre imaginaire, plutôt que d'être ouvert à l'environnement…

Le ressenti global est l'ouverture vers la sensation de l'énergie.
Ce ressenti nous fait observer la lourdeur, la pesanteur, qui ensuite nous fait sentir la légèreté, l'expansion du corps, qui elle-même se transforme en vibration de l'énergie.
C'est la porte directe sur la tranquillité.

Corps de silence, corps de vibration ;
Ce sont des images.
L'expression "corps de silence" c'est le corps comme reflet de la Conscience.
L'expression "corps de vibration", c'est le déploiement au niveau du fonctionnement de l'énergie subtile. Elle se réfère à la réalisation du corps comme étant l'énergie propre de la Conscience.
Eric Baret
250 questions sur le yoga
almora.

lundi 5 octobre 2020

Un extraordinaire témoignage d'écrivain heureux...

 

"Goûter le plaisir de voir passer une averse, une fleur qu'on aurait respirée".
Jean Giono évoque les petits bonheurs de la vie ainsi que le plaisir de vieillir.


Celui qui n’est pas capable de faire son bonheur avec la simplicité ne réussira que rarement à le faire, et à le faire durable, avec l’extrême beauté. 
(La Chasse au bonheur)

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dimanche 4 octobre 2020

Les dessins de Serge Bloch

 


Ma seule croyance finalement, celle que j'ai depuis toujours, est toute simple : je crois aux histoires. Je crois aux mots qui ont cette capacité inouïe de nous emporter, de nous faire vivre des aventures, de nous faire grandir, penser et réfléchir sur nous-même et sur le monde. Qu'importe s'ils viennent de la Bible ou de l'Odyssée, de Goscinny ou de Kafka, de Zweig ou de… Boyer !
Je préfère le fond à la forme, et dans le dessin, c'est pareil : j'essaie d'être assez maigre et sec, de ne pas mettre trop d'effets, pour que mon trait ne serve qu'à véhiculer des messages, des idées, des émotions. Ainsi, mon incursion dans les Écritures saintes a été plus culturelle et intellectuelle que religieuse. Pour être honnête, j'ai toujours considéré que la religion était un sujet trop sérieux pour le laisser aux religieux, tout comme la guerre, un sujet trop grave pour le réserver aux militaires !
Serge Bloch
source : La Vie


Avec les textes de Frédéric Boyer et les illustrations de Serge Bloch, racontée par André Dussollier et mise en en musique par Benjamin Ribolet, cette série animée raconte en épisodes de quatre minutes, trente-cinq des plus grands récits de la Bible.
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samedi 3 octobre 2020

« Être conscient d’être conscient »

"Lorsque nous nous soustrayons à la lumière éclatante du soleil en entrant dans une pièce sombre, ce n’est pas le mental qui nous aide à rendre les objets visibles dans l’obscurité. Nous restons juste là, tranquille, et peu à peu, les objets émergent.

C’est la même chose avec la méditation. Le mental ne peut rien faire pour trouver ou connaître la conscience, puisqu’il représente une limitation de cette conscience même qu’il recherche. Tout ce qu’entreprend le mental ne fait que le rajouter à sa propre activité d’obscurcissement.

La méditation repose sur le fléchissement de cette activité du mental, à la suite de quoi révélation lui est faite de sa propre essence : pur connaître ou pure conscience.

Seule la conscience connaît la conscience. Dans la non-activité ou non-pratique que l’on appelle méditation, l’activité du mental se résorbe, et son essence de pure conscience, perdant ses apparentes limitations, se révèle alors à elle-même telle quelle."



Est paru le nouveau livre de Rupert Spira, « Être conscient d’être conscient », aux Editions Accarias L'originel.


Quatrième de couverture :

Plus que tout autre chose, c'est le bonheur que nous aimons, c'est le bonheur que nous désirons. Or la majorité d'entre nous le recherche dans la mauvaise direction lorsque nous nous acharnons à vouloir le trouver dans les objets, les activités, les relations, les substances ou mêmes dans des états mentaux spéciaux encouragés par certaines pratiques religieuses ou spirituelles.

Ce livre nous convie à un changement radical de direction, à savoir, détourner notre attention de l'expérience objective — qui jamais n'arrive à combler totalement notre soif de bonheur et de paix durables – pour la tourner vers soi, vers l'intérieur. C'est là que se trouve la résidence suprême du bonheur et de la plénitude, dans la simple connaissance de notre être propre, qui est pure conscience.
Ce retournement – ou retour – de l'attention ou mental vers sa source de pure conscience constitue l'essence de la méditation et de la prière.
Comment opérer ce retournement est le cœur palpitant de ce livre.
Rupert Spira nous montre que la simple connaissance de notre propre être n'exige ni pratique ni effort. En effet, qu'avons-nous à faire pour être ou connaître ce que nous sommes déjà et toujours ?
Ainsi, plutôt qu'une pratique, c'est une approche contemplative que nous propose ce livre. Ainsi, la méditation n'est pas quelque chose que l'on fait, c'est ce que l'on est. La connaissance de notre être essentiel est une non-pratique.
"Être conscient d'être conscient" consiste donc à demeurer dans et en tant que conscience.
Cette approche simple et contemplative conduit le lecteur à la reconnaissance de son être essentiel et à la paix et la plénitude qui lui sont inhérents.

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vendredi 2 octobre 2020

Feu à transmettre...

 

"Un être se rend libre en se consumant pour se renouveler,
en se donnant ainsi le destin d'une flamme."
Gaston Bachelard, la Flamme d'une chandelle

En métaphysique chinoise, ce feu là correspond au Feu Yin, le feu alchimique qui provoque la transformation et qui permet aussi la transmission. D'une chandelle à une autre, à l'infini.
Fabrice Jordan

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Aller jusqu'aux boues...


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