jeudi 6 avril 2017

Retour au monde...




" comme tu es, c'est le monde.

Quelle est l'utilité d'essayer de comprendre le monde

Sans te comprendre toi-même ?"


Ramana Maharshi


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mercredi 5 avril 2017

Parfaitement Soi...





"Le SOI est simplement la vie dans sa totalité, cette vie est permanente, toujours présente, mais le chercheur n'est pas toujours Présent à Lui-même. Il est souvent, très souvent, distrait, il regarde souvent ailleurs, il se disperse, s'égare dans des voies secondaires, dans des pensées, des principes, des concepts, des croyances, des pratiques etc. 
Tout cela fait obstruction au rayonnement permanent et tout naturel de cette Base qu'est le Soi. 
Et cela donne l'impression, lorsqu'un déclic se produit, qu'il est extérieur à nous... Il n'en est rien, ce déclic est un petit aperçu du Soi et il s'est "produit" parce qu'à ce moment précis, nous étions en harmonie totale avec cette fameuse Base, le Soi.

Plus nous serons présents à Nous-même, plus ces déclics auront le loisir, la possibilité, de nous envahir, de nous façonner, de nous transformer et de nous ensevelir en Lui (le Soi)."



- Ramana Maharshi.


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mardi 4 avril 2017

Somatopathie avec Eric Malausséna

La somatopathie met en œuvre une écoute manuelle subtile de différents niveaux d’organisation dans notre corps : lésions de suture, lésions musculaires, blocages du mouvement respiratoire primaire (MRP), blocages énergétiques…

Derrière chacune de ces lésions j’apporte des corrections visant à redonner au corps physique ou subtil le moyen de reprendre son fonctionnement normal. Ces corrections s’appuient sur le principe de l’homéostasie : le corps sait naturellement se réparer à l’intérieur de certaines limites.

Mais si je me limite à ces deux aspects, il manque l’essentiel. L’écoute identifie des lésions, certes, mais par-dessus tout, elle permet de mettre en évidence des émotions. Ce sont ces émotions, ces souffrances, qui, a un certain moment de l’histoire du patient, ont été au-delà de sa capacité à les accueillir. Tout particulièrement dans l’enfance. Et heureusement, de nombreux mécanismes sont en nous afin de nous permettre de continuer à fonctionner à peu près normalement malgré ces souffrances vécues, parfois terribles.

Notre corps a cette capacité à enfouir en profondeur ce qui est insupportable. Bien entendu, même ce mécanisme a des limites. Mais si vous venez à mon cabinet… c’est que ce mécanisme vous a permis de vivre jusque-là !

Pendant la séance, les corrections somatopathiques sont associées à une verbalisation. Quand c’est nécessaire, je peux être amené à inviter le patient a faire le lien entre ce que je ressens comme un blocage et un type d’émotion vécu. C’est lui qui identifie l’événement référent. Ce faisant, il prend conscience de l’importance de l’émotion ressentie à ce moment-là… et il arrive que cette émotion remonte d´un coup à la surface lorsque je libère les lésions qui emprisonnaient la mémoire de cette souffrance.

Cela peut se faire durant la séance ou dans les jours qui suivent. Et dans ce cas, un seul mot d’ordre : accueillir.
Accueillir cette émotion autant que possible, sans même chercher à comprendre quoi que ce soit. Ni d’où elle vient, ni pourquoi… juste accueillir.
C’est ce geste d’accueil qui, pour plein de bonnes raisons, n’a pas pu être fait sur le moment… il peut être fait désormais.

J’utilise souvent une image avec mes patients. Celle d’une petite fille qui est dans une aire de jeux avec sa maman. La petite fille joue tandis que sa maman est assise sur un banc. Elle tombe et se fait un peu mal. Aussitôt elle commence à pleurer et cherche sa maman du regard puis court vers elle.

Sa maman lui ouvre les bras. L’écoute pleurer, l’écoute lui raconter les circonstances de sa chute… La petite fille exprime sans retenue son émotion. Elle est entendue dans sa souffrance par sa maman qui l’écoute et lui donne le droit de pleurer. Au bout de quelques minutes… c’est fini. L’émotion s’est exprimée. La petite fille a été entendue… elle peut retourner jouer. Il ne restera plus rien de cet événement.

