mercredi 10 août 2022

Bruits...


 "Tout dans notre société appelle à la distraction, à la fête, au spectacle, qui s'expriment par un bruit incessant. Ce qui est devenu une habitude, même un besoin, nous coupe de nous-mêmes, du silence intérieur et des sons et musiques de la Nature. Par ailleurs, l'esprit de compétition, l'idéal de la réussite sociale poussent à l'affirmation du Moi, au culte de l'apparence et aux attachements factices. Tout cela nous éloigne de nous-mêmes et occulte nos liens profonds avec la Nature."

Philippe Roch

Ma spiritualité au cœur de la nature 



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mardi 9 août 2022

Ombre !

 Jung : " L’ombre est quelque chose d’inférieur, de primitif, d’inadapté et de malencontreux, mais non d’absolument mauvais. »

« Il n’y a pas de lumière sans ombre et pas de totalité psychique sans imperfection. La vie nécessite pour son épanouissement non pas de la perfection mais de la plénitude. Sans imperfection, il n’y a ni progression, ni ascension."

Aujourd'hui, les nouvelles spiritualités voudraient effacer l'ombre." Concentrez-vous sur la lumière, disent-elles en chœur, et cela dissipera l'ombre".

Mais est-ce si vrai ? Et surtout, faut-il vraiment vouloir faire disparaître l'ombre ?

Je ne crois pas.

Lumière et ombre sont totalement interdépendantes. L'une est la condition de l'autre.

On en trouve un très bon exemple physique dans les trous noirs : le trou noir emprisonne la lumière. Il la capte et l'engloutit. Pour un temps. Mais, après avoir accompli cette tache patiemment, à sa mort, il la libère ensuite dans une fulgurante explosion et la rend à l'univers en la multipliant. En réalité, le trou noir est un des moyens les plus habiles et efficaces qu'a trouvé la nature pour produire de la lumière. (cf David Elbaz in "La plus belle ruse de la lumière"). 

Et s'il en était de même pour nous ?

Il n'y a aucun mal à reconnaître qu'on a une ombre, d'abord. Puis à essayer, autant que possible, d'en prendre conscience, même si, par définition, certaines parties nous échapperont toujours.

Cette ombre est l'assise même de la lumière, et son principal aimant.

AIMANT.

Bonne pratique !

Fabrice

Photo : un des Immortels de Ming Shan, préparé pour recevoir sa lumière, avant son passage entre les mains des artisans de la couleur.


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lundi 8 août 2022

Respire !

 


«Respire ! Autant de fois que tu y penseras, au cours de ta journée, respire à fond, et que ton souffle parte du ventre.

Fais-le consciemment Je respire ! Et amoureusement, je respire. Oh, que j’aime ça ! Chaque fois que tu fais ainsi, tu régules les battements de ton cœur, tu nourris ton cerveau, tu te regonfles en énergie. 

Respire comme les plantes respirent, comme les animaux respirent, comme la terre respire, comme l’univers respire et quelques minutes par jour, tu seras l’univers.»


 Henri Gougaud


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dimanche 7 août 2022

Retour naturel ?

 La nature fonctionne seulement 

Elle ne poursuit aucun but particulier. 

Elle est faite d'apparitions et de disparitions, d'actions et de réactions,  et la réaction tend à neutraliser l'action.

Dans la nature, il n'y a rien de bon ni de mauvais,  pas de plaisir ni de peine.

Dans la nature, il n'y a qu'expression .

L'homme crée sa prison justement parce qu'il a la possibilité de créer, et plus particulièrement de créer son propre monde, dans lequel il se sent enfermé,  mais dont il cherche sans cesse à se libérer en repoussant ses limites à l'infini. 

L'homme crée sa propre prison,  et aspire ensuite à la liberté.......

Tout dans l'homme est désobéissance à la nature. 

Et cela simplement parce qu'il s'est éloigné de la nature, voilà l'action. 

Ainsi, il y a en l'homme un besoin inconscient, spontané, de faire retour à la nature, c'est réaction.

Swâmi Prajñânpad,  Les Lois de la Vie.

