lundi 15 avril 2019

Au coeur de nous, la terre !

Le documentaire est inspiré du premier livre d’Hubert Reeves, Le banc du temps qui passe. Chacun leur tour, les différents intervenants expriment avec force leurs inquiétudes face à l’accélération de la 6e extinction de masse et à la dégradation de nos écosystèmes qui menacent non seulement les espèces animales, mais aussi l’espèce humaine.
Car, contrairement aux cinq extinctions précédentes, celle-ci a la particularité d’être entièrement générée par l’activité humaine. Tous s’accordent ainsi à dire que l’être humain doit arrêter de se prendre pour le « le chef-d’œuvre de la création » et doit redescendre de son piédestal.
Dans un entretien qu’il vient d’accorder à Radio-Canada, Hubert Reeves explique :

« Beaucoup de personnes considèrent qu’en fait on est déjà en plein dans cette 6e extinction. Mais ce n’est jamais trop tard. C’est trop tard quand on dit que c’est trop tard.
Maintenant, depuis quelques années, il y a des avancées dans la restauration de la situation, il y a des éléments positifs un peu partout, il y a un enthousiasme qui se réveille. On le voit chez les gens, dans les mairies, dans les compagnies, partout on sent qu’il y a une prise de conscience de l’extrême importance de cette situation.
Et c’est un petit peu le but de ce livre, et d’autres livres, c’est que les gens sachent ce qui se passe, sachent pour être en mesure ensuite d’agir. C’est une question d’attitude. C’est l’attitude à prendre quand on sait qu’on est en danger et qu’on sait que si on continue comme ça et qu’on ne bouge pas rapidement, là ça risque d’être foutu.
Pour l’instant, il y a encore un avenir, l’avenir sera certainement plus austère que ce que nous avons eu dans le passé, mais je crois que l’important, c’est que chacun soit dynamique, soit positif, soit combattant, comme il importe de combattre quand on sent qu’une situation est très tendue, et que ça pourrait aller beaucoup plus mal.
(…)
Il faut savoir que, non seulement notre lieu d’habitation, mais l’espèce humaine elle-même est en danger. C’est ça le message que j’essaie de faire passer. »
Le documentaire La Terre vue du cœur de Iolande Cadrin-Rossignol est à retrouver à l’affiche dans les cinémas à travers le Québec dès ce vendredi 13 avril. Les dates de la sortie en Europe n’ont pas encore été communiquées.

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dimanche 14 avril 2019

Germe d'éveil




« Chaque être humain porte, enfoui en lui, un germe d’éveil, dans un état latent. Pour parvenir à la symbiose avec tous les êtres, tout l’espace, et finalement ne faire qu’un avec l’infiniment vaste, ce potentiel d’éveil doit être développé. Mais la plupart des personnes l’ignorent ou ne s’en préoccupent guère. Swâmi Prajnânpad disait d’ailleurs : “L’homme a des possibilités infinies, mais des probabilités limitées” ! Nourrir le germe d’éveil est le but de la vie humaine. C’est à cela que sert la méditation : calmer son individualité, apprendre le détachement, donner de l’attention et de l’énergie pour nourrir cette possibilité d’éveil. Ne pas le faire, c’est passer à côté du vrai sens de la vie. » 

Denise Desjardins, Contre vents et années(Photo : couverture du livre "Le défi d'être")

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samedi 13 avril 2019

La liberté des émotions




J'ai écrit pour le magazine 3e Millénaire (dernier numéro) un article sur les émotions comme accès direct à notre être profond.
Les émotions sont sous-estimées à mon sens par trop de voies spirituelles, quand elles ne sont pas tout bonnement évincées. Pourtant, en tant que création et reflet direct du vivant, elles sont une voie d'exploration extraordinaire de la réalité. Elles ont été et restent pour moi une des portes les plus puissantes vers ma propre liberté.
Petit extrait :
"Nous croyons tenir la réalité, l’émotion, en être le-la propriétaire et pouvoir en faire ce que bon nous semble. Mais cette réalité n’a pas de propriétaire. En explorant la réalité de l’émotion en moi, il est une évidence qui s’est rapidement imposée : l’émotion est intrinsèquement libre, c’est sa nature même, elle connait le chemin de sa propre émergence et résorption, et je n’ai sur elle aucun pouvoir, ni contrôle. Cette liberté est intrinsèque à l’existence même, elle nous est intrinsèque, mais si nous n’avons pas accès à cette réalité dans l’immédiat, nous pouvons l’observer plus facilement avec l’émotion qui exprime sa propre liberté régulièrement en nous. L’émotion est comme un cheval sauvage que l’on voudrait dompter. Parfois on réussit à l’enfermer, à la refouler, à la cacher dans les tréfonds de notre inconscient. Mais toujours elle ressurgit, sous une forme encore plus rugissante si on l’a enfouie, ou sous une forme dépressive, si on l’a retournée contre soi. Face à cette liberté, notre seul pouvoir est d’abdiquer profondément en nous-même tout pouvoir à son encontre".