C’est ce qu’il nous est possible de faire maintenant lorsque l’émotion se libère pendant ou après la séance. Nous autoriser à l’exprimer. Et entendre, être à l’écoute de notre enfant intérieur qui ne l’a pas été la première fois. Nous devenons le parent de notre enfant intérieur. Par ce geste, nous prenons notre autonomie en devenant celui qui permet la guérison de cet enfant.

C’est un geste d´amour pour nous-mêmes, pour notre intériorité. Nous cessons de l’attendre de l’extérieur. Et nous réalisons que nous pouvons grandir vers plus de liberté.

Nous devenons acteur de notre guérison.

voir son site

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lundi 3 avril 2017

Quatre conseils de Jean-Marie Gueullette pour découvrir l'assise chrétienne


1. Prenez le temps de vous asseoir

Trouvez un lieu calme et installez-vous, sur une chaise, un petit banc ou un coussin de méditation. Peu importe votre posture, du moment qu'elle vous convient et qu'elle est tonique sans être tendue. Prenez le temps de vous installer correctement. Il ne s'agit pas de faire de la relaxation, mais d'être suffisamment bien installé pour n'avoir pas envie de bouger.

2. Prenez le temps de respirer

Lorsqu'on est assis, calme et tranquille, la respiration s'apaise, et elle devient plus profonde. Prenez le temps de sentir que ce n'est plus votre poitrine qui bouge mais votre abdomen, qui se gonfle et se dégonfle tranquillement.

3. Exprimez votre désir d'être présent à Dieu

Sur le rythme de votre respiration, dites intérieurement le nom par lequel vous désignez spontanément Dieu lorsque vous priez : Seigneur, Jésus, Dieu, Père... Dites simplement son nom et recommencez, tranquillement.

4. Fixez une durée pour la prière et respectez-la

Il s'agit de donner du temps à Dieu, un moment pendant lequel on arrête toute activité pour lui, comme lorsqu'on s'assoit pour écouter vraiment un enfant ou un ami qui a besoin de notre présence. Le meilleur moyen est de fixer à l'avance la durée de ce temps, entre 20 et 30 minutes, et de s'y tenir. Bien des tentations vont apparaître pour prendre la fuite, ou pour faire durer parce qu'on se sent bien. Se tenir à une durée objective est une manière de manifester que je ne suis pas le centre de ce qui se passe. J'ai donné ce temps à Dieu, je ne le reprends pas. « L'homme n'a-t-il donc jamais le temps de s'asseoir en présence de la Majesté de Dieu, non pour demander ou remercier, mais pour simplement être là, devant lui, en silence ? » (Henri Le Saux, Éveil à soi, éveil à Dieu. Essai sur la prière, Centurion).

> À méditer :



« Après la préparation de l'âme, tout ce qui lui reste à faire est, avec toute humilité et amour, de continuer en Sa présence, en sa qualité de suppliant, mais à la manière de quelqu'un qui ne fait pas de demande particulière. Ainsi, elle regarde Dieu seulement, avec une attention silencieuse, rejetant toute forme d'image de quelqu'objet que ce soit, et dans sa volonté, elle ne forme aucune requête ni aucun acte particulier envers Dieu, mais se tient dans un entier silence de la langue et des pensées. Cela se fait avec un doux et tacite consentement d'amour dans sa volonté qui permet à Dieu de prendre possession de son âme comme d'un temple qui lui est entièrement consacré, et dans lequel Il est déjà présent. »
Texte de Dom Augustin Baker (1573-1641), bénédictin et mystique anglais, extrait de La prière du silence intérieur selon Dom Augustin Baker, de Jean-Marie Gueullette (Collectanea Cisterciensia, revue de spiritualité monastique, tome 67, 2005-2).

> À lire :

Laisse Dieu être Dieu en toi : petit traité de la liberté intérieure de Jean-Marie Gueullette.
En de cours chapitres, imprégnés de la spiritualité de Maître Eckhart, l'auteur nous invite à un chemin de sagesse, menant à une rencontre vraie et libre avec Dieu. Points, 6,70 EUR. 
Petit traité de la prière silencieuse, de Jean-Marie Gueullette.
Les spiritualités orientales n'ont pas l'apanage exclusif du silence et de l'intériorité. La prière silencieuse, cette attitude du coeur, où l'on se met en présence de Dieu par la répétition inlassable de son nom, a imprégné le christianisme dès ses débuts. Albin Michel, édition Poche, 6,90 EUR.

source : La Vie

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dimanche 2 avril 2017

La prière silencieuse, une tradition chrétienne méconnue

Selon Jean-Marie Gueullette, théologien dominicain et docteur en médecine, l'expérience de la prière silencieuse des mystiques chrétiens est un trésor à la portée de tous. C'est le sujet de son dernier livre, l'Assise et la présence (Albin Michel).