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samedi 6 août 2022

Accepter ce qui est


Le secret de la vie tient en quelque mot : Ce qui est, ici et maintenant. C'est ainsi que l'a exprimé le maître d'Arnaud Desjardins, Swâmi Prajnanpad. Si l'amour est ce qui est, parfait. C'est ce à quoi nous aspirons tous. Nous voulons que nos vies soient remplies d'amour, de bonheur et d'équanimité et c'est une aspiration raisonnable. Réaliste, non, raisonnable, oui. 

Mais si certains jours la vie telle qu'elle est s'avère heureuse, sereine et belle, d'autres jours elle est totalement chaotique, embrouillée, pleine de rebondissements et de crises. Quand l'ordre est ce qui est, c'est ce qui est. Quand le chaos est ce qui est, c'est ce qui est. 

Lorsque les molécules et les atomes ont été découverts, on y a trouvé un certain ordre et ce fut un grand soulagement ; mais quand on a découvert les particules subatomiques, on n'a pas pu y trouver la moindre trace perceptible d'un ordre quelconque. La conscience fonctionne de manière très chaotique. Un jour, nous sommes parfaitement lucides et tout paraît simple ; le lendemain, nous voilà perdus, en pleine crise, en proie à la confusion. En fait, il nous faut faire avec ce que nous avons maintenant. Si nous sommes bloqués d'une manière ou d'une autre, il nous faut le prendre tel quel et y faire face tel quel afin de tirer le meilleur parti de la situation telle qu'elle est et non telle qu'elle pourrait être, devrait être ou serait si... Malheureusement, accepter ce qui est suppose que l'on ne se contente pas de considérer la surface de nos existences. La plupart d'entre nous considérons nos vies et pensons : « Ah oui. Je suis ici, très bien. Ce qui est est. Je suis assis sur une chaise en train de lire un livre et je l'accepte. » Mais qu'en est-il du reste de l'univers, y compris le reste de notre univers ? Qu'en est-il de notre centre émotionnel, de nos corps subtils ? 

Pour donner un exemple de cette « acceptation » superficielle, mettons que nous soyons assis au cinéma et remarquions que nous ressentons une attirance pour notre voisin ou voisine. Peut-être allons nous nous dire : « Je vois que je suis attiré par cette personne et j'accepte que c'est ce qui est. J'accepte cette attirance. » Mais même si nous acceptons effectivement cette attirance, ce qui est à un moment donné est la totalité de ce qui est, non une petite facette du tout. Qu'en est-il du reste de la réalité, à savoir que cette personne est exactement comme notre mère, que nous le sentons par une sorte de télépathie et que notre attirance se fonde sur le désir de recevoir de notre mère l'amour que nous n'avons pu obtenir auparavant ? Si nous n'acceptons pas tout cela, nous n'acceptons pas ce qui est. 

Les êtres humains tendent à accepter de manière stratégique et sélective
. Il y a des choses que nous voyons, d'autres que nous ne voyons pas et, en fait, refusons de voir même si elles sont sous notre nez. Nous acceptons ce que nous avons intérêt à accepter dans l'instant, tout en ignorant et en niant ce qui ne nous paraît pas intéressant pour nous, jusqu'à faire comme si cela n'existait pas...

Lee Lozowick - Éloge de la folle sagesse

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vendredi 5 août 2022

Jeune enracinement

 

Des enfants chinois qui pratiquent le Zhuan Zhuang ou la posture de l'arbre. C'est un des Qi Gong de bases pour l'enracinement, la détente du corps, le calme de l'esprit et l'absorption de l’énergie universelle.


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La minute Qi gong peut se pratiquer assis (pied collé au sol) ou debout (jambes un peu fléchies): salut du TAO et posture de l’arbre

Elle peut se faire au début à 6×3=18 secondes puis à 6×6=30 secondes, ensuite 6×8=42 secondes et enfin 6X10= 60 secondes soit 1 minute.