Seve Millet
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vendredi 12 avril 2019

Respiration printanière


Dans le système des 5 éléments, le métal coupe le bois. Donc respirer permet de laisser monter la sève nourricière en soi... 





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jeudi 11 avril 2019

Ne pas manquer d'air...




" Tout, sur cette terre, est décidé par les gens, mais la bonté n'est là que quand la personne accepte de s'effacer. Voilà pourquoi je ne m'intéresse pas aux chefs-d'œuvre de la peinture ou de la littérature. Moi, j'aime bien prendre ce que les autres laissent. Comme cette phrase de William Blake : " Il n'y a rien de plus grand que de laisser quelqu'un passer devant soi." 

Il s'agit de ramener dans ce monde l'air qui lui manque en s'oubliant pour l'autre."
La lumière du monde
 Christian Bobin

mercredi 10 avril 2019

Moment de la mort avec Eric Baret

Eric Baret : "Le corps et la pensée sont complètement conditionnés. La seule liberté, c'est de voir ces conditionnements ! "

...Vous disiez que les gens, avant de mourir, vivaient très souvent ce pressentiment d’éternité…

Si l’on n’a pas actualisé la présence fondamentale pendant la vie corporelle, le moment de la mort peut être vécu comme une opportunité. Un certain nombre de gens ont la capacité d’accepter leur mort sans émotion. S’ils ne parlent plus d’argent, de ce qu’ils vont laisser; s’ils laissent leur famille disparaître, s’ils laissent leurs rêves disparaître, s’ils laissent leur nom disparaître, cela veut dire qu’ils arrivent à l’humilité. Mais on meurt généralement comme on a vécu. Si l’on a vécu dans la peur on meurt avec la peur: Si l’on a vécu librement, on meurt librement. On ne peut pas fabriquer le moment de la mort.

N’avez-vous pas dit aussi que le moment de la mort semblait plus important que celui de la naissance?

Il n’y a pas de mort. Il n’y a pas de naissance. Ce sont des concepts. La seule véritable naissance, du point de vue traditionnel, c’est le moment où le pressentiment d’être brûle votre structure. Mais la naissance, ce qu’on appelle la naissance physique, c’est un accident. Votre mère rencontre votre père, ou l’inverse, et vous naissez. Il n’y a rien de libre là-dedans. Quand vous lisez Maître Eckhart ou Muhyi I-din Ibn Arabi, vous sentez l’autonomie. Se rendre compte de cette liberté, c’est la seule naissance. Et là, il n’y a pas de mort. Le reste, c’est du romantisme.

Extrait du livre épuisé de Colette Chabot « A moitié Sage », édition Quebecor 1997 et qui avait pour base des interviews de la télévision communautaire de Montréal 

dimanche 7 avril 2019

Prise en flagrant délit...

Jean 8, 1-11 
En ce temps-là, Jésus s'en alla au mont des Oliviers. Dès l'aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s'assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en situation d'adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. 
Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre.
Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s'en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. 
Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t'a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »


Véronique Margron:
 ...La femme se retrouve libérée.  Libérée du jugement des hommes et peut-être de son propre jugement, comme en miroir aux leurs. « Déliez-le et laissez-le aller », dira plus loin Jésus aux siens à propos de Lazare (Jean 11, 44). Voilà la vérité de la Loi. Jésus délie et laisse aller ceux qui se croyaient perdus, accusés, pécheurs... Tous ceux que l'on voulait enfermer dans les tombeaux de la culpabilité et du jugement réprobateur des bien-pensants. Ces hommes appartiennent au monde des ténèbres en prétendant détenir le vrai contre l'humain ; un « vrai-faux » qui fait mourir. Et Jésus, qui ne veut rien avoir à faire avec eux, ne les condamne pas davantage. Ils repartent d'eux-mêmes. Espérons que cette mise en face de leur mensonge les aura changés. Rien n'est moins sûr, puisque plus loin les mêmes, exaspérés, « ramassèrent alors des pierres pour les lui jeter » (Jean 8, 59). Au moins une femme n'en fera plus les frais.
« Va, et désormais ne pèche plus. »  Étrange finale pour une femme dont rien ne dit qu'elle était coupable de quoi que ce soit. À moins qu'il soit possible d'entendre cette parole comme une promesse d'avenir : ne plus se croire jugée par Dieu, moins encore condamnée, pas plus que par elle-même. Ne plus se vivre exclue.
 source : La Vie