L'engouement actuel pour la méditation se nourrit de la conviction largement partagée que les racines d'une telle pratique ne se trouvent qu'en Orient. L'hindouisme, par le yoga, le bouddhisme tibétain et le zen, par leurs pratiques de l'assise, proposent en effet un enseignement développé sur les pratiques de méditation, et sur les postures qui la favorisent. Est-ce pour autant le signe que le passage par ces traditions est une étape incontournable pour l'occidental qui cherche à développer une pratique méditative ? On répond souvent oui en pensant que le christianisme n'a aucune tradition dans ce domaine et qu'il n'a de ce fait rien à apporter. 
Si des chrétiens pratiquent aujourd'hui la méditation silencieuse, c'est grâce à l'enseignement qu'ils ont reçu de maîtres venus de l'Orient. Une telle conviction, très courante, mérite cependant d'être interrogée, car le patrimoine chrétien est pourtant très riche sur la question de la prière silencieuse, riche mais en grande partie peu accessible, car une telle pratique a en effet été de plus en plus ignorée depuis la fin du XVIIe siècle.
Sous des appellations diverses, c'est en effet depuis les tout premiers siècles que les chrétiens pratiquent une forme d'assise silencieuse, dans laquelle la prière se trouve assez radicalement simplifiée. On peut la considérer comme une forme d'assise silencieuse chrétienne : il s'agit cependant bien d'une prière, c'est-à-dire d'une relation vécue par le croyant avec Dieu, qu'il considère comme une personne et qu'il appelle par son nom. Parmi les diverses formes que peut prendre la prière chrétienne, ce dont nous parlons ici est une prière silencieuse par laquelle on cherche simplement à se rendre présent à Dieu, à se tenir en sa présence, sans demande particulière. 

Une tradition discrète mais puissante
Il est nécessaire de redonner accès à ce trésor, à cette immense tradition de la prière silencieuse chrétienne, qui se déploie du IIIe au XVIIe siècle. Les textes sont là, et ils sont nombreux. Bien plus nombreux sont cependant les croyants qui ont eu une telle pratique et n'en ont laissé aucune trace, tant cette forme de prière est simple et ne nécessite pas la mise en œuvre d'un enseignement développé, et donc historiquement repérable. 
Parmi tant d'autres témoignages possibles de cette simplification progressive de la prière conduisant au silence et à l'adoration, voici celui du bienheureux Jean-Joseph Lataste, dominicain français du XIXe siècle, prédicateur en prison. Après avoir raconté que dans sa jeunesse il avait consacré beaucoup de son temps de prière à des pratiques de dévotion, il reconnaît que cela s'est vite estompé au profit du silence et d'une attention simple à Dieu : « Mon âme se porte vers Dieu sans cesse par un acte d'amour continu un peu vague et un peu sourd, il est vrai, mais plus fort que moi-même. Il se fait en moi une adoration perpétuelle de Dieu par un acte simple de mon âme, toujours le même et toujours nouveau, sans commencement, sans milieu, sans fin » (« Ces femmes qui étaient mes soeurs... » Vie du père Lataste, apôtre des prisons, de Jean-Marie Gueullette, Cerf, 2008, page 304).



Une telle expérience n'est pas réservée à des saints, ou à des mystiques témoignant d'une union particulièrement profonde avec Dieu. De nombreux chrétiens, moines ou laïcs, ont connu un tel chemin de simplification et en sont venus à consacrer l'essentiel de leur prière à se tenir en présence de Dieu, dans le silence. Il nous est bon de nous appuyer sur leur expérience si nous avons le goût de ce type de prière, une expérience exigeante, par sa simplicité !


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vendredi 31 mars 2017

Geste d'évidente transcendance...



Il nous faudra sans doute, pour changer jusqu'au tréfonds de nos consciences, laisser nos arrogances et apprendre avec simplicité les gestes qui nous relient aux évidences ...

Retrouver un peu du sentiment de ces êtres premiers, pour qui la création, les créatures et la terre étaient avant tout sacrées ...