1. Les bras tendus vers l’extérieur: regard horizon panoramique, intention dans son regard périphérique, énergie de la terre paumes vers le sol, donner l’impression d’avoir les bras qui s’agrandissent en portant son intention sur les épaules + coudes + poignets + mains et doigts.

2. Idem devant soi, toujours avec les pieds bien accrochés au sol (9 points d’appui: 5 orteils + extérieur + talon et 2 points du bol de pied).

3. Idem vers le ciel, énergie du ciel avec regard entre sourcil et ciel, donner une intention vers le 3eme œil

4. Posture de l’arbre devant soi à hauteur de la poitrine, se reconnecter à soi-même, comme si vous tenez quelqu’un ou un arbre entre vos bras.
5. Ouverture extérieur, pour relâcher et recharger les poumons et cœur, ressentir cette immensité (cercle ballon)
6. Tourner main vers la terre et descendre pour reprendre l’énergie de la terre puis remonter en position de l’arbre et s’arrêter ou recommencer…le regard suit votre mouvement.

Créer une habitude d’entretien du corps tous les jours

ZHAN = se tenir debout     ZHUANG = pieu, poteau
Généralement nommé : Posture de l’arbre
aussi appelé yang sheng zhuang (posture pour nourrir le principe vital)

Le zhan zhuang (postures debout) est l’entraînement le plus important du YANG SHENG QI GONG et du  YI QUAN.  Les postures sont à la fois le début, le déroulement et la fin des exercices. Leur exactitude est essentielle. Il existe plusieurs postures d’entraînement suivant l’âge, le niveau de pratique et la condition physique.

Le respect des placements articulaires de la posture de base est nécessaire pour obtenir la détente
du corps et la concentration de l’esprit. La création des mouvements en découle.

posture de l’arbre

– Pieds parallèles, largeur des épaules 
– flexions des genoux
– Relâchement des hanches
– Relèvement de l’anus
– Rétroversion du bassin
– Relâchement du bas du dos
– Poitrine rentrée
– Dos étiré (détendu)
– Abaissement des épaules
– Coudes vers le bas et écartés
– Relâchement des poignets
– Suspension de la tête
– Reculement du menton

La posture peut durer de 5 minutes à 1 heure. Il faut
l’aborder progressivement et augmenter la durée quand on sent une amélioration dans la détente et le bien-être. Généralement les Chinois considèrent qu’une durée de 20 minutes quotidiennes permet une transformation du corps de l’intérieur.

 ----------- source : Pibeste.fr





jeudi 4 août 2022

L'impermanence


L'impermanence est un sujet sur lequel nous pouvons toujours méditer.

Une bonne partie de notre souffrance provient de notre attachement à des choses que nous considérons comme réelles et durables puisque nous y sommes attachés. Et tous les jours nous pouvons voir que ce à quoi nous sommes attaché finit par disparaître. D'où souffrance...

En réalité rien ne disparaît, mais tout se transforme. Le monde que nous percevons est en métamorphose permanente. Cette métamorphose dépend grandement des conditions extérieures. 

Vous avez observé dans la vidéo l'évolution de légumes dans un plat à température ambiante, pendant un certain de nombre de jours. Ayez la curiosité d'introduire une pomme dans votre bouche, de la découper en petits morceaux avec vos dents et de la laisser descendre dans votre estomac. La métamorphose de la pomme sera bien différente. Au bout de 24 heures, la pomme n'aura plus rien à voir avec une pomme. 

Une partie des molécules de la pomme : 

- soit aura traversé la muqueuse digestive, sera passée par le foie, arrivée dans la circulation sanguine, distribuée aux cellules qui en ont besoin. En d'autres termes la pomme sera devenue votre corps. Jolie métamorphose.

- une autre partie de la pomme, des fibres essentiellement vont continuer leur trajet dans le tube digestif, être évacuées dans la cuvette des WC, puis aboutiront dans la fosse septique ou dans les égouts. Moins belle métamorphose ? Et votre corps, comme les eaux d'égout vont continuer à se métamorphoser.

Tout se transforme, en fonction de causes et de conditions, et cela est vrai pour toutes les choses que nous pouvons percevoir dans notre vie.