samedi 6 avril 2019

Comment nous arracher aux visions tragiques ?



Parmi toutes les statistiques affolantes qu’on nous présente à longueur d’année, quelle est la courbe qui vous fiche le plus le blues ? Celui de la fonte des pôles et de la montée des océans ? Ou celui de la température, avec ses vagues de sécheresse saharienne jusqu'en Suède et ses prochaines coulées de glaciations jusqu'en Floride ? Ou encore celui de la généralisation des cyclones géants ? Ou plutôt celui de l’empoisonnement des terres et des mers ? La disparition des milliers d’espèces animales, petites ou grandes ? Ou serait-ce plutôt la courbe de la surpopulation, avec derrière elle, celle de l’inégalité croissante entre les humains ? Mais stop !
Nous pourrions affirmer avec un aplomb équivalent que la peur d’une fin du monde est aussi ancienne que l’humanité, et rappeler les innombrables annonces apocalyptiques égrenées tout au long de l’histoire… qui ne se sont jamais produites. Chaque fois pourtant, les hommes et les femmes des époques considérées ont cru dur comme fer que le ciel allait leur tomber sur la tête. S’ils s’en sont finalement toujours sortis, c’est que, chaque fois, a surgi une donnée qu’ils ne pouvaient pas prévoir. « L’imprévisible est notre meilleure planche de salut », dit le philosophe Edgar Morin…

Comment nous arracher aux visions tragiques et nous persuader qu’une fois de plus l’imprévisible surgira pour nous aider à traverser les épreuves qui nous menacent ? Jamais autant qu'aujourd'hui l’humanité ne s’est rendu compte que, de toutes les créatures, elle était la seule à posséder le gouvernail d’une volonté. Tous les autres êtres vivants sont intelligents et sensibles – sinon, ils ne survivraient pas –, mais nous avons le redoutable privilège d’être libres de vouloir… ou de ne pas vouloir.
Disons-le sans illusion : une grande partie de nos existences est déterminée par des forces et des pulsions que nous ne contrôlons pas. Mais une petite partie au moins peut-être dirigée par notre conscience. Telle est la porte étroite par où passe notre avenir. Nous pouvons, pour une petite part, mettre en application la fameuse phrase prononcée par tant de sages : « Si tu veux changer le monde, commence par te changer toi-même. »

Aujourd'hui, les scientifiques de pointe, notamment en neuropsychologie et en épigénétique, le démontrent : selon la façon dont nous vivons, nous comportons et nous exprimons, nous n’avons littéralement pas le même corps, ni la même descendance, ni la même influence sur les autres et sur le monde. Qu’attendons-nous pour nous mettre au diapason de la Vie ?" 

Source : Nouvelles Clés

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vendredi 5 avril 2019

Le présent offert par Taisen Deshimaru...

Pratiquer la grande assise

De toute façon, quoi qu’il en soit, vous devez pratiquer la grande assise, ici et maintenant Si vous n’entretenez pas une pensée, celle-ci ne reviendra pas d’elle-même. Si vous vous abandonnez à l’expiration et laissez votre inspiration vous remplir en un harmonieux va-et-vient, il ne reste plus qu’un zafu20 sous le ciel vide ; le poids d’une flamme.

Complètement précipiter son corps et son esprit dans zazen, la grande assise, shikantaza, seulement s’asseoir, sans laisser dévier son esprit dans ses pensées personnelles.

Shikantaza, être assis, concentré ici et maintenant, sur sa posture et sa respiration, sans attente, dans le calme. La respiration va et vient harmonieusement et nos pensées perdent leur importance. Comme les nuages dans le ciel, elles passent si on ne les entretient pas.


La Lumière du Satori
De Evelyn de Smedt 



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