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Pierre Rabhi

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jeudi 30 mars 2017

un cadeau singulier avec Karine Cochonat


Ce beau livre, écrit par un médecin, d’abord dédié à Arnaud Desjardins, décrit de l’intérieur un triple processus : le difficile accueil de l’annonce du cancer ; le combat mené contre celui-ci ; et, à la faveur de cette épreuve, une transformation infiniment plus profonde, en lien avec un chemin spirituel authentique. Il s’agit d’un récit autobiographique, agrémenté d’un important glossaire de termes relevant des domaines médical et spirituel, de références bibliographiques et d’adresses utiles, qui se révèle aussi le récit d’un apprentissage, au plus concret d’un quotidien où se croisent les amours, les amitiés, les trahisons, les fous rires partagés… Chacun pourra y tracer des parallèles avec sa propre expérience des obstacles de l’existence. 

« Voici l’aventure que je viens vous conter », nous annonce d’emblée Karine Cochonat. De fait, il s’agit bien, dans les différents sens de ce terme, d’une « aventure » : à la fois d’une expérience peu commune, d’une véritable histoire, faite de rebondissements, et d’un immense abandon joyeux à ce qui doit arriver. Qu’est-ce qui doit arriver, sinon l’inconnu, imprévisible et revigorant par son goût de nouveauté perpétuelle, du mouvement même de la Vie ? Un mouvement auquel il s’agit de faire confiance, éperdument, malgré les doutes et les angoisses qui ne manquent pas de tenailler l’héroïne : « Traversée par cette foule de questions qui surgit, taraudée par ce questionnement lancinant sur le sens du cancer, j’apprends à me laisser porter par la Vie qui s’improvise, jour après jour. Avec ses premières fois. Et ses dernières fois. »


Ce récit, on le lit facilement, animé par l’envie d’en découvrir le déroulement et le dénouement, lequel est aussi une ouverture et la découverte d’une joie sans limites ; celle du cœur et de son intelligence propre : « La grande maladie du monde, c’est la fermeture du cœur, cette fermeture qui m’a empêchée pendant tant d’années d’aimer la Vie telle qu’elle est, de me sentir digne d’être aimée et de m’aimer telle que je suis avec mes fêlures, mes insuffisances mais aussi avec ma lumière et ma beauté. » Merci à Karine pour ce livre bien écrit et sensible, ce cadeau singulier, ce présent essentiel.


                                                           Sabine Dewulf

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mercredi 29 mars 2017

Dire du mal... avec Claude Sérillon

"Dire du mal est devenu normal, banal, une obligation compulsive, sinon, exister est impossible. En politique comme en littérature, dans la vie quotidienne, dans tous nos déplacements. Symptôme d'une grande peur chronique ? Course à l'audience, effet de concurrence sauvage ? Les médias s'amusent cruellement, intouchables et irresponsables. Ils donnent à longueur de jours l'exemple consternant d'une accumulation d'humeurs racoleuses où tout se vaut. Des deux côtés du miroir de la vie publique, j'ai vu se développer de façon irrésistible cette habitude de railler tout, de critiquer, de détruire. Comme si chacun d'entre nous ne se rendait plus compte qu'en disant du mal des autres on dit du mal de soi."


Il y a tant de bruits énormes qui assourdissent les jours. Ils semblent irrésistibles, forteresses d’images et de paroles qui s’abattent sur des peuples désormais tous reliés au point qu’il n’est pas inutile de redouter un asservissement unique.

Cette perspective n’est pas réjouissante alors j'écris aussi pour que nous puissions inventer des rythmes de vie qui s’égarent, des lignes de pensées enrichies d’affluents étrangers, que nous mélangions nos cultures, que demain, beaucoup plus tard, ils (nos descendants) puissent se moquer de nos peurs d'aujourd’hui, de cette manie que nous avions, diraient-ils alors, de dire du mal de tout, tout le temps.
Il faut sans attendre cultiver la discrète vertu de savoir se taire. Oh pas question de retraite entre quatre murs, d’abstention ou d'indifférence. L’éloge du muet serait pervers et débarrasserait les petits dictateurs qui sommeillent ici ou la-bas, à la tête d’un État, d’une grande société multinationale, de toute inquiétude... 