Philippe Fabri

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mardi 2 août 2022

Ma foi, faut-il se faire de la bile ?


Du grec χολέρα, qui signifie non pas bile, mais choléra. Colère n'est entré qu'assez tard dans la langue ; le mot habituel dans les âges anciens était ire ; puis est venu chole, bile (χολὴ, bile) ; chaude chole, pour dire emportement, a été longtemps usité.

Se mettre en boule disait Bile...



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“Ne m’accorde pas de répit, ne me pardonne jamais.

Harcèle mon sang, que chaque cruauté soit toi qui reviens.

Ne me laisse pas dormir, éloigne de moi la paix !

Alors je gagnerai mon royaume

et lentement je naîtrai.

Ne me perds pas comme une musique facile, ne sois pas caresse ni gant,

taille-moi comme un silex, désespère-moi.

Garde ton amour humain, ton sourire, tes cheveux. Donne-les.

Que vienne vers moi ta colère sèche d’allumette et d’écailles.

Crie. Vomis du sable dans ma bouche, casse-moi la gueule.

T’ignorer en plein jour m’importe peu

et savoir que tu joues face au soleil et à l’homme.

Partage-le.

Je te demande la dure cérémonie de l’entaille,

ce que personne ne te demande : les épines

jusqu’à l’os. Arrache-moi ce visage infâme,

Oblige-moi à crier enfin mon véritable nom.”

Julio Cortázar

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lundi 1 août 2022

Respiration fondamentale


Quel sens de la respiration est le plus aisé pour vous ? L'expiration ou l'inspiration ?
Observez et commencez à changer le sens de circulation pour diminuer les sens uniques et voir vos sens interdits... L'apnée peut vous aider.


source : Les pouvoirs extraordinaires du corps humain
Voyage aux frontières de la conscience (France 2)
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dimanche 31 juillet 2022

Acceptation et bienveillance

 Le but de l’acceptation n’est pas de se sentir mieux, mais bien de s’ouvrir à la vitalité du moment, et d’agir de façon plus efficace dans les directions qui comptent pour vous. Autrement dit, le but de la bienveillance est de ressentir pleinement tous les sentiments qui se présentent, même (ou tout particulièrement) les mauvais, et ce afin de pouvoir vivre plus intensément. Ainsi, au lieu de chercher à se sentir mieux, on cherchera dorénavant à mieux se sentir. Pour reprendre l’image du piège à doigts chinois, il s’agit de pousser doucement les doigts vers l’intérieur pour gagner de l’espace plutôt que de se débattre en vain pour s’opposer à son expérience. Acceptation et bienveillance signifient « se laisser la place de respirer ». 

En adoptant cette position, vous pouvez ouvrir les volets et les fenêtres de votre maison et laisser la vie s’y engouffrer : vous laissez alors entrer l’air frais et la lumière dans ce qui était jusqu’ici fermé et obscur. Il s’agit de traverser les marécages de votre histoire personnelle si ceux-ci se trouvent dans la direction où vous souhaitez aller. Être dans l’acceptation et la bienveillance signifie comprendre que vous êtes le ciel, pas les nuages ; l’océan, pas les vagues. Cela veut dire que vous êtes assez grand pour contenir toutes vos expériences, tout comme le ciel peut contenir tous les nuages et l’océan toutes les vagues. Cette succession de métaphores n’a pas pour but de vous transformer en un instant, mais seulement de vous donner une idée de l’objectif de cet ouvrage. Si vous vous rendez compte que votre mental leur est favorable, ou au contraire qu’il résiste, contentez-vous de le remercier pour cette pensée. Il est le bienvenu dans notre voyage, mais l’acceptation et la bienveillance sont des états que le mental ne peut pas atteindre. Par bonheur, vous êtes bien davantage qu’un catalogue de relations et de symboles. Même si votre mental ne peut apprendre le lâcher-prise, vous le pouvez.

Penser moins pour être heureux, Steven C. Hayes, Spencer Smith, éd. Eyrolles


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vendredi 29 juillet 2022