En revanche, le pressentiment de la nécessité du silence, de la réserve, de l’attention ralentie, pesée, à la nature humaine, le choix des mots qui frappent sans blesser, des signes qui marquent sans mépriser, seraient utiles. La tentation de réduire au silence ce qui dérange est constante chez l’homme puissant. Il a deux armes : celle de la censure et celle du brouhaha. 
Fermer les voies des voix populaires ou laisser toutes celles-ci s’annihiler. Interdire est impossible désormais. L’eau s’échappe des mains. Le monde numérique est une vague inarrêtable. C’est l’homme qui a créé ce dérèglement technologique, ouvert des vannes immenses où nous sommes désormais engagés sans capacité de revenir en arrière. Jadis on appelait ça le progrès. Certes. Et tant mieux. Il reste donc le grand bruit général, facteur de libertés et de tyrannies. Dire du mal est un signe de vitalité qui transporte en lui, virus constant, le gène de la défaite. Il reste le défi de bâtir une harmonie. Par l’éducation aux médias, par le rappel constant à la vérification des faits, à la rigueur intellectuelle, par le respect des idées des autres, par la tolérance vigilante, cette aptitude à écouter ce qui n’est pas soi, à ne pas prendre pour attaque personnelle telle ou telle critique, par le désir d’avancer sinon c’est triste.

Et moi j’aime éclater de rire.

Claude Sérillon
Dire du MAL

dimanche 26 mars 2017

Aux branches de l'amitié

Je vous partage un commentaire que j'ai reçu (merci à Lise)

"Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, je suis." Évangile selon saint Jean chapitre 8, verset 28

L'expression " élevé le Fils de l'homme" renvoie en moi à deux mouvements coordonnés. C'est à la fois prendre soin, nourrir, pour voir grandir le Fils en l'homme et porter plus haut que soi.

Cela commence chaque matin en un vécu ordinaire où Diès, le Jour, nous prend dans ses bras.

Dans les premières heures de chaque journée, flotte en moi des bribes de la veille reposée dans les bras de la nuit et je ne sais plus très bien où je suis .
C'est un trouble empli de brume et de marécages mentaux où mon corps semble plongé entre deux eaux sans autre issue qu'une sorte de flottaison, de dérive jusqu'à un morceau de terre ferme.
Impossible de savoir où se trouve et comment va se manifester ce havre salvateur où je vais reprendre pied, il me faut habiter le courant d'une vie qui semble se perdre pour que le refuge me trouve.

Alors je me raccroche aux branches de l'amitié.
C'est un geste instinctif qui saisit vivement ce qui flotte avec moi dans le lit du courant, ce qui va, ce qui vient et jamais ne se perd en chemin telle une douce brise qui me donne la main.
C'est une certitude de ne jamais être abandonné en étant tout abandon,
C'est l'évidence de ne jamais être perdu en étant au milieu de nulle part,
C'est l'assurance de ne jamais être défait en étant totalement désarmé.

Ce qui la donne est une flamme nourrie du bois aimant de la présence, 
Un feu intérieur où les braises ne sont jamais éteintes sous la cendre des jours,
L'âtre vivant de la Rencontre.

Je ne saurai dire si cela répond à l'injonction du Prophète car c'est une Parole qui me dépasse et que je ne saurais commenter.
Mais il y a cette Joie vive qui toujours répare les accrocs et laisse le ciel de ce Jour si calme et bleu qu'il en devient limpide , semant jusqu'à la nuit sous mes pas des graines de paix.

Lise

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samedi 25 mars 2017

Thupten Jinpa : « Osons la compassion ! »


Thupten Jinpa est le traducteur officiel du dalaï-lama pour les États-Unis. Bouddhiste tibétain, il rencontre sa sainteté très jeune, à l’âge de 10 ans. À partir de ce moment, son destin sera lié à celui du grand chef spirituel. Après Plaidoyer pour l’altruisme de Matthieu Ricard (NiL, 2013) ou L’Amour qui guérit de Sharon Salzberg (Belfond, 201), c’est un troisième livre majeur sur la compassion que vient de publier Thupten Jinpa : N’ayons plus peur. Oser la compassion peut transformer nos vies aux éditions Belfond.
Dans cet entretien exclusif, accordé au Monde des Religions et Philosophies.tv, il explique comment retrouver un rapport simple à ce sentiment (aussi naturel, à ses yeux, que la colère ou la jalousie) qu’est la compassion. Et comment la cultiver au quotidien.